Primaire républicaine : Rand Paul abandonne

Publié Par Benoit Malbranque, le dans Amérique du Nord

Par Benoît Malbranque.

Carroll County Republican Committee Annual Lincoln Day Dinner with U.S. Senator Rand Paul credits Michael Vadon licence (CC BY 2.0)), via Flickr.

Carroll County Republican Committee Annual Lincoln Day Dinner with U.S. Senator Rand Paul credits Michael Vadon licence (CC BY 2.0)), via Flickr.

Mercredi 3 février, Rand Paul a annoncé la fin de sa campagne à la nomination républicaine pour l’élection présidentielle américaine de 2016, après une cinquième place (8 481 suffrages, soit 4,5 %) lors du caucus de l’Iowa, premier État appelé à voter.

Il y a près de deux ans, lorsque je terminai l’écriture de mon ouvrage sur Rand Paul ou le réveil de l’Amérique (éditions de l’Institut Coppet, 2014), je n’avais pas eu peur de présenter Rand Paul comme « l’un des favoris » pour cette nomination républicaine, et de fournir sans trembler les quatre grandes raisons pour lesquelles il m’apparaissait que le sénateur du Kentucky avait une chance de l’emporter.

Deux ans plus tard, c’est l’échec qu’il faut analyser et auquel il convient de fournir des raisons. Assurément, s’il ne s’agissait que d’un mauvais pronostic, j’admettrais volontiers le défaut de mes lumières, mon manque de discernement et, en un mot, mon erreur ; mais il s’agit de bien davantage. Pourquoi Rand Paul peut-il peiner à rassembler 4,5% en Iowa, quatre ans après que son père ait obtenu 21% ? Pourquoi est-il contraint d’abandonner dès le lendemain du premier vote, quand son père s’était maintenu toute la campagne durant, restant à la fin le seul candidat affrontant Mitt Romney ?

Deux questions peuvent être extraites de telles réflexions :

  1. Rand Paul est-il à blâmer, dans sa stratégie, son message, son caractère même ?
  2. L’électorat américain a-t-il moins d’attirance qu’en 2012 pour un candidat libéral ?

Par ces deux questions, nous toucherons tout autant aux causes qu’aux conséquences de l’abandon de Rand Paul, éclairant ainsi un événement en soi peu porteur de sens ; ou du moins cela permet de sortir des pseudo-analyses du type Untel se retire parce qu’il est mauvais, qui sont l’équivalent politique des commentaires sportifs du type L’équipe A a perdu contre l’équipe B parce que l’équipe B était meilleure.

Un échec de Rand Paul ?

Rand Paul doit bien avoir une part de responsabilité dans son échec, se dit-on, et elle ne sera pas difficile à établir. Elle devrait être d’autant plus frappante qu’après la maturation de la frange libertarienne depuis la fin des années 1990, l’heure était venue pour Rand Paul de récolter les fruits des efforts passés. John Samples, vice-président du Cato Institute, disait même que « contrairement à son père, Rand Paul n’est pas tant intéressé par la pédagogie. Ce qui l’intéresse, c’est la victoire.1 »

Visiblement, Rand n’a réussi ni la pédagogie ni la victoire. La faute, est-il répété, à une différence de positionnement, comme si tout changement était fautif, comme si la stratégie de pédagogie de Ron Paul, convaincante en 2004 et 2008, devait être répétée à jamais. Assurément, il est difficile de juger et de mettre en balance les deux stratégies, celle de la rigueur et de la pédagogie, et celle du rassemblement large en vue d’une victoire. Ainsi, au lieu de considérer que l’une est irrémédiablement supérieure à l’autre, nous pourrions plutôt accepter de les juger chacune en relation avec le contexte dans lequel elles ont émergé, et évaluer la pertinence de chacune d’elle en fonction de son environnement. Cela empêchera, à l’évidence, de résoudre la question de savoir qui, de Ron Paul ou de son fils, est le meilleur libertarien, mais c’est un mal qui ne nous causera pas grand tort.

La plus grande et plus décisive différence entre les deux hommes, il est vrai, tient à ce que Rand est capable d’accepter quelques compromis sur des points de détail, tandis que son père ne l’était pas. Rand possède un esprit plus souple, moins partisan, et plus ouvert peut-être aux idées extérieures que son père, qui a cet éternel défaut des autodidactes, qui est de s’accrocher solidement aux conclusions auxquelles ils sont parvenus. En outre, avec le mouvement du Tea Party, dont il a été l’une des figures de proue, Rand Paul a observé que l’Amérique était prête, et qu’une majorité pouvait être constituée autour des idées libertariennes, si on acceptait de n’en garder que l’essentiel.

L’échec de Rand Paul représente, disent certains, la faillite de cette conception. Le message libéral se perdrait en voulant s’ouvrir aux masses, il deviendrait inaudible après être passé par le filtre de la tactique politique ou politicienne. Cet argument n’est pas sans valeur, car de manière très nette, l’ouverture de Rand Paul et ses compromis ne l’ont pas empêché de rester, aux yeux des médias et de ses adversaires républicains, plus ou moins infréquentable. Dans les débats, il reste l’extra-terrestre réclamant le retour à la constitution, à un État limité, à une politique étrangère humble et à une fiscalité douce. Il reste le candidat préféré des organisations libérales et libertariennes.

J’aurais donc le plus grand mal à souscrire à l’explication populaire qui veut que celui qui perd le mérite, et que Rand Paul a creusé sa tombe (électorale) en adoucissant son libéralisme dans le but de séduire les électeurs.

Je considère que l’explication, et une raison pour nous de nous inquiéter, vient justement du comportement des électeurs, non de celui du candidat.

Où sont passés les électeurs libéraux ?

L’explication commune de l’échec de Rand Paul est fondée sur une interprétation abusive des succès de son père. Que Rand ne se soit pas montré à la hauteur des attentes de l’électorat libéral constitué par son père n’est pas une idée recevable, car non seulement il est resté pendant cette campagne 2015-2016 le plus libéral des candidats républicains, mais aucune de ses positions ne saurait être désavouée par un libéral. Le problème tient dans cette notion d’électorat libéral, que les Américains nomment liberty vote.

Ayant suivi de près les péripéties de la campagne de Ron Paul en 2012, je me crois en mesure d’affirmer que Ron Paul n’a pas été porté par le vote libéral et qu’il n’a pas formé une jeunesse libertarienne. Nous aurions sans doute apprécié une telle réalisation si elle avait été accomplie, mais la réalité est ailleurs. Comme le faisait remarquer récemment le rédacteur en chef de la revue Reason, « Ron Paul était moins le choix du libéralisme que le choix de l’anti-système radical ». Or, continue Brian Doherty, ce vote anti-système s’est déporté cette année sur Donald Trump.
Je crois que nous, libéraux français, nous illusionnerions beaucoup si l’on voulait bien donner à l’échec de Rand Paul l’explication de type personnelle, selon laquelle il n’avait pas les épaules, il a brouillé son message, etc... La vérité, à mon sens, est plus triste : c’est que l’effort de Ron Paul pour pousser une masse nouvelle d’Américains vers la philosophie libérale n’a pas (encore) eu le succès espéré, malgré les scores électoraux encourageants. La vérité, et cette fois-ci ce sont les reportages de terrain ou les sondages qui le disent, c’est que peu, parmi les électeurs de Ron Paul, acceptaient d’être qualifiés de libertariens ; c’est qu’une majorité d’entre eux s’étaient déplacés pour le membre du congrès du Texas non pour leur accord complet avec les principes libéraux, mais parce que Ron Paul apparaissait, avec raison d’ailleurs, comme le seul candidat anti-système ou anti-guerre.

Nous pouvons toujours continuer à débattre de l’infériorité ou de la supériorité en matière d’élection d’un message libéral d’ouverture, fait de concessions, par rapport à la défense d’un libéralisme intransigeant. Cela ne changera pas la nature de l’électorat américain, devant qui le message libéral de Rand Paul n’est pas passé, et qui, dans le camp démocrate, a même élevé à la position de rival sérieux un candidat ouvertement socialiste nommé Bernie Sanders.

Je crois donc que le vote libéral, le liberty vote, qu’on attribue d’office à tel ou tel candidat sans trop le mesurer, jamais très vigoureux aux États-Unis, malgré les scores de Ron Paul, s’est peut-être affaibli depuis quelques mois. La faute sans doute au terrorisme, terreau de l’étatisme, mais aussi à la force d’inertie de la montée en puissance des idées interventionnistes depuis un demi-siècle. De quoi laisser encore du travail aux organisations libérales américaines.

