Aymeric Caron et le marxisme animalier

Publié Par h16, le dans Édito

Alors que certains somnambules s’encroûtent bêtement, au milieu de la place de la République, à Dormir Debout pour réclamer un monde nouveau à base de marxisme ancien, d’autres ont découvert le marxisme nouveau du XXIème siècle. Et pour Aymeric Caron, il s’agit évidemment de la protection animale.

Aymeric Caron, pour ceux qui auraient l’excellente idée de l’ignorer, est ce chroniqueur du Camp du Bien qui jusqu’à récemment s’illustrait dans l’émission de Laurent Ruquier par une agressivité que les cuistres n’hésitent jamais à déployer. Depuis, il n’hésite pas à utiliser sa renommée essentiellement cathodique pour pousser son dernier « essai ». Ici, le terme d’essai est tout à fait adapté concernant la production de notre herbivore, d’autant que c’est un mot facilement associé à l’idée d’échec.

Et c’est bien d’échec qu’il s’agit ici puisque notre écrivaillon s’est décidé à nous narrer sa vision du monde. Or, cette dernière s’appuie sur le marxisme et l’écologie, comme un cancéreux en phase terminale sur une canne en carton humide, car pour notre homme, aucun doute n’est possible : la société actuelle, pourtant baignée d’un écologisme éreintant de niaiserie et de stupidité coûteuse, ne va pas assez loin dans sa démarche.

Cela permet d’ailleurs à Caron de se payer Nicolas Hulot, l’hélicomane shampoïnophile, qu’il trouve bien trop mou dans ses démarches, et de réclamer dans la foulée qu’on s’attaque sérieusement à l’écologie profonde, forcément de gauche selon notre chroniqueur télévisuel, seule écologie qui pourra combattre l’affreux système ultra-libéral dominant et ultra-productiviste qui exploite l’homme, l’animal et l’autorise même, avec un cynisme qu’Aymeric n’évoque même pas (la pudeur, sans doute), à écrire ses amusants pamphlets, de les imprimer sur du papier (recyclé) en un nombre assez consternant d’exemplaires et même d’en vendre quelques uns à des salauds de consommateurs pas assez conscientisés, et surtout franchement vivants donc a priori polluants.

gloubiboulga : on mélange tout, on s'amuse, on rigole

Mais en définitive, le vrai combat d’Aymeric, c’est celui de l’antispécisme, c’est-à-dire le refus vigoureux, courageux et surtout très buzzable de l’introduction d’une différence de traitement entre les espèces, cette exploitation de l’animal par l’homme. Car Aymeric l’a bien compris : il faut à tout prix combattre le spécisme, cette idéologie qui soutient sottement qu’il existerait une hiérarchie entre les espèces vivantes et que l’espèce humaine se situerait au sommet de cette hiérarchie de manière «naturelle».

Ici, mes lecteurs attentifs et habituels hausseront un sourcil (on dira que le sourcilomètre atteint facilement 1.0). Et lorsqu’en guise de conclusion, notre brave Aymeric, le bourrichon tout remonté d’être en pleine campagne de placement produit pour son pensum, nous expliquera sans rire qu’un ver de terre, comme un cheval ou un toucan, doit tout de même en posséder quelques droits, là, sans doute possible, ces mêmes lecteurs hausseront le deuxième, bien haut (le sourcilomètre atteignant alors au moins 2.0).

gifa confused - wtf - what

L’action ayant eu lieu un peu vite, je vous propose de la repasser au ralenti.

D’une part, Caron le Penseur nous assène qu’il existerait donc une idéologie spéciste. C’est là qu’intervient le premier passage du sourcilomètre en zone positive, puisqu’en réalité, cette affirmation n’est guère étayée. De manière naturelle, tout prouve que l’homme n’est pas du tout en haut de la hiérarchie ; omnivore efficace et intelligent, disons qu’il se débrouille et que ses aptitudes intellectuelles et sociales lui ont permis d’éviter de disparaître quelque part dans la grande histoire du monde entre -2.000.000 BC et maintenant, mais il s’en est très certainement fallu de peu, à plusieurs reprises. Du reste, jetez le brave Aymeric en pleine jungle, et la Nature lui rappellera assez vite, comme le savent les zoologues et autre écologues (des scientifiques, des vrais, ceux-là), que l’Homme n’est pas du tout en haut de la hiérarchie animale, pour la simple raison qu’il n’existe pas de hiérarchie.

D’autre part, dévalant sa pente glissante comme un adolescent sur sa planche de skate pour tenter un 900 dont on sait qu’il va très mal se terminer, Caron le Jeune nous explique ensuite qu’un ver devrait posséder quelques droits et c’est donc là que le sourcilomètre pète facilement le 2.0. Il faut dire qu’il y a, pour tout être doué de raison (non, les vers de terre n’en font pas partie) quelques difficultés conceptuelles que le petit Aymeric semble vouloir balayer rapidement d’un geste auguste de semeur de trouble : oui, bien sûr, il va être compliqué de déterminer quel animal a quels droits, mais bah, tout ceci est accessoire, nos amis scientifiques sauront répondre à la question.

