Prohiber le cannabis est devenu absurde

Publié Par Aurélien Véron, le dans Libertés publiques

Par Aurélien Véron.

Feuille de cannabis

cannabis-colorado-docmonstereyes(CC BY 2.0)

Le sujet se banalise. Tous les ans, un Français sur dix brave l’interdit, et un tiers d’entre eux en fume régulièrement. En ville comme en milieu rural, les consommateurs ne s’en cachent plus. Ils s’allument un joint comme ils ouvriraient une bouteille de vin. Cet hiver, un SDF quadragénaire est même allé se plaindre au commissariat de Clermont-Ferrand de la mauvaise qualité du cannabis qu’un dealer lui avait vendu.

Cette désinhibition vient trop tôt, car le pouvoir politique reste attaché – qui s’en étonne ? – à l’approche prohibitionniste, paternaliste et répressive. Faire pousser des plants pour son propre usage personnel reste un crime passible de 20 ans de prison.

Il est paradoxalement moins dangereux, sur le plan pénal, de se tourner vers les mafias armées qui transportent et distribuent cette plante et ses dérivés que de faire pousser quelques plants dans son jardin. Moins chère et plus fiable, l’auto-culture représenterait pourtant la moitié de la consommation en France à en croire différentes études.

Retenir les leçons de l’échec de la Prohibition

Les États-Unis ont été le fer de lance de la prohibition depuis un siècle, avec les résultats consternants que nous connaissons. Treize années d’interdiction de l’alcool à l’échelle du pays ont surtout fait la fortune d’Al Capone et des mafias.

La violence du marché noir et les règlements de compte firent exploser l’insécurité, sans mettre fin ni aux beuveries, ni à l’alcoolisme. L’alcool frelaté des distilleries clandestines a entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers d’Américains.

En voulant protéger les citoyens contre eux-mêmes, la répression a finalement déstabilisé tout le pays et abouti à un massacre. D’autant que cette guerre idéologique contre un plaisir socialement accepté a coûté sa crédibilité au gouvernement fédéral.

En Europe, les pays tentés de suivre cet exemple ultra puritain en sont vite revenus, devant ses résultats accablants. Mais l’Amérique n’a pas retenu les leçons de cet échec cuisant. Elle a renoué avec ses vieux démons prohibitionnistes en partant en guerre contre la drogue dans les années 1970 et 1980, entraînant tout le continent vers un nouveau désastre.

PS et Républicains persistent dans l’erreur 

Dans 15 pays d’Amérique latine, 3/4 des militaires sont mobilisés contre les narcotrafiquants dont les violences touchent un tiers des populations civiles. Au total, 20 à 25 milliards de dollars ont été dilapidés chaque année pendant des décennies sans autre résultat que des dizaines de milliers de civils blessés, enlevés ou abattus, et un désespoir général.

Au début des années 2000, les anciens présidents Louise Arbour (Suisse), Fernando Henrique Cardoso (Brésil), Cesar Gaviria (Colombie), Ricardo Lagos (Chili) et Ernesto Zedillo (Mexique), l’ancien secrétaire d’État des États-Unis George Shultz et l’ancien président de la Fed Paul Volcker ont engagé le combat contre la prohibition.

Ils ont entraîné les États-Unis à renouer avec la liberté de consommer, voire de cultiver et de distribuer du cannabis comme c’est aujourd’hui le cas au Colorado et dans l’État de Washington. Le 27 avril 2014, l’éditorial du très sérieux « New York Times » affichait la couleur : « Repeal prohibition, again ».

Cette évolution favorable à la liberté de consommer une herbe fumée par l’homme depuis plusieurs milliers d’années n’a pas atteint l’hexagone. Les ténors du PS et de les Républicains persistent dans l’erreur prohibitionniste, préférant la répression et ses effets secondaires à la responsabilité individuelle.

Un trafic aux multiples dommages collatéraux

Comment en irait-il autrement au moment où ils s’apprêtent à voter la loi sur le renseignement à la quasi-unanimité ? Mêmes causes, mêmes effets.

Le commerce illégal du cannabis ne cesse de prendre de l’ampleur, au point de devenir l’économie dominante dans certains quartiers pris en otage par les réseaux de revendeurs. Le cannabis ne devrait concerner que celui qui le consomme, car il ne nuit nullement à autrui, pas plus que la cigarette ou l’alcool.

La prohibition s’en moque et met toute la société en danger par ses dommages collatéraux. Les mineurs sont bien entendu la cible des revendeurs sans scrupules alors que c’est un produit particulièrement nocif tout au long de la période de croissance. Des « go fast » aux tirs de rue à la kalachnikov, la violence monte inexorablement en France, portée par ce marché grandissant.

En plus de l’insécurité qu’il suscite, son caractère illicite incite les dealers à couper le cannabis avec des substances moins coûteuses mais parfois dangereuses. Les rapports de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) pointent la mauvaise qualité des produits distribués en France, quand ils ne sont pas frelatés au point de mettre réellement en danger les consommateurs.

Nous devons mettre en place un marché encadré

Même les contribuables sont victimes de cette politique répressive. Les tribunaux sont engorgés d’affaires de petits trafics, et les prisons de consommateurs récidivistes et de petits dealers.

La prison étant une excellente école du crime, ces marginaux ressortent parfois transformés en vrais criminels infiniment plus dangereux pour la société. L’étude de Pierre Kopp, Christian Ben Lakhdar et Romain Perez pour Terra Nova estime ce coût à 568 millions d’euros chaque année pour le contribuable.

La conclusion est claire. La prohibition est ruineuse, dangereuse et inefficace. Et d’autant plus absurde que nous sommes le premier pays consommateur d’anxiolytiques et d’antidépresseurs. Nous devons lui substituer un marché encadré, garantissant la qualité des produits vendus et limitant leur accès aux mineurs.

D’autant que c’est un marché potentiellement juteux, comme l’atteste le dynamisme des investisseurs aux États-Unis. Le marché légal y pèse déjà presque 3 milliards de dollars, et pourrait atteindre 10 milliards dans les prochaines années si d’autres États poursuivent dans cette voie.

Laissons les citoyens (adultes) choisir

Le Colorado, qui taxe le cannabis à 30%, a récolté 50 millions de dollars du « cannabusiness » en un an, sans parler des recettes indirectes du tourisme « cannabique ». En France, une fiscalité raisonnable sur cette plante et ses dérivés pourrait rapporter 1.7 milliard d’euros chaque année selon le rapport Kopp, en plus de soulager tribunaux et prisons.

L’opinion publique admet de plus en plus l’échec de la politique répressive. Que le cannabis soit inoffensif ou non, le choix de le consommer doit avant tout relever du libre choix de chacun. Cela n’interdit nullement la poursuite des recherches sur le sujet afin d’informer le grand public de ses conséquences.

La classe politique doit comprendre que le temps de la prohibition est derrière nous. Nous devons laisser les citoyens (adultes) choisir l’usage ou non de produits récréatifs. Il est non seulement contre-productif, mais aussi injuste d’alourdir les dangers qu’ils présentent pour eux-mêmes.

  • L’article est paru à l’origine sur le site de L’Obs

Sur le web

  1. Je reste anti-drogue !
    Le cannabis est aussi dangereux que les autres.

    1. restez anti drogue pour vous même mais respectez la liberté des autres

    2. Moi aussi je suis anti-drogue et j’espère que mes enfants ne seront pas touchés. C’est justement pour ça que je suis pour la légalisation avec un mode encadré comme en Hollande. Ca coupera l’herbe sous les pieds de tout ces dealers qui maraudent partout et incitent les plus jeunes à fumer.

      1. Vous pensez vraiment que ce sont les dealer qui cherchent les clients? Pas en France en tous cas…

        1. En tout cas je peux vous jurer que quand les dealers n’auront plus accès à la demande des adultes et que le trafic devra se contenter uniquement de vendre aux mineurs (pourquoi iriez vous risquer une amende si le coffeshop du coin vend légalement?) la justice sera autrement plus expéditive avec les traficants. Et les trafiquants seront autrement plus pauvres. La consommation des mineurs est une toute petite part de leur CA. Et cela s’explique facilement. A 6 EUR le gramme de cannabis sur la marché noir (les jeunes ne font pas les meilleures affaires) le cannabis coute un 7 eme du prix de l’or. Vous croyez vraiment que les ados qui dépensent l’argent de poche de leurs parents sont la demande la plus rentable pour les revendeurs? Je peux vous jurer que dans les super marchés de la drogue à Marseille (La Castellane, La busserine, La Savigne, Les baumettes etc…) les clients sont plutot des gens de 25 30 ans… Les mineurs ils achtent essentiellement à leur grand frère, ou au pote de leur grand frère, au cousin débauché, au voisin oisif, ou badboy de la classe qui se prend pour scarface. Pas au vrai dealer. Mais ces gens seront eux même exclus du trafic par la légalisation de même qu’on en vend pas de vin au marché noir aux collégiens.

    3. Alcool et café compris?
      On peut être anti drogue pour sois et ses proches et ne pas être pour la prohibition. La modération et l’ascetisme sont des vertus qui gagnent à être respectées par goût ou discipline personnelle plutôt que par crainte de la police.

      Je vous soupçonne de prendre les français pour des abrutis et de penser qu’il fait les traiter comme des abrutis irresponsables. On ne traite pas les humains comme on élève des chiens. Cela fait de vous une despote dans l’âme. Je préfère les pires loques humaines et déchets crackomanes aux personnes de peu d’entendemment qui essayent de faire passer leur mépris pour autrui pour du bon sens et de la juste indignation. Les carckomanes ne menacent pas leur prochain de prison.