Retrouvez sur Contrepoints notre dossier spécial États-Unis

  1.  Sam Tanenhaus & Jim Rutenberg, “Rand Paul’s mixed inheritance”, New York Times, 25 janvier 2014.
  1. Rand Paul était là au mauvais moment c’est tout. Paul favorise moins d’intervention étrangère, un peu comme Obama à un certain moment, la fin de la période Bush a favorisé Ron Paul.

    Mais récemment l’État Islamique a émergé, la Russie est devenue aggressive et hostile, la Chine harcèle et menace ses voisins….Obama a dû accroître les interventions, à contrecoeur. C’est l’époque où l’on vit, il y a une demande pour plus d’Amérique, plus de protection américaine, que ce soit en Asie (Philippines, Vietnam, Japon, Corée du Sud..), Moyen-Orient (Arabie, Egypte, Jordanie, Israël..) et en Europe (Pologne, Ukraine, Pays Baltes..).
    Bref, Rand Paul ne correspond pas à l’époque.

    1. D’accord avec votre conclusion, l’article minore et assume de le faire la responsabilité de Rand Paul : ses clips n’étaient pas enthousiasmants, il manque de charisme et dans ce concours d’imbécillités pour faire le buzz lancé par Trump, Paul est resté inaudible. Je n’ai pas senti qu’il avait cherché à mettre en marche une petite armée de supporters.

      1. vous suggérez qu’il aurait du faire l’imbécile également?

        1. Bien sûr que non. S’il était si bankable il aurait collecté plus de fonds pour ses spots publicitaires, ce n’est pas écrit dans l’article mais s’il jette aussi vite l’éponge c’est aussi peut être parce qu’il ne disposait pas (plus?) assez de moyens.

          1. ah oui tout a fait c’est sur

        2. Plutôt de créer le buzz comme l’a fait avec brio Trump.

          1. ça se fait rarement sur le base de propos intelligents basés sur la raison… 😉

            1. Tout a fait, Trump n’est en définitive qu’un gros démagogue comme l’était Obama avec sont ridicule « yes we can », on a vu ce que ça a donné… Trump n’est pas anti système il profite juste du fait qu’il n’a jamais été élu pour dire « je suis différent » mais c’est un interventionniste étatiste comme les autres.
              Non le problème de Rand paul c’est que le message libéral ne passera jamais auprès d’une population qui élevé dans la culture étatiste depuis le plus jeune age. Tout comme en France une large partie de la population dépend de près ou de loin de l’état et si l’on ajoute les conservateurs va t ‘en guerre et ceux qui souhaite l’intervention de l’état pour « réguler » les mœurs il est facile pour un étatiste de trouver une majorité.
              Il faut se faire une raison le message libérale n’est audible que pour une infime partie de la population suffisamment éduqué et consciente pour percevoir la complexité du monde et qui comprennent donc qu’aucun homme politique ne sera jamais capable de trouver les bonnes solutions aux problèmes de la société.

              1. Je ne serai pas aussi dure sur Trump, il est bien plus pragmatique qu’on ne le pense. Vous vous basez sur des phrases qu’il a dites mais qui ne veulent pas dire grand chose, tout simplement parce que le personnage est plus complexe, beaucoup plus complexe et intelligent que les médias de gauche aiment à nous le présenter.

    2. C’est ce que j’allais dire. Obama a considérablement fait reculer l’Amérique et c’est un échec cuisant. Tout un tas de puissances belliqueuses se sont réveillés.

      Rand Paul et Ron Paul plutôt que d’avouer que les choses ne se sont pas passées comme ils l’avaient prévu ont préféré persévérer dans leur aveuglement, enchainant les « si l’isolationnisme ne marche pas c’est car on a pas assez fait d’isolationnisme (comment faire de la pédagogie anti-socialiste avec des raisonnements pareils ?) » ou encore « il n’y a que quelques centaines de Yézidis dans les montagnes (Ron Paul) ».

      Résultat prévisible de ce retrait de l’Amérique, leur discours porte beaucoup moins bien et des gens censés de plus en plus nombreux de par le monde s’opposent à cela, des gens en général bien plus présentables que les anti-américains primaires.

      La question que je me pose, c’est pourquoi vouloir à tout prix récupérer les mouvements « pacifistes » (enfin pro-expansionnisme des rivaux des USA) qui sont connus pour tous être gauchistes (en grande partie manipulés par l’URSS) ? On a absolument aucune chance de faire de ces gens des libéraux. Si le but est de draguer les hippies ça ne peut que échouer dans la majorité des cas car ces gens sont profondément anti-conservateur et anticapitaliste.

      La seule chose que des libéraux peuvent dire aux hippies (mouvement en perdition cela dit) c’est que l’on va légaliser les drogues, pas au nom de je ne sait quel principe étrange mais au nom de la liberté de disposer de son corps.

      1. Isolationnisme, les USA, trouvé le mot qui n’a aucun rapport avec l’autre…
        Quand et ou dans les 70 dernières années les USA on été isolationniste? Ils sont partout, des bases militaires énormes sur les 5 continents, le seul pays au monde à avoir toujours été en guerre (officiellement ou pas) depuis plus de 70 ans, un pays qui dépense pour sont budget militaire autant que tout le reste de la planète, des institution étatique en roue libre qui espionne leur peuple et le monde entier à un niveau encore jamais vu, et cette activité est en accélération depuis le 11 septembre.
        Oui Ron et Rand Paul on eu raison de s’opposer à l’interventionnisme forcené de leur pays et non il n’y a aucune raison de ne pas continuer à le faire aujourd’hui.

        1. « Quand et ou dans les 70 dernières années les USA on été isolationniste? »

          Obama ne s’est pas considérablement retiré ces dernières années ? Cela n’a pas provoqué tout un tas de problèmes qui selon Ron Paul ne devaient pas arriver (On a clairement vu que la Russie, l’Iran ou la Chine sont devenu plus agressif, invalidant la théorie selon laquelle il ne font que se défendre) ? En fait l’isolationisme c’est comme le socialisme, quand on en met un peu et qu’on voit que ça marche pas, que ça donne les résultats inverses de ceux prévus, la solution c’est qu’il en faut plus ?

          « ls sont partout, des bases militaires énormes sur les 5 continents »

          Ils ont quelques grandes bases mais les cartes de propagande qui circulent considèrent quelques instructeurs ou des aéroports ou ils ont été autorisé à atterrir comme des « bases militaires ». Aussi je ne voit vraiment, mais alors vraiment pas le problème qu’il y a à avoir des bases dans des pays amis…

          « le seul pays au monde à avoir toujours été en guerre (officiellement ou pas) depuis plus de 70 ans »

          Le seul pays à avoir, presque seul, lutté courageusement contre le socialisme. Merci à l’Amérique, sans eux ce site n’existerait surement pas !

          « des institution étatique en roue libre qui espionne leur peuple et le monde entier à un niveau encore jamais vu, et cette activité est en accélération depuis le 11 septembre. »

          Vu dans un grand nombre de pays du monde. Les installations de la NSA sont actuellement moins avancés que le great firewall et SORM. Et cela n’a absolument aucun rapport avec la défense.

          « Oui Ron et Rand Paul on eu raison de s’opposer à l’interventionnisme forcené de leur pays et non il n’y a aucune raison de ne pas continuer à le faire aujourd’hui. »

          Si et je vois que vous évitez bien de répondre aux objections collés à la réalité. Est ce que la Russie a envahie l’Ukraine car les USA étaient agressifs ? Est ce que l’Iran envoie ses islamistes partout au ME car les USA étaient agressifs ? Est ce que IS décapitent des gens car les USA étaient agressifs ? Est ce que la Chine menace ses voisins car les USA étaient agressif ? Est ce que l’URSS fomentait des coup d’état socialistes partout car les USA étaient agressifs ? Est ce que Hitler a envahi l’Europe car les USA étaient agressifs ?

          Il faut arrêter d’accuser les USA de tout et n’importe quoi. Notre meilleur chance actuellement c’est que les pays du monde occidental se serrent les coudes, sinon on ne s’en sortira pas. Il y a que les gens comme vous déconnectés de la réalité qui pensez que l’on peut s’extraire des affaires du monde. Je comprend que la politique étrangère mette certains libéraux mal à l’aise car c’est un domaine ou le libéralisme n’aide pas vraiment, mais c’est pas une raisons pour nier sont importance voir son existence.

