Comment l’Occident a aidé à créer l’État Islamique

Publié Par Maxime Chaix, le dans Moyen Orient

Par Maxime Chaix.

Le site du magazine Foreign Policy vient de publier une enquête particulièrement instructive sur la rencontre qui a conduit à la séparation entre le Front al-Nosra – la branche syrienne d’al-Qaïda dirigée par Abou Mohammed al-Joulani –, et le réseau qui était alors connu sous le nom d’État Islamique en Irak (EII).

Dans cet article, Foreign Policy nous détaille cette rencontre cruciale entre d’importants commandants jihadistes, dont Abou Bakr al-Baghdadi, qui était alors le leader de l’EII, et Abou Omar al-Shishani, le chef militaire de Daech qui a été tué par une frappe de l’U.S. Air Force en juillet 2016.

Initialement, al-Shishani avait été formé par des instructeurs du Pentagone lorsqu’il combattait au sein des Forces spéciales géorgiennes en 2006. Décrit comme un « élève star » à cette époque, il avait combattu l’armée russe en 2008 lors du conflit en Ossétie du Sud. En 2013, avec les miliciens du mouvement jihadiste qu’il avait fondé, le Jaish al-Muhajireen wal-Ansar, il a joué un rôle déterminant dans la prise de la base aérienne de Menagh, au nord d’Alep.

Il recevait alors ses ordres du colonel Okaidi, un commandant de l’Armée Syrienne Libre (ASL) soutenu par les États-Unis et la Grande-Bretagne qui, de son propre aveu, entretenait des relations « fraternelles » avec les extrémistes du Front al-Nosra et de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Cette même année 2013, Abou Omar al-Shishani prêta allégeance à l’EIIL, s’imposant rapidement comme le « ministre de la guerre » de Daech. Comme nous le verrons, al-Shishani est loin d’être le seul combattant de cette organisation à avoir bénéficié d’un soutien occidental direct, du moins jusqu’en 2013.

Organisée en avril de cette même année, cette rencontre entre chefs jihadistes a lancé le processus de création de l’« État Islamique », qui fut décrété au mois de juin 2014 par son leader, Abou Bakr al-Baghdadi. Au plan symbolique, elle a conduit au changement de nom de l’EII, qui s’est alors rebaptisé l’EIIL (État Islamique en Irak et au Levant). Interrogé par Foreign Policy, un participant à cette rencontre – surnommé « Abou Ahmad » pour des raisons de sécurité –, décrit le fonctionnement interne de ces milices terroristes.

Essentiellement, cet article nous indique que cette rencontre a abouti non pas à une scission entre ces deux organisations, mais à une véritable absorption des combattants, des cadres et des moyens militaires et logistiques du Front al-Nosra par l’EIIL d’al-Baghdadi au printemps 2013. Nous analyserons donc dans quelle mesure les opérations clandestines de la CIA et de ses alliés, dont les services français, ont alimenté dès 2012 la montée en puissance de l’EII au sein d’al-Nosra, donc de ce qui allait devenir l’EIIL en avril 2013, puis l’« État Islamique » en juin 2014.

Printemps 2013 : l’EII absorbe la majorité des moyens humains et militaires d’al-Nosra

Pour le lecteur averti, l’information la plus importante de cet article de Foreign Policy se trouve dans sa conclusion. En effet, lors de la séparation d’avril 2013 entre l’EII et le Front al-Nosra, une « large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas » leur leader Mohammed al-Joulani – le fondateur d’al-Nosra issu de l’EII, qui durant l’été 2011 avait été envoyé en Syrie par Abou Bakr al-Baghdadi pour y mener le jihad. Au contraire, ces combattants prêtèrent massivement allégeance à al-Baghdadi, se séparant du Front al-Nosra et constituant ce qui allait officiellement devenir l’« État Islamique » en juin 2014. Selon Foreign Policy, « le changement de l’EII vers l’EIIL signifiait que tous les groupes ou factions qui avaient rejoint l’EIIL perdraient leur nom.

Pour le Front al-Nosra et son leader, Abou Mohammed al-Joulani, ce développement était un potentiel désastre ; il pouvait signifier la fin de leur influence dans le champ de bataille jihadiste le plus important au monde. Al-Joulani ordonna donc aux combattants d’al-Nosra de ne pas rejoindre l’EIIL, et d’attendre que [le numéro un d’al-Qaïda Ayman] al-Zawahiri se prononce sur qui devait diriger le jihad sur le théâtre de guerre syrien. Une large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas [al-Joulani]. Lorsqu’Abou Ahmad visita Alep quelques semaines plus tard seulement, environ 90 % des combattants d’al-Nosra dans cette ville avaient déjà rejoint l’EIIL. Les nouveaux soldats de Baghdadi ordonnèrent aux quelques derniers loyalistes d’al-Nosra de quitter l’hôpital d’al-Oyoun, qui avait été jusqu’à présent la principale base d’al-Nosra dans cette ville.