      Enfin ce que vous dites est scientifiquement faux. Dire que le cannabis est dangereux, ok. Dire que le cannabis est aussi dangereux que les autres, c’est stupide et ça ne sert pas du tout la cause de la prévention chez les jeunes. Un jeune qui se prend une grosse cuite au pastis dans un apéro à Ambérieu en Bugey et qui se rend malade à en vomir pendant 5 heures verra tout de suite que l’alcool est plus dangereux que les joints qui l’ont rendu blème et tremblant pendant 40 minutes après ses taffes trop appuyées sur la skunk de son pote qui habite Argis. Le jeune de Serrières qui voit les vieux du coin se torpiller au mauvais blanc dès le matin vous rira au nez quand vous lui direz que son pote à Evosges qui fume trois pétards tous les soirs est en danger de mort et qu’il faut le protéger de lui même.

      Si vous êtes anti drogue vous êtes anti alcool, et anti café, anti liberté quoi…

      P.S: C’est pas très malin de balancer sa véritable identité sur le net sur un site public où une banale recherche google permet de trouver votre activité professionnelle et votre lieu de résidence. Votre naïveté sur ce point ne plaide pas en faveur de votre crédibilité.

    4. Après avoir fumé 20 ans (beaucoup 🙂 ), je suis anti-drogue, j’espère que mes enfants ne tomberont pas dedans mais je suis pour la légalisation quand-même.

      La prohibition est clairement un grave échec.

    5. Moi, je suis anti-cheval !
      Prohibons le cheval !

    6. Le parachutisme ou le base jump c’est dangereux. Il faut donc l’interdire.
      La voiture c’est dangereux (bien plus que le cannabis). Il faut donc l’interdire.
      La vie c’est dangereux (taux de mortalité: 100%!). Il faut donc l’interdire.

    7. Moi je suis anti-Joelle Nambotin Gobbi, est-ce que tu crois que cette simple opposition suffit comme argument pour légitimer le fait que je t’interdise de parole et que j’use de la force contre toi si tu ne fais pas silence?

      Réfléchis bien à ta réponse.

  2. je suis pour la légalisation ;s’il fallait interdire tout les produits nocifs pour la santé , il faut dans ce cas interdire l’alcool , le tabac , la plupart des médicaments , la malbouffe , le diésel , les produits de beauté , l’air que l’on respire , l’eau que l’ont boit …..et le socialisme …..

  3. Légaliser le cannabis, c’est reconnaître notre impuissance à contrôler les quartiers en chassant les trafiquants et autres profiteur de cette drogue infâme qui va réduire un peu plus notre jeunesse en esclavage.
    Mais ça, c’est bien l’objectif à moyen terme de nos hommes politiques au pouvoir : faire de nous des esclaves qui demanderont chaque jour des jeux (de la télé) et du pain (un repas au restoducoeur et un joint).

    1. un joint ? vous étes modeste ; les jeunes ne savent pas fumer intélligement , ; ils attaquent avant même de rentrer en cours , raison pour laquelle ils sont incapables de travailler correctement ; et c’est bien là le problême ;

      1. Il y a des jeunes plus responsables que ce que vous dites. Il y a des jeunes qui consomment après les cours ou seulement le weekend pour s’amuser. Peut etre ne représentent ils pas une majorité mais ils existent. Tous les traiter comme des addicts au dernier stade de la dépendance n’est pas rendre justice à ceux qui sont plus prudents que les autres. Votre attitude est minable. Vous traitez tous les jeunes qui consomment du cannabis comme une armée de crétins indécrottables sans exception. Vos généralités sont des lieux communs qui ne valent mieux que les élucubrations psychédéliques d’un ado de 16 and après trois pétards de white widow et deux bières.

        C’est pour vous…

    2. Moi je trouve que c’est bien d’admettre qu’on ne peut pas empêcher les gens de faire ce qu’ils ont envie de faire tant qu’ils ne uisent qu’à eux même. C’est une attitude humble et réaliste. Je trouve ça bien qu’on ne « contôle pas » des quartiers comme on contrôle des enclos à bestiaux ou des townships façon AFS pré 1994…

      Réduire la jeunesse en esclavage? Quelle ânerie monumentale… Les esclaves en question sont des jeunes qui soit gagnent plus de fric que vous en bossant pour des réseaux mafieux, soit dépensent l’argent de leurs parents pour acheter du shit et se livrer l’oisiveté… Tu parles d’esclave! Vous vous rendez compte que ce que c’est VRAIMENT L’ESCLAVAGE? Ca n’en n’a pas l’air…

      Moi j’ai été toxico pendant plusieurs années. Je m’en suis sorti tout seul. Vous croyez que la prohibition m’a aidé à ne pas plonger? M’a aidé à m’en sortir? Au contraire. Quand j’avais 16 ans les dealers étaient super contents de voir débarquer ces gamins qui n’auraient jamais pu acheter d’herbe à Amsterdam où les coffeeshops légaux refusent de vendre aux mineurs. Quand j’ai voulu arrêter vous croyez que la montagne de culpabilité que les pères la morale la morale dans votre jettent à la gueule des gens qui veulent sincèrement s’en sortir, aide à approcher le problème sereinement?

      Ecoutez le sketch de Coluche « Gérard tel père tel fils », et vous vous rendrez peut être compte de l’indigence intellectuelle de vos propos et et de la profondeur abyssale de vos préjugés.

      Laissez donc les drogués choisir leur poison et subir les conséquences déjà bien lourdes de leurs erreurs sans leur rajouter la menace de la prison par dessus marché. c’est en laissant les individus tomber et se relever par eux mêmes qu’on les laisse devenir homme. C’est en les parquant dans des parcours balisés et en les relevant dès qu’ils trébuchent et se font égratignure qu’on en fait des victimes naives irresponsables. Votre soit disant fermeté fabrique des veaux.

  4. Point positif de la légalisation du cannabis: des taxes en plus pour l’État ! Nan je plaisante car chacun ou presque aura sa petite culture

    Point négatif: comme très bien souligné par l’auteur, laissons les citoyens (adultes) choisir. Or le terme adulte désigne à mon sens, à la fois une personne majeure (+ de 18 ans) et une personne qui assume ses actes, qui ne viendra pas se plaindre en disant « j’étais sous l’effet de la dope ». On touche ici le vrai fond du problème; Combien parmi ceux qui en prennent et qui auront un accident diront que c’est pleinement leur faute, sans rejeter la responsabilité sur maman qui l’a engueulé, sur papa qui est partie draguer ailleurs, sur sa pauvre petite enfance dont il est sorti traumatisé, …

    Enfin, que se passe-t-il pour ceux qui fument du cannabis et prennent la voiture ? Sur la route, ils ne sont pas tout seul. Aussi, on laisse les sanctions existantes qui sont vraiment minimes ou on augmente la répression à leur encontre. Certes ils sont libres de fumer, de boire mais moi je suis libre de conduire en me disant que j’ai peu de chance de tomber sur une personne défoncée. Qu’en sera-t-il demain si légalisation il y a ? On touche donc un problème se sécurité publique, qui nous concerne tous.

    1. « Enfin, que se passe-t-il pour ceux qui fument du cannabis et prennent la voiture ? »

      Mais enfin c’est une non question. Vous provoquez un accident vous êtes responsable c’est tout, la légalisation ne change rien…

      1. Mouai. Vous ne devez pas aller souvent dans les tribunaux alors. Ceux qui provoquent un accident sont certes théoriquement responsables mais vous entendez toujours des excuses à la *on pour les dédouaner et faire en sorte qu’au final, ils s’en sortent avec que dalle alors qu’ils ont envoyé des gens à l’hôpital ou à la morgue. En fait, j’ai le sentiment qu’ils n’en ont rien à faire d’avoir eu un accident car ce n’est pas de leur faute, les pauv petits choux

        1. En gros c’est une situation qui arrive maintenant, dans un régime de prohibition… Ce n’est donc pas quelque-chose qui est en rapport avec la légalisation, c’est donc une non question.

          1. On en discutera quand un de vos proches aura été tué par une personne qui avait fumé, que ce dernier se défendra au tribunal en disant que ce n’est pas sa faute, et qu’il ressortira avec rien. La question porte sur les sanctions. Donner des libertés, c’est très bien mais il faut associer les devoirs qui vont avec. Or là, je ne vois rien. C’est ça la question posée entre les lignes.

            1. « On en discutera quand un de vos proches aura été tué par une personne qui avait fumé, que ce dernier se défendra au tribunal en disant que ce n’est pas sa faute, et qu’il ressortira avec rien »

              Où quand un de vos enfants se fera violer en prison pour avoir consommé un peu de drogue. C’est facile de lancer des phrases de ce genre…

              « La question porte sur les sanctions. Donner des libertés, c’est très bien mais il faut associer les devoirs qui vont avec. Or là, je ne vois rien. C’est ça la question posée entre les lignes. »

              Mais enfin c’est déjà interdit de rouler sous l’emprise de stupéfiants, qu’est ce que vous voulez de plus ?

              Et par pitié arrêtez avec l’histoire du type qui a tué plusieurs personnes et n’a rien eu… On ne va pas juger des affaires imaginaires. Les choses sont souvent compliqués…

              1. Malheureusement, il ne s’agit pas d’affaires imaginaires. Il s’agit de concret aussi bien pour le proche que pour la conduite avec stup. Ce que je souhaite, c’est que la sanction soit à la hauteur de l’infraction et des dégâts commis.
                Quant au gamin qui se fera violer en prison, peine prononcée pour avoir consommer de la drogue, je dirai juste une chose. Assume. En effet, si tu n’avais pas pris de la drogue et conduis sous son emprise, tu n’aurais pas été en prison donc tu n’aurais pas été violé. De fait, tu as commis une erreur et tu payes le prix fort donc assume.