          Puisque vous avez l’air adepte des expériences de pensées abstraite on va en faire une petite. Pour une raison ou pour une autre, l’URSS ou le régime nazi ont réussit à envahir toute l’Europe de l’ouest. Il reste une ile de liberté car elle est resté neutre, la Suisse. Combien d’année de sursit reste il à la Suisse avant que l’URSS ou le régime nazi ne mettent fin à ce lieu de « subversion » ?

          Vous ne comprenez pas que les régimes autoritaires ont un intérêt évident à écraser toute expérience montrant qu’il y a une autre voie ? Vous pensez vraiment que la Chine est menacé par Taïwan ou qu’ils ont peur que les chinois découvrent que certains des leurs ont réussit avec brio à se libérer de l’emprise de Pékin ?

          1. je crois que Lecteur n’a pas compris quelques trucs:

            le fait que les occidentaux sont membre de l’OTAN, de l’UE ne veut pas dire que les
            les intérêts nationaux US sont ceux sont des membre des pays de l’OTAN et de L’UE,
            au contraire la crise en Ukraine et au moyen Orient est un formidable révélateur d’une interprétation contradictoire et mal comprises des enjeux et intérêts des Etats sur la scène internationale.

            1. « le fait que les occidentaux sont membre de l’OTAN, de l’UE ne veut pas dire que les
              les intérêts nationaux US sont ceux sont des membre des pays de l’OTAN et de L’UE »

              On peut en débattre. Il faudrait aussi commencer à définir quels sont les intérêts de qui. Ont peut argumenter la dessus, on est libre d’avoir chacun son avis sur cette question. Par exemple je pense que l’intérêt de la Chine à long terme c’est de prendre l’est de la Russie, d’autres pensent que ce n’est pas le cas. On peut en discuter, ça ne va pas de soit.

              « la crise en Ukraine et au moyen Orient est un formidable révélateur d’une interprétation contradictoire et mal comprises des enjeux et intérêts des Etats sur la scène internationale. »

              C’est facile de lâcher ça comme ça, vu qu’on a absolument aucune idée des sous entendus que vous faites tout le monde est libre d’être d’accord ou pas selon l’idée qu’il se fait de ce que vous voulez dire par la.

              1. par exemple concernant l’Ukraine un parallèle historique les spécialistes des relations internationales du paradigme réaliste ont montré que jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale, l’inaction des démocratie occidentales face au nazisme était en grande partie du au fait que jusqu’à un certain point qui à malheureusement été sous estimé, les Etats poursuivaient leur intérêts nationaux propres en étant plus dans l’attentisme et l’inaction que dans une opération militaire dès les soubresauts du nazisme déjà présents dans les dernières années de la république de Weimar. Au contraire cette dernière et son gouvernement ont été taxé d’idéalisme car les premiers groupes paramilitaires proto-nazi y commettaient déjà leur méfaits en toute impunité.
                La politique étrangère d’un Etat n’est toujours que de l’altruisme déguisé ou de façade l’intérêt nationale prime en se qui concerne les relations inter-étatique, sauf en cas de menace majeure: le nazisme ou le communisme, était il dans l’intérêt des USA d’envoyer des troupes en Ukraine: je pense que non.

                Quand je parle d’une interprétation contradictoires des enjeux je met en avant que les pays qui combattent Daesh par exemple on chacun leur perception des enjeux et leur intérêt propre à cette lutte même au sein des coalitions officiellement formées.
                La Turquie n’a pas du tout la même perception des enjeux du conflit que les USA pourtant ils sont tous les deux membres de l’OTAN, sur tout les pays de l’OTAN combien participent réellement à l’effort de guerre contre l’EI? Est ce dans l’intérêt de tous les pays d’ y envoyer des avions voir des troupes si jamais ça devrait empirer?
                L’Afrique enjeu majeur de la lutte contre le terrorisme, encore récemment un village d’une quasi centaine de personne s’est fait raser et ses habitant massacré par Boko Haram.
                Plusieurs 10aines de milliers de morts depuis son ascension, sans compter l’EI en Libye, Aqmi au sahel et les shebabs dans la corne de l’Afrique.
                Qui intervient à part la France et les USA, tout le monde sait depuis des lustres que les gouvernement de UA sont dans l’incapacité de faire face à ses mouvements qui sont devenus progressivement structurels.
                Et Taiwan si la Chine veut la récupérer vous croyez que quelqu’un enverra des destroyers et des troupes pour défendre un petit îlot?

                1. « était il dans l’intérêt des USA d’envoyer des troupes en Ukraine: je pense que non. »

                  Personne ne parle d’envoyer des troupes, juste de lever l’embargo sur les armes et de s’assurer que les navires russes n’ont pas cartes blanche dans la mer noire. Il est dans l’Intérêt de l’Europe qu’en 2016 la Russie ne puisse pas envahir et annexer des pays européens, c’est évident. On peut aussi ajouter que l’on doit rester ferme face à la Russie et mettre en place une politique claire et limpide de sanctions tant que l’Ukraine sera occupé. Si l’on arrive à libérer l’Ukraine de l’occupation russe, alors nous gagneront un nouvel allié, un grand pays pleins d’opportunités ou tout reste à faire.

                  « Quand je parle d’une interprétation contradictoires des enjeux je met en avant que les pays qui combattent Daesh par exemple on chacun leur perception des enjeux et leur intérêt propre à cette lutte même au sein des coalitions officiellement formées. »

                  Justement, quand c’est que l’occident ne fera plus semblant d’ignorer que la Russie et l’Iran se servent de nous dans cette histoire ?

                  « La Turquie n’a pas du tout la même perception des enjeux du conflit que les USA »

                  Surement car la Turquie a 4 millions de réfugiés sur sont territoire. La Turquie voulait éviter cette crise depuis le début et nous l’avons pas écouté.

                  « sur tout les pays de l’OTAN combien participent réellement à l’effort de guerre contre l’EI? »

                  Pourquoi devraient ils tous y participer ?

                  « Est ce dans l’intérêt de tous les pays d’ y envoyer des avions voir des troupes si jamais ça devrait empirer? »

                  Mais la situation va forcément empirer vu le vide stratégique de l’OTAN et les actions contre-productives de la Russie. Des métastases de l’IS commencent déjà à se créer partout.

                  « L’Afrique enjeu majeur de la lutte contre le terrorisme, encore récemment un village d’une quasi centaine de personne s’est fait raser et ses habitant massacré par Boko Haram.
                  Plusieurs 10aines de milliers de morts depuis son ascension, sans compter l’EI en Libye, Aqmi au sahel et les shebabs dans la corne de l’Afrique.
                  Qui intervient à part la France et les USA, tout le monde sait depuis des lustres que les gouvernement de UA sont dans l’incapacité de faire face à ses mouvements qui sont devenus progressivement structurels. »

                  A part quelques gouvernements comme le Maroc, combien de pays africains sont réellement collaboratifs dans la lutte contre le terrorisme ? Tout n’est pas de notre faute.

                  « Et Taiwan si la Chine veut la récupérer vous croyez que quelqu’un enverra des destroyers et des troupes pour défendre un petit îlot? »

                  Normalement c’est une région ou les USA devraient travailler à monter une coalition avec les pays locaux. Tous ces pays demandent l’aide US mais sont incapables de se parler entre eux, c’est absurde.

          2. Et si on passait au pragmatisme en politique étrangère?

            (ex: Françafrique).

            1. « Et si on passait au pragmatisme en politique étrangère? »

              Je vous ait plusieurs fois exposé mes opinions en attendant que vous expliquiez en quoi ça ne va pas dans les intérêts de la France. Et par pitié évitez d’utiliser le mot « pragmatisme » sans argumenter, c’est un des plus grand mal de notre temps. Les gens utilisent sans cesse « pragmatisme » en sous entendant que leur raisonnement va de soit, hors ce n’est pas le cas. Le pragmatisme serait justement de ne pas défendre quelque-chose que l’on est incapable de formaliser et d’exposer aux critiques.

              1. Le pragmatisme, c’est défendre ses intérêts tout en privilégiant la diplomatie à la guerre sans toutefois exclure l’intervention armée s’il y a nécessité, dans certains cas graves.