Dommage. Parce que finalement la question n’est pas une question scientifique, mais une question philosophique de droit. Si des droits sont donnés aux animaux, des devoirs, penchants logiques et philosophiquement face opposée d’une même pièce conceptuelle, doivent y être attachés. Quels devoirs pourra-t-on attacher à un animal, en plus d’être éventuellement goûtu ?

life : nature's way to keep meat fresh

Et si, comme le réclame Aymeric en fermant ses petits poings et ses petits yeux d’enfant qu’on dira aimablement poète, le ver a le droit de ne pas souffrir, quelle sanction devra-t-on infliger à la taupe qui lui aura croqué la moitié du corps au petit-déjeuner ? Mmhm, vraiment, les réflexions de Caron semblent ficelées avec la même cordelette que celle des saucissons industriels de piètre fabrication.

Oui, vous l’aurez compris : un droit pour un animal est avant tout un devoir pour un humain, du reste seul animal à se construire un arsenal juridique. L’amusante geste d’Aymeric est, encore une fois, une nouvelle batterie de contraintes que l’Homme s’imposera … à lui-même, le reste du règne animal n’ayant absolument rien à carrer de ses lubies.

Et puis, notre gentil mâchouilleur de verdure, en faisant appel aux scientifiques en lieu et place de vrais penseurs du droit, commet une bien lourde erreur. Que penser, en effet, des travaux scientifiques qui montrent assez clairement que les plantes, celles-là même que broute affectueusement Caron, ressentent la peur et la souffrance lorsqu’elles se font manger ? Si notre essayiste venait à l’apprendre, gageons que sa salade lui donnerait un autre goût.

Cependant, bien qu’on puisse assez facilement taxer d’âneries les saillies de Caron, il serait trop rapide d’arrêter là : notre animal n’est pas dénué de finesse dans son appréciation de l’air du temps et le timing avec lequel il présente ses billevesées est bien choisi : on apprend en effet qu’à la suite des vidéos abominables réalisées dans certains abattoirs (tous publics – un hasard, sans doute), le gouvernement veut créer un délit de maltraitance à animaux .

Soyons bon joueur : si les gesticulations comiques d’Aymeric parviennent au moins à faire disparaître ces pratiques scandaleuses, ce sera toujours ça de pris. La lucidité impose cependant de rappeler que le résultat dépendra en grande partie de la bonne volonté publique et des moyens que l’État consentira à déployer en face de ses belles intentions ; or, force est de constater que, jusqu’à présent, cette bonne volonté et ces moyens ont régulièrement fait défaut pour la justice entre humains. Et avec lucidité, comment croire que les tribunaux, engorgés de criminels sans victimes, de victimes sans crimes, vont avoir le temps et les moyens pour traiter ces nouveaux droits et ce nouveau délit ?

Plus à propos encore, l’Homme ne mérite-t-il pas qu’on s’occupe d’abord de ses droits, d’autant plus qu’il les réclame sans ambiguïté, et qu’il est possible de lui faire respecter les devoirs qui s’y attachent ?

Dans ce cadre, les gaudrioles de Caron montrent surtout qu’à mesure qu’on ne s’occupe plus correctement des droits fondamentaux des humains, on détourne l’attention avec d’hypothétiques droits animaux. L’échec de notre Justice à gérer le bien-être animal montre surtout son immense faillite à gérer celui des humains.

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Sur le web

  1. Jubilatoire,
    J’ai écouté quelques minutes cet abruti sur une radio Belge (si, si Caron est même connu là bas): manger de la viande pour le plaisir s’apparente à un crime abominable selon ce penseur adversaire acharné des barquettes Findus.
    Toujours plus fort, il accepte que nous buvions le lait de vache à partir du moment où les veaux des génisses ne sont pas consommés…
    En tant que médecin, j’ai eu la chance de vivre en pleine forêt amazonienne chez les indiens Wayampi (frontière Guyane-Brésil). Chasseurs-pêcheurs et un peu agriculteurs, les lubies de ce zonard de 3° zone les auraient fait mourir de rire!

  2. quand la fourmi écrasera l’homme, alors oui nous auront un intéret urgent a militer pour l’antispécisme; et elle pourra toujours prétendre qu' »elle a pas fait exprès »
    .