                Par ailleurs, assumer ne rime-t-il pas avec liberté. Des droits et des devoirs pour tous. Si tu fais une erreur, assume ! Votre raisonnement est facile. Vous mettez en avant une éthique de responsabilité qui varie donc en fonction de chacun et des différentes situations. De mon coté, je vous oppose une éthique de conviction. Cette dernière n’est pas à géométrie variable comme celle de responsabilité.

                1. Vous ne m’avez pas compris.

                  Je suis pour que les gens qui tuent dans un accident de la route assument leur responsabilité et aillent en prison, indépendamment du fait qu’ils soient sous l’emprise de stupéfiants ou pas. Sauf qu’avant cela il faut établir cette responsabilité, chose qui est unique à chaque affaire en question. Ce que je vous reproche c’est de dire que dans toutes les affaires les conducteurs méritent la prison, comme ça, sans avoir aucun élément, car c’est votre ressentit. Si il y a des tribunaux, c’est justement car on ne juge pas des faits de cette gravité à l’emporte pièce. On peut toujours parler d’affaires individuelles si vous le souhaitez, où vous avez été choqué par le jugement, mais on s’éloigne du débat.

                  A part que vous argumentez sur quelque-chose que je n’ai pas dit et que rien ne justifie qu’un homme (ou une femme) se fasse violer en prison, je suis plutôt d’accord avec votre post. Cela ne change rien au fait que ce que vous évoquez existe déjà, vous n’êtes juste pas satisfait des peines prononcés, mais ça n’a rien à voir avec la légalisation en soit.

                  1. Mais je vous ai bien compris. Nous ne raisonnons pas sur la même échelle. Je suis sur une éthique de conviction. Conduire en ayant trop bu ou fumé du cannabis est interdit.Si quelqu’un déroge à cette règle, je me fiche de savoir pourquoi surtout s’il y a eu un accident mortel. Si c’est lui, au moins il ne sera plus un danger sur la route; Si c’est une autre personne et que lui s’en sort, je me moque éperdument de ses excuses. Il a joué, il a perdu. Il doit donc être écarté de la société sans que des motifs (pauvre enfance, s’être fait argué, …) ne rentrent en considération dans le jugement. La seule chose qui doit rentrer en considération est le comportement de l’autre conducteur ou piéton.
                    Et ce que j’écris est aussi valable pour l’ensemble des membres de ma famille ou pour moi si un jour ça devait arriver. Aucune pitié dans ce cas comme dans l’autre. C’est ça l’éthique de conviction.

                    Vous êtes sur une éthique de responsabilité. Vous estimez que si accident il y a, il faut avant tout regarder l’ensemble des circonstances qui y ont amené, y compris la prise de drogue, en comprenant la détresse ou le pourquoi de cette prise, le comportement de ladite personne dans la société, son passé, son possible avenir, … Aussi, vous différenciez la peine suivant l’éloquence du défenseur, suivant les cordes sensibles qu’il a su toucher. Or, la personne qui a pris la route en ayant fumé du cannabis ou en ayant bu savait très bien (cf toutes les campagnes de pub à ce sujet) que cela est très dangereux, qu’il peut avoir un accident grave ou mortel, mais vous cherchez quand même à le dédouaner en partie. C’est ça l’éthique de responsabilité.

                    Et effectivement il y aurait débat sur les peines prononcées mais là n’est pas le sujet. Toutefois, à titre d’information, une personne responsable d’un accident en étant sous l’emprise de l’alcool sera condamné (pour les affaires que j’ai suivi) à maximum deux ans de prison, bien souvent en totalité avec du sursis si première fois, annulation du permis de conduite avec interdiction de le repasser durant un à deux ans, plus une obligation de soins

                    1. @Stephane B: vous dites la chose suivante à propos de un_lecteur:
                      « Vous estimez que si accident il y a, il faut avant tout regarder l’ensemble des circonstances qui y ont amené, y compris la prise de drogue, en comprenant la détresse ou le pourquoi de cette prise, le comportement de ladite personne dans la société, son passé, son possible avenir, … »

                      J’ai beau cherche dans ses messages, je ne trouve pas e moment où il dit ça. D’ailleurs au regard de ses propos je suis prêt à parier qu’en cas d’accident responsable il aurait plutôt tendance à voir la consommation de stupéfiant, légal ou pas, comme une circonstance aggravante. A mon avis vous ne l’avez pas bien compris.

                    2. « J’ai beau cherche dans ses messages, je ne trouve pas e moment où il dit ça. »

                      C’est en effet la deuxième foi que Stéphane B répond à quelque-chose que je n’ai pas dit.

                      « D’ailleurs au regard de ses propos je suis prêt à parier qu’en cas d’accident responsable il aurait plutôt tendance à voir la consommation de stupéfiant, légal ou pas, comme une circonstance aggravante. »

                      En fait je tiens à modérer les propos de Stéphane B car je pense qu’il ne comprend pas la complexité du sujet qu’il aborde. Je tiens à rappeler que chaque affaire est unique car conduire sous l’effet de stupéfiants regroupe des réalités biens différentes.

                      Quand l’on aborde la question on pense tous à la même chose. On imagine en gros le type qui boit de la vodka, fume un joint, tape un rail, whatever, monte dans sa BMW, met du rap à fond, part pied au planché et cartonne en grillant un feu rouge à 120 km/h. Évidemment qu’aucun homme saint d’esprit ne va défendre cette personne.

                      Si l’on regarde le fil de conversation, on voit que le sujet des antidépresseurs (mais c’était plus vraisemblablement les anxiolytiques qui étaient visés) et de la conduite a été brièvement évoqué. Hors par définition quelqu’un qui utilise des anxiolytiques, analgésiques ou du cannabis à des fins thérapeutiques sera sous l’effet de substances psychoactives la majeure partie du temps. Il est évident que si la conduite doit parfois être proscrite en début de traitement, il est ensuite sur de laisser les patients prendre à nouveau le volant. Ces gens mériteraient ils vraiment de se faire violer en prison comme proposé par Stéphane B ?

                      Voilà pourquoi je dis, attention, n’inventons pas d’affaires imaginaires, il y a une infinité de possibles et le travail de la justice consiste justement à définir la responsabilité de l’accusé en cas d’accident. Il faut évaluer l’état du conducteur au cas par cas. Pourquoi celui qui a prit le volant après avoir très mal dormit ne serait pas puni aussi durement que quelqu’un de complètement perché ? N’est ce pas aussi dangereux ?

              2. absolument d’accord

              3. d’accord avec @un-lecteur puisque je vois que ça évloue vite

        2. alors quoi, parce que les tribunaux font n’importe quoi, on maintient la prohibition (envoyant par ailleurs plein de cultivateurs/vendeurs/consommateurs face à la dite justice incompétente), ou on admet que c’est un autre problème et on réforme le système judiciaire pour qu’il remplisse sa mission correctement (ce qui sera plus facile si on supprime tous les crimes dûs au cannabis…) ?

    2. Le canabis n’est pas plus dangereux au volant que les anti-despresseurs.

      1. « les anti-despresseurs »

        De quelles substances parlez vous ? Je n’en suis vraiment pas convaincu…

      2. Cette généralisation n’a aucune pertinence.
        Tout dépend de la molécule de la dose et de la résistance/accoutumance du conducteur.

        Un fumeur débutant peut se faire de sacré trips ou il n’est clairement pas en état d’affronter la circulation.
        Pour les médocs, toutes les molécules n’ont pas la même action.

    3. Enfin, que se passe-t-il pour ceux qui fument du cannabis et prennent la voiture ?

      L’assurance, comme avec l’alcool, se retourne vers eux et leur présente la note, souvent bien salée.

  5. « Nous devons lui substituer un marché encadré, garantissant la qualité des produits vendus et limitant leur accès aux mineurs. »

    Pardonnez mon ignorance, mais il y a un truc que je comprends pas : nous sommes tous ici d’accord pour dire que c’est absolument immoral de vendre de la drogue à des mineurs. Cependant serait-il illégal dans une société libérale qu’un buraliste fournisse à un ado des cigarettes ou qu’un vendeur fournisse à l’ado de l’alcool ? Si la réponse est non, sur quel argument libéral se fondera l’interdiction légale de fournir de la drogue ?

    1. De toutes façons l’interdiction de la vente aux mineurs est largement symbolique. Dire qu’un marché encadré va limiter l’accès aux mineurs c’est un wishful thinking absolu qui est contre productif. Il suffit d’observer ce qui arrive avec l’alcool et les cigarettes, l’interdiction de la vente aux mineurs est totalement ineffective. Pour les drogues illégales c’est le cas aussi, les mineurs en ont si ils le veulent. Tout ça est encore un bon moyen de déresponsabiliser les parents, car c’est à eux de convaincre leurs enfants de ne pas faire n’importe quoi.

      1. « c’est un wishful thinking absolu »

        @un_lecteur : C’est bien ce que je pensais. Je craignais d’être le seul à comprendre ça. Merci pour votre réponse. Ma prédiction de ce qui arrivera dans une société libérale c’est que, outre bien sûr le fait que les parents seront beaucoup plus responsables, en règle général le buraliste (pour ne prendre que cet exemple) se sera contractuellement engagé à ne pas ventre les clopes aux mineurs. Les vendeurs qui refuseront de signer ce genre de contrat seront boycotté par toute la société et risqueront de faire faillite.