                Défendre ses intérêts, c’est d’abord rechercher la stabilité près de chez soi, faire en sorte d’avoir des alliés qui ont des ressources pouvant nous être utiles, géographiquement proches ou politiquement profitables. C’est rechercher l’équilibre des puissances tout en profitant des opportunités économiques ou politiques qui peuvent s’offrir. J’ai l’habitude de prendre comme exemples parfaits des hommes tels que Talleyrand, Bismarck, de Gaulle, Richelieu, Nixon ou l’abbé Dubois, des hommes qui selon moi incarnent un pragmatisme qui ont enrichi, sauvé ou fortifier leur pays par le passé.

                1. exact c’est la théorie diplomatico-stratégique de Raymond Aron dans son article de 1967 « Qu’est ce qu’une théorie des relations internationales ».

            2. et pourquoi pas relançons le débat réaliste/idéaliste en relations internationale

        2. @Laurent

          +10

    3. Les américains s en fouttent des questions concernant l Ukraine ou pitawochnok.

      Ton analyse est debile. Comme d’habitude.

  2. Excellente analyse, quoique triste. Merci Benoît !

  3. Article très pertinent dommage pour les USA, les primaires s’annonce très serrées en tout cas mais je pense que le libertarianisme reste et restera de l’ordre des idées et de la philosophie politique, ont voit bien à quelle point les multiples crises et qui secouent le monde tant sur le plan religieux, économique, culturel, sécuritaire crispent les individus sur leurs valeurs et traditions au détriment des enjeux.
    Les individus revendiquent de plus en plus leurs allégeance communautaires, je pense que pour pour la très grande majorité de l’électorat républicain Rand Paul est un doux rêveur et même du côté démocrate.
    Le vote républicain n’est plus vraiment la classe moyenne montante des années 70-80 est dont le leitmotiv principal et la prospérité, la baisse des impôts, la liberté incarnées par Reagan.
    Les gens se foutent aujourd’hui que la crise de 2008 est été d’origine étatique ou pas, le déclassement brutal: perte d’emploi, hypothèque, saisie, mensualité qui s’envole à balayé cette recherche du bonheur si cher aux USA, couple avec les événements internationales l’euphorie US a vécu.
    Les principaux candidat républicains font leur campagne sur un retour aux valeurs traditionnelles, un retour du religieux en réaction à ce qu’il se passe au niveau international, la baisse des dépenses, le moins d’Etat, la liberté etc… ne font plus échos au auprès des populations blanches mais précarisés par la crise,
    c’était assez étonnant comment tout les sujets économiques et sociaux ont été éclipsé côté républicains pour parler de l’identité, des valeurs, de l’immigration, de la sécurité.
    Soyons honnête, les USA ne sont plus libéraux mais se subdivisent en courant plus ou moins conservateurs d’un côté et plus ou moins progressiste de l’autre.
    Rand Paul aurait il dut adopter le même discours exacerbé que ses concurrents?
    IL a eu raison de se retirer d’ailleurs je pense que le mouvement libertarien devrait songer à se présenter en indépendant.

    1. et puis anthropologiquement: le concept libertarien de non agression et la culture US, comment dire… 🙂

      1. Le fait de pouvoir se défendre complètement est consubstantiel au principe de non agression. Et oui, globalement ce principe est le plus vivant aux USA.

    2. « Soyons honnête, les USA ne sont plus libéraux mais se subdivisent en courant plus ou moins conservateurs d’un côté et plus ou moins progressiste de l’autre. »

      Les USA sont toujours un des pays les plus libéral du monde. Le plus libéral à mon sens, appelez moi quand je pourrais porter une arme à Hong-Kong… Car la liberté n’est pas que économique, la liberté c’est aussi le respect de droits fondamentaux.

      Pour ce qui est du communautarisme, c’est une chance inespéré pour les libéraux ! L’occident a eu sa période la plus libérale et la plus prospère avant cette invention mortifère qu’est l’état nation aux 20e siècle. Avec un retour au communautarisme les libéraux pourront rappeler que le welfare state n’a pas de raison d’être car l’aide au démunis se fait historiquement au niveau de la communauté.

      On devrait jouer au maximum sur la vague communautariste, ça permettrait de rappeler que les libéraux n’ont rien contre l’association volontaire des individus, qu’ils ne sont pas pour une société composés d’individus atomisés. C’est à mon sens ce qui fait peur en général. On pourrait aussi parler de subsidiarité, de villes privés, de police privé…

      1. Pour ce qui est du communautarisme, c’est une chance inespéré pour les libéraux ! L’occident a eu sa période la plus libérale et la plus prospère avant cette invention mortifère qu’est l’état nation aux 20e siècle. Avec un retour au communautarisme les libéraux pourront rappeler que le welfare state n’a pas de raison d’être car l’aide au démunis se fait historiquement au niveau de la communauté.

        Sauf que la crise économique et passé par là, et les clivages territoriaux sont devenus insupportable pour une bonne partie de la population, les mentalités ont changé c’est fini les années 80.

        Bush n’ avait pas forcément tord quand il dit que le pouvoir d’achat des USA ne se négocient pas,
        Le redémarrage économique des USA est certes séduisant au niveau macro mais si on mais la loupe on se rend compte que les distorsion sont telles que les cristallisations vont devenir ingérables menaçant même l’unité du pays, les écarts entre certains Etats ou dans un même Etat entre ville et campagne c’est pas en milliard que ça se mesure mais en décennie.

        On pourrait aussi parler de subsidiarité, de villes privés, de police privé…

        discours totalement inaudible pour plus de 90% de la population US actuel et encore je suis généreux.

        Aller parler de ça au millions d’américains qui ont vu leurs situation dégringolée progressivement depuis 2008, le pouvoir d’achat ante-crise n’a toujours pas été retrouvé or c’est le moteur des USA, sans cela le multiculturalisme, le communautarisme tout cela vole en éclat comme c’est en train de se passer.

        Regarder pour l’Obama Care les républicains sont passé d’un non c’est une loi liberticide et qui encore plus trouer le budget à regardez ce sont les minorités ethniques, les noirs, les latinos qui en profite sur le dos des blancs.

        Les électeurs qui ont voté pour les candidats républicains ou démocrates non rien à foutre de concept de subsidiarité, de villes privés, de police privé…

        Les gens n’ont pas voulu de Ron Paul parce que la vérité fait mal tout simplement, objectivement il a raison sur la situation des USA, politiquement c’est insupportable pour un peuple qui est montré dans tous les bouquins d’histoire et de géo comme la superpuissance qui domine le monde depuis 1989, à aucun prix les américains ne veulent revenir sur un tel statut et certainement pour l’arrivé d’un libertarien.
        D’ailleurs vos arguments le montre bien vous critiquez la vision naïve de Paul sur le monde mais vous semblez oublier que le seul moyen des USA de rester leader du monde c’est la planche à billet et sans compter que d’autres nations tendent à s’affirmer ou à se réaffirmer de plus en plus clairement sur plan militaire, économique.
        Vous croyez que les USA ont encore les moyens d’aller faire la loi au Moyen Orient ou ailleurs cette époque est REVOLUE, je sais c’est dure à attendre pour un peuple à qui ont a toujours dit qu’iis étaient les maîtres du mondes, pour info la dette US approche des 20 milles milliards de dollars et tous les candidats à la maison blanche s’en tapent à souhait.
        Les républicains se sont opposés par pure posture politicienne à l’extension du plafond de la dette, je peux vous garantir à 100% qu’il sera revoté si ils arrivent au pouvoir.
        L’Etatisme n’est plus critiqué en tant que tel mais parce qu’il profiterait au minorités ethniques, aux immigrés illégaux etc…

        1. « Le redémarrage économique des USA est certes séduisant au niveau macro mais si on mais la loupe on se rend compte que les distorsion sont telles que les cristallisations vont devenir ingérables menaçant même l’unité du pays, les écarts entre certains Etats ou dans un même Etat entre ville et campagne c’est pas en milliard que ça se mesure mais en décennie. »

          Si il y a écart c’est grâce à la subsidiarité, certains états et certaines villes sont libres de faire les choses intelligemment.