  3. Bravo pour ce billet. J’avais réagi récemment auprès de France Mutuelle à propos d’un titre de leur dernier magazine: « droit des animaux, liberté, égalité, animalité ». Véridique… Pour rappel, cette mutuelle est censée se préoccuper de la santé humaine…
    Ce « slogan » qui veut rappeler les droits de l’homme, et qui rejoint le discours des « adorateurs de la planète » qui considèrent l’homme comme un animal quelconque, voire malfaisant.
    Une fois de plus, les mots sont vidés de leur sens au profit des sentiments qu’ils peuvent susciter. Le terme de « droit » est inséparable de celui de « justice » et de « responsabilité ». Comme vous le soulignez, il est donc tout à fait inapproprié pour des animaux, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il faille les maltraiter. Seul l’homme a des droits, et le corollaire de ces droits est qu’il a également des devoirs. Devoirs vis-à-vis de ses semblables en tout premier lieu.
    L’animal lui, n’a pas de devoirs. Ni de droits. Sinon, il faut reconvoquer M. de La Fontaine et un tribunal présidé par le lion!

    1. @ Dominogris et @ h16

      * Chronique excellente, une fois de plus!
      * Oui, l’homme n’a pas à faire souffrir l’animal, surtout dans un abattoir (comme sur les images de la télé: animal suspendu tête en bas, par une seul patte arrière et « conscient »: c’est du simple sadisme c-à-d de la perversion)
      * Déjà l’abattage « halal » me semble une régression hygiénique et « méchante »: B.Bardot a eu raison de nous sensibiliser: les animaux « souffrent » aussi, ont des « émotions » dont la peur et le stress (qui abîme la viande d’ailleurs): cette souffrance est à diminuer, tant que faire raisonnablement se peut.
      * Mais il ne faut pas oublier que les animaux élevés en agriculture ne seraient pas nés si nous n’en avions pas eu l’usage alimentaire: ils nous doivent la vie et la mort
      * A.Caron a une âme de procureur accusant, coûte que coûte, « les autres » (sans aucune auto-critique ni auto-dérision), avec (sur « on n’est pas couché ») la ténacité du pitbull ne lâchant pas le bâton qu’il tient dans la gueule, jusqu’au dérisoire. Spectacle pénible, quelques fois!

  4. À propos de maltraitance des animaux, un petit rappel historique sur la question des devoirs incombant aux hommes.

    La Loi du 2 juillet 1850
    dite Loi Grammont sur les mauvais traitements envers les animaux domestiques.
    En réaction, d’aucuns en avaient conclu à l’époque :
    « Quand tu bas ton chien, fermes ta porte ! »

  5. Ce type Caron est dangereux. Car le droit justiciable va de paire avec le langage et donc la raison. Les animaux ne rentrent pas dans ce cadre, et ce ne sont pas des « personnes », comme cet affabulateur le clame à chaque fois qu’il est interviewé. Après, qu’on ne les maltraite pas, ça va de soit ! Mais le type va bien trop loin et dénie la frontière évidente de l’homme et des autres animaux dans le domaine de la rationalité.

    Quand je me suis fait mordre par un chien (dont le maître n’était plus à vue car trainant loin derrière), je n’ai pas eu le sentiment que le canidé était une personne avec qui je pouvais « débattre » … des droits pour les animaux, mais où va-t-on !!

    1. Il est quand même amusant de constater que bien des animaux s’alimentent en en chassant d’autres et en les tuant rarement tendrement après les avoir sidérés électriquement, histoire qu’ils ne se rendent compte de rien.

      Maître présent ou pas, si un chien me mord, mon pied partira tout seul, sans regret! On ne va pas encombrer un tribunal avec ça! Ce serait grotesque! Le procès contre un abattoir coupable de mauvaises pratiques systématiques paraît, lui, justifié, si une sanction administrative après inspection ne suffit pas.

  6. Réconfortant cette réponse de notre Frédéric Dard du journalisme (c’est plus qu’un compliment dans mon esprit) . Ne désespérons pas de tous nos médias et du bon sens des Français.

    Si les propos de Caron était une simple position morale qu’il met en pratique personnellement, elle serait tout à fait respectable.
    Mais voilà les Khmers verts n’ont plus aucune retenue aujourd’hui, ils ne cherchent plus seulement à convaincre, ils veulent interdire et sanctionner.
    Principe de précaution, interdiction des OGM ou de la simple recherche de gaz de schiste, lynchage médiatique des climatosceptiques, …, ils ont multiplié les succès face à la lâcheté des politiques et l’infection purulente des medias mainstream.

    Exemple de délire totalitaire, pour Caron il faudrait qu’un des deux Assemblées parlementaires soit dédié aux droits des animaux (« une Assemblée naturelle qui remplacerait le Sénat ») et composé, c’est la conception verte de la démocratie, « de membres désignés et non pas élus ». Ben voyons !
    Cette « Assemblée naturelle » serait supérieur au Parlement élu, celui qui légifère sur les droits de ces misérables humains et aurait droit de véto sur lui.

