La nécessaire libération fiscale

Publié Par Pascal Salin, le dans Fiscalité

Par Pascal Salin

Le « jour de libération fiscale » – le 27 ou le 28 juillet selon Contribuables associés ou l’Institut économique Molinari – représente le jour à partir duquel le salarié moyen cesse de travailler pour l’État, en tant que contribuable, et peut en effet profiter pour lui-même et sa famille du fruit de ses efforts. Ce jour de libération fiscale pourrait d’ailleurs aussi bien s’appeler « jour de suspension temporaire de l’esclavage fiscal » car il s’agit bien d’un esclavage des temps modernes, en particulier en France, pays qui détient le triste record d’être dans le peloton de tête dans ce domaine. Un esclave est en effet un individu qui est obligé de travailler sous la contrainte au profit de ses maîtres (qui lui donnent en contrepartie partielle le vivre et le couvert). C’est bien dans cette situation que se trouve le contribuable français. Et ceci est d’autant plus vrai que le « jour de libération fiscale » consiste à célébrer la libération du salarié moyen, mais que certains salariés, entrepreneurs, membres de professions libérales, sportifs ou artistes – c’est-à-dire tous ceux dont les talents permettent encore aux Français de ne pas vivre dans la misère matérielle, intellectuelle et culturelle – ne sont libérés que bien plus tard, sans doute même en décembre pour certains d’entre eux.

Journée-de-libération-fiscale-2015Certes les défenseurs de l’oppression fiscale ne manqueront pas de prétendre que l’impôt est le prix légitime que l’on doit payer pour recevoir tous les bienfaits que l’État apporte aux citoyens. Mais c’est oublier tout simplement que l’impôt est imposé, c’est-à-dire qu’il est le résultat de l’exercice de la contrainte. Or, ce n’est pas parce que celle-ci est légale qu’elle peut être considérée comme légitime et moralement justifiée. L’État n’est-il pas défini traditionnellement comme cette institution qui a le monopole de la contrainte légale ? C’est cette position de monopole qui lui permet de mettre les citoyens en esclavage. Il y a donc, de ce point de vue, une différence totale entre l’impôt – présenté comme le prix des biens publics – et les prix du marché, car ces derniers sont le résultat de l’exercice de leur libre volonté par les individus : par l’échange libre, chacun des deux échangistes accroît son bien-être. Il n’en va évidemment pas de même pour l’impôt et les dépenses publiques !

Bien sûr, on dira que l’impôt étant démocratiquement voté, il est l’expression de la « volonté populaire ». Or, tout d’abord, on élit des représentants qui sont ensuite libres de prendre des décisions de manière discrétionnaire et les contribuables-électeurs n’ont d’ailleurs le choix qu’entre un nombre limité de maîtres d’esclaves fiscaux ; par ailleurs on peut toujours trouver une majorité pour brimer une minorité. Mais il y a aussi le fait que beaucoup de gens supportent un fardeau fiscal sans en être conscients, par exemple tous ceux qui sont exemptés d’impôt sur le revenu. La fiscalité repose donc sur un mensonge d’État terrifiant. Et c’est, entre autres raisons, ce manque de transparence qui explique l’absence de révolte fiscale de la part des esclaves fiscaux1.

Le seul moyen d’échapper (partiellement) à l’impôt consiste à réduire ses efforts de travail, d’épargne, d’investissement, ou de choisir l’exil. C’est bien ce qui se passe en France et c’est pour cette raison que la croissance y est faible et le chômage élevé depuis des années. C’est par ailleurs ainsi que les Français perdent le concours de nombreux innovateurs qui partent exercer leurs talents sous des cieux plus cléments. C’est pourquoi une réforme fiscale très rapide et de très grande dimension, consistant à supprimer les effets les plus désincitatifs de la fiscalité (progressivité, taxation du capital) constituerait le meilleur des investissements qu’un gouvernement pourrait faire, s’il était véritablement soucieux du bien-être de ses administrés. Mais cette réforme fiscale n’est pas seulement une exigence économique pour favoriser la prospérité de tous. Elle est aussi – et même peut-être surtout – une exigence morale. Chaque année les présidents de la République française célèbrent en grande pompe l’abolition de l’esclavage. On aimerait en voir un célébrer le jour de libération fiscale et surtout décider une véritable libération fiscale.