“Vous devez partir ; nous constituons al-dawla [l’État] et nous regroupons la vaste majorité des combattants” dirent-ils aux hommes d’al-Nosra, selon Abou Ahmad. “Donc ces quartiers généraux nous appartiennent.” Partout dans le Nord de la Syrie, l’EIIL s’empara des QG d’al-Nosra, des caches de munitions et des dépôts d’armes. Étonnamment, la branche d’al-Qaïda en Syrie devait soudain combattre pour sa survie. Une nouvelle époque démarrait – celle de l’État Islamique. »

Interrogé sur ces informations de Foreign Policy, l’expert de la Syrie Fabrice Balanche confirme leur exactitude, tout en précisant que « ces faits étaient connus à l’époque, mais plutôt du côté des spécialistes ». Selon lui, « entre avril 2013 et janvier 2014, la majorité du Front al-Nosra s’est rangée du côté de l’EIIL.

Al-Joulani s’est donc retrouvé en minorité. Le rapport devait être d’un quart de combattants restant loyaux à al-Nosra, contre trois quarts se ralliant à l’EIIL. La majorité des combattants du groupe jihadiste étaient des étrangers, dont beaucoup d’Irakiens. Ils ont donc préféré al-Baghdadi. » D’après ce chercheur, qui travaille actuellement au Washington Institute, « al-Nosra en Syrie regroupait environ 20 000 combattants avant la scission d’avril 2013. Par conséquent, près de 15 000 auraient rejoint l’EIIL et 5 000 seraient restés combattre sous la bannière d’al-Nosra – même si ces chiffres sont approximatifs. Par la suite, al-Nosra s’est renforcé en s’alliant avec d’autres groupes syriens contre l’EIIL. Dans cette histoire complexe, il faut retenir que la guerre entre al-Nosra et l’EIIL fut particulièrement sanglante durant l’hiver 2013-2014.

Elle a laissé des traces, ce qui empêche les deux groupes de joindre leurs efforts. » Également interrogé sur cette scission, le député socialiste Gérard Bapt précise que « l’EIIL a ensuite été soutenu par les services spéciaux du prince Bandar pour contrer l’influence des Frères Musulmans qui s’exprimait à travers le Front al-Nosra, une milice appuyée principalement par le Qatar et la Turquie. Les Saoudiens n’imaginaient probablement pas les conséquences d’un tel soutien, avec la proclamation désastreuse de l’État Islamique entre l’Irak et la Syrie en juin 2014. »

Les services secrets saoudiens et la CIA : du jihad afghan au takfir syrien

Rappelons alors qu’en juillet 2012, le prince Bandar était nommé à la tête des services spéciaux saoudiens, ce qui avait été analysé par la plupart des experts comme un signe de durcissement de la politique syrienne de l’Arabie saoudite. Surnommé « Bandar Bush » du fait de sa proximité avec la dynastie présidentielle du même nom, il était ambassadeur à Washington à l’époque des attaques du 11-Septembre.

Depuis plusieurs années, cet homme intimement lié à la CIA est accusé par l’ancien sénateur de Floride d’avoir indirectement soutenu certains des pirates de l’air désignés coupables de ces attentats. Après qu’il fut écarté de son poste de chef des services spéciaux en avril 2014, le Guardian souligna que « Bandar avait dirigé les efforts saoudiens visant à mieux coordonner les livraisons d’armes aux rebelles combattant el-Assad en Syrie.

Néanmoins, il a été critiqué pour avoir soutenu des groupes islamistes extrémistes, risquant ainsi le même “retour de bâton” que celui des combattants saoudiens d’Oussama ben Laden rentrant au pays après le jihad contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980 – une guerre sainte qui avait été autorisée officiellement. » Or, comme à l’époque du jihad afghan, la CIA et les services secrets saoudiens ont étroitement collaboré en Syrie, la grande proximité du prince Bandar avec l’Agence facilitant cette politique clandestine.

En réalité, les relations entre la CIA et les services saoudiens sont littéralement fusionnelles. Début 2016, le New York Times révéla que l’Arabie saoudite avait été « de loin » le principal financeur de la guerre secrète anti-Assad de la CIA, baptisée « opération Timber Sycamore ».

Afin de renverser le gouvernement syrien, l’Agence a mobilisé « environ un milliard de dollars » chaque année depuis 2013, dans le cadre de ce que le Washington Post a décrit comme un « plus vaste effort de plusieurs milliards de dollars impliquant l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie », c’est-à-dire les trois États notoirement connus pour soutenir les factions extrémistes en Syrie.

En d’autres termes, la CIA a facilité et coordonné dès janvier 2012 les opérations syriennes des services secrets de ces pays, essentiellement financées par les pétrodollars saoudiens.

Comme des experts et des journalistes américains l’on expliqué à l’automne 2015, cette guerre secrète aurait pu aboutir au renversement de Bachar el-Assad, essentiellement du fait des pertes infligées à l’armée syrienne par les missiles TOW made in USA.

