Croissance faible en France, la faute à « pas de bol » ?

Publié Par Jean-Pierre Chevallier, le dans Politique, Pushmobile

Par Jean-Pierre Chevallier.

Nicolas Sarkozy n’a pas eu de chance : il a été élu en mai 2007 juste avant les grandes turbulences financières et la plus grande crise après celle de la Grande dépression de 1929.

Comme tous les énarques et hommes politiques français, son successeur était persuadé que la croissance suivant des cycles (ce qui est enseigné à l’ENA), qu’après cette crise viendrait automatiquement une reprise de l’activité ainsi que de l’emploi, donc : yaka attendre ! … sans rien faire !

Pas de bol : la croissance elle est pas là et la courbe du chômage elle s’inverse pas !

La croissance est même négative au 2ème trimestre par rapport au précédent en taux annualisé, ce qui est la référence aux États-Unis. En effet, d’après l’Insee, le PIB (en volume) a été de 529,6 milliards d’euros au 1er trimestre 2016 mais en baisse à 529,4 milliards au 2ème trimestre, ce qui correspond à une baisse (en pourcentage) de 0,038 % et de 0,151 % en taux annualisé arrondi logiquement à… 0,2 % !

Document 1 :

Croissance faible en France, la faute à "pas de bol" ?

Croissance France Etats-Unis (Crédits Chevallier, tous droits réservés)

Pire même : cette non-croissance résulte d’une baisse de 0,3 % (par rapport au trimestre précédent en taux annualisé) dans le secteur privé et inversement d’une augmentation des dépenses des Zadministrations publiques de 0,3% !

Document 2 :

Croissance France public privé

La croissance à la sauce hollandaise, c’est donc une recette qui repose sur une bonne louche d’augmentation des dépenses publiques financées par des emprunts à taux négatifs !

D’une année sur l’autre, la croissance atteint modestement 1,4 % grâce à un 2° trimestre anormalement dynamique,

Document 3 :

Croissance FR US

La croissance française était largement supérieure à celle des États-Unis pendant les 30 Glorieuses

Document 4 :

2016.08.18.4.gdpindex50

mais elle est devenue largement inférieure (à celle des États-Unis) depuis 1983, c’est-à-dire depuis que les Français élisent des hommes politiques qui appliquent une politique économique socialiste,

Document 5 :

2016.08.18.5.gdpindex83-1024x483

Les Américains ont redressé leur pays grâce aux Reaganomics, ce qui n’arrivera jamais en France.

  1. V’là-t’y-pas qu’l’audacieux l’a pas bol. C’te bouffonnerie !

  2. Après « ça va mieux », « pas de bol »! Allez comprendre….

  3. @JP Chevallier, je vous suggère de regarder la corrélation entre croissance économique et croissance de la production de pétrole. Elle est très forte, ce qui suggère un lien entre les deux, et l’impossibilité pour les politiques des pays industrialisés de relancer l’activité économique autrement qu’avec la planche à billets.

    1. Ben tout le monde sait que la croissance économique entraîne une certaine croissance de la production (et de la consommation) de pétrole. Ca ne confirme en rien que la planche à billets serait une bonne manière de créer de la croissance économique.

      1. bonjour, merci pour l’article.. je ne comprends pas néanmoins ce que représente le schéma 4 ( 5 : je suppose que c’est le taux de croissance )

        1. Je ne suis pas l’auteur, mais je suppose d’après le nom de la figure que ce sont les historiques des PIB des deux pays ramenés arbitrairement à la valeur 100 en 1950.

        2. Oui Anne c’est un zoom de la courbe précédente en recalant à 100 les valeurs respectives des indices de PIB de l’année 1983 pour voir comment ils ont évolué depuis 1983.