  1. On se reportera avec profit, sur ce sujet, à l’ouvrage de Serge Schweitzer et Loïc Floury, Théorie de la révolte fiscale, Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2014.
  1. Mathilde de St Amour

    Je pense qu’il n’y a pas un français qui ne serait pas d’accord avec ce qui est écrit ici. Oui mais voilà…

  2. Il faut une véritable révolution copernicienne; l’état n’impose plus tous ses « services » et, partant, n’impose plus son esclavage fiscal. Ainsi, ce qu’on appelle aujourd’hui « services publics » deviendraient tous des services privés en concurrence avec d’autres et payé par ceux et seulement ceux qui en éprouvent le besoin.
    S’il est nécessaire d’imposer quelques contraintes de bon sens, celles-ci ne s’ppliquent qu’à la nécessité d’avoir telle ou telle assurance par exemple, mais en aucun cas, il n ‘est imposé le seul « service » que l’état, cette fois- ci ne propose pas comme tout servce privé, mais impose par la force (la sécu est le meilleur exemple).
    Si tous les services publics – hormis la sécurité des français: police, justice, diplomatie et armée – deviennent privés, alors, il se trouve au moins 3 millions de fonctionnaires inutiles avec leurs bureaux, matériel etc., ce qui permet de rammener la libération de l’esclavage fiscal vers le mois de Mars, au lieu de Juillet-Août actuellement.
    Les français, au cerveau abïmé par des lustres de lavage de cerveau socialiste sont-ils prêts pour une telle révolution? Rien n’est moins sur.

    1. Et surtout les « 3 millions de fonctionnaires inutiles « , avec leur pouvoir de nuisance démesuré, ne se laisseront pas dépouiller de leurs « avantages acquis » sans ruer dans les brancards, jusqu’à entraîner le Pays dans leur chute.

      1. Il sort d’où ce chiffre de 3 millions ? Pourquoi sont-ils inutiles ? Qu’est-ce qu’il faudrait en faire ?

        1. C’est très simple: il y a 5 milions de fonctionnaires actuellemnt; Si vous ne gardez que la police, la justice, l’armée et la diplomatie, pensez qu’il en reste 2 millions est encore large.
          Pourquoi sont-ils inutiles? Ils sont inutiles en tant que fonctionnaire. Ceux qui sodomisent les dyptères à partir de réglementations idiotes sont totalment inutiles. Les enseignants ne le sont pas mais ils n’ont aucune vocation à être fonctionnaires.

          1. La question en réalité n’est pas de savoir ce qu’il faudrait faire dans un monde idéal, mais de savoir ce qu’il faut faire dans la réalité.

            Il y a aujourd’hui 5,5 millions de fonctionnaires et le pays est en quasi-récession.

            Que faut-il faire ? que proposez-vous ?

        2. « Pourquoi sont-ils inutiles ? Qu’est-ce qu’il faudrait en faire ? ».
          Non, les questions sont : « en quoi sont-ils utiles ? » et « Pourquoi est-ce à l’Etat de les embaucher ? »

          1. Les fonctionnaires sont au service de l’Etat et donc de la collectivité, indépendamment de toute financement privé. Ils assurent donc un service public égal à tous les citoyens de ce pays.

            C’est certes théorique, mais je préfère des fonctionnaires payés par l’Etat dont le chef suprême est élu au suffrage universel que des policiers, des enseignants qui seraient financés par on ne sait quel groupe de pression ou quelle multinationales.

            Quant au libéralisme, c’est une utopie, cela n’existe nulle part dans le monde, même pas aux USA.

            1. « je préfère des fonctionnaires payés par l’Etat dont le chef suprême est élu au suffrage universel que des policiers, des enseignants qui seraient financés par on ne sait quel groupe de pression ou quelle multinationales » : vous mélangez tout. Il n’est pas question de privatiser la police ni l’armée. Pour les enseignants, on peut légitimement se poser la question étant donné qu’il faut vraiment être aveugle pour voir que la plupart des gens fuient l’école publique.