          « discours totalement inaudible pour plus de 90% de la population US actuel et encore je suis généreux. »

          Je parlais dans la communauté libérale, vous mélangez tout…

          « Regarder pour l’Obama Care les républicains sont passé d’un non c’est une loi liberticide et qui encore plus trouer le budget à regardez ce sont les minorités ethniques, les noirs, les latinos qui en profite sur le dos des blancs. »

          Ce qui est factuellement vrai…

          « Les électeurs qui ont voté pour les candidats républicains ou démocrates non rien à foutre de concept de subsidiarité, de villes privés, de police privé… »

          Puisque vous insistez, la subsidiarité est au cœur du fédéralisme américain, c’est important pour les électeurs républicains. Il existe de nombreuses villes privés aux USA, sur plusieurs formes différentes. Il existe aussi des polices et des milices privés, composés de professionnels et/ou de citoyens. Bref, tout ça existe déjà en Amérique, ce n’est pas abstrait comme pour un français et c’est le genre de choses qui font partie des solutions non étatiques aux problèmes.

          « domine le monde »

          Les USA n’ont dominé le monde que dans les esprits des originaux d’extrême gauche… Regardez l’URSS, les empires européens ou Rome pour voir ce qu’est la vrai domination.

          « vous semblez oublier que le seul moyen des USA de rester leader du monde c’est la planche à billet »

          Encore une théorie fumeuse. Les dépenses militaires sont une petite partie des dépenses de l’état US. Ce n’est pas la planche à billet qui fait l’économie mais la valeur ajouté. D’ailleurs les autres pays aussi utilisent leurs planche à billet. Les BRICS sont les plus grand admirateurs de la FED, grâce aux QE ils peuvent imprimer proportionnellement autant de billets sans aucun impact. Ils peuvent même lancer le célèbre « cé la fote o z’US » quand ça marche pas !

          « sans compter que d’autres nations tendent à s’affirmer ou à se réaffirmer de plus en plus clairement sur plan militaire, économique. »

          Pourquoi sont ils incapables de s’affirmer sans être agressif ? En quoi cela devrait être une bonne nouvelle ?

          « Vous croyez que les USA ont encore les moyens d’aller faire la loi au Moyen Orient »

          Ils l’ont largement, Obama a juste fait dans l’idéologie. Il n’a absolument aucune stratégie. Il n’a même pas essayé quelque-chose.

          1. mais la communauté libérale des USA ne sont pas les USA toute entier!
            Combien pèse structurellement le vote libéral et libertarien au US, ça se saurait si c’était eux qui faisaient la pluie et le beau temps.

          2. sur les BRICS ils emboitent logiquement le pas de quel droit les empêcheriez vous d’en faire usage?
            Bah écoutez on en reparle dans deux quelques années?
            Pourquoi tendez vous toujours à percevoir l’affirmation des pays non occidentaux avec un tel prisme?
            Les pays non occidentaux ont la même perception que vous que vous le vouliez ou non.
            Il vaut mieux parfois ne rien faire que de faire des erreurs qui auront des conséquences non mesurables sur le court terme c’est vous l’idéaliste va en guerre, Obama a une stratégie sur le long terme, se dégager progressivement du MO et se tourner vers le Pacifique c’est la que ce joueront les prochains enjeux mondiaux.
            L’EI est tout le merdier en Syrie et Irak est une sacré épine dans cette stratégie qui l’oblige à manoeuvrer, il n’a aucun intérêt à envoyer des troupes aux sol, il y a déjà l’Iran, le Régime, Les Kurdes, les groupes rebelles islamistes et à ce qui paraît l’AS voudrait envoyer des troupes.
            Quel intérêt à y aller? Le temps des essais foireux ont fini et puis le nombres de conflits et de massacres post guerre froide ou les USA ne sont pas intervenu…

            1. « sur les BRICS ils emboitent logiquement le pas de quel droit les empêcheriez vous d’en faire usage? »

              Ce n’est pas la question. C’est que les BRICS se plaignent de la politique de la FED alors qu’ils en sont les plus grands bénéficiaires. Sans la politique de QE le monde ne serait pas arrosé de dollars et ils ne pourraient pas donc faire leur propre QE grâce à tout ces nouveaux dollars. Si la FED arrêtait sa politique monétaire les BRICS seraient obligés d’arrêter pour ne pas que leur monnaie chute brusquement (elle chute déjà dans certains pays). Les investissement se répartiraient selon leur rentabilité réelle et ça ferait mal pour tout les pays qui n’ont fait aucune réforme (la majorité des pays en développement) ainsi que les états US les moins compétitifs.

              « Pourquoi tendez vous toujours à percevoir l’affirmation des pays non occidentaux avec un tel prisme? »

              Je critique seulement certains pays non-occidentaux qui nous accusent de tout les mots, qui sont hypocrites et dont les intentions ne sont pas claires. J’ai par exemple aucun problème avec le Maroc.

              « Les pays non occidentaux ont la même perception que vous que vous le vouliez ou non. »

              La majorité des pays non occidentaux ne nous sont pas hostiles. Vous vous évertuez à défendre quelques pays revanchards qui sont en minorité.

              « Il vaut mieux parfois ne rien faire que de faire des erreurs qui auront des conséquences non mesurables sur le court terme c’est vous l’idéaliste va en guerre »

              Vous vous passez encore une foi d’argumenter… La Syrie est un désastre totale, bien plus que n’importe quelle intervention US.

              « Obama a une stratégie sur le long terme, se dégager progressivement du MO et se tourner vers le Pacifique c’est la que ce joueront les prochains enjeux mondiaux. »

              Si vraiment c’est une stratégie alors c’est une mauvaise stratégie. Les USA seront isolés si l’Europe n’est pas en sécurité. Et la sécurité de l’Europe se joue en Ukraine et au ME.

              « L’EI est tout le merdier en Syrie et Irak est une sacré épine dans cette stratégie qui l’oblige à manoeuvrer »

              Tout ceci est une preuve que la stratégie d’Obama est un échec, cela n’aurait jamais du arriver.

              « il n’a aucun intérêt à envoyer des troupes aux sol, il y a déjà l’Iran, le Régime, Les Kurdes, les groupes rebelles islamistes et à ce qui paraît l’AS voudrait envoyer des troupes. »

              Mais ce n’est pas une question d’envoyer des troupes au sol mais justement de soutenir les acteurs qui vont dans le sens de nos intérêts. P

              1. Pour le QE c’est beaucoup plus compliqué que ça quand Volcker le patron de la FED à réhaussé les taux à 17% dans les années 80, les USA ont compensé par un rapatriement massif des capitaux placés dans les pays émergents, la crise de 2008 est t-elle que cette solution ne suffirait plus aujourd’hui d’ou le QE.
                Les pays émergents n’en profitent vu qu’il n’ y pas de réforme structurelles sérieuses.
                Justement pour les USA sa monnaie à une dimension politique et géopolitique, cela va bien au delà du simple aspect économique, je ne sais plus qu’elle intellectuel avait dit au niveau des USA et de leur monnaie: « c’est notre monnaie c’est votre problème » et il avait raison.

                « Mais ce n’est pas une question d’envoyer des troupes au sol mais justement de soutenir les acteurs qui vont dans le sens de nos intérêts.  »

                mais justement obama à clairement compris que la coalition menée par l’Arabie Saoudite et l’opposition au régime syrien ne va pas dans les intérêts des USA sur à moyen et long terme, il a eu raison de diminuer son soutien.

                « La Syrie est un désastre totale, bien plus que n’importe quelle intervention US. »

                En 1994 ont à laissé quasiment un millions de personnes se faire découper à la machette sans intervenir, donc niveau desastre on repassera, vous vous focaliser sur l’instant présent sa fausse votre jugement.

                « Obama a une stratégie sur le long terme, se dégager progressivement du MO et se tourner vers le Pacifique c’est la que ce joueront les prochains enjeux mondiaux. »

                soit c’ est votre avis le mien est contraire On en reparlera dans quelques années?

                Et puis c’ est la faute des républicains si Obama a pas pu intervenir après les attaques chimiques donc bon faîtes pas semblant d’ignorer que c’est le congrès US qui vote la PE

                1. « Pour le QE c’est beaucoup plus compliqué que ça quand Volcker le patron de la FED à réhaussé les taux à 17% dans les années 80, les USA ont compensé par un rapatriement massif des capitaux placés dans les pays émergents »

                  D’ailleurs Mitterrand a dit « les américains nous étouffent avec leur politique de haut taux d’intérêts ». On est en plein dans ce que je dénonce, quoique les USA fassent, les socialistes s’en servent pour expliquer leur échecs.

                  « Les pays émergents n’en profitent vu qu’il n’ y pas de réforme structurelles sérieuses. »

                  Ben justement, la politique américaine permet aux politiciens des pays émergents de financer leur politique clientéliste tout en accusant les USA de leurs échecs.

