Eugène Schneider : le maître de forge en majesté

Publié Par Gérard-Michel Thermeau, le dans Histoire de l'économie

Par Gérard-Michel Thermeau

Eugène_Schneider wikimedia commons

Eugène_Schneider wikimedia commons

Ses ouvriers l’avaient surnommé « le grand rouge » en raison de sa chevelure flamboyante. Eugène Schneider (Bidestroff, Meurthe-et-Moselle, 30 mars 1805 – Paris, 27 novembre 1875), fondateur d’une prestigieuse dynastie, a été l’incarnation du maître de forges de la Révolution industrielle. Il a réussi à donner vie à un établissement créé sous l’Ancien Régime mais qui n’avait jamais réussi à fonctionner correctement : exemple de la supériorité de l’initiative individuelle sur les meilleures intentions du monde étatique. Le nom des Schneider s’est ainsi identifié pendant quatre générations à la petite ville du Creusot, insignifiante bourgade du sud de la Bourgogne dont le nom va devenir célèbre dans toute l’Europe.

Le Creusot est devenu le symbole de la ville noire du XIXe siècle : « Cent cheminées géantes vomissent dans l’air des serpents de fumée, d’autres moins hautes et haletantes crachent des haleines de vapeur ; tout cela se mêle, s’étend, plane, couvre la ville, empli les rues, cache le ciel, éteint le soleil. Il fait presque sombre maintenant.(…) Les mains sont noires, comme frottées de suie, les pavés sont noirs, les vitres poudrées de charbon. » Ainsi Maupassant décrit-il, dans un article publié par Gil Blas le 28 août 1883, son arrivée au Creusot.

Deux frères en affaires

Eugène Schneider est issu de la petite bourgeoisie lorraine : son grand-père était négociant et son père notaire avait profité de la Révolution pour acheter un château, mais il devait finir à peu près ruiné. Eugène fait ses études au collège de Nancy et, muni de son bac, entre comme employé dans une maison de commerce et de filature de Reims. Il rejoint assez vite son frère Adolphe, employé « intéressé » de la banque Seillière à Paris. Remarqué par les banquiers, il obtient la direction des forges de Bazeilles dans les Ardennes qu’ils viennent de racheter. Il montre tout de suite une « perspicacité précoce » et « une sûre entente des affaires ». Il devient surtout un technicien averti de la métallurgie : passé par le Conservatoire des Arts et Métiers, il devait être reçu plus tard à la société des Ingénieurs civils.

Des mariages brillants vont consolider la position des deux frères : Adolphe épouse Valérie Aignan, qui est la belle-fille de Boigues, maître de forges à Fourchambault. Eugène épouse Constance Lemoine des Mares dont la famille appartient à la haute finance protestante : elle est la nièce des Neuflize et sa dot est de 100 000 francs.

En 1836, les Seillière rachètent Le Creusot et constituent une société en commandite par actions au capital de 4 millions sous la raison Schneider & Cie : les deux frères sont en effet les deux gérants de l’affaire. Les capacités financières de l’un et l’expertise technique de l’autre se complètent parfaitement. Ce statut de commandite devait subsister jusqu’en 1949 ainsi que le contrôle de la gestion par les Schneider.

La mort accidentelle d’Adolphe, en 1845, le laisse seul aux commandes. En 30 ans de carrière, il va devenir le « plus grand manufacturier de France ».

La réussite des Schneider au Creusot a été expliquée par certains historiens de façon quelque peu méprisante : les deux frères auraient simplement bénéficié de riches mariages et d’une conjoncture favorable. En somme, leur mérite serait fort mince. Il est vrai qu’aux yeux des intellectuels progressistes, les capitalistes s’enrichissent en dormant. En réalité, investir au Creusot était un pari risqué : l’établissement industriel paraissait porter malheur à ses propriétaires successifs. Et deux ans après avoir investi dans l’affaire, le banquier Seillière s’alarme : « Malgré tout ce que me dit Schneider aîné, l’affaire m’épouvante ». Les échecs de ses prédécesseurs soulignent d’une certaine façon le génie industriel d’Eugène Schneider qui ne s’est pas contenté de « répondre à la demande ».