          Vérification par le calcul sur le graphique 4 pour mettre une base 100 en 1983 (les données de la ligne de rappel en pointillés):
          Pour la france vous faites 768.4 * 100 / 426 = 180 (très peu différent du 179.8 du graphique 5)
          Si pour les USA sur le graphique 4 vous faites 795.1 * 100 / 311 = 255 (très peu différent du 252 du graphique 5)

    2. Le lien pétrole-croissance est évident, mais il n’explique pas pourquoi la France décroche par rapport aux autres pays industrialisé

      Et vous avez un exemple quelque part, à un moment, où la planche a billet aurait permis de relancer l’activité économique ?
      Ben non, y’en a pas. pas un seul dans toute l’histoire économique du monde. Et dieu sait pourtant quel la planche a billet a été mise a contribution dans le monde, et souvent…
      La seule nouveauté, c’est le pipeau comme quoi on l’utilise pour relancer l’activité… C’est du pipeau, ce n’est partout et toujours qu’une affaire d’impôt qu’on n’ose pas lever, alors on utilise ce moyen détourné.

      1. Ah bon, en france on ne sait pas lever l’impot ?! on est les champions du monde , si l’on continue dans ce sens , bientot nous ne travaillerons plus que pour l’état, donc aucun interet a travailler c’est l’urss de retour

    3. BMD vous auriez fait un lien entre le prix du pétrole et la croissance économique, on pourrait en discuter puisque effectivement les chocs pétroliers ont toujours créé des récessions le temps qu’on encaisse le choc mais on s’en est toujours relevé pour la raison que ça augmentait aussi les revenus des pays producteurs et donc le commerce.
      Mais, pas de bol, le pétrole HT nous coûte actuellement plus de la moitié moins cher qu’en 2007-2008.

      Et la production / consommation de pétrole augmente toujours d’année en année dans le monde et la récession en france ne se voit nulle part ailleurs, Venezuela & Co mis à part.

  4. La dépense publique, qu’elle soit financée par l’impôt, le déficit ou la banque centrale ne crée pas de croissance. Si c’était le cas, la France serait la championne de la croissance. C’est l’innovation, l’investissement et les libertés économiques qui permettent la croissance. Autrement dit c’est le capitalisme. Hollande ne peut l’admettre, alors il dit que c’est le « bol ».

    1. faut avouer que c’est (ou plutôt, ça serait !) quand même du bol de trouver des pigeons pour faire de l’innovation et de l’investissement alors qu’on les matraque d’impôts et de contraintes…. 😉

  5. Bonjour,
    Article interessant, comme d’habitude! Nuancons juste la conclusion: les anglais ont bien élu Tacher alors qu’ils semblaient perdu dans le socialisme: ne parions pas sur l’echec en France, seule l’histoire nous apportera la reponse et surement pas celle que nous imaginons ^^
    Surtout si les articles comme celui-ci ce multiplient, continuer s’ il vous plait!

    1. Je n’ai point vu de Tatcher française pour le moment…

  6. Imagines ton médecin qui te dit  » pas de bol »

    Imagines ton pilote d avion qui te dit « pas de bol »

    Imagines le cuisinier au resto qui te dit « pas de bol »

    etc…

    1. Tout tient en 1 chiffre: 57,5% de P.I.B. pour couvrir le « train de vie de l’état » et aucune tentative ou perspective pour diminuer ce chiffre donc aucune lumière à l’horizon: point final (45% en Allemagne, pays encore industrialisé).

  7. « pas de bol » ? ….. Eh oui….
    Dès le premier 14 juillet sur les Champs, il s’est mis à flotter !
    Le premier coup qu’il à emprunté le Sarko one, il a pris la foudre !
    Il y a des signes. La scoumoune quoi …
    Dans le « pas de bol », il doit sous-entendre qu’il y a des forces qui se sont liguées contre lui …. et contre lesquelles, il ne peut pas lutter.
    « yaka attendre ! »… il faut dire que c’est une technique de gestion socialo : Après la pluie …. vient toujours le beau temps …

  8. C’est bien de parler de croissance, mais il faut aussi décortiquer en détail, quelle part est lié à la démographie, à la dette publique, privée …

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