                   » je ne sais plus qu’elle intellectuel avait dit au niveau des USA et de leur monnaie: « c’est notre monnaie c’est votre problème » et il avait raison. »

                  Il avait raison d’être excédé d’être accusé de tout et n’importe quoi.

                  « mais justement obama à clairement compris que la coalition menée par l’Arabie Saoudite et l’opposition au régime syrien ne va pas dans les intérêts des USA sur à moyen et long terme, il a eu raison de diminuer son soutien. »

                  Vous vous passez encore une foi d’argumenter. Obama voulait surtout se retirer du ME à tout prix et c’est ce qu’il faut quitte à sacrifier les intérêts des USA. Vous avez l’impression que les intérets des USA avancent au ME ?

                  « En 1994 ont à laissé quasiment un millions de personnes se faire découper à la machette sans intervenir, donc niveau desastre on repassera, vous vous focaliser sur l’instant présent sa fausse votre jugement. »

                  Qu’est ce que ça change au fait que la Syrie est un désastre ? Vous trouvez que l’on commence bien le 21e siècle avec ça ?

                  1. « Il avait raison d’être excédé d’être accusé de tout et n’importe quoi. »

                    Non vous n’avez pas compris au contraire il dénonce le fait que la politique monétaire américaine est un instrument politique et géopolitique majeur, quand la FED arrêtera la planche billet ou remontra les taux lereste du monde et en particuliers les émergents trinqueront en 1ers, de plus cela permet aux USA de ne pas vraiment se soucier du monde de leur dette et de leurs bulles de crédits.
                    Les US vivent à crédit depuis 1971 et cela leur permet d’avoir un plafond de dette quasi ilimité.

                    « D’ailleurs Mitterrand a dit « les américains nous étouffent avec leur politique de haut taux d’intérêts ». On est en plein dans ce que je dénonce, quoique les USA fassent, les socialistes s’en servent pour expliquer leur échecs. »

                    Très faible argumentaire je vous parle des effets au niveaux international de la politique monétaire de la FED vous me parler de Mitterand? A la limite abstenez vous si vous n’ avez pas d’argument valable à opposer que le socialisme?
                    Qu’est ce que les Occidentaux auraient dit si la Chine ou la Russie aurait été le 1er pays à pratiquer massivement un QE?

                    « Vous vous passez encore une foi d’argumenter. Obama voulait surtout se retirer du ME à tout prix et c’est ce qu’il faut quitte à sacrifier les intérêts des USA. Vous avez l’impression que les intérets des USA avancent au ME ? »

                    Mais on est plus dans les années 70-80, justement les intérêts des USA se déplacent à l’Ouest vous faîtes mine de l’ignorer.
                    La maison blanche et les USA se rendent compte que le pacte de Quincy de 1945 est un boulet diplomatique.
                    Les enjeux majeurs sur le long terme sont maintenant dans le Pacifique, La Mer de Chine et les nombreux archipels de la région sont le théâtre de conflit d’intérêts majeurs entre les puissances régionales y compris les USA.

                    Qu’est ce que ça change au fait que la Syrie est un désastre ? Vous trouvez que l’on commence bien le 21e siècle avec ça ?

                    La diplomatie n’est pas la pour créer un monde meilleur pour ça il y les ONG, la société civile, le rôle des diplomaties c’est d’éviter dans la mesure du possible et elle a malheureusement souvent échoué ses dernières années le pire.
                    Vous parler de bien commencer le 21ème comme si ça nous tombez dessus lol.
                    Je sais pas si vous vous rappelez un commentaire ou j’ avait dit que l’Occident par ses atermoiements, tergiversations et coalition foireuse, aller faire entrer l’Iran et la Russie dans la basse cour et qu’elles allaient faire le ménage à leur façon et que ça aller pas être dans la dentelle, mais que l’Occident avait sa part de responsabilité et que ça serait trop tard pour que celle ci réagisse et qu’elle serait clouée à un simple rôle de spectateur et bah on y est.

                    1. « Non vous n’avez pas compris au contraire il dénonce le fait que la politique monétaire américaine est un instrument politique et géopolitique majeur »

                      Non cette phrase a été prononcé justement pour dénoncer ceux qui passent leur temps à se plaindre.

                      « quand la FED arrêtera la planche billet ou remontra les taux lereste du monde et en particuliers les émergents trinqueront en 1ers, de plus cela permet aux USA de ne pas vraiment se soucier du monde de leur dette et de leurs bulles de crédits.
                      Les US vivent à crédit depuis 1971 et cela leur permet d’avoir un plafond de dette quasi ilimité. »

                      En deux phrases vous vous plaignez à la foi des conséquences d’une politique monétaire expansionniste et de celle d’une politique restrictive. Tout ça car les USA ont fait les deux. Vous ne voyez pas votre incohérence ?

                      « Très faible argumentaire je vous parle des effets au niveaux international de la politique monétaire de la FED vous me parler de Mitterand? »

                      Oui pour montrer l’incohérence des gens qui se plaignent sans arrêt de la politique US. Aujourd’hui ils se plaignent de la politique expansionniste et avant ils se plaignaient de la politique restrictive… Mais enfin qu’est ce qu’il faut pour qu’ils se plaignent pas ?

                      « Qu’est ce que les Occidentaux auraient dit si la Chine ou la Russie aurait été le 1er pays à pratiquer massivement un QE? »

                      La Chine manipule plus sa monnaie que n’importe quelle grande économie et la Russie n’est pas en position de faire n’importe quoi comme tout les autres pays de seconde zone. Ce que vous dites n’est en aucun cas théorique.

                      « Mais on est plus dans les années 70-80, justement les intérêts des USA se déplacent à l’Ouest vous faîtes mine de l’ignorer. »

                      Au cas ou vous ne l’avez pas remarqué la terre est ronde… Les intérets que vous citez s’arrêteraient à l’inde et ne continueraient pas vers l’ouest pour arriver au moyen orient ? Savez vous que le le Pakistan, l’Afghanistan ou l’Asie centrale sont des enjeux géopolitiques majeurs ? Vous croyez que les intérets des USA s’arrêtent à la mer de Chine ?

                      « La maison blanche et les USA se rendent compte que le pacte de Quincy de 1945 est un boulet diplomatique. »

                      C’est au contraire un enjeu majeur. Si les USA perdent pied au moyen-orient pour être remplacé par la Chine, on voit pas ce qu’ils vont accomplir en mer de Chine ni comment l’OTAN serait en sécurité sans sécuriser les importations énergétiques de l’Europe.

                      « Vous parler de bien commencer le 21ème comme si ça nous tombez dessus lol. »

                      Oui la crise des migrants et la monté en puissance de l’IS provient directement de notre incapacité à mettre fin à ce qui arrive en Syrie et ça nous est tombé dessus.

                      « elles allaient faire le ménage à leur façon et que ça aller pas être dans la dentelle »

                      Mais c’est une catastrophe sur tout les plans. Seule les SDF, la coalition soutenue par les USA, gagne du terrain contre IS. La Russie et l’Iran ne font que massacrer des civils syriens qui ont eu l’outrecuidance de vouloir choisir leurs dirigeants.

                      « elle serait clouée à un simple rôle de spectateur et bah on y est. »

                      Donc les intérets USA reculent bien au ME ? Vous vous rendez compte que vous confirmez ce que je disais ?

                  2. « En deux phrases vous vous plaignez à la foi des conséquences d’une politique monétaire expansionniste et de celle d’une politique restrictive. Tout ça car les USA ont fait les deux. Vous ne voyez pas votre incohérence ? »

                    J’analyse c’ est vus qui dénoncer à longueur de journée vos commentaires ne sont que des jugements normatif qui au final n’apportent rien à la compréhension de la scène internationale

                    « La Chine manipule plus sa monnaie que n’importe quelle grande économie et la Russie n’est pas en position de faire n’importe quoi comme tout les autres pays de seconde zone. Ce que vous dites n’est en aucun cas théorique. »

                    Les USA ont été le premier pays à faire n’importe quoi en 2008 donc votre argument tombe à l’eau dsl, quand à la Chine elle manipule sa monnaie oui et alors, comme le fond les US, quel problème?

                    « Ce que vous dites n’est en aucun cas théorique » votre phrase ne veut rien dire aucun sens? qui parle de théorie?