En 2013, sous couvert d’équiper sa garde nationale et son armée de terre, l’Arabie saoudite avait acheté plus de 15 000 missiles TOW à la multinationale américaine Raytheon – soit un investissement de 1,1 milliard de dollars.

En réalité, plusieurs milliers de missiles ont été distribués aux rebelles anti-Assad par différents services depuis les « MOC » (Military Operations Centers), des bases secrètes supervisées par la CIA en Turquie et en Jordanie.

Toujours selon le New York Times, « les efforts saoudiens [en Syrie] furent dirigés par le flamboyant prince Bandar ben Sultan, (…) qui demanda aux espions du royaume d’acheter des milliers [de mitrailleuses] AK-47 et des millions de munitions en Europe de l’Est pour les rebelles.

La CIA a facilité certains [sic] de ces achats d’armements pour les Saoudiens, dont un vaste deal avec la Croatie en 2012. Durant l’été de cette même année, ces opérations semblaient être hors de contrôle à la frontière entre la Turquie et la Syrie, les nations du Golfe transmettant de l’argent et des armes à des factions rebelles – y compris à des groupes dont les hauts responsables américains craignaient qu’ils soient liés à des organisations extrémistes comme al-Qaïda.»

En réalité, malgré ces craintes, la CIA coordonnait clandestinement depuis le mois de janvier 2012 au moins deux réseaux d’approvisionnement en armes financés par les pétromonarchies du Golfe et la Turquie : une série de livraisons aériennes depuis les Balkans, qui a récemment fait l’objet d’une enquête approfondie du BIRN et de l’OCCRP confirmant le rôle central de la CIA dans ce trafic d’armes illégal ; et une autre voie d’approvisionnement maritime depuis la Libye, selon les révélations jamais démenties du journaliste d’investigation Seymour Hersh.

Concernant le trafic en provenance des Balkans, seuls cinq médias francophones ayant rapporté cette enquête sont recensés par Google Actualités. Et parmi eux, seuls Mediapart.fr et Bruxelles2.eu ont souligné la coresponsabilité des États-Unis dans ces opérations, contrairement à Liberation.fr, DirectMatin.fr, et LOpinion.fr – qui se sont contentés d’articles laconiques pour traiter ce sujet.

En juillet 2013, d’après le parlementaire britannique Lord Ashdown, ces opérations clandestines de la CIA et de ses partenaires avaient armé « presque exclusivement » les jihadistes du Front al-Nosra, qui incluait jusqu’au printemps 2013 l’EII d’al-Baghdadi.

Bon connaisseur des Balkans, cet ancien Haut Représentant des Nations-Unies en Bosnie-Herzégovine confirmait ainsi les révélations du New York Times, qui nous avait informés en mars 2013 que les services spéciaux turcs, qataris, jordaniens, émiratis et saoudiens avaient introduit au moins 3 500 tonnes d’armements en Syrie depuis janvier 2012 avec l’aide discrète de la CIA – ce qui a considérablement renforcé la coalition Front al-Nosra/EII avant la séparation d’avril 2013. Et comme nous l’avons démontré, la majorité des combattants d’al-Nosra ont alors été absorbés par l’EII, qui s’est rebaptisé EIIL et qui s’est accaparé les principales ressources humaines, logistiques et militaires d’al-Nosra.

Il est donc indéniable que ces politiques clandestines ont grandement encouragé le développement de ce qui allait devenir Daech en juin 2014, du moins sur le théâtre de guerre syrien. En Occident, le fait que si peu d’observateurs l’aient souligné semble être symptomatique d’une réticence collective à accepter que les réseaux d’al-Qaïda en Syrie furent massivement armés et soutenus par nos propres services spéciaux, et ce dans le but de renverser Bachar el-Assad. L’irrésistible montée en puissance de Daech est donc bel et bien une conséquence directe de cette stratégie, comme l’avait prédit le Renseignement militaire du Pentagone dès 2012.

La coresponsabilité des alliés occidentaux et israéliens de la CIA dans le chaos islamiste en Syrie

Bien qu’ils aient joué un rôle majeur dans ce désastre, la CIA et ses alliés turcs et pétromonarchiques n’en sont pas les seuls fautifs. Selon les magistrats de la Haute Cour criminelle britannique, les services spéciaux de Sa Majesté ont soutenu la coalition Front al-Nosra/EII, potentiellement pour le compte de la CIA afin que cette dernière puisse échapper à la supervision du Congrès.

Depuis 2014, il est de notoriété publique qu’Israël soigne des combattants d’al-Nosra et, comme le grand reporter Robert Parry l’a souligné, Tsahal « a également mené des frappes aériennes en Syrie qui ont soutenu les avancées d’al-Nosra, ce qui a notamment impliqué l’élimination de conseillers du Hezbollah et de l’Iran qui aidaient le gouvernement syrien ».