    Il serait temps de calmer tous ses gugus mangeur d’herbe, de plus en plus dangereux pour nos libertés, qu’ils arrêtent aussi les herbes et autres champignons hallucinogènes.

    1. Ce n’est pas pour rien qu’il bénéficie d’une protection policière…

    2. Je prends, sérieusement dit, les « faucheurs d’OGM » pour un dol (quasi personnel) qui fut heureusement sanctionné. Tous les OGM ne sont pas à mettre dans le même panier! La France a eu la sagesse des essais en pleine terre, avec surveillance de la contamination d’alentour ou d’autres conséquences: attitude strictement scientifique qui méritait d’être menée jusqu’au résultat éclairant ainsi une décision basée objectivement.

      Le sabotage est le fait de ceux qui préfèrent « croire » que « savoir » ou, bêtement, qui « luttent » contre le « diable » libéral Monsanto!

  7. Mais voyons, cette personne ne fait que s’inscrire dans une longue suite de penseurs chrétiens qui, au Moyen Âge, donnaient une personnalité juridique aux animaux – voir cette thèse pour des exemples : http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=377
    Au point que des truies, gorets et autres cabots pouvaient passer en procès et être condamnés pour des crimes perpétrés contre des humains. Je crois (sans être en mesure, faute de temps, de le vérifier) que Thomas d’Aquin s’est sérieusement posé la question. À moins que ça ne soit François d’Assise…?

    1. Il est vrai que la question se pose quand l’héritier désigné par testament d’un quidam décédé, est son chien! En justice, heureusement qu’on n’en est plus là: heureusement que le propriétaire d’une chasse ne peut plus, raisonnablement, vous attaquer en justice pour avoir écrasé SON sanglier qui a croisé votre route au mauvais moments. Par contre, les sociétés de chasse sont assurées pour dédommager les cultivateurs dont des champs contigus auraient été dévastés par « ses » sangliers.

      Enfin, l’exploration de « l’intelligence » animale révèle maintenant des facultés jusque là insoupçonnées, avec des facultés d’apprentissage telles que ces animaux deviennent des « auxiliaires de vie » comme des détecteurs de cancer (des chiens détectent tôt des cancers de prostate) des chercheurs de victimes d’avalanche, de transport de drogue ou d’explosifs, de tremblement de terre etc …Bref, les « bêtes » ne le sont pas autant qu’on le croyait d’où notre besoin de leur montrer un certain respect … sans délirer pour autant!

  8. Pierre Kirool (futur émigré)

    Faut être soi-même conscient d’un vide intellectuel abyssal et d’une profonde incapacité de raisonnement logique ou être un sacré charlatan pour choisir une « niche » de pensée comme l’antispecisme.

    En effet, qui va vous prendre au sérieux et venir débattre avec vous sur ce sujet…Vous vous faites votre petit buzz pépère, vous avez votre petite exposition médiatique, on vous interwieve… On a vu pire comme boulot. Ma foi, si il y a des gens qui demandent à lire ses sornettes, pourquoi pas.

  9. @christial
    Caron, ne fait que pomper les idées d’un idéologue très dangereux, le dénommé Dominique Bourg (philosophe qui s’est illustré lors de la FLPO21), membre de la fondation Nicolas Hulot. Cet individu a théorisé depuis longtemps cette idée d’une instance supérieure, non élue mais désignée (par qui et sur quels critères… on a bien une idée) dont l’unique mission serait de valider ou non les décisions des 2 chambres si elles ne sont pas en cohérence avec la protection de la nature. Les décisions de ce comité des sages primeraient sur l’avis et le vote des représentants élus par le peuple. Une des justifications avancées par Bourg est que les citoyens ne sont pas tous suffisamment conscients des dangers qui nous guettent et incapables de se projeter dans l’avenir…
    D’une part, Il nous prend pour des billes, d’autre part il s’agit de l’instauration d’une dictature verte et son cortège de délations, lynchages médiatiques, taxes-lois et désinformations (Le Monde et Libé seraient certainement les organes officiels du nouveau ministère de la propagande sous l’égide de Corine Lepage et Noel Mamère).

    1. Bourg à sa chance, Hitler était aussi végétarien, il a fait une belle carrière.

  10. On peut relativiser encore plus, Nous sommes rien que des donuts, tout ce qu’on fait passer dans le trou principal ressort par le trou opposé.

  11. Il n’y a pas de limite à la bêtise humaine, tout comme il n’y a pas de limite à sa méchanceté. Mais si vous y regardez de plus près, vous constaterez qu’il ne peut y avoir de métrique ou de relation d’ordre (on ne peut les mesurer et les classer). Les discours sur la morale, le bien et le mal, la justice, les valeurs sont du vent.