                    « Au cas ou vous ne l’avez pas remarqué la terre est ronde… Les intérets que vous citez s’arrêteraient à l’inde et ne continueraient pas vers l’ouest pour arriver au moyen orient ? Savez vous que le le Pakistan, l’Afghanistan ou l’Asie centrale sont des enjeux géopolitiques majeurs ? Vous croyez que les intérets des USA s’arrêtent à la mer de Chine ? »

                    Les intérêts ne sont jamais intangibles, ils fluctuent en fonction de l’évolution du système international, vous êtes figé à la guerre froide incapable de d’argumenter en dehors d’un bloc Ouest/Est.
                    Non plus maintenant ils sont toujours de grande importance mais bien moindre que par le passé.

                    « Mais c’est une catastrophe sur tout les plans. Seule les SDF, la coalition soutenue par les USA, gagne du terrain contre IS. La Russie et l’Iran ne font que massacrer des civils syriens qui ont eu l’outrecuidance de vouloir choisir leurs dirigeants. »

                    Je distingue très clairement la coalition anti EI des groupes rebelles anti Assad, bah oui normale que la coalition gagne du terrain encore heureux, Russie et Iran combattent l’EI et les groupes rebelles djihadistes soutenus par la Turquie, l’AS et les monarchie du golfe persique.

                    Vous vous passez encore une foi d’argumenter. Obama voulait surtout se retirer du ME à tout prix et c’est ce qu’il faut quitte à sacrifier les intérêts des USA. Vous avez l’impression que les intérets des USA avancent au ME ?
                    Quelles intérêts: les hydrocarbure? Les commandes militaires des pétro-monarchies? C’est fini tout ça le contenu du baril coûte moins cher que son contenant la donne change.
                    Les USA sont autosuffisants en énergie fossile, le pacte pétrole contre protection ne tient plus.
                    Et les USA ne perdent pas pied au contraire, il n’ont plus d’intérêts majeurs comme dans les années 70 à êtres omniprésents dans la région, ce qu’on entend dans les conférences et plateaux c’est de la communication politique.

                    Lisez des revues spécialisés en politique étrangère et RI, la presse lambda l’info en continu et wikipédia n’apporte que la façade des choses, même contrepoints.

                    1. « Les USA ont été le premier pays à faire n’importe quoi en 2008 donc votre argument tombe à l’eau dsl, quand à la Chine elle manipule sa monnaie oui et alors, comme le fond les US, quel problème? »

                      Non la Chine a depuis longtemps plusieurs taux de changes et empile ses dettes dans des banques fantômes. La Chine manipule sa monnaie bien plus que les USA.

                      « votre phrase ne veut rien dire aucun sens? qui parle de théorie? »

                      Vous, vous parler de la manipulation de la monnaie par la Chine comme si ce n’était pas déjà le cas.

                      « bah oui normale que la coalition gagne du terrain encore heureux »

                      Sauf qu’elle gagne du terrain malgré les actions de la Russie, et pas grâce à la Russie. La Russie est le freeloader de ce conflit.

                      « Russie et Iran combattent l’EI »

                      Non.

                      « les groupes rebelles djihadistes soutenus par la Turquie, l’AS et les monarchie du golfe persique. »

                      Ben voyons, ces groupes sont des groupes composés de syriens soutenus par les syriens. L’Iran et la Russie amènent des étrangers combattre les civils de ce pays.

                      « Quelles intérêts: les hydrocarbure? Les commandes militaires des pétro-monarchies? »

                      C’est absurde de penser au ME que par les hydrocarbures. Comme je le disais la terre est ronde. Si vous regardez le moyen orient est au centre des trois continent. Avoir des postions au ME est stratégique pour les USA et la Chine.

                      La Chine ne se trompe d’ailleurs pas et a ouvert une base à Djibouti à coté de la base US. La Chine attend que les USA reculent bêtement pour leur prendre leurs alliés de la région et ainsi contrôler le commerce entre l’Asie et l’Europe. Ce qui sera beaucoup plus intéressant que de contrôler la mer de Chine.

                      Quand aux hydrocarbures, oui l’Europe a besoin de sécuriser ses approvisionnement, ce n’est pas mal, c’est normal.

        2.  » vous semblez oublier que le seul moyen des USA de rester leader du monde c’est la planche à billet  »

          Les USA sont des leaders essentiellement grâce à l’innovation. Ce n’est pas la planche à billet qui a fait la Silicon Valley mais l’esprit d’entreprendre de milliers d’entrepreneurs.

          D.J

          1. ce n’est pas la silicon valley qui fait les USA, c’est une niche qui d’ailleurs n’échappe ps au réajustement du marché, les survalorisations se font corriger proprement, marrant comme 20 mille milliard de dette ne sont plus un problème parce qu’il s’agit des USA… et la majorité des grandes firmes ricaines rachètent copieusement les obligations d’Etat US faisant perdurer le système.

            1.  » ce n’est pas la silicon valley qui fait les USA  »

              La Silicon Valley est bel et bien un des facteurs clé de l’innovation dans le numérique qui inonde actuellement le monde. C’est un pôle d’entrepreneurs unique dans le monde. C’est l’innovation et non la planche à billet qui détermine essentiellement le potentiel économique d’un pays.Vous pouvez faire un parallèle des pays les plus innovant avec le classement des pays les plus compétitifs de la planète.

              D.J

      2. l’Etat nation est présent bien avant le xxème siècle vous confondez avec l’Etat providence est encore sont origine date des réforme de Bismarck lors de l’unification allemande de 1871.
        Avant le 19ème siècle l’occident était libérale uniquement sur le plan économique est encore si on prend la GB l’abolition des Corn Laws ne datent que de 1846, et non l’occident et beaucoup plus libéral et prospère qu’aujourd’hui c’est juste qu’ au 19ème siècle les échanges commerciaux étaient pas complétés par les mouvements internationaux des capitaux, des flux de personnes, d’informations, les marchandisent représentaient un poids majeurs mais les économies était encore régie par un cadre national.

        1. « l’Etat nation est présent bien avant le xxème siècle vous confondez avec l’Etat providence est encore sont origine date des réforme de Bismarck lors de l’unification allemande de 1871. »

          On peu aussi trouver des équivalents de clientélisme et d’aide sociales dans l’empire romain. Je voulais dire qu’avant l’époque des voyages et des communications rapides, l’idée était que la nation était un ensemble de communautés à l’intérieur desquels les individus étaient unis qui partageaient le même état. Aujourd’hui cette idée de communauté a disparu, on essai de faire croire que la nation c’est un ensemble d’individus qui seraient tous liés les uns aux autres par leur passport même si ils sont très différents les uns des autres.

          « Avant le 19ème siècle l’occident était libérale uniquement sur le plan économique est encore si on prend la GB l’abolition des Corn Laws ne datent que de 1846, et non l’occident et beaucoup plus libéral et prospère qu’aujourd’hui »

          L’époque de la révolution industrielle n’était pas libérale ? Le libéralisme n’était pas que économique, mais aussi politique, la subsidiarité existait encore, les droits des individus étaient respectés, l’état intervenait pas dans les relations entre les individus. Après évidemment les gays ne pouvaient pas se marier, si c’est tout ce qui vous importe…

          « les échanges commerciaux étaient pas complétés par les mouvements internationaux des capitaux, des flux de personnes, d’informations, les marchandisent représentaient un poids majeurs mais les économies était encore régie par un cadre national. »

          Ce « cadre national » n’avait absolument pas le même sens quand l’occident était composé d’empires et de colonies.

          1. vous parler de l’evergetisme rien a voir avec le capitalisme de connivence, au contraire il s’agissait d’une forme de sociabilité de la haute noblesse romaine pour s’attirer de la notoriété

  4. Rand Paul antisystème ? Comment un sénateur peut il être crédible ?

    Sans le charisme de son père, le libertarianisme est apparu pour ce qu’il est : une doctrine politique pleine de contradictions.

    C’est ce coté chapelle hermétique, ce coté secte de philosophes illuminés que les américains ont sanctionné.

    Ses croisades sur la Fed, le replis national et le non interventionnisme, la dette, etc… ne correspondent pas aux problèmes concrets qui interrogent les américains et sont énormément critiqués dans le camp libéral lui-même et encore plus dans le GOP.

    Et surtout : comment peut prétendre être le candidat du GOP, quand on soutient des propositions qui sont reprises par les démocrates ou qui paraissent utopiques ?