En décembre 2012, le ministre des Affaires étrangères français avait repris à son compte les arguments des alliés pétromonarchiques de la France, qui pensaient que le Front al-Nosra faisait du « bon boulot sur le terrain » alors que le Département d’État plaçait cette milice sur la liste des organisations terroristes de l’ONU – en contradiction avec la politique clandestine de la CIA et de ses partenaires. Cette déclaration stupéfiante, qui fut relayée par le journal Le Monde, n’avait pas été reprise dans la presse. Elle avait été prononcée par Laurent Fabius alors que l’EII faisait partie intégrante de ce réseau terroriste ce qui, manifestement, n’a été relevé par aucun observateur.

En mars 2016 le magazine Marianne a révélé que la direction de la prospective du Quai d’Orsay avait, dès octobre 2012, alerté le ministre des Affaires étrangères et l’Élysée sur le fait que l’Arabie saoudite et le Qatar finançaient les groupes jihadistes en Syrie. Dans une note qui fut ignorée par leur hiérarchie, ces experts soulignaient que le « piège [venait] du Golfe », et que « nous [risquions] d’y tomber ».

Finalement, à partir de 2014, plusieurs députés de l’opposition ont affirmé que la France avait soutenu le Front al-Nosra. Interrogé sur cette question, le député Gérard Bapt confirme confirme un « soutien clandestin de l’État français en faveur des différentes mouvances islamistes en Syrie, au regard de la porosité et de la proximité entre ces groupes alliés sur le terrain.

Or, l’aide française aux rebelles en Syrie, et plus généralement le soutien occidental en leur faveur, se sont poursuivis y compris après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher, pourtant revendiqués par al-Qaïda. »

Nous pouvons conclure de ces différentes révélations que les services secrets occidentaux et leurs partenaires régionaux ont, au moins jusqu’en 2013, massivement armé et soutenu la milice takfiriste qui allait devenir Daech l’année suivante, puisque l’EII et al-Nosra constituaient une seule et unique entité avant leur séparation d’avril 2013.

Par conséquent, le Pentagone et ses alliés, qui incluent les forces aériennes françaises, sont en train de bombarder une organisation terroriste dont la CIA et ses partenaires ont grandement favorisé la montée en puissance en Syrie à partir de janvier 2012. Hélas, cette schizophrénie stratégique subsiste : depuis deux ans, nos armées sont engagées dans des opérations contre Daech à l’efficacité d’ailleurs contestable, alors que la CIA et ses alliés continuent de soutenir al-Qaïda pour renverser le gouvernement el-Assad.

Or, selon un prestigieux think tank britannique cité par le Guardian en décembre dernier, « plus de la moitié des combattants rebelles en Syrie qui sont opposés au Président Bachar el-Assad sont favorables aux vues de l’État Islamique ». Dans ce même article, il est précisé que « si Daech est vaincu [en Irak et en Syrie], au moins 65 000 combattants appartenant à d’autres groupes salafistes-jihadistes sont prêts à prendre sa place ».

Ainsi, comme l’avait préconisé Michel Colomès en octobre 2015, il serait peut-être temps d’arrêter de « jouer les “bons” contre les “méchants” islamistes », une politique qui revient selon lui à « payer la corde qui nous pendra ».

Et comme l’avait dénoncé la représentante au Congrès Tulsi Gabbard le 19 novembre 2015 – soit moins d’une semaine après les attentats de Paris –, « renverser le gouvernement syrien d’el-Assad est le but de Daech, d’al-Qaïda et d’autres groupes islamistes extrémistes. Nous ne devrions pas nous allier avec ces fanatiques en les aidant à remplir leur objectif, car cela est contraire aux intérêts sécuritaires des États-Unis et de la civilisation. » Quinze ans après le 11-Septembre, et dans un contexte de multiplication des attentats en Occident, ces arguments ne peuvent que remettre en cause l’impunité que la raison d’État légitime, et qui encourage des politiques échappant totalement aux contre-pouvoirs démocratiques.

  1. Question: quel plan américain, et plus largement occidental, est derrière la chute recherchée d’Assad?
    Et derrière toute la déstabilisation du Moyen Orient…

    1. L’homme qui le résume le mieux est le spécialiste britannique Nafeez Mosaddeq Ahmed, dont je vous recommande l’article suivant : http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/la-guerre-des-gazoducs-am-ricano-russe-en-syrie-pourrait-d-stabiliser-poutine-641207165

      1. Cet article voit les choses à l’envers, la guerre est énergétique, mais c’est bel et bien la Russie qui nous mène la guerre en tentant de nous prendre en otage. Il suffit de voir le nombre de projets qui ne se font pas malgré les intérêt bien compris de tous les pays concernés, le pipeline trans caspien, celui en Syrie, l’augmentation des capacités de livraisons depuis l’Iran et l’Azerbaïdjan. Sans parler que la Russie s’investit pour contrôler les projets en Afrique du nord, elle posséderait par exemple déjà une partie du gazoduc trans-saharien.

        Devons nous nous laisser faire ?