    La loi humaine (et la justice qui la fait respecter), les « valeurs » (représentatives d’une époque et d’une société), n’ont pour but que de faire régner l’ordre et donner une cohérence, afin d’assurer la survie de la société (et non pas de délivrer une justice transcendante). Les pseudo-penseurs nombrilistes comme Caron ont simplement oublié ça, ou n’ont jamais atteint ce stade de réflexion et sont resté bloqués sur la vision du monde que l’on donne aux enfants afin de les ménager.

    Et le fait de ne pas comprendre cela fait d’eux-mêmes des dangers pour la société. Enfin à vrai dire, pour le moment un danger guère plus élevé qu’un pilier de bistrot.

  12. Cette analyse est complètement folle. Se braquer sur des détails (vers de terre, salade) c’est s’acharner gratuitement et faire un hors sujet . Trop facile. Quand je lis les commentaires, j’ai peur. Théorie sur théorie. Toute l’arrogance et la bêtise humaine se trouve là, sur cette page. Vous trouvez Caron dangereux? vous me faites peur avec ce plaisir à pisser sur un mec qui pose des questions pourtant simples, évidentes. Enfin par pour beaucoup de monde apparement.

    1. Avec votre ordinateur signe que vous vous goinfrez allègrement d’énergie, de biens, de justice et de droits humains, vous êtes aussi responsable d’un véritable carnage parmi les animaux et vous êtes tellement insatiable que vous donnez des leçons parce que vous voulez en plus l’absolution morale.

      Caron est non seulement dangereux pour l’homme mais aussi pour la nature et le règne animal, ses avatars planificateurs ont fait des dégâts gigantesques et laissé une nature dévastée au XXeme siècle.

      Il suffit d’avoir un minimum de culture pour le savoir.

  13. Je vous trouve très injuste.
    Notre ami Caron, comme d’ailleurs bon nombre de spécialistes du cri d’Orfraie (eh oui, c’est un animal, donc majuscule de précaution, on n’est jamais assez prudent) se font doubler actuellement par la droite, alors même que s’amorce un virage sans visibilité assez difficile à négocier… une épingle à cheveux? Un 180°?
    Bref, quand un Shauble, spécialiste mondial du trait d’humour économique à froid, et annexement ministre des finances allemand, peut tranquillement nous déclarer qu’il faut que chaque pays créé un registre faisant apparaître qui se cache derrière les sociétés écrans, et proposer que les ONGs et journalistes y aient accès (source AFP… ) on comprend que l’emphase seule ne suffit plus et que pour exister encore les Carons de ce monde doivent impérativement passer à une vitesse proche du luminique, voire tordre l’espace temps ou tout autre concept d’ailleurs.

  14. Les gens qui estiment qu’il est plus acceptable de tuer des organismes sous prétexte qu’ils ne crient pas, ou que d’en tuer d’autres en protégeant/récoltant leur bouffe « éthique » sont de la même lie dont on fait les génocidaires.

    1. hein ?

      1. La hiérarchisation du vivant est truc de génocidaire, si vous préférez.
        Et on entend trop rarement un végétarien se plaindre que des insectes soient tués pour protéger son quinoa, ainsi que divers mammifères lors de la récolte. Tous morts pour la bonne cause?

        1. Gnééé..

      2. + 1 000

    2. C’est ça Jimmy, arrêtez aussi de tuer les bactéries avec des antibiotiques quand vous êtes infecté, après tout ce sont des êtres vivants et laissez les vous tuer, vous ou vos enfants !

  15. Quand les générations suivantes liront vos écrits, ils comprendront à quel point notre pensée manquait cruellement d’empathie…
    Aymeric Caron est loin de se détacher des droits fondamentaux des humains, il est avant tout humaniste. Et j’aimerais bien savoir ce que font les personnes qui écrivent de telles choses sur les défendeurs de la cause animale, pour garantir les droits des plus faibles. La plupart des acteurs de la cause animale militent aussi pour les droits humains (A. Caron était reporter de guerre entre autre).

    D’autre part, concernant l’argument banal du « cri de la carotte » (« et les plantes, on leur fait du mal »):
    1/ cet argument rend invisible les victimes dont la sensibilité est avérée depuis des siècles (les animaux)
    2/ montrez donc une étude révélant un système nerveux végétal. Et même si elle existait, suivant le raisonnement, mangeriez vous uniquement des animaux pour sauver des végétaux ?
    3/ il faut environ 5 protéines animales pour créer une protéine animale (http://www.improve-innov.com/fr/improve-fr/les-proteines-vegetales/). Donc se nourrir de viande tue plus de végétaux que de se nourrir directement de végétaux (et contribue à la création d’OGM, l’utilisation de pesticides etc…)
    4/ toutes les associations de diététiciens actuelles sont d’accord: manger des animaux est inutile pour la santé. On trouve le fer, le calcium, les protéines et autres nutriments dans des sources végétales (Association Américaine de Diététique par exemple)

    Bref, et pour la phrase finale: si on accordait plus d’importance aux droits des animaux, si on cessait de se repaitre de cadavres, et si on respectait plus la vie et la nature, le bien-être humain et les droits humains suivraient cette dynamique. C’est une continuité. C’est ce que tente d’expliquer Aymeric Caron.