    1.  » ne correspondent pas aux problèmes concrets qui interrogent les américains et sont énormément critiqués dans le camp libéral lui-même et encore plus dans le GOP. »

      +1

      Je suis le premier à dire que le libéralisme n’est pas que économique, mais le problème numéro 1 pour les américains est encore l’économie il me semble. Surtout que tout un tas d’autres problèmes importants pour les américains (comme le terrorisme, les inégalités, l’immigration) ont prouvé ne pas être les plus porteurs pour les libéraux.

    2. Je serais curieux de connaitre des propositions de Rand paul reprises par les démocrates.

      1. Rand Paul et Bernie Sanders ont tous les deux dénoncé la professionnalisation de la vie politique et en ont fait une de leurs priorité (#3 sur leurs listes), idem pour la régulation de l’immigration et la défense des vétérans, les deux sont pacifistes et les deux prônent le retrait des troupes à l’étranger …. ca fait beaucoup.

  5. Je ne suis pas d’accord.

    Rand Paul a infléchi pas mal ses positions il y a 1 an ou 2 notamment sur les questions de politique étrangère, le warfare et la lutte contre la drogue. Or ce sont les points les plus essentiels chez les libertariens américains. Son message est redevenu plus libertarien ces dernières semaines, peut-être parce qu’il s’est rendu compte de son erreur, mais c’était beaucoup trop tard pour rassembler.

    Rand Paul n’a pas du tout le même talent oratoire que Ron Paul non plus, or les discours et les débats de Ron ont joué un rôle beaucoup plus important qu’on ne le croit en 2008 et 2012, au-delà du fond du discours. Savoir captiver son auditoire c’est fondamental, quand Ron Paul commençait à parler tout le monde se taisait et écoutait.

    Alors oui effectivement Ron Paul a attiré énormément d’anti-système en 2012, mais je ne crois pas qu’on puisse passer de Ron Paul à Sanders comme ça . Les idées de Paul sur l’économie et la fed étaient claires, souvent rappelées par lui-même et en désaccord avec Sanders. D’autre part le profil de ceux qui ont voté pour Trump a me semble-t-il rien à voir non plus avec celui de Ron Paul.

    1. « les questions de politique étrangère, le warfare et la lutte contre la drogue. »

      On comprend pourquoi ce n’est plus très porteur après les années Obama par rapport aux années Bush. Je comprend pas cette stratégie, l’isolationnisme est loin d’être populaire chez tout les libéraux et on dirait que Ron Paul insistait pour en faire un sujet essentiel juste dans un but purement politicien.

      Pour ce qui est de la légalisation de la drogue, je suis 100% pour (une légalisation radicale, sans contrôle, sans taxe), mais cela ne guidera jamais mes choix de vote. Les gens qui vont faire de la légalisation une question essentielle sont assez peu nombreux. Toutefois je regrette que Contrepoints ne parle pas plus de ce sujet qui est très intéressant mais semble complètement tabou en France.

      1. tout simplement parce qu’il a des convictions et qu’il préfère ne pas les trahir tout simplement, et oui l’accession au pouvoir implique de faire une croix sur nombre d’idéaux surtout aux USA ou les élections sont chronologiques, c’est impossible de partir de la case départ en étant intransigeant sauf à l’être sur des thèmes qui titillent les tympans de l’opinion: sécurité, immigration, retour aux valeurs, interventionnisme etc…

        1. « tout simplement parce qu’il a des convictions et qu’il préfère ne pas les trahir tout simplement »

          Bof, depuis le début Ron Paul fait tout pour prouver à une certaine gauche qu’il n’est pas un républicain. Cela m’a l’air d’être plus un calcul électoral qu’autre chose. Je reproche parfois à certains commentateurs de rejeter trop vite tout ceux qui se présentent comme « libéraux de gauche ». Mais les gens que Ron et Rand cherchent à draguer ne sont pas des libéraux, juste des horloges cassés qui indiquent la bonne heure sur la légalisation des drogues.

          « sauf à l’être sur des thèmes qui titillent les tympans de l’opinion: sécurité, immigration, retour aux valeurs, interventionnisme etc… »

          Justement pourquoi dépenser tant d’énergie dans quelque-chose aussi contestable que l’isolationnisme plutôt que sur des sujets ou le rendement sera meilleur ?

  6. J’avais lu votre livre en 2014 et effectivement il était plein d’ambitions concernant le candidat Paul.

    Mais voilà : c’est un flop complet en réalité. J’ai l’impression de constater un net recul de l’intérêt pour la liberté dans nos sociétés occidentales, notamment à travers les soutiens massives à un communiste du genre Sanders aux USA, ce qui aurait été impensable à une autre époque.

    L’avenir me paraît bien sombre…

    1. le pouvoir d’achat, la sécurité, le retour à la tradition priment désormais dans les mentalités collectives.
      Je pense qu’on a mal perçu les conséquences à long terme de la crise de 2008 on a cru qu’en réformant les pays redémarreraient ce qui est le cas pour beaucoup mais que ça s’arrêterait la, au facteur uniquement économique hors ça n’ a pas du tout était le cas.
      Même les pays qui affichent un taux de reprise et d’ emploi séduisant sont dans un mal-être sociétal, culturel, identitaire et ça touche les pays émergents également.
      Bref la croissance l’emploi n’ont plus l’air d’être la recette du bonheur telles qu’elles l’étaient au 19 et 20ème siècle, inquiétant.

      1. on a plus d’idéal transcendant en ce début de 21ème siècle

        1. ou on l’a lâchement abandonné à d’autre pour des finalités morbides et mortifère

        2. Si et si il y a encore le socialisme, l’écologisme, le pacifisme, l’islamisme, le keynésianisme, pour les plus actifs et plein d’autres petits » ismes mignonés ».

          1. oui c’ est ce que j’ ai ont l’ à lâchement abandonné aux autres qui s’en servent pour le pire

  7. Le problème de Rand Paul, c’est que lorsque l’on regarde le programme de Ted Cruz, Rand Paul a l’air d’un communiste à coté.

    To shrink the size and power of the federal government, the Cruz Five for Freedom plan eliminates the IRS, the Department of Education, the Department of Energy, the Department of Commerce, and the Department of Housing and Urban Development. As President, Ted Cruz will appoint heads of each of those agencies whose sole charge will be to wind them down and determine whether any programs need to be preserved.

    1. C’est génial mais il a oublié l’EPA, une des agence les plus nuisibles de l’état fédéral américain. Il ne va pas assez loin.

      1. Euh … imaginez un candidat à la présidentielle en France qui ait dans son programme de supprimer l’Ednat et l’IR (juste ca…) ?

        Pour l’EPA … trop tôt, le coté nuisible et inutile n’est pas encore suffisamment mis en évidence.

        En tout cas son programme est bien plus concret que celui de Rand Paul, bien plus radical et libéral également. Il a été très concret et actif au Congrès contre l’ObamaCare, je pense qu’il a largement siphonné les voix de l’électorat de Paul.

        1. Tout à fait d’accord avec cette analyse.
          L’échec de Paul tient en fait en son succès. Là où son père était le seul à prêcher pour la liberté, Rand n’était plus seul, loin de là, parmi les républicains à vouloir un état réduit, des libertés individuelles plus respectées etc. Mais lui le fait trop souvent d’une façon théorique alors que Cruz (ou d’autres à moindre échelle) l’intègrent dans une politique qui pourrait être mise en place dès demain.
          Et une politique qui est aussi plus pragmatique : bien sûr dans l’absolu il ne faut plus de frontières. Mais ça c’est après qu’on ait jeté bas le dernier État, pas avant. Sinon la liberté n’avance pas, elle recule au contraire au fur et à mesure que des gens convaincus que l’État est tout arrivent dans le pays et votent à 80% ou plus pour les socialistes. Et il en va de même pour d’autres choses.

          D’ailleurs à écouter quelques unes des dernières interviews de Rand Paul, il n’est pas mécontent et juge qu’effectivement les idées libérales classiques/libertariennes/de liberté avancent et qu’il a joué un rôle dans ce sens, ce qui lui va très bien… Il est encore jeune.

          1. Oui, il a réussit à rapprocher libertariens et libéraux et à faire sauter un certain nombres de paradoxes. Je pense que l’expérience Cameron en Angleterre y est aussi pour beaucoup.

            Cela prouve que le libertarianisme libertaire et pacifique utopique a fait son temps, même si il a été bien utile pour relancer le libéralisme au moins aux US.

            Ted Cruz est un pur libéral conservateur et ce sont eux qui historiquement ont fait avancer le libéralisme : sans liberté religieuse, le libéralisme est un truc d’intellos.

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