        1. Vous voulez faire une guerre juste pour un gazoduc ❓ Qui pourrait passer par la Turquie… s’ils ne font pas trop les pitres…
          Vous savez, il existe des méthaniers…

          1. « Vous voulez faire une guerre juste pour un gazoduc ? »

            Il n’est pas question d’un gazoduc, il est question d’éviter d’être encerclé et prit en otage par la Russie. Car on perd un gazoduc par ci, quelques centaines de kilomètres par là, les liens se resserrent et ni vu ni connu on est enchaîné près à aller casser des pierres en Sibérie…

            « Vous savez, il existe des méthaniers… »

            Oui, même si la liquéfaction du gaz coûte chère. il existe aussi le nucléaire, le gaz de schiste, le charbon… Et peut être dans quelques années la fusion. Tout doit être mit sur la table pour que l’on puisse garder une marge de manœuvre contre Poutine et ainsi éviter notre soumission.

            Quand je parle de fusion, je ne parle pas d’ITER et de Rossi mais de toutes les startup intéressantes dans le domaine:

            Summary of Nuclear Fusion Projects
            http://www.nextbigfuture.com/2014/06/summary-of-nuclear-fusion-projects.html

            Quelques labos d’état en Chine, Allemagne et aux US ont de bons résultats aussi avec des géométries novatrices.

    2. et si ce n’était pas un plan, mais des comportements désordnnés , résultats d emultiples influences, entre droit de l’hommistes soros-iens, faucons neocons, vendeurs d’armes, pétroliers, idéologues divers de divers ordres nouveaux incohérents, défenseurs pro palistiniens, pro israéliens, racistes de tout poils , et décolonisateurs néo68ards…

      il faut arrêter le mythe conspirationistes d’une volonté cohérente et de poivoirs concentrés

      1. Chacun en ce bas monde cherche son intérêt et élabore des stratégies pour les servir. Il n’y a aucun mythe conspirationniste à comprendre les convergences d’intérêt.
        Il faut simplement fonder sa réflexion sur des faits et ne pas s’égarer dans des spéculations hasardeuses.

      2. Il faudrait également arrêter de traiter de “conspirationniste” toute personne qui prend l’initiative d’étudier puis d’exposer avec rigueur des enjeux trop peu expliqués dans les médias grand public. Nafeez Mosaddeq Ahmed est un grand spécialiste, et je vous encourage à lire son article pour vous en convaincre.

    3. « quel plan américain, et plus largement occidental, est derrière la chute recherchée d’Assad? » Il est intéressant de voir que ceux qui ont le plus cherché la chute d’Assad étaient des gens largement financé par les monarchies du golfe. Aux USA, le plus important lobby est le lobby saoudien. Les thinks thanks américains ont une grande influence sur la politique étrangère américaine et devinez quoi ? C’est l’Arabie saoudite qui finance ces thinks thanks. L’élite au pouvoir a été largement corrompu par les monarchies du golfe. Regardez un peu aux USA tout l’argent donné par les pays du golfe aux politiciens pour financer leur campagne. Vous croyez que si les pays du golfe financent les politiciens occidentaux c’est par bonté d’âme ? Absolument pas. En échange, de leurs argents, ils demandent aux politiciens de mener une politique pro saoudienne et de servir les intérêts de l’Arabie Saoudite. Quand on voit l’influence qu’a l’Arabie Saoudite sur la politique étrangère américaine, on voit qu’il y a un sérieux problème.

      1. Exactement, cela s’est passé au Liban. Suppression des aides pour l’armée parce que un politicien les avait critiqués. Quelques milliards de moins (env. 4?), cela fait mal.

      2. C’est aussi ridicule que de dire que les USA sont contrôlés par le lobby Israélien comme pleins de complotistes antisémites le disent. Israël et l’AS sont deux pays avec lesquels les USA ont de bonnes relations (malgré quelques désaccords majeurs mais temporaires) depuis longtemps, sont des alliés fiables et se trouvent dans une des zone les plus stratégiques du monde. D’un coté certains accusent les USA de vouloir dominer les autres pays, d’un autre coté ils sont accusés de se faire mener par le bout du nez par leurs alliés…

    4. Une explication pour laquelle les américains voulaient se débarrasser du régime d’Assad c’est tout simplement parce que ce régime a largement soutenu les terroristes islamistes dans leur combat contre les USA. Assad a notamment soutenu les islamistes combattant l’armée américaine en Irak.

      1. Oui, il a commis cette grossière erreur en fermant, au moins, les yeux sur ces agissements.
        Cela retombe sur des innocents.

  2. Merci pour cet article brillant.

    A diffuser largement !

  3. L occident a aussi cree Al qaida et les talibans.

    1. Les USA en premier lieu.

      1. Qui n’étaient en aucun cas des fanatiques à ce moment la. C’est l’URSS qui en brûlant des Corans, des mosquées et des imams a provoqué la radicalisation d’une partie des combattants. Ce qui n’en faisait pas encore des terroristes non plus.