    Mots d’un ancien viandard maintenant vegan (si on savait combien il est facile de se passer de la viande…)

        1. Théophile « et pour une étude plus sérieuse et plus vaste: »

          *Cependant, il est important de préciser que les personnes végétariennes ont plus tendance à se marier, à faire de hautes études, à être plus âgées et plus minces. Elles sont aussi plus enclines à faire du sport, à ne pas fumer et à ne pas boire. Selon les chercheurs, ce sont des facteurs qui peuvent jouer un rôle dans leur risque plus faible de mortalité.*

          Le végétarisme est une contrainte (si si) qui impose de faire très attention dans un monde d’omnivore. Cette attention ne se limite forcément pas à la seule nourriture. On ne fait pas des efforts pour manger « sainement » pour s’affaler ensuite sur son canapé avec une clope et un verre de rouge.

          Bravo, ces études viennent de découvrir que les gens qui faisaient plus attention à leur santé dans tous les domaines vivent plus longtemps. Une sacré découverte !

          Les études précisent les biais et les limites, en général ce n’est pas repris dans les blogs des végétariens.

    1. Théophile: « toutes les associations de diététiciens actuelles sont d’accord: manger des animaux est inutile pour la santé. »

      « Toutes » comme dans « L’association des enragés du végétalisme » ?

      Chacun mange ce qu’il veut, le plus chiant avec les végétariens c’est qu’ils ne cessent de raconter n’importe quoi et d’emm… les autres avec leurs choix.

      1. Voilà de quoi faire avancer le débat!..

        Ce genre de propos me rappelle les réactions des opposants au droit de vote des femmes… Enfin. Face à de tels arguments, Ilmryn, que répondre de plus! 🙂

        1. Théophile: « Voilà de quoi faire avancer le débat!.. »

          Certes, dire que « toutes les associations de diététiciens sont contre la viande » est un gros, très gros mensonge.
          http://www.24heures.ch/suisse/faut-arreter-manger-viande/story/24701029

          Après c’était une appréciation purement personnelle sur le militantisme des végétariens. 🙂
          ça ne me dérange pas encore une fois, sauf quand ils font du lobbyisme auprès de l’état pour imposer leur mode de vie à tous le monde.

  16. C’était très clair au contraire. Ce type de raisonnement, celui que dénonce Jimmy, est fallacieux. Sous prétexte d’en faire accepter une version, on valide en creux l’idée que le principe est bon. L’histoire nous régale ensuite des revirements de modes et des victimes suivantes.

    C’est une des conséquences du refus de l’âge adulte et du relativisme imposé comme modèle référent, considérant que la seule sortie dans une contradiction de ce type est la fuite (ignorer ce que l’on fait en en transmettant à d’autres la responsabilité) ou l’abandon d’un des tenants de la contradiction, le plus souvent par l’abandon de ses prérogatives (nihilisme actuel). C’est simplement ignorer notre humanité et notre capacité à la mesure et son organisation sociale (sacralisation, symbolisation, coutumes etc), et partant favoriser des sorties porteuses des pires errements, commis en notre nom mais couverts par une sorte de « plausible deniability » (principe juridique américain qui prévoit qu’on puisse prétendre ne pas connaître les conséquences de ses propres actions, ou la nature d’actions prises en notre nom, entre autres).

    Ainsi pour la chasse. Vouloir l’interdire revient en fait à couper le lien qu’entretient l’homme avec la mort et sa propre place. Donner la mort pour se nourrir impose naturellement le respect de la proie, son environnement, l’écologie et l’économie du système le supportant et un regard sur soi-même.

    Être adulte est emprunt de ce dilemme et ne peut se passer de lui. Prétendre l’éviter, c’est céder à d’autres cette responsabilité et partant industrialiser au sens exact ce rapport. Quand tout rapport de l’individu à la nécessité et à la mort se perd, le détachement qui en découle est de même nature que celui que nourrissent les psychopathes pour le reste de l’humanité.

    En tout cas, c’est ainsi que je comprends les commentaires de Jimmy, et j’avoue y trouver sens.