Le Creusot : transformer l’échec en réussite

Le Creusot a été créé de toutes pièces par la volonté politique. En 1782, il s’agissait de réaliser, à l’aide d’importants capitaux publics, la première forge à l’anglaise avec quatre hauts-fourneaux et la fonte au coke, un établissement modèle confié aux bons soins de l’Anglais Wilkinson et du maître de forges lorrain Ignace de Wendel. Cette fonderie royale est complétée en 1786 par la cristallerie de la Reine1 : la Révolution va provoquer le premier désastre et voit l’exécution des principaux actionnaires à savoir le couple royal. Plus d’appui, plus de capitaux. La société va désormais passer de mains en mains et de faillite en faillite. Ainsi, en 1826, d’autres Anglais, Manby et Wilson, rachètent l’établissement avant de succomber en 1833. En fait, le Creusot illustre un travers très français : la croyance en l’autosuffisance de l’excellence technique.

Par ailleurs, le choix de créer l’établissement sur un tel emplacement n’était pas nécessairement très heureux : « il est situé dans une contrée dont les houillères donnent des qualités inférieures, un minerai de fer argileux d’un rendement très faible. Il se trouvait, en outre, lors de sa fondation, loin de toute communication naturelle » notait le rapport de l’exposition de 18782.

Mais tout va changer à partir de 1836.

Schneider va très tôt pratiquer l’intégration dans un complexe industriel qui compte les mines de charbon du Creusot et de Montchanin, l’exploitation des minerais de fer de Saône-et-Loire et du Berry et les chantiers de construction de Chalon-sur-Saône. La mine alimente la forge et les hauts fourneaux qui fournissent la construction mécanique. Dans les premières années, c’est la production du fer pour les rails et ponts métalliques qui assure l’essentiel des bénéfices et permet de financer la construction des machines. Ensuite, c’est surtout la construction mécanique qui va assurer le développement de l’entreprise : Schneider s’impose comme constructeur de locomotives après avoir été le premier en France à se lancer dans cette activité (1838) mettant fin au monopole anglais. Il occupe le premier rang aux côtés de Jean-François Cail et André Koechlin, ses deux rivaux.

Laurent Lenotre Locomotive Schneider 241P inspirée des 241 A de la Compagnie du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée

Laurent Lenotre Locomotive Schneider 241P inspirée des 241 A de la Compagnie du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée(Creative Commons)

 

Le démarrage est net même s’il est brisé par la récession de 1848. Entre 1851 et 1875, la croissance devient exceptionnelle : le chiffre d’affaires est plus que décuplé et atteint 60 millions de francs. Le traité de 1860 paraît avoir été le « coup de fouet » indispensable. À l’assemblée générale du 30 novembre 1861, Eugène remarque la baisse des prix de vente couplée avec la hausse des salaires. Aussi les bénéfices s’expliquent « par les progrès d’habileté de la population et surtout par l’amélioration des procédés et des instruments de travail. » Le marteau-pilon (1842) en est l’illustration la plus éclatante : la construction en grande série de locomotives et de bateaux est rendue possible par l’invention du marteau-pilon due à l’ingénieur François Bourdon, responsable des ateliers de construction mécanique de Schneider. Le principe de fonctionnement est simple : il consiste à utiliser directement comme marteau le piston d’une machine à vapeur placé verticalement.

Eugène Schneider sait s’adapter à la crise provoquée par le traité de libre-échange de 1860 : il en profite pour moderniser son outillage et créer la « plus grande forge du monde ». L’immense halle à forger avec ses 30 marteaux-pilons, les ateliers de construction avec leurs 25 marteaux-pilons et 650 machines-outils ont de quoi impressionner les visiteurs. « Quelle féerie ! C’est le royaume du Fer où règne sa Majesté le Feu ! » s’exclame Maupassant enthousiaste.