              Quand on parle de fontionnaires, on parle des armadas de gens inutiles aux Transports, à la Culture, aux Sports, une bonne partie de l’Economie et des Finances, etc. Ces gens n’ont aucune raison d’avoir le statut de fonctionnaire et, sans même remettre en cause leur volonté de bien faire, on se porterait mieux sans eux, leurs règlements, leurs politiques à deux balles (mangerbouger, réduction de la vitesse, etc.)

              1. « on parle des armadas de gens inutiles aux Transports, à la Culture, aux Sports, une bonne partie de l’Economie et des Finances, etc.  »

                On est d’accord la dessus, mais il ne font qu’appliquer les règles imposés par leur hiérarchie, au plus haut niveau duquel se trouve celui que les français ont élu.

                Arrêtons d’élire toujours les mêmes et de reprocher après d’avoir toujours les mêmes politiques

            2. « Ils assurent donc un service public égal à tous les citoyens de ce pays. »

              D’où la carte scolaire, pour les fils de bourges soient avec les fils de bourges.

              Oh wait…

            3. Pascal Salin est fonctionnaire, il est donc au service de l’Etat?

            4. en théorie, sauf qu’en pratique les enseignants sont pour la plupart des bobo-gauchos, et la police n’en parlons pas, voyez la différence de traitement entre les manifs pour gaza et la manif pour tous…elle est aux ordres d’un Etat qui a le cul entre 2 chaises, celles des immigrés qu’il faut choyer pour garder leurs votes, et le lobby qui n’existe pas. si vous ne faites partie ni des uns ni des autres vous n’intéressez personne…désolé pour le h.s

        3. C’est vrai que 3 millions d’inutiles c’est pas juste. En fait ils ont des activités nuisibles, puisqu’ils sont chargés de faire chier les gens : les empêcher de construire ou rénover leur logement, de faire le taxi, de vendre des médicaments, de se déplacer, de produire des OGM, d’exploiter du gaz « de schiste » ou des centrales hydroélectrique ou nucléaire, de manger trop gras, trop salé, trop sucré, de fumer, de boire, de baiser, de dire ce qu’il voient ou pensent, de manifester pacifiquement, etc. Bref : empêcher les gens de vivre.
          « Qu’est-ce qu’il faudrait en faire ? ». les rendre heureux : les libérer et leur laisser se rendre utile à leur concitoyens, au lieu de les faire chier.

          1. Parce que vous pensez qu’il ne faudrait pas de règles ?

            Que l’on doit autoriser l’exploitation du gaz de schiste parce qu’une multinationale a décidé qu’elle gagnerait du pognon en le faisant ? que n’importe qui doit pouvoir vendre n’importe quel médicament parce que ça rapporte ? Que n’importe qui doit pouvoir créer et commercialiser n’importe quel OGM parce que ça va rapporter ?

            En résumé, au nom du Saint-Pognon et de la « Liberté », n’importe qui aurait le droit de faire n’importe quoi ?

            1. Oui, on doit pouvoir faire tout ce qui nous plait du moment où on respecte le droit naturel d’autrui, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Et il faut donc condamner ce qui nuit au droit naturel d’autrui, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Et je ne parle pas que des délits et crimes impunis, je parle aussi et surtout de tout ce qui est LÉGAL et qui nuit pourtant au droit naturel.

              Mais en quoi est-ce à nous de justifier la liberté? C’est plutôt aux petits dirigistes dans ton genre de justifier la raison des violations du droit naturel, de la coercition qu’ils proposent.

              Si par exemple j’ai envie de bouffer des OGM, tu es QUI toi pour me l’interdire? Tu te prends pour qui? Est-ce que moi je viens pour décider à ta place ce que tu dois bouffer?
              Les petits fachos dans ton genre m’insupportent au plus haut point.

              1. Pour vous répondre simplement, on va dire que l’État est l’expression d’une volonté populaire qui vous répond que si vous n’êtes pas content, vous pouvez aller voir ailleurs.

                1. bonjour citoyen
                  Voilà quand on est a bout d’argument la menace la contrainte.