        1. Prétextes.

          De toutes façons, ni l’URSS ni les USA n’avaient de droits sur ces pays. Vous oubliez gaiement l’Iran avec Mossadegh, le Shah, la Syrie, passé et actuel, ou les USA ont contribué au caca actuel.

          1. Et quels sont les droits de la Turquie d’entrer en Syrie et d’implanter des milices islamistes ❓
            Quand on sait ce qu’est devenu la Turquie Enverdogan et Poutine redevenus meilleur amis, cela fait froid le dos.

            Mais vous devez avoir une grosse doudoune :mrgreen:

            1. le souci c est que les autres pays occidentaux sont finalement des suiveurs.

              (Bien évidemment, cela ne dédouane en rien les responsabilités des habitants du moyen/proche orient)

          2. « De toutes façons, ni l’URSS ni les USA n’avaient de droits sur ces pays. »

            Vous trouvez vraiment que l’on peut renvoyer les USA et l’URSS dos à dos en parlant de l’Afghanistan ? L’URSS pour le peu qu’elle y est resté pour tenter d’y implanter son idéologie totalitaire y a commit des crimes impardonnables. Pour ce qui est des USA, ils ont toujours cherché à travailler avec le peuple afghan, même si c’est vrai que les afghans sont partagés sur la question.

            « Tell Spring Not to Come This Year follows one unit of the Afghan National Army (ANA) over the course of their first year of deployment in Helmand without NATO support. It is an intimate film about the human side of combat, told from a largely unheard and misrepresented perspective, that explores the deep personal motivations, desires and struggles of a band of fighting men on the front line. Without a NATO soldier in sight, and no narrative but their own, this is the war in Afghanistan, through the eyes of the Afghans who live it. »

            http://www.imdb.com/title/tt4176750/

            Dedans on y entend l’avis de plusieurs personnes, dont un qui y dit qu’au début il était très optimiste quand l’intervention a commencé mais qu’il a été déçu par le comportement des soldats. Par exemple, lors d’une visite d’une des ancienne base américaine, on voit écrit sur un mur « pork eating crusader », le genre de comportement de la part des soldats de l’OTAN qui n’est évidemment absolument pas constructif.

            On entend aussi un autre expliquer que le peuple afghan devrait pardonner les divers abus de l’armée US car elle leur a rendu le service de les débarrasser des talibans. C’est à mon sens une position qui fait sens, pardonner sans oublier, car malgré tout le bien que l’intervention a put apporter cela ne justifie en aucun cas certains comportements inacceptables.

            1. Sur la durée oui. Sur le court terme, on a quoi à branler d’un gazoduc ❓
              Cela pollue, non ❓
              Et il faut vraiment être barge et givré pour aider des fanatiques. Et pas seulement « néo » :mrgreen:
              Lord Ashdown described the rebels as “not a fit and proper collection of people for us to be providing arms to”.
              Les USA n’apprennent pas de l’histoire. Tant pis pour eux.

            2. He said Syria was the “front line in a wider conflict” involving an attempt to build up a radicalised jihadist Sunni population to fight a war against the Shia.

  4. PhilippeMurrayrothbard

    Nos chers (ir)responsables politiques étant déjà médiocres à domicile, il n’est guère étonnant de voir qu’ils ne font pas mieux à l’extérieur.
    Toutes ces stratégies géopolitiques d’aller dégager le tyran moustachu hypé du moment par n’importe quel moyen y compris par l’utilisation de groupuscules de barbus locaux encore moins recommandables que le militaire autoritaire au pouvoir n’ont été logiquement qu’échecs sur échecs.

  5. Et vous oubliez de parler du rôle d’Assad qui a largement contribué à la création de l’état islamique. http://www.postedeveille.ca/2014/06/naissance-de-letat-islamique-en-irak-et-au-levant.html
    La Syrie d’Assad était la base arrière du terrorisme islamiste pendant des années et aujourd’hui, on veut nous la présenter comme un rempart du terrorisme islamiste

    1. C’est un peu plus compliqué que cela, la Syrie est un terreau de fondamentalistes sunnites depuis la tentative de révolution fomentée par les Frères Musulmans à la fin des années 70. Le massacre d’Hama a marqué la population et mit un terme aux velléités pour un temps, mais l’héritage à laisser des traces, puisque Hama a été une ville clé dans le début de la guerre civile. En parallèle, Assad a bel et bien fermé les yeux sur les Syriens qui partaient en Irak casser du G.I suite à Desert Storm, trop heureux de les voir quitter le pays pour le croyait-il ne jamais revenir…

  6.  » al-Shishani avait été formé par des instructeurs du Pentagone lorsqu’il combattait au sein des Forces spéciales géorgiennes en 2006″ autrement dit à une époque où il n’était pas un fanatique islamiste. Le Pentagone ne pouvait pas savoir qu’il allait devenir un islamiste par la suite.

    1. Vous avez raison, j’aurais dû le préciser. En revanche, la CIA et ses alliés occidentaux ne pouvaient l’ignorer lorsqu’il combattait au sein de l’ASL en 2013.