        1. Peut être, peu être pas 🙂

          A mon avis l’intérêt de refuser de vendre aux mineurs c’est de ne pas avoir la responsabilité de ce qui arrive en cas d’accident. Tout le monde sait que les mineurs se procurent de l’alcool par le biais des amis et des parents, tout le monde accepte ça. Ce sera exactement la même chose avec les drogues, il y a trois possibilités d’éducation à mon sens (que l’on voit actuellement avec l’alcool):

          – Les parents se foutent que leur enfant consomme de l’alcool. Ce dernier sera libre de faire ce qu’il veut et apprendra par lui même, ce qui garantit le fait qu’il vivra de très mauvaises et dangereuses expériences avant de devenir raisonnable.

          – Les parents s’assurent que les premiers contacts avec l’alcool de leur enfant se fassent sous contrôle, il le laisse se rendre modérément malade pour qu’il apprenne à connaitre la limite et l’aide tout en lui faisant la morale quand il se conduit de manière irresponsable. La meilleur chose à faire selon moi.

          – Le parents ne veulent pas entendre parler de consommation d’alcool avant 18 ans. Leur enfant n’est pas de cet avis, il leur cache ce qu’il fait, avec qui il sort, afin de pouvoir retrouver de la liberté. Dans une attitude rebelle, il prendra des risques inconsidérés. Le jour de ses 18 ans, il souhaitera se « rattraper » et se mettra à consommer de l’alcool régulièrement, risquant de devenir alcoolique.

          1. « A mon avis l’intérêt de refuser de vendre aux mineurs c’est de ne pas avoir la responsabilité de ce qui arrive en cas d’accident. »

            J’ai pas compris cette phrase. En cas d’accident le vendeur risquera d’être condamné par la justice ?

            1. Je m’aventure peut être un peu, mais il me semble que si vous avez donné de l’alcool à un mineur vous êtes en effet responsable de ce qui peut lui arriver où de ce qu’il peut faire aux autres.

    2. @Commando.
      Dans une société libérale, la limite de 18 ans (ou autre) pour la majorité doit être claire. Effectivement la vente aux mineurs devraient être totalement prohibée en ce qui concerne l’alcool le tabac le café les energy drinks etc… Sinon les parents ne peuvent pas contrôler ce que consomme leurs gosses. A l’heure actuelle la protection de la jeunesse par l’Etat consiste à autoriser la vente de chartreuse verte (55%) aux ados de 14 ans et à interdire la consommation de cannabis aux vieux de 50 ans. De la logique pure quoi…

      L’interdiction légale de fournir de la drogue aux mineurs se justifie par le fait qu’ils ne sont pas pénalement responsables. Si on n’est pas responsable de ses actes, c’est que quelqu’un d’autre en est responsable. Dès lors il paraît normal que la modération en terme de vice et de comportement à risque puisse être de la responsabilité des parents uniquement: ceux qui sont pénalement responsables des actions de leurs gosses.

      Ce qui est immoral c’est de vendre des choses impliquant d’être responsable à des gens qui ne le sont pas et dont vous ne vous portez pas garant non plus. Ca inclue l’alcool le cannabis le crack le café, les benzodiazépines, la méthédrine, sniffer des solvants, etc…

      OUI il faut interdire la vente de café aux mineurs aussi… Ca semble extrème mais l’addiction au café, quoique socialement acceptée est une véritable addiction dont les gens qui s’y livrent doivent en assumer pleinement les conséquences et donc être pleinement responsables. Par ailleurs le café augmente l’addiction à la clope.

      Tout ça pour dire que la légalisation de toutes les drogues aux adultes et la meilleure manière de justifier et d’appliquer une réelle prohibition aux mineurs.

    3. Diffuser du porno, c’est immoral ; la prostitution, c’est immoral ; surexploiter un travailleurs, c’est immoral ; dire des propos antisémites, c’est immoral, etc…
      Il n’est pas question de morale, mais de droit.

  6. une fois légalisé le cannabis, on réécrit le même article avec la cocaine ?
    Pour moi il faut laisser l’interdiction pour que le cannabis soit le premier niveau d’interdit; mais dans les faits ne pas punir le consommateur et la culture pour usage personnel.

    1. Bien sûr qu’il faut légaliser la cocaine et l’heroine. Pourquoi vous croyez vous compétent pour déterminer le niveau d’interdit qui me convient? Pourquoi croyez vous que le cannabis est légitimement un niveau d’interdit supérieur à l’alcool?
      Et puis après l’idée de ne pas punir le consommateur dans les faits: quelle bêtise! Alors on fait quoi? On compte sur la probité des juges pour appliquer la même indulgence sur les consommateurs indépendamment de leurs préjugés? Parce que les magistrats n’ont pas de préjugés c’est bien connu… On crée une demande quasi légale pour un produit illégal? Les réseaux de stupéfiants adorent les idots utiles dans votre genre. Ils ne peuvent pas rêver meilleurs protection de leur manne financière.

  7. « La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude. »

    L’Etat socialiste veut éduquer les enfants à la place des familles ringardisées, il va bientôt autoriser la soma et nous entrainer tous dans le meilleur des mondes.
    Super…

    1. Parler d’esclavage avec la drogue est juste un non sens. On ne donne pas à des esclaves un produit qui coute un sixième du prix de l’or (cannabis). C’est juste mensonger. L’esclavage est une réalité trop grave pour être galvaudée par des argumentation de propos de bistrot, malgré une citation d’Aldous Huxley, fort mal à propos d’ailleurs. D’aucun pourraient vous dire que la prohibition est une expropriation de l’usage de votre corps par l’Etat et que vous faites justement partie de ces gens qui aiment leur servitude. D’ailleurs je doute que vous teniez les mêmes propos sur un alcool, légal qui n’a rien à envier au Delta 9 THC…

      Par ailleurs parler de vol de liberté quand on autorise quelque chose d’interdit auparavant est tout bonnement de la mauvaise fois caractérisée. Personne ne vous force à vous droguer, et menacer de prison ceux qui veulent se droguer n’est pas les libérer. Avec des telles tartufferies on nous ferait croire que les tortionnaires aiment leur victimes.

      C’est vraiment un sophisme de bas étage que vous nous servez ici. A votre place j’aurai franchement honte.

      1. Ce que j’aime chez les libéraux tels que vous, c’est leur suffisance certaine accompagnée d’un mépris pour l’autre tout aussi évident avec, cerise sur le gâteau, la leçon de morale.
        « A votre place, j’aurais franchement honte » moi aussi 🙂

        1. Vous Prenez les gens pour des crétins incapables de toucher au cannabis sans devenir des loques humaines mais c’est moi qui méprise autrui et qui suis suffisant. Vous nous sortez un argument d’autorité en vous cachant derrière une citation (fort mal à propos à) d’Aldous huxley, mais c’est moi qui fait es lecons de morale… Vous etes impayable…

  8. Un mineur n’étant pas considéré comme pleinement responsable, je ne vois pas à priori d’impossibilité d’interdire quelque chose à un mineur, même dans une société libérale.

  9. J’ai vu que l’article est d’abord paru dans l’Obs, mais je tiens quand même à dire après avoir lu les commentaires sur l’article d’hier que je pense que certains font fausse route sur la question des drogues. Beaucoup s’obstinent à chercher à prouver que le cannabis n’est pas une drogue dangereuse, ce qui est faux comme pour toutes les drogues. Je suis d’accord pour dire que c’est une drogue relativement moins dangereuse que beaucoup d’autres sur bien des points, mais sa consommation quotidienne reste nocive.

    Tout d’abord, je ne vois pas comment on peut supporter l’idée que la consommation quotidienne d’une drogue est positive hors cadre thérapeutique. Les libéraux ne devraient à mon sens soutenir que l’usage récréatif dans un cadre adapté, qui est l’usage le plus responsable et a le mérite d’être totalement inoffensif dans la plupart des cas, sauf si les consommateurs sont vraiment idiots.

    C’est cette défense de l’usage uniquement récréatif ou thérapeutique qui permet d’éviter de se lancer sur un débat hygiéniste qui ne peut que être perdu d’avance, la non consommation de drogue étant toujours plus positifs que sa consommation (on exclu encore une foi le cadre thérapeutique du débat ici). En plus cela permet de justifier la légalisation de toutes les drogues qui est à mon sens la position la plus cohérente sur le sujet. Si le cannabis a ses chances de survivre dans un débat sur la relative innocuité d’une consommation à long terme, on voit bien que cet argument ne va pas aller très loin pour d’autres substances. En se lançant là dedans on est parti pour un éternel débat qui n’a pas lieu d’être sur la dangerosité des divers psychotropes.

    Ce débat sur la dangerosité a toute sa place mais pas dans un débat politique. Consommer ou non un produit psychoactif est une décision individuelle et l’état n’a pas à présélectionner pour les gens ce qu’il estime bon à la consommation ou pas. Ajoutez à cela que chaque individu est unique et réagira différemment à la même dose de la même substance, et il est facile de comprendre pourquoi des standards faits par des fonctionnaires ne peuvent qu’être un échec cuisant, même avec la meilleure volonté du monde.

    1. les psychotropes, legaux ou illégaux sont dangereux; plus ou moins, mais on ne modifie pas ses circuits neuronaux sans risque.

      cela etant essayons d’etres pragmatique on n’arrive pas a interdire donc arretons de creer du crime organisé et libéralisons

      et que chacun prenne ses responsabilité

  10. Quitte à libéraliser, il n’y a pas lieu de distinguer selon les drogues, en effet tous les professionnels vous diront que le canabis d’aujourd’hui n’a rien à voir avec l’herbe des années 70, et qu’elle atteint des degrés de pureté telles qu’elle doit être considérée comme une drogue dure au même titre que la cocaïne…ou l’alcool.
    Le bénéfice indirect d’une telle libéralisation serait à la fois de tuer une mafia et de remettre nos forces de l’ordre vers leurs vraies priorités d’aujourd’hui, violence, terrorisme et reconquête des territoires perdus de la république.