                2. Et voici pourquoi la démocratie ne devrait jamais être placée plus haut que la constitution.

            2. « Que n’importe qui doit pouvoir créer et commercialiser n’importe quel OGM parce que ça va rapporter ? »

              Quel est le souci avec les OGM?

              1. L’ingénierie génétique permet tout et n’importe quoi, y compris de déstabiliser l’environnement par exemple.

                1. Aucun exemple, que du vent.

        4. En faire quoi ? les grillers et en faire des paquets de chips pour les pique-nique de cet été.

  3. effectivement je n’ai jamais compris le choix du mot « libération » fiscale. On est pas libéré, on est juste quitte pour l’année…

  4. « le jour à partir duquel le salarié moyen cesse de travailler pour l’État, en tant que contribuable, et peut en effet profiter pour lui-même et sa famille du fruit de ses efforts. »

    Désinformation et amalgame à l’état pur… Il n’y a d’ailleurs pas un français sur 100 capable d’expliquer comment cet argent est utilisé… par les français eux-mêmes.

    Cet argent représente la somme de TOUTES les administrations publiques, l’État qui assure notamment la sécurité, l’enseignement, la recherche, les ODAC, Agences Nationales, les APUL, les collectivités locales qui assurent le maintien et le développement des infrastructures, mais surtout ASSO qui le plus gros budget (~45%) qui englobe les dépenses liées au chômage, aux retraites et à la santé.

    Et oui, ce qui nous coûte cher, c’est de payer la retraite et les frais de santé de nos retraités. C’est d’autant plus risibles que ce sont souvent ces mêmes retraités qui adhèrent à Contribuables Associés ou à l’IFRAP et se plaignent du poids trop important des prélèvements de l’Etat.

    Pourquoi ne font-ils pas comme aux USA où l’on voit des petits vieux de 80 ans remplir les sac à la caisse des supermarchés pour survivre ?

    1. Donc à vous entendre, travailler pour l’état jusqu’à la fin juillet de chaque année n’est pas assez.

      Vous proposez quoi ? fin décembre ?

      1. L’État c’est moi, comme aurait dit Louis XIV…

        Je ne travaille pas pour l’État, je finance la Police et l’Armée qui assurent ma sécurité, l’éducation de mes enfants, la retraite et la santé de mes parents, le chômage de certains de mes amis, ma santé et celle de ma famille, les infrastructures que j’utilise, et quantités d’autres choses…

        S’il y a bien un poste de dépense qui me semble aberrant, c’est bien les 50 Mds€/an, soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu, que nous versons aux intermédiaires financiers dans le mécanisme de création monétaire, ce qu’on appelle improprement « la dette ».

        Ceci dit, il existe bien entendu des économies à faire dans de nombreux domaines où le clientélisme et la corruption font rage, également certaines prestations sociales, mais il faut quand même comprendre de quoi on parle.

        1. « Je ne travaille pas pour l’État, je finance la Police et l’Armée qui assurent ma sécurité, l’éducation de mes enfants, la retraite et la santé de mes parents, le chômage de certains de mes amis, ma santé et celle de ma famille, les infrastructures que j’utilise, et quantités d’autres choses… »
          Ah très bien. Regardez le montant des impôts attribués à la Police et à l’Armée et revenez nous éclairer, pauvres imbéciles que nous sommes. Quant à la « la retraite et la santé de mes parents » et vos autres niaiseries, demandez-vous pourquoi nos administrations ont besoin de minimum 10 points de PIB de plus que nos voisins pour produire un service que l’on va qualifier d’équivalent (juste parce que je suis de bonne humeur). Maintenant si cela vous convient de payer toujours plus pour un service qui se dégrade, appelez-moi, je m’occuperai de vous vendre des assurances, un accès internet, un téléphone etc. Vous m’avez l’air d’un client pas chiant du tout.