    1. @ simple citoyen

      Bien d’accord avec vous même si je n’avais pas réfléchi (je ne suis pas chasseur mais j’ai participé à des battues, comme « traqueur ») à ce rôle quasi philosophique de donner la mort, avec sa propre mort en arrière-plan. Je comprends qu’on puisse haïr la chasse si on pense sincèrement qu’il s’agit du plaisir de tuer sans tout le rôle d’entretien écologiques des chasses (terres, plantations et autres soins des bois et des chemins, éliminations de déchets indésirables, nutrition et santé du gibier, longues heures de surveillance pour évaluer l’importance du gibier …).

      Petite remarque à toutes fins utiles: il eût fallu écrire « être adulte est empreint de ce dilemme » (du verbe empreindre) plutôt « qu’emprunt ». (Nous qui ne sommes pas Français, sommes aidés: nous ne prononçons pas « un » comme « in ».)

  17. commentaire mal placé. Il répondait à Jimmy plus haut

  18. Où avez vous vu qu’un animal n’a pas de devoirs? Vous n’avez jamais regardé agir un chien d’aveugle? Il a été dressé, me répondrez vous. Et alors? Nous aussi! Et puis, n’avez vous jamais constaté qu’un chien gardait et défendait spontanément le bébé de la famille?
    Quant au chat, il naît avec le sens bien imprimé qu’il doit tuer des rongeurs pour défendre le genre humain. J’ai vécu dans un pays où il y avait des chats sauvages: je mettais le soir une écuelle de lait à ma porte, et le matin je trouvais des rats morts déposés à côté de l’écuelle, en remerciement.
    Et les chevaux donc…. mais j’arrête là, on n’en finirait pas.

    1. archiduc: « Quant au chat, il naît avec le sens bien imprimé qu’il doit tuer des rongeurs pour défendre le genre humain. »

      Vous avez appris la nature avec les dessins animé Disney et vous ne connaissez pas le sens du mot anthropomorphisme ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropomorphisme

      archiduc: « mais j’arrête là, on n’en finirait pas »

      J’ai l’impression qu’on va plutôt en finir rapidement une fois sortis des mammifères domestique comparés au 8,7 millions d’espèces sauvage.

      1. Ilmryn: le comportement du chat n’est pas issu de l’anthropomorphisme. je vous rappelle que le chat a été introduit en Europe par les croisés, et qu’il a sauvé cette civilisation de la peste.
        En ce qui concerne les « espèces sauvages », je n’en ai pas parlé, parce que je ne connais pas tout. Mais je sais qu’il y a des civilisations qui emploient des oiseaux de proie, d’autres des éléphants, qu’aujourd’hui des dauphins sont utilisés. Les animaux sont le plus souvent dotés de sens plus pointus que les nôtres, et il suffit de les nourrir pour qu’ils soient prêts à rendre service. Il s’agit d’un domaine où nous avançons, comme avec les chiens qui reniflent les cancers….
        Mais mon propos était simplement de répondre à l’idée que « les animaux n’ont pas de devoirs ». Nous non plus n’en avons pas, sauf ceux que nous nous donnons. Même chose pour les animaux.

        1. C’est bien en pensant à ces « services rendus » et aux découvertes comme le langage sonique des mammifères marins et leurs « dialogues » que nous prenons conscience qu’ils sont moins « bêtes » que supposé, avant. D’autres espèces ont développé d’autres « techniques » adaptatives à des milieux hostiles qui peuvent être source de progrès utiles après analyse scientifique: un caméléon adaptant sa couleur de surface à son milieu, cela aurait plu à Michaël Jackson! La « nature » n’existe pas si nous pensons n’en pas faire partie! Nous avons donc un devoir de respect pour notre monde, en diminuant notre prédation gratuite, c’est indiscutable et nous n’avons plus besoin d’écolos pour que ce souci soit largement partagé, même politiquement.

          Mais comment recycler ces « Écolos »? : -)

        2. archiduc: « le comportement du chat n’est pas issu de l’anthropomorphisme »

          C’est dingue, vous ne comprenez pas ce mot et vous ne cherchez même pas à le comprendre on dirait ?

          archiduc: « je vous rappelle que le chat a été introduit en Europe par les croisés, et qu’il a sauvé cette civilisation de la peste. »

          Il l’a sauvé parce que nous nous somme servi de son comportement inné et avons sélectionné les individus génération après génération, comme nous nous servons des comportements de meute du chien que nous avons sélectionné aussi en partant du loup. Ils s’en tapent complètement de nos civilisations, ils n’ont pas cette notion là.

          Vous vous avancez que le chat se rend compte de cette « grande mission de sauvetage de la civilisation » et c’est du pur anthropomorphisme le plus idiot. Vous devez être le genre à affubler votre chien de joli vêtements en vous extasiant de son comportement et de sa compréhension « si humaine » ?

          Pauvre bête.