    1. « elle atteint des degrés de pureté telles qu’elle doit être considérée comme une drogue dure au même titre que la cocaïne…ou l’alcool. »

      Si vous parlez de la beuh, il est en effet vrai qu’il y a beaucoup de petits hobbyistes talentueux sur le marché, c’est une très bonne nouvelle. Si vous parlez du shit, c’est un mélange infâme d’on ne sait quoi qui est très loin de contenir que de la plante… Pour ce qui est de l’alcool, c’est franchement génial, la pureté est inscrite sur la bouteille ! Comme ça le consommateur sait ce qu’il fait 🙂 Soit exactement ce qu’il faut attendre d’une légalisation des drogues.

      Finissions par ce que l’on appelle « cocaïne », on est à des années lumières d’avoir un produit pure. La différence avec le shit vient par contre du fait qu’il est assez facile de trouver des produits de coupe qui seront aussi des principes actifs bien moins chers, là ou le shit est coupé uniquement avec des produits sans effet psychoactifs. C’est problématique car les consommateurs n’ont aucune idée de ce qu’ils consomment et souvent les apprentis pharmaciens n’ont aucune idée eux mêmes de ce qu’ils font…

      Globalement, cette histoire de « pureté qui augmente » est un faux débat, le consommateur adapte sa dose à la pureté du produit, et un produit pure de qualité pharmaceutique serait incroyablement plus sure qu’une soupe inconnue de tout et n’importe quoi.

      1. oui bon on est d’accord alors, libéralisons et ayons un produit contrôlé !

  11. La fausse bonne idée. En attendant, le cannabis fait vivre nos banlieues. Vous pouvez être sûre qu’en le légalisant, ces loulous se mettront à des commerces bien plus dangereux. Quant à la consommation des ados, ça relève plus du désire de la jeunesse de braver des interdits… Si ça ne l’est plus, ils voudront en braver d’autres, plus dangereux.

    1. « En attendant, le cannabis fait vivre nos banlieues. Vous pouvez être sûre qu’en le légalisant, ces loulous se mettront à des commerces bien plus dangereux. »

      Et alors, depuis quand on se préoccupe du bien être des criminels avant de prendre des décisions ? Légaliser les drogues fera de la place dans les prisons pour y mettre tout ceux qui auraient de mauvaises idées après avoir perdu leur travail de dealer.

      « Si ça ne l’est plus, ils voudront en braver d’autres, plus dangereux. »

      On en sait rien.

    2. « Quant à la consommation des ados, ça relève plus du désire de la jeunesse de braver des interdits… Si ça ne l’est plus, ils voudront en braver d’autres, plus dangereux. »

      Si vous savez lire dans les esprits vous devriez aller voir la CIA et leur proposer vos services au lieu de poster des commentaires insipides sur le net…

      Donc si je vous écoute, les gens prennent du cannabis parce que l’on a autorisé l’alcool et qu’ils cherchent donc l’interdit au delà? Et ils prendraient de l’alcool même si c’était interdit parce qu’on leur a autorisé la masturbation?

      Moi j’en ai pris plein du cannabis et je peux vous dire que c’était par plaisir tout court que par souci de braver l’interdit. Par ailleurs le véritable interdit il venait de mes parents et pas de la loi (les flics ne fouillaient pas mes affaires, mes parents eux le pouvaient). Ces affirmations sont ni plus ni moins que des propos de bistrot.

    3. L’autre commerce douteux c’est les armes… Libéralisons ?

        1. Oui, mais quand même pas les bazookas et les MANPADS…

          1. On peut négocier pour les mortiers?.. Ok je sors…

  12. mais vous vous rendez compte de ce que vous dites ?
    Des dizaines de milliers de paysans marocains vivent de ce commerce.
    Voulez-vous que le roi du Maroc vienne allumer de pneus sur le périph.. comme l’ont fait les taxis ?
    Et qui financera les campagne électorales de Mou comme de l’Agité de l’épaule ?
    Soyez responsable !!

  13. Légaliser le cannabis reviendrait à en faire un « tabac » comme un autre…suivez mon regard vers la TVA et les taxes récoltées par l’Etat. Curieux que ce blog libéral fasse la promotion d’un « plus d’Etat » dans une zone où il n’existe pas encore

    1. Lever une interdiction c’est faire la promotion du plus d’état ? Vous êtes sérieux ici ?

    2. Si on compare les montants des dépenses des activités douanières, des stups de la BAC, des brigades financières, des services juridiques etc… impliqués dans la prohibition, et qu’on compare au montant des taxes collectées supposées, je ne suis pas certain que votre argument tienne encore.

      Si en revanche on pointe du doigt que la légalisation à la mode socialiste (française) serait probablement une légalisation partielle façon pays bas où on légalise le commerce de détail mais ni le commerce de gros ni la production i l’importation alors effectivement on sera perdant sur toute la ligne avec un produit surtaxé et des mesures policières pas diminuées.

    3. Les prisons, ce sont les taulards qui les financent ❓ Non.
      Raison de plus de ne pas y mettre des jeunes qui n’ont rien fait de mal.

  14. Je suis contre la drogue mais je constate que sa prohibition est tout bonnement un echec…Donc que faire?

    1. La question de l’echec de la prohibition est une mauvaise question, ou plutôt elle n’est que trop partielle. On a interdit le meurtre dans plein de pays et pourtant on n’arrive pas à endiguer cet acte odieux. Ce n’est pas une raison cesser de prohiber le meurtre.
      La prohibition n’est pas un échec, elle est contreproductive. Elle n’empêche pas le commerce de la drogue mais elle l’encourrage. Non pas parce que les gens veulent braver un interdit, mais parce qu’elle stimule l’offre avec une rareté économique artificielle et un commerce détaxé par rapport aux autres. A demande constante, la prohibition rend le commerce des drogues plus rentable: pas de frais administratif, pas de taxes, peu de barrières à l’entrée, peu de barrières à la sortie, pas de DGCCRF, pas de normes sanitaires, pas de charges sociales, pas de syndicats pas d’inspection du travail, pas de compta obligatoire etc… Le commerce de la drogue est un commerce rendu plus lucratif que jamais par la prohibition. La demande ne varie pas en fonction de la prohibition, ou alors à la marge. Le plus gros impact vient peut etre du fait que les dealers vendent aux jeunes ci ceux cis en demandent alors que si c’était légal ça ne se produirait pas. Aucun tenancier de coffeshop ne vendrait sciemment du canna à un dealer au risque de fermer boutique manu militari.

      1. Si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, un bon libéral serait alors plutôt pour le système prohibitionniste : « pas de frais administratif, pas de taxes, peu de barrières à l’entrée, peu de barrières à la sortie, pas de DGCCRF, pas de normes sanitaires, pas de charges sociales, pas de syndicats pas d’inspection du travail, pas de compta obligatoire… » … C’est juste une blague, hein, pitié : épargnez moi vos réaction pavloviennes de donneur de leçon.

        1. Non mais il y a quelque chose de vrai dans ce que vous dites. Les marchés parallèles ont ceci de particulier qu’ils sont parfois ce qui se rapproche le plus d’un marché libre. Ca explique aussi leur efficacité à satisfaire une demande sans publicité, sans lei de vente officiel etc… L’échec de la prohibition est une preuve que le marché est plus résistant aux conditions difficiles que l’économie administrée. En cela c’est un point très intéressant de théorie economique. En terme de pertinence dans la théorie du droit c’est un point secondaire dirais-je…

          1. Clavier qwertz ❓
            🙂

            1. Oui. enfin presque j’alterne entre un azerty et un qwertz. C’est pas toujours évident d’éviter les fautes de frappe…

  15. Je pense que l’expérience américaine permet aussi de démonter un autre faux argument pour la légalisation. Celui qui voudrait que les dealers, fort de leurs connaissances et de leurs réseaux, deviennent d’honnêtes commerçants.

    C’est avoir une grave incompréhension d’où vient la valeur ajouté des dealers dans la distribution de stupéfiants. Elle ne réside en aucun cas dans leur capacité à délivrer un produit de qualité et à conseiller le client. Non, leur vrai compétence c’est leur capacité à prendre en main la nature illégale du marché. C’est comment se faire une place par la force, comment maltraiter ceux qui ne paient pas, comment éviter la police… Tout ça n’a absolument aucun intérêt dans un marché libre.

    Cet article de vice est intéressant (malgré un torrent de niaiseries progressistes):

    http://motherboard.vice.com/read/marijuana-men

  16. Reste la question de savoir pourquoi les pays qui ont testé suffisamment longtemps la légalisation font plutôt marche arrière aujourd’hui (cf Pays-Bas et Espagne qui durcissent leur législation) : le bilan serait-il moins rose qu’annoncé ?

    Remarque au passage : cette proposition est faite par un socialiste au lendemain de celle d’un autre socialiste de donner 250€ par mois aux diplômés ne trouvant pas de travail… À l’éternelle question existentielle du jeune : « T’as pas un 100 balles et un Mars ? », Valls et Le Guen apportent enfin une réponse définitive : « Tiens, v’la 200 € et un joint. »

    1. Machine arrière aux Pays bas? Oui dans le sud du pays où ils ont écopé du narco tourisme franco belge. A Dam, ça ne recule pas croyez moi… En Espagne la législation se durcit? Rajoy essaye mais les gouvernements locaux comme celui de la Navarre vont dans l’autre sens… Aux USA, pays d’origine de la prohibition et de la « guerre contre la drogue » plusieurs Etats ont légalisé et sont allés plus loins qu’aucun pays d’Europe dans cette direction. CF le Colorado ou l’Etat Washington ou encore l’Oregon. Votre affirmation de durcissement des lois est juste faux. Ceci dit on est habitué aux contre vérités des prohibitionnistes.