          « S’il y a bien un poste de dépense qui me semble aberrant, c’est bien les 50 Mds€/an, soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu, que nous versons aux intermédiaires financiers  » Hé ouais, quel scandale ces « intermédiaires financiers » qui prêtent de l’argent à votre Etat glouton pour qu’il puisse se financer. En plus on ne devrait même pas les rémunérer hein ? Hé mais dites-moi, si vous avez une assurance-vie ou un truc dans le genre, vous devez avoir des placements « en euros » non ? Et d’après vous il y a quoi dans ces placements « en euros », des Carambars ou de la dette publique ? Ah ben oui de la dette publique. Allez rembourser vos intérêts à vos Centre des Impôts puisque vous êtes si généreux. Et tant que vous y êtes, annulez un peu de dette en annulant la part de dette publique que vous avez achetée.

          Suivez des cours d’économie de 1ère ES et revenez nous donner des leçons, misérable socialiste.

          1. heu … je crois que les cours d’économie de 1ère ES (résumé : le marché c’est cracra, le privé c’est égoïste et méchant et ça marche pas, bref c’est l’enfer des inégalités, du chômage et de la pauvreté, le MAL, le DEMON ; le public c’est solidaire et gentil, l’État c’est la nouvelle divine providence, omniscient, omnipotent et bienveillant, et si il n’a pas encore instauré le paradis c’est à cause des force du MAL citées précédemment), ils les a suivi ; il les répète même très bien 🙂

            1. La main invisible du marché est loin d’avoir démontré son efficacité. Un marché sans régulation entraîne la concentration de la richesse d’un côté et de la misère de l’autre. Jusqu’au moment où les pauvres meurent de faim et les riches ne peuvent plus sortir sans risquer de se faire assassiner.

              La concurrence « libre et non faussée » et la monnaie unique ont pour effet de détruire les économies les plus faibles au profit des plus fortes. C’est ce qui se passe avec les économies du sud et l’Allemagne.

              L’économie est une science humaine, qui concerne donc les êtres humain, ça n’est pas un tableur Excel avec des tableaux de chiffres.

              On ne gère pas un pays comme on gère un ménage, ni même une entreprise. Dans une entreprise, vous pouvez licencier les gens. Dans un pays, à moins de les mettre, eux et leur famille, sur un bateau que vous allez couler au large, c’est plus compliqué…

              Pour parler d’économie, c’est comme pour tous les sujets, il est nécessaire d’avoir quelques bases.

              1. Quel bazar, là-dedans. Premièrement, d’un point de vue historique, les sociétés ayant encouragé le commerce et la liberté économique ont systématiquement été des pays prospères. Au contraire, aucun pays d’économie dirigée n’a accédé à ce statut (et dire qu’il y a encore des gens qui croient au miracle stalinien).

                De deux, il est faux de dire que l’économie de marché rend « les pauvres plus pauvres et les riches plus riches » : elle rend tout le monde plus riche. Autrement dit, oui le capitalisme favorise l’inégalité, et alors ? L’économie de marché a été la plus belle chose qui soit arrivée aux pauvres de ce pays, en leur permettant d’accéder à un enrichissement sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

                Enfin, la monnaie unique et le grand machin qu’est l’UE ne sont pas des institutions libérales comme le répètent les crétins de profs, mais parfaitement social-démocrate. L’UE est une machine bureaucratique qui renforce l’arbitraire du pouvoir par le biais de sa réglementation incessante et le non-renouvellement de ses élites. Elle critique les institutions étatiques non pas pour défendre les libertés civiles des administrés contre les abus du pouvoir mais pour imposer sa propre règle supra-nationale.

                1. Oui au commerce et à la liberté économique, je ne crois pas que personne ne souhaite revenir au stalinisme. Le but n’est donc pas de remettre en cause en capitalisme qui serait encadré et régulé, mais de s’interroger sur le libéralisme, qui selon ma compréhension ne régule ni ne dirige plus rien du tout.

                  Cela a-t-il déjà été appliqué quelque part ?

                  Quant à l’économie de marché, pour ce que j’en vois lorsqu’elle est non régulée, elle a fait/fait travailler les enfants dans des usines, elle créé des zones riches et des zones pauvres (nord sud, des multi-milliardaires en 10 ans d’un côté et 50 millions de coupons alimentaires de l’autre côté aux US, Allemagne vs. Grèce, etc, etc.), elle supprime l