        3. archiduc: « je vous rappelle que le chat a été introduit en Europe par les croisés, et qu’il a sauvé cette civilisation de la peste. »

          Je n’avais pas relevé que vous êtes aussi zéro en histoire que pour le reste…

          Le chat n’a pas « été introduit en Europe par les croisés », il nous côtoient depuis 10’000 ans au moins:
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_chat

          Et le chat n’as pas du tout « sauvé la civilisation de la peste », en fait la peste noir a été l’occasion d’un regain de persécution du chat.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Peste_noire

  19. Pour rebondir sur notre manque d’empathie envers les Bêtes:
    1. Il y à plusieurs mois, sur ARTE, chaîne écolo-moralisante, passait un reportage tout à la gloire de Greenpeace. Il s’agissait de suivre un rafiot de la dite ONG qui tentait d’empêcher la pêche à la baleine par les ignobles nippons (Nb:J’aime les baleines, et moins on les tues mieux je me porte). Le journaleux de service (membre de l’ONG évidemment) interrogeait un jeune membre d’équipage (tee-shirt « fuck you », tatouages et piercings ) sur ses motivations. Réponse: la cause animale m’importe plus que celle des humains…
    2. Il faut relire les « oeuvres » de Paccalet pour comprendre l’humanitude de ce genre d’individu.
    3. Ne parlons pas des obsédés de la surpopulation de l’engeance humaine qui oublient systématiquement que nous avons atteint et dépassé la transition démographique.

    Bref en terme de déficit d’empathie, le mangeur de viande n’est peut-être pas le premier.

  20. @miky stouffs
    Oui bien entendu, mais j’avoue que j’écris au km sans me relire… et c’est vrai que c’est une évidence, un peu comme celle des empreintes que l’on suit quand on chasse… lol 😉
    Sinon, tout comme vous je comprends parfaitement qu’on puisse être opposé à la chasse. Ce n’était qu’un exemple. Nous avions aussi le lien rural qui faisait que nous avions une société qui même si elle n’avait pas de pratique constante, connaissait le fait de donner la mort pour manger. Je me rappelle mon grand-père tuant une poule, ou me montrant comment ne pas faire souffrir le lapin que nous allions manger (avec un sucre trempé dans de l’alcool) et alors que je l’avais aidé à alimenter le clapier des semaines durant.
    Il n’était pas nécessaire que tous assistent ou participent de ces pratiques. Mais par une sorte de percolation naturelle, la société dans sa grande majorité y était exposée.
    Que penser par exemple de l’engouement pour l’exotisme des sushis par les mêmes qui prétendent honnir la chasse? Un thon est-il moins « humain » à leurs yeux? Est-ce cela le rapport? Ou est-ce l’exotisme qui offre un paravent suffisant pour se voiler la face? Qu’est-ce qui se cache réellement derrière cet affectio proféré pour une certaine partie du vivant, si ce n’est notre projection affective et une tentative infantile de ne pas assumer notre réalité naturelle?
    En ce sens, les libéraux sont évidemment écologistes, puisque l’on retrouve là l’expression directe du couple liberté/responsabilité qui nous est si cher. Je comprends également qu’on puisse chercher en s’extraire de cette contradiction. C’est certainement un des ressorts du transhumanisme naissant. C’est pourquoi je le trouve pour l’instant glaçant: il ne porte pas en lui les limites de notre génération et pourrait se révéler par cette absence même de liens le pire des accoucheurs. Un monde sans racine est un monde sans morale.

    1. @ simple citoyen

      Pour « un simple citoyen », vous êtes tout de même un penseur!

      Il est clair que la chasse nous vient de nos origines, au sens premier: l’homme n’a survécu que de cueillette, de chasse et de pêche pendant des siècles, sans doute avant de cultiver ou d’élever. Mais depuis cette époque, l’usage de ces 3 moyens d’origine n’ont pas disparu, et l’exploitation minière ou la cueillette de fleurs auxquels on peut ajouter le chauffage au bois ramassé avant le bois coupé. Nous n’avons aucune possibilité de modifier notre héritage si ce n’est en le régularisant afin de rencontrer nos nouvelles préoccupations: il en va ainsi de la date d’ouverture et de la fermeture de la chasse suivant l’importance de la faune sauvage et de son renouvellement, par exemple. Mais j’ai vu, un jour, à la télé, que les autorités avaient organisé une battue aux sangliers, près de Bruxelles (où je suis né et j’ai grandi) en Forêt de Soignes, tant le nombre de sangliers avait augmenté, faisant trop de dégâts chez les particuliers. Cette gestion raisonnée de l’écosystème me plaît bien et comme le monde est divers, personne ne doit être amené de force à une chasse ni à l’abattoir: si on ne veut pas voir ni participer, cela n’empêche pas de déguster une côte à l’os ou un demi-faisan. Foutons la paix aux autres! Nous sommes tous différents! Chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. il faut simplement éviter les « nuisibles »!

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