      Vos sarcasmes du second paragraphe sont juste navrants.

      1. Votre « on » désigne qui exactement? J’ai simplement constaté les ravages du cannabis, c’est pourquoi je me permets d’en parler! Vous semblez insinuer que vos prises de « plein de cannabis » n’ont aucun effet sur vous. Tant mieux pour vous, mais ce n’est pas une raison pour le mettre en rayon dans les supermarchés.

        1. Vous avez constaté les ravages du cannabis? En êtes vous bien sûre? Vous avez vu des personnes ravagées qui prenanient du cannabis et vous avez attribué un lien de causalité en constatant une concomitance, mais votre « constat » n’est pas une preuve. Au mieux c’est une indication, un avis subjectif qu’on peut prendre en compte. Vous vous permettez d’en parler, ce n’est pas ce que je vous reproche. Moi je me permets de parler du fait que votre propos est hautement questionnable et que votre argumentation semble trop succincte et subjective pour justifier d’envoyer des gens en prisons.

          Si j’ai semblé insinuer que ça n’a eu aucun effet sur moi je me suis mal exprimé. Ca a eu plein d’effet, sinon je ne me serai pas échiné à acheter une drogue aussi onéreuse. Bien sûr que ça a eu de gros effets sur moi. Des effets grisants et des effets délétères par moments. Et alors? Vous me dites que ce n’est pas une raison pour en mettre dans les rayons des super marchés… Effectivement je préférerai des magasins dédiés où on contrôle l’accès pour mieux l’interdire aux mineurs. Par contre il semble que vous ne vous insurgiez que moyennement de la présence de d’alcool dans les rayons de super marchés.

          De surcroit si mon propos ne ne donne effectivement pas de bonne raison de mettre de la drogue dans le rayons des super marchés vous semblez insinuer que votre propos est une raison suffisante pour mettre des gens en prison. Il me semble que la gravité de VOTRE propos devrait impliquer un sérieux bien plus élevé que mon affirmation. Mettons les choses en perspective: je défend le fait de fiche la paix aux gens vous défendez le fait de les ruiner et de les jeter en prison. Je pense qu’on peut légitimement exiger un peu plus de sérieux que l’argumentation que vous présentez pour justifier l’emploi de la violence d’Etat.

      2. Pourquoi tant de haine : une petite taff pour vous détendre ? … Je ne suis par particulièrement « prohibitionniste », je me pose juste des questions. Au Pays-Bas, la législation s’est énormément durcie particulièrement à Dam, où les quartiers dans lesquels la vente libre est autorisée ont été réduits à un tout petit périmètre. Ailleurs, il faut désormais une carte de consommateur délivrée par les autorités pour en acheter. Et en Espagne aussi quoi que vous en disiez (loi de 2015). Mes affirmations n’ont donc rien de faux. Aux USA, l’expérience est encore un peu récente…

        Quand à mes sarcasmes, je les trouve bien moins navrants que votre ton méprisant et agressif.

      3. « Aux USA, pays d’origine de la prohibition et de la « guerre contre la drogue » plusieurs Etats ont légalisé et sont allés plus loins qu’aucun pays d’Europe dans cette direction. »

        C’est le pragmatisme US. Ils ont été le plus loin qu’il est démocratiquement possible de le faire dans un sens, ça ne marche pas, ils tentent logiquement quelque-chose de nouveau.

  17. Je suis contre toutes les addictions, tabac, alcool, médicaments, etc… Vivre avec un dépendant d’une subtance

    1. C’est génial que personne ne vous oblige à en prendre du coup…

      1. Très bon !!

  18. Aurélien Véron, vous n’êtes pas le porte-parole de l’opinion publiques et vos arguments en faveur de la dépénalisation du cannabis sont éculés (Al Capone et les mafias, etc). Le cannabis ferait rentrer de l’argent dans les caisses de l’état. C’est cela votre argument? Au détriment de qui? Des consommateurs. Le cannabis peut offrir des bénéfices sur le plan médical à condition que son usage soit surveillé. Sinon, son usage répétitif et, comme l’alcool, immodéré, est gravissime. De plus, l’accoutumance à ce produit fait qu’il devient de moins en moins efficace et entraîne à consommer des drogues plus dures. Je sais que je ne vous ai pas convaicu mais je sais que j’ai raison.

    1. En quoi vos affirmations, qu’elle soient justes ou fausses, justifient elles qu’on metten en prison des gens qui font le commerce ou l’usage de cette substance? C’est ça que je ne comprends pas. En quoi le fait que ce produit aient des effets néfastes justifie il le fait de rajouter du malheur à ceux qui font le le choix d’en prendre quand même? Pourquoi voulez vous menacer de prison et de violence policière ceux qui font ce choix? Quel bien pensez vous retrier de cette violence supplémentaire?

      1. Où avez-vous lu que je voulais mettre les gens en prison? Je pense que les soigner est plus urgent!

        1. Ah ? Militez-vous pour la suppression des peines de prisons pour les consommateurs de drogue ?

        2. Prohibition= prison. Si vous soutenez la prohibition vous voulez mettre soit les consommateurs soit les dealers en prison, soit les deux. Le nier c’est vous déjuger vous même.
          J’imagine que vous faites partie des naïfs qui veulent soigner les gentils drogués et embastiller les méchants vendeurs de drogue? Si c’est le cas, votre naïveté est encore pire que ce que je croyais. Votre mesure revient à une espèce de dépénalisation: Créer une demande légale (pas de prison pour les consommateurs donc consommation légale) pour une offre illégale… Marie, les trafiquants vous adorent. Ils ne peuvent pas rêver meilleur avocat que vous.

    2. « De plus, l’accoutumance à ce produit fait qu’il devient de moins en moins efficace et entraîne à consommer des drogues plus dures. »

      Je ne comprends pas (plus?) cette croyance que la Loi détermine la vitesse à laquelle on tombe dans un vice.

      Autoriser le produit ne va pas le banaliser au niveau de la cigarette, on ne sirote pas une liqueur à 50% comme une bière à moins de 5%, alors pourquoi « les machins qui se fument » devrait-ils être au même niveau, alors que ce n’est pas le cas pour « les machins que l’on boit » ?

      En tout cas, si vous pensez qu’autoriser le produit va encourager sa consommation, vous pouvez constater que l’interdire ne l’a pas découragé et même, le facilite. Je vous invite à lire le commentaire de Mitch de 13 h 29.

      1. J’ai lu tous les commentaires de MItch. A croire qu’il fait partie d’un lobby faisant pression pour la légalisation du cannabis.Je ne milite dans rien. Je pense simplement que les trafiquants de drogue doivent être arrêtés, pas les consommateurs.

        1. « J’ai lu tous les commentaires de MItch. A croire qu’il fait partie d’un lobby faisant pression pour la légalisation du cannabis. »

          Ou Mitch, pour une raison ou pour une autre, tient beaucoup à ce sujet car c’est important pour lui et qu’il y a longuement réfléchit ?

          1. @Un_lecteur: Effectivement c’est aussi simple que ça.
            @Marie, votre position politique sur le sujet on l’a bien comprise: Les consommateurs sont tous des pauvre hères insipides malades et incapables de se prendre en charge, même si certains ont des vies épanouies gagnent très bien leur vie et ne font jamais de mal à personne, et les dealers sont tous des immondes salauds qui devraient être contents de ne pas être torturés à mort et crucifiés mais de voir seulement leur vie foutue en l’air parce qu’ils ont fourni une substance à des gens qui voulaient l’acheter.

            On comprend très bien ce que vous pensez. C’est pas un problème de saisir la finesse de vos propos de bistrot digne du plus caricatural des « yaka ». C’est tellement binaire est simpliste qu’on dirait du Ségolène Royal (pardon pour l’injure mais c’est vraiment ce que je pense, j’espère que cette insulte violente ne me vaudra pas les foudres de modération).

            Ce qui est plus dur c’est d’arriver à expliquer pourquoi quelqu’un qui méprise les consommateurs et les dealers veut absolument payer des impôts pour s’occuper de leur cas. Perso moi, j’aime pas les gens qui vont en boite de nuit, qui gueulent dans les stades de foot et qui font du tuning. Je trouve que ça les rend stupides dangereux et décadents. Du coup je me contente de pas leur adresser la parole, de ne pas travailler avec eux dans la mesure du possible, et de les ignorer. Ca marche vachement bien. Alors effectivement des fois je dois supporter leur envahissante présence de moutons qui perdent un point de QI par membre supplémentaire dans le troupeau pendant la coupe du monde, mais que voulez vous: ils ont bien le droit de vivre…

            Je trouve ma position vis à vis de ceux que je n’aime pas infiniment plus pacifique et apaisante que votre comportement va t’en guerre de maman en colère.