  7. L’auteur oublie deux choses dans la montée de l’EI. Premièrement le retrait prématuré des troupes US d’Irak et et de deux la non intervention des occidentaux en faveur des premières contestations des syriens contre le régime. Régime qui les a réprimés par la violence à l’arme de guerre. La suite on la connait. Pourrissement de la révolution suite à la libération des djihadistes des prisons syriennes par le régime et l’arrivée de djihadistes d’un peu partout profitant du chaos qui s’installait.

    Comme l’a souvent répété Un_Lecteur le pire est d’avoir laissé Assad au pouvoir. De toute le révolution arabe c’est en Syrie que la situation est la pire de toute. Je regrette aussi que l’auteur donne l’impression que toute la rébellion anti-Assad seraient que des terroristes Djihadistes comme veut nous le faire croire la propagande du régime. Les groupes radicaux ont aussi mis la main sur des armes livrées par l’occident qui ne leurs était pas destiné au départ. Ce conflit est devenu très complexe pour en tirer des conclusion définitives sur les alliances et qu’il y a une population systématiquement victime du régime par des bombardements journaliers et qu’il y une légitimité à s’opposer a ce pouvoir. Il est vrai que l’occident n’est pas toujours très regardant sur qui la fourniture d’armes tombe.

    Il ne faut pas non plus oublier les milices islamistes chiites tant du côté du régime de Damas que celle qui combattent du côté de l’armée irakienne. Il y une milice islamiste extrémiste chiite dont j’ai oublié le nom qui reçoit de l’aide américaine. Les américains et les occidentaux en cas de défaite de l’EI risqueront bien à terme d’être les dindons de la farce non pour avoir soutenu maladroitement la rébellion anti-Assad mais en ayant permis dans leur soutient aux Chiites irakiens et du soutient chiite des Russes côté de Assad la création d’un axe chiite Téhéran – Bagdad – Damas sous influence des mollah d’Iran.

    D.J

    1. Je regrette aussi que l’auteur donne l’impression que toute la rébellion anti-Assad seraient que des terroristes Djihadistes comme veut nous le faire croire la propagande du régime.

      Les SDF par exemple, ne sont franchement pro-Assad.

      Pour le reste, c’est à nous de nous débarrasser de notre capitaine de pédalo. Pas à Obama ou à Poutine (vous aimeriez hein)

  8. Les nouveaux soldats de Baghdadi ordonnèrent aux quelques derniers loyalistes d’al-Nosra de quitter l’hôpital d’al-Oyoun, qui avait été jusqu’à présent la principale base d’al-Nosra dans cette ville.

    Et après, on nous saoule que les hôpitaux sont bombardés.

  9. En décembre 2012, le ministre des Affaires étrangères français avait repris à son compte les arguments des alliés pétromonarchiques de la France, qui pensaient que le Front al-Nosra faisait du « bon boulot sur le terrain »

    Il faut être un vrai crét.n pour prononcer de telles âneries. Et d’ailleurs, je pense que les ânes sont plus malins.
    Voilà l' »élite » au pouvoir, issue de l’E.N.Abr.t.s ❗

    Sinon excellent article.

  10. Pour les 3500 tonnes d’armement :

    http://www.nytimes.com/2013/03/25/world/middleeast/arms-airlift-to-syrian-rebels-expands-with-cia-aid.html?_r=0

    semble être une des premières infos ayant percé.

  11. Encore un article argumenté à base d’extraits de phrase bien choisies et sortie de leur contexte.

    Trop simpliste comme démarche. Cela devient lassant.

    Il n’y a pas une guerre en Syrie mais des guerres.

    Et l’on peut légitimement mettre en cause l’ensemble des acteurs, et le premier Assad qui a préféré la guerre civile plutôt que de laisser le pouvoir au peuple. A l’inverse de ce qu’a fait ben ali en Tunisie… on voit les conséquences pour les 2 pays.

    1. Oh ! Le méchant dictateur qui ne veut pas laisser le pouvoir au peuple. C’est un scandale ! Et cet article qui ose exposer des faits sans dénoncer ce scandale, c’est un autre scandale.

      A part ça, tout va bien …

      1. « C’est un scandale ! »

        Vous êtes de mauvaise foi, Math expose clairement l’argument derrière ce reproche. Les choses se sont bien mieux passés en Tunisie, en Égypte ou même en Libye. Cela devrait nous amener à conclure quelque-chose qui selon moi relève du bon sens pour tout ceux qui comprennent que la construction d’une société est un processus bottom-up:

        Réprimer le désir de liberté d’un peuple ne peut donner que des résultats plus mauvais que de lui accorder cette liberté. Les gens n’étant naturellement pas disposés à se laisser opprimer sans demander leur reste.

        Ne pas comprendre cette évidence relève de l’aveuglement.