Il adopte assez tardivement les nouveaux procédés de fabrication de l’acier : le procédé Martin (1868) puis concurremment le procédé Bessemer (1870), se contentant surtout d’observer les expériences audacieuses tentées dans la région stéphanoise. Après la chute de l’Empire, le Creusot va jouer un rôle de premier plan dans la fabrication des cuirasses de navires et de canons en acier. La défaite contre l’Allemagne donne la priorité à la question des armements : à la demande de Thiers, il s’agit de tenir la dragée haute aux Krupp, incarnation même des « marchands de canons » germaniques.

En 1870, les hauts fourneaux, la forge, les ateliers et la mine emploient 9950 ouvriers. Si l’on prend en compte les annexes, ce chiffre dépasse les 15 000 personnes. Le Creusot est devenu le plus important établissement métallurgique français. La diversification des productions lui a permis d’amortir les crises et de régulariser ses profits.

Loin de la frilosité de tant d’industriels français adeptes du protectionnisme, il s’impose comme concurrent heureux des Anglais et des Belges en Russie, en Allemagne du Sud, en Suisse, en Italie et en Espagne. Le 3 juin 1865, par un hasard heureux, il préside ce jour là le Corps législatif, Eugène déclare devant des député enthousiastes : « Messieurs, je viens d’éprouver la plus grande joie de ma vie. Permettez-moi de vous en faire part. Cette dépêche m’apprend que Le Creusot vient de vendre quinze locomotives à l’Angleterre. Vous entendez, Messieurs, à l’Angleterre ! »

Schneider a su très tôt compenser l’infériorité de la localisation de son établissement par une nouvelle gestion des ressources humaines3.

Schneiderville

« L’usine est en réalité la commune » note Louis Reybaud4. La bourgade du Creusot est une ville champignon dont la population est multipliée par six en 30 ans :  3.760 habitants en 1836 ; 23.872 en 1866.

Bien que la plus peuplée du département avec Chalon, elle n’est pas chef-lieu de canton et « n’a ni justice de paix, ni brigade de gendarmes ». Et pourtant « elle a des rues éclairées au gaz ou à l’huile de schiste, des promenades bien plantées, des fontaines dont les eaux ont été captées au loin, des marchés, des églises, des écoles, enfin tout ce qu’une ville doit avoir »5. Tout cela a été financé par l’usine. Plus de 600 maisons ont été construites par les ouvriers entre 1861 et 1866 avec leurs économies. La plupart des logements ouvriers sont tenus « avec un soin qui va jusqu’au luxe. »

C’est une agglomération dont les parties ont été jetées « un peu au hasard ». Dès le matin, le vide s’y fait, la ville ne s’anime guère que les jours fériés. « La race y est mêlée » : « le mineur est lent, froid, alourdi », le mécanicien « vif, dégagé, aisé de manière ». La plupart des ouvriers sont « rétribués selon leurs œuvres ».

L’établissement a été un des premiers à renoncer au système des amendes retenus sur les salaires des ouvriers selon une pratique courante des entreprises de la Première révolution industrielle. Une caisse de prévoyance est mise en place pour les malades qui peuvent, par ailleurs, être accueillis à l’hôpital construit en 1863. Seuls les hommes travaillent, les enfants seulement à partir de 14 ans. Il manque néanmoins au ménage ouvrier, observe Reybaud, le travail des femmes qui n’est possible ni à la mine ni à la forge.