            Se prononcer en faveur de la prison pour punir une transaction commerciale entre personnes consentantes? Pourquoi s’insurger contre? Il ne s’agit que de persécuter des gens qui font des choix de vie différents après tout… Rien que de très banal dans l’histoire du monde.
            Oui c’est sûr: Pour s’opposer à votre avis il faut surement faire partie d’un lobby organisé qui cherche à se faire de l’argent en jouissant du malheur infligé aux jeunes par pur sadisme. Vous voulez simplement faire perdurer une saine persécution arbitraire de citoyens qui n’ont nuit à personne d’autre que ceux qui sont venus leur demander de leur fournir un produit végétal. C’est de l’humanisme immaculé que vous proposez. On devrait vous canoniser en fait. Alors que moi qui refuse d’incarcérer des gens sans avoir constaté de violence, il faudrait probablement me faire comparaître en assises.

            j’en reviens pas de ces gens qui font passer leur violence pour du bon sens…

  19. Pour que ce soit clair pour tout le monde : la situation dans laquelle n’importe quel enfant de 12 ans peut trouver du cannabis au coin de la rue, c’est la situation actuelle. ACTUELLE ! Ça choque sans doute les plus de 40 ans, mais c’est factuel.
    Alors supprimons d’un coups la criminalité liée au cannabis et le rendant legal.

    1. Pourra t-on en mettre dans les biberons des maternités ?

      1. Et dans les langes du bébé au parloir des prisons ? Oh, wait !

        1. Chacun son petit … truc odorant …

          1. Pour un truc qu’on appelle du « shit » c’est pas un endroit si inapproprié que ça… :-p

            1. Cela donne un petit gout local inimitable, un millésime 🙂

  20. La dépénalisation du cannabis s’observe dans de plus en plus de pays à travers le monde, mais l’idée d’un débat sur ce sujet en France reste tabou. Retour sur le cas uruguayen de la dépénalisation de cette drogue, sur le blog Trop Libre de la Fondation pour l’innovation politique ( http://www.trop-libre.fr/?p=9496 )

    1. Les Uruguayens ont légalisé me semble t’il. La dépénalisation est aussi stupide que la prohibition. La seule bonne solution est la légalisation.

      1. C’est pas l’Uruguay qui a mit en place un système de flicage absurde avec registre des consommateurs et magasins d’état ? Quelque-chose me dit qu’il vaut mieux pas prendre ça en exemple…

        1. voila ce qu’on peut trouver sur la législation du cannabis en Uruguay:

          « La loi propose trois moyens de se procurer légalement du cannabis : la culture à domicile, sous réserve qu’elle se limite à une production modérée pour une consommation personnelle. L’appartenance à un club, qui peut fédérer jusqu’à 45 membres, cultiver 99 plants et distribuer 40 grammes par mois à ses associés. Et enfin, la vente en pharmacie de cannabis produit sous strict contrôle de l’État par des sociétés privées, à 90 centimes d’euro le gramme. Une manière d’en contrôler la qualité. »
          Effectivement c’est assez contrôlé, mais ça ressemble à s’y méprendre au régime sur lequel est traité le tabac depuis des décennies en France C’est chiant mais pas despotique non plus. C’est pas la légalisation que je préfère, moin de là, mais ça a au moins le mérite d’enlever la case prison de l’équation. Si on promulguait de telles lois en France on s’économiserait déjà pas mal de peines. Dommage de remplacer les dealers par une bureaucratie bedonnante, mais c’est quand même mieux que les cartels de la drogue.

          1. +100000000000

  21. Ce sujet me donne une idée créatrice d’emplois. Dans le cadre de la formation en alternance, il doit être possible d’organiser des séminaires dans le nord est marocain pour se perfectionner à la culture de l’herbe et la production de résine, celle-ci devant en toute logique être dépénalisée rapidement à la suite de l’herbe. Première démarche, il faut créer une association qui sera subventionnée compte tenu de son utilité publique et qui sera financée par les fonds destinés à la formation ou à l’apprentissage. J’en serai le président et nommerai à des postes juteux tous mes proches et amis (flûte, avec de telles pensées, ne serai-je pas en train de devenir un futur politicien).
    Dans un tout autre registre plus sérieux maintenant, l’exercice d’une liberté entraîne couramment des risques pour soi et c’est plus grave, pour les autres. Il est certain que les effets du THC dégradent l’aptitude à conduire une automobile, voire à pratiquer toute activité mettant en jeu sa sécurité ou celle des autres, et cela pour une durée qui peut aller jusqu’à 48 heures. Cela entraîne une augmentation de la probabilité d’accident, dont les dommages si cela est possible doivent logiquement être réparés, mais par qui ? Si l’on se réfère à ce qui existe, ce risque comme beaucoup d’autres doit être pris en charge par la Sécurité Sociale tout comme pour les nanars qui vont se casser des abatis sur les pistes de ski. Tous les Français ont l’obligation d’être solidaires même avec les gens qui s’auto mutilent. A moins que tout individu pratiquant « en toute liberté » une activité récréative ou festive à risques doive à sa charge s’assurer pour faire face aux frais causés ou subis en cas de sinistre. Cela doit exister pour de nombreux sports, alors pourquoi pas pour la picole ou bien la fumette, avec licence auprès de la fédération représentative. Il resterait aux compagnies d’assurance à ajuster le montant de leurs primes en fonction du dosage de l’intoxiqué.
    Tiens, c’est drôle: liberté=risque=couverture=contrainte
    De tout cela je retire une conviction, il faut que j’accélère mes démarches pour obtenir une deuxième nationalité et me barrer de ce pays en décomposition.

    1. « Il est certain que les effets du THC dégradent l’aptitude à conduire une automobile, voire à pratiquer toute activité mettant en jeu sa sécurité ou celle des autres, et cela pour une durée qui peut aller jusqu’à 48 heures »

      Ca se discute, mais admettons…

      « Cela entraîne une augmentation de la probabilité d’accident, dont les dommages si cela est possible doivent logiquement être réparés, mais par qui ? »

      Par ceux qui les ont causés qu’ils soient défoncés ou pas. Sur ce point j’aurai tendance à être d’accord avec Pittacos de Mytilène: La consommation de stupéfiant est une circonstance aggravante.

      « Si l’on se réfère à ce qui existe, ce risque comme beaucoup d’autres doit être pris en charge par la Sécurité Sociale tout comme pour les nanars qui vont se casser des abatis sur les pistes de ski. »

      Moi j’ai une assurance spéciale pour le ski, la sécu ne couvre pas grand chose des accidents de ski. Pareil quand je fais du parapente (une autre manière de planer). D’ailleurs pour les accidents en voiture si c’est un tox qui vous rentre dedans c’est son assurance qui paye, et s’il se met au tas il n’a pas droit à plus que s’il se faisait renverser par une voiture en étant bourré. Donc je vois pas où est la différence.

      « Tous les Français ont l’obligation d’être solidaires même avec les gens qui s’auto mutilent. A moins que tout individu pratiquant « en toute liberté » une activité récréative ou festive à risques doive à sa charge s’assurer pour faire face aux frais causés ou subis en cas de sinistre. Cela doit exister pour de nombreux sports, alors pourquoi pas pour la picole ou bien la fumette, avec licence auprès de la fédération représentative. Il resterait aux compagnies d’assurance à ajuster le montant de leurs primes en fonction du dosage de l’intoxiqué. »

      Le mieux serait que la peine encourrue pour les toxs soit d’être exclu de la sécu. Ca mettrait rapidement fin au monopole de la sécu et ça nous débarasserait de la prohibition en même temps. La liberté responsable est salvatrice à tout point de vue.

      « Tiens, c’est drôle: liberté=risque=couverture=contrainte
      De tout cela je retire une conviction, il faut que j’accélère mes démarches pour obtenir une deuxième nationalité et me barrer de ce pays en décomposition. »

      Excellente conclusion, effectivement la liberté représente aussi des contraintes. La liberté c’est aussi des choix et tout choix est une renoncement.

      Et effectivement il faut se barrer de ce pays avant le grand naufrage. Bonne chance pour vous.

      Tip: On n’est pas mal au Grand Duché…

  22. J’ai perdu 2 amis à cause du cannabis, tous deux ont commencé avant 18 ans, un petit joint par çi, un autre par là, jamais beaucoup, au départ juste pour frimer. Les années passant les doses ont augmentés et la dépendance est devenue insoutenable. Le premier est maintenant un légume dans un HP, le second est en prison pour meurtre après avoir volé pour subvenir à ses besoins.
    Oui, vous avez raison, c’est totalement inoffensif .

    1. J’ai perdu 2 amis à cause de la voiture. Il faut donc interdire la voiture.
      J’ai perdu 2 amis à cause du parapente. Il faut donc interdire le parapente.

      PS: permettez-moi en plus de sérieusement douter de la véracité de vos propos… Le cas du mec qui « commet un meurtre après avoir volé pour subvenir à ses besoins » (de cannabis), c’est assez lolesque. Moi je connais un mec qui sodimise des chatons morts après les avoir torturés et brûler. Le tout à cause du cannabis bien sûr.

    2. Vos amis sont morts parce qu’ils étaient stupides, insipides et faibles.

      Moi j’en ai fumé des grosses doses pendant plus de 10 ans, je suis cadre international j’ai bac +5 et j’ai une carrire tout à fait décente en plus d’avoir une vie stable et épanouissante. je n’ai pas à rougir de ma face à de nombreux non fumeurs. Ceci dit j’ai arrêté il y a quelques années. C’était plus mon truc.

      Vos potes seraient tombés dans l’alcool s’ils n’avaient pas eu de cannabis, dans l’addiction à la prostitution ou auraient sniffé de la colle s’ils avaient pu. C’est peut etre parce qu’ils ont eu un entourrage ayant le culture de l’excuse « c’est pas ta faute, c’est à cause des joints » qu’ils se sont enterrés dans eur toxicomanie sans jamais relever la tête. Peut être que vous êtes bien plus responsable de la mort de vos potes que le dealer du coin. moi j’en sais rien… Mais dire que l’existence d’une plante est la raison de leur mort c’est tout bonnement stupide. Et puis je tiens à vous rappeler que persone ne leur a mis le pétard ans la bouche de force.