        1. Un autre scandale dont on ne parle pas.

          Tient, d’ailleurs vos potes au Yemen, ils sont bien :

          https://www.youtube.com/watch?v=N1TMSDPzGKE&feature=youtu.be

          Ils ont même réussi à bombarder une mosquée vieille de 1100 ans.

          C’en est presque une histoire belge :mrgreen:

          Sinon, aujourd’hui, l’humanité paye le prix des diverses interventions passées et actuelles des grandes puissances, les USA n’étant pas en reste. Et oui, c’est un scandale 🙁

        2. « Désir de liberté d’un peuple » C’est une image. Qui en Syrie voulait quelle liberté? les commerçanst?, les intellectuels? les frères musulmans? combien étaient-ils?

          1. Le principale problème c’est que tout le monde veut la liberté mais n’en a pas forcément la même définition. Pour ce qui est des commerçants, il est intéressant de lire les anecdotes de Taleb dans « Antifragile ». Son père était syrien et il a préféré quitter la Syrie pour le Liban alors en pleine guerre civile car la guerre valait mieux que la prison économique de la dictature socialiste syrienne. Rappelons aussi que la révolution tunisienne a commencé quand un commerçant s’est immolé par le feu. En Égypte, Moubarak et Morsi ont tout les deux étés expulsés pour leurs échecs économiques. La demande de liberté économique était très présente lors du printemps arabe.

            Il avait aussi les intellectuels de toutes sorte. Il est intéressant de voir que tout un tas d’intellectuels nationalistes et socialistes arabes étaient contre le partit baath depuis le prise de pouvoir des Assad. En grande partie à cause du fait que le partit a sombré dans le nihilisme et n’était plus qu’un instrument du clan. La trahison des Assad aux nationalistes arabe en s’alliant à l’Iran, ce que Nasser ou Saddam n’auraient jamais fait y est aussi pour quelque-chose.

            Les jeunes y sont aussi pour beaucoup dans les révolutions arabes. Ce n’est pas étonnant, ce sont des pays assez jeunes et ou il ne leur est proposé aucun avenir. Des jeunes dirigés par des régimes anachroniques porteur d’idéologies du passé qui ont échoués et qui persistent à se maintenir au pouvoir malgré le manque de toute forme de projet politique. Des jeunes qui ont aujourd’hui presque tous des smartphones et ne peuvent qu’observer l’abondance et la liberté dont jouit le reste du monde et la comparer à leur misère et à leur oppression.

            Ils étaient des centaines de milliers en Syrie, dans toutes les grandes villes, à avoir marché pour retrouver leur liberté.

            La question essentielle à laquelle personne n’a jamais répondu, c’est quel projet pour le socialisme arabe en 2016 ? Car il me semble que c’est ce que recherche la plupart des gens du ME, un projet. Quand le mur de Berlin est tombé, il était évident pour tout le monde sauf l’arrière garde du KGB (de nouveau au pouvoir en Russie malheureusement) que l’avenir des pays de l’est était la liberté dans une démocratie libérale en collaboration avec le reste de l’occident.

            Malheureusement le monde arabe, aussi couvert de dictatures socialiste que ne l’était l’Europe, est resté figé, à macérer dans ses échecs… C’est cela que les peuples arabes ont voulu stopper en 2011.

  12. Toujours le même problème dans les articles sur la Syrie. Il n’y a plus de SAA et presque plus d’armé irakienne. Ce qu’il y a au sol ce sont les différentes milices iraniennes comme le Hezbollah, la ligue des vertueux, les milices fatimides…

    Hors, le mot « Iran » n’apparaît qu’une seule foi dans le texte, alors que les combattants iraniens sont présents par dizaines de milliers sur le terrain. Une analyse pro-Iran, pourquoi pas, mais une analyse qui oublie totalement de parler de l’Iran relève soit de l’ignorance soit d’une tentative de dissimuler un point essentiel de ce conflit…

    1. Vous voulez oublier les autres combattant « sunnites » étrangers, une bonne flopée, plus de 20000.

      1. Presque tous dans IS, ce qui montre que IS n’est en aucun cas un projet du peuple syrien, pas plus que ne l’est le projet de l’IRGC.

        1. Presque tous, non. Une part non négligeable se trouve entre Idlib et Alep. Ils ont éjecté les modérés.
          Et les individus qui suivent les chars turcs, sont-ils tous syriens ❓ Il suffit de voir comment ils traitent les POW…

        2. Et Muhaysni, il est Syrien ❓ Et il doit avoir amené pas d’alcooliques avec lui. Ah ah.

    2. Vous oubliez aussi, la Turquie, et d’autres pays : quels droits avaient-ils de se mêler des affaires syriennes ❓

  13. Une interview de Mère Agnès-Mariam de la Croix :

    1. http://www.leparisien.fr/espace-premium/fait-du-jour/coups-bas-contre-les-societes-francaises-en-iran-04-08-2016-6014317.php

      rien qu’à la composition des membres du bureau de cette ONG on se dit que les néo-conservateurs ont encore de beaux jours devant eux….

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