Les écoles Schneider sont créées dès 1837 mais ne deviennent gratuites qu’en 1873. En 1866 les deux écoles accueillent plus de 4000 enfants, des sœurs de Saint-Joseph assurant l’enseignement des filles. Au delà d’une éducation primaire, l’entreprise cherche à former des employés qualifiés, des contremaîtres, voire des ingénieurs. Les meilleurs élèves peuvent suivre des cours spéciaux pour préparer les écoles d’arts et métiers. Ainsi se créait un « esprit Schneider » inséparable du paternalisme du maître de forges.

Eugène Schneider a néanmoins la sagesse de refuser la pétition des habitants qui, en 1856, souhaitent rebaptiser la commune Schneiderville. Il devait, comme l’avait été son frère aîné, être maire du Creusot.

Le président du Corps législatif

À la mort de son frère, il commence sa carrière politique : il se fait élire, au suffrage censitaire, député de Saône-et-Loire en 1845 puis en 1846 et appuie la politique conservatrice de Guizot. La révolution de février met un terme provisoire à son activité de député.

S’il ne se déclare pas hostile à la République, il se refuse à condamner la Monarchie de Juillet qui avait ses préférences. Ses tentatives pour se faire élire au suffrage universel masculin à l’Assemblée constituante de 1848 puis à l’Assemblée législative de 1849 se soldent par des échecs. Très vite, montrant un certain flair politique, il accorde son soutien à Louis-Napoléon Bonaparte. Il est brièvement ministre de l’Agriculture et du Commerce entre mars et mai 1851, puis fait partie de la commission qui entoure le Président au moment du coup d’État. Il se retrouve alors dans le cercle des conseillers les plus proches du nouvel empereur.

Il avait rencontré le futur Napoléon III à l’occasion de ses mandats économiques : membre de la Chambre de commerce de Chalon-sur-Saône depuis 1843, il participe, à partir de 1848, à des instances nationales comme le Conseil général de l’agriculture, du commerce et des manufactures. Eugène est membre du Conseil de régence de la Banque de France de 1854 à 1875, membre fondateur du Comité des forges et de la Société Générale (1864) aux côtés de Paulin Talabot. Il fait partie de la commission d’organisation de la première exposition universelle de Paris (1855).

Sous l’Empire, Eugène Schneider va représenter de façon continue son département au Corps législatif. Il est le candidat officiel et obtient des scores sans appel : en 1863, 100% des suffrages exprimés pour 61% des inscrits.

Résidant de plus en plus souvent à Paris, il associe très tôt son fils Henri à la gestion de l’entreprise, soucieux de perpétuer sa « dynastie ».

Proche de l’empereur, sa loge de l’opéra est dit-on, mieux située que celle des Rothschild. Eugène collectionne les peintres Hollandais et Flamands au 7 de la rue Boudreau, dans le 9ème arrondissement, où est installé son hôtel particulier.

Après la disparition de Morny et l’incapacité de Walewski à tenir une assemblée de plus en plus indocile, Napoléon III le choisit pour présider le Corps législatif en mars 1867. Esprit modéré, habitué à exercer la présidence par intérim comme vice-président, il va pleinement satisfaire l’empereur. Mais en 1869, devant la montée de l’agitation, Napoléon hésite entre poursuivre dans une voie libérale et revenir à un régime plus autoritaire. Schneider est confirmé à la présidence mais son rival, l’autoritaire Jérôme David, est désigné comme vice-président. Ne comprenant pas l’attitude impériale, le maître de forges envoie sa démission, ce qui oblige Napoléon III à rendre publique la lettre par laquelle il la refuse : « Mon gouvernement continuera l’œuvre entreprise (…), la conciliation d’un pouvoir fort avec des institutions sincèrement libérales. » Schneider devient ainsi une caution de la libéralisation de l’Empire ce qui l’amène à demander en juillet la démission de Rouher, ministre d’État, symbole de l’Empire autoritaire. Aussi à la fin de l’année, la possibilité d’élire leur président étant accordée aux députés, ceux-ci choisissent de conserver le perchoir à l’industriel.