      Enfin seriez vous en train de dire que les gens qui assassinent sous l’influence du cannabis sont devraient être innocentés parce que non responsables de leurs actes? Si c’est le cas, je crois que vous êtes dangereux en plus d’être illogique.

  23. Mitch,

    La position libérale par rapport aux drogues est très hypocrite et refuse de se poser certaines questions dérangeantes.
    Lorsque l’on est sous l’emprise d’une drogue (alcool compris) a-t-on encore son libre arbitre ? Est-on capable d’agir et de penser de façon logique et raisonnée ?
    Pour moi la réponse est non (même si l’on doit être capable de hiérarchiser le niveau de nuisance des différentes drogues, ça me fait marrer les personnes qui – lorsqu’on leur parle d’héroïne – nous sortent que le café est une drogue aussi hein…).
    Pouvez-vous répondre à cette question : une personne sous l’emprise d’une drogue est-elle maitre de son libre arbitre ?
    Les libéraux très pragmatiques et respectueux de la connaissance scientifique devraient savoir que la drogue modifie et altère les perceptions normales d’un individu. Celui-ci n’est donc pas dans un état de conscience normale. De fait c’est le but même de la drogue : échapper à une certaine sorte de réalité, s’abandonner en modifiant chimiquement notre fonctionnement normal.
    Idem pour le comportement de manque.

    1. « Lorsque l’on est sous l’emprise d’une drogue (alcool compris) a-t-on encore son libre arbitre ? »

      Oui on a encore son libre arbitre. Un composé chimique ne transforme pas les gens en zombies dénués de toute raison. Vous êtes dans la culture de l’excuse la plus totale. Si on a pas notre libre arbitre, pourquoi condamner les gens qui commettent des violences après avoir bu de l’alcool ?

    2. On parle de prohibition et donc de DROIT. je vais donc partir de ‘hypothèse que vous voulez donc justifier la prohibition de toutes les drogues alcool compris

      Etes vous en train de me dire que lo’n a inventé l’appareil à mesurer le degré de responsabilité? De conscience? Si oui: sources…
      Ca altère la conscience effectivement. La faim la soif la fatigue et le désir sexuel provoquent aussi des altérations de conscience. Pourquoi vous limiter aux psychotropes?
      Mais bon admettons, que ça réduise effectivement le degré de responsabilité: Alors que chacun se débrouille et n’en prenne pas au mauvais moment. Les gens sont responsables d’eux même TOUT LE TEMPS. Un mec qui s’endort en voiture est responsable de s’être endormi en voiture et s’il n’était pas conscient au moment des faits c’est de sa faute.

      Par contre quand je suis dans ma chaise longue dans mon jardin en train de glander comme un bien heureux. En quoi ca VOUS concerne que je sois responsable de mes actes? Je ne fais RIEN.

      Mon libre arbitre par définition ne regarde que moi. Si je l’altère, si je lanihile, si je refuse de l’utiliser en me mettant à suivre bêtement un gourou, ça ME regarde. Les actes restent les actes, et j’en suis responsable, bourré, défoncé, fatigué excité affammé… On pourra nuancer ça pour les somnambules…

      Donc une fois de plus, je roue que ce n’est pas un bon argument pour la prohibition:

      Il est impossible d’établir une limite claire de responsabilité/irresponsabilité qui soit valable pour tous les contextes (par opposition à la conduite qui est justement un contexte précis).
      Ca impliquerait d’interdire l’alcool et le café aussi et aucun gouvernement ne le fera jamais donc l’argument ne sera JAMAIS pris dans sa complète cohérence. Comme je ne pense pas que vous soyez en faveur de la prohibition du café, je pense très sérieusement que vous ne croyez pas à votre propre argument mais que vous essayez maladroitement de nous faire renoncer à une cause légitime pour des arguments fallacieux. J’espère me tromper.

  24. à un lecteur

    « Un composé chimique ne transforme pas les gens en zombies dénués de toute raison. »

    Faux. L’humain fonctionne comme une machine, certes complexe mais une machine quand même, toute l’histoire de la médecine et de la science le montre. Et un composé chimique externe à ce fonctionnement peut tout à fait transformer et modifier le fonctionnement normal de celui qui l’ingère.
    Ce fonctionnement sera perturbé le temps que la chimie fasse son effet. Une fois l’effet dissipé, la machine retournera à la normale, preuve qu’il y a bien eu perturbation anormale.
    Les drogues sont de puissants perturbateurs chimiques (à forte doses ce sont des poisons mortels) qui peuvent modifier : la motricité d’un individu, la cognition, la vue, l’odorat, l’ouïe, la parole… bref tout fonctionnement neuronal normal initial de l’individu, il en va de la raison et de la logique. De fait il me semble que le libre arbitre de celui qui est sous l’effet de cette perturbation chimique s’en trouve fortement altéré.

    1. Il se trouve que je connais deux trois trucs sur la façon dont les psychotropes altèrent l’activité synaptique oui… Mais vous ne comprenez clairement pas de quoi vous parlez. Les perceptions sensorielles, la conscience, l’humeur et tout un tas de fonctions métaboliques sont perturbés, mais la personne reste la même, elle ne change pas de personnalité, elle a encore sont libre arbitre. La seule exception à cette règle est la consommation extrême de certaines drogues hallucinogènes, ce qui représente une infime partie de la consommation de drogues. Et comme Mitch le dit, c’est au consommateur d’apprendre à se contrôler, il n’y a rien de plus insupportable que les gens qui ne connaissent pas leurs limites, ce qui est évidemment aussi valable pour l’alcool.

  25. Mitch,

    Je ne suis pas pour interdire, si vous souhaitez vous shooter tranquillement chez vous, vous faites ce qui vous plait.
    Justement je parle de droit et de la responsabilité de celui qui est sous l’emprise de drogue. Je trouve que sur cette problématique, la position libérale évacue le problème trop facilement, car il est prouvé scientifiquement que l’ingérence de drogue altère le libre arbitre normal d’un individu.
    Je pense donc qu’en logique de DROIT la question de la déresponsabilisation d’un acte effectué à un moment t sous l’emprise de drogue peut donc être plaider tout à fait logiquement, et que cela va dans le sens du droit et de la logique libérale.

    1. « il est prouvé scientifiquement que l’ingérence de drogue altère le libre arbitre normal d’un individu. »

      Source ?

    2.  » Justement je parle de droit et de la responsabilité de celui qui est sous l’emprise de drogue. Je trouve que sur cette problématique, la position libérale évacue le problème trop facilement, car il est prouvé scientifiquement que l’ingérence de drogue altère le libre arbitre normal d’un individu.  »

      Quand un individu normal sait pertinemment qu’en consommant abusivement de l’alcool ou de la drogues il perd ses facultés en devant agressif ou qui ne se souvient pas le lendemain de sa cuite après avoir fait des conneries il censé être responsable de ses actes car avant de consommer quoi que ce soit en drogue ou alcool son libre arbitre n’est pas altéré.

      D.J

  26. A un lecteur,

    « La seule exception à cette règle est la consommation extrême de certaines drogues hallucinogènes, ce qui représente une infime partie de la consommation de drogues. »

    Donc vous n’êtes pas dans la position libérale. vous hierarchisez les drogues entre elles. certaines peuvent être acceptées d’autres non.

    1. Pour ma part la réponse est évidente et correspond à celle expliquée par Pittacos de Mitylène au VIIeme siècle avant Jesus Chirst (elle est vachement innovante votre « objection »):

      A moins que ces substances n’aient été administrées de force ou par la tromperie, chacun est responsable de ses actes (sauf somnambulisme). Si un préjudice est constaté, il doit être puni. Si un préjudice est constaté alors que le fautif est sous l’emprise de stupéfiants (légaux ou pas), cela constitue une circonstance aggravante et doit mener à une peine plus sévère encore. prendre ces substances est un risque que la personne qui décide de le prendre doit assumer. Donc, circonstance aggravante. Pour Pittacos c’était peine double. Ca se défend assez bien… Ca c’est un encouragement à la modération ET à se tenir même quand on est bourré/stone etc…

      Ais-je répondu à votre question?

    2. « Donc vous n’êtes pas dans la position libérale. vous hierarchisez les drogues entre elles. certaines peuvent être acceptées d’autres non. »

      Je suis dans la position libérale, je suis pour un marché libre de la drogue quelle qu’elle soit. Il est toutefois évident que les drogues doivent être hiérarchisés, mais ce n’est pas un débat politique, c’est ça que vous ne parvenez pas à comprendre. C’est aux individus de faire leur propre hiérarchie de ce qui est dangereux ou pas.

      1.  » C’est aux individus de faire leur propre hiérarchie de ce qui est dangereux ou pas.  »

        Comme de savoir ce qui est le plus dangereux pour sa santé entre un rail de coke une fois par semaine ou de siffler une bouteille de vodka chaque week end ou entre sniffer de la coke chaque jour ou de boire juste un verre de vodka chaque week end. Un individu rationnel est capable de savoir ce qui est le plus mauvais pour lui en faisant ces choix.

        D.J

  27. Ma conjointe souffre d’hypertension et prennait deux médicaments par jour. Médicament qui n’abaissait pas sa tension (à quoi payer alors?). Depuis qu’elle consomme de l’huile de cannabis deux fois par jour, sa tension est revenu presque normale. Assez arrêter de prendre un des deux médicaments. Si tout va bien, elle pense arrêter l’autre médicament.

    Ça, les hypocrites anti-cannabis refusent de le voir. Du cannabis qui soigne? Scandale.

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