L’agitation ouvrière gagne cependant le Creusot : deux grandes grèves éclatent. À la nouvelle du désastre de Sedan (4 septembre 1870), Schneider tente en vain de favoriser une régence. La foule envahit le Palais-Bourbon, il est insulté et frappé en tentant de rétablir le calme. Il doit s’exiler provisoirement en Angleterre jusqu’en février 1871.

Il devait rester fidèle au monarque déchu, assistant à son enterrement à Chislehurst le 15 janvier 1873.

Le patron statufié

Après sa mort, le monarque du Creusot se voit honorer par une statue publique. Financé par 15 000 souscripteurs, le monument est dessiné par Paul Sédille, architecte, et réalisé par Antoine Chapu. Eugène Schneider est représenté debout, en redingote. Sa cape sur le bras, il tient une canne. À ses pieds, une femme, symbolisant la Reconnaissance explique à son fils ce qu’il doit au patron. Le jeune forgeron est torse nu, il porte des sabots et tient une tenaille à la main. Cette statue de la Reconnaissance est conçue sur le modèle des anciennes statues royales trônant au centre des places royales : elle est installée au centre de la place Schneider (ancienne place de la Verrerie, puis place de la Mairie) en 1878. L’inauguration par Ferdinand de Lesseps a lieu le 10 août 1879. Le poète Joany Dumont déclame pour l’occasion des vers de mirliton : Du haut du piédestal, souriante et candide/Femme, apprends à ton fils à n’avoir pour égide/Que le nom de celui qui fut un novateur/Un héros, un génie, à tous un bienfaiteur.

Certains Creusotins, à l’esprit mal tourné, assurent avoir entendu la mère sculptée dire à son fils : « Vois, mon fils, c’est l’homme qui a pris ta chemise... ».  Aujourd’hui, la statue a été déplacée sur un côté de la place, pour permettre l’aménagement d’un parking (1982).

Jusqu’à la mort accidentelle du dernier Schneider en 1960, quatre générations devaient régner sur le Creusot, fidèles aux principes du fondateur : faire beaucoup, faire mieux tous les jours. Le nom du grand industriel n’a pourtant pas disparu et se perpétue avec Schneider Electric.

Sources :

*Laurent Batsch, Le décollage de Schneider (1837-1875). Stratégie industrielle et politique financière, Cahiers de recherche n° 9514, Université Paris IX Dauphine, CEREG

*Claude Beaud, L’innovation dans les établissements Schneider (1837-1860) in Histoire, économie et société, 1995, 14ᵉ année, n°3. pp. 501-518.

*Claude Beaud, notice dans Les Patrons du Second Empire, vol. 2 Bourgogne, Picard/ed. Cenomane 1991, p. 191-197

*Jean Lambert-Dansette, Histoire de l’entreprise et des chefs d’entreprise en France, I. Le temps des pionniers (1830-1880). Entreprendre, L’Harmattan 2000, 491 p.

La semaine prochaine : Paul Chandon

Retrouvez d’autres portraits d’entrepreneurs sur Contrepoints.

  1. L’ancienne cristallerie de la Reine devient la résidence d’Eugène Schneider en 1837
  2. La métallurgie du fer à l’Exposition universelle de 1878, p. 47
  3. Claude Beaud, 1995, p. 505
  4. Le Fer et la houille, p. 34
  5. Le Fer et la houille, p. 35
  1. Excellent article, merci.

    La monarchie de juillet et le Second Empire , soit la France sous l’autorite d’un monarque, ont ete des periodes tres benefiques a la croissance economique du pays. Ca doit faire reflechir.

  2. Areva, société industrielle supervisée par l’État, a besoin de 5/milliards d’euros de recapitalisation pour payer ses échec et tous les petits ingénieurs/fonctionnaires qui y travaillent. Cela montre en effet la supériorité de l’individu visionnaire.

    Ce n’est pas l’Etat de Californie qui a créé Apple, mais bien un californien 😉

Les commentaires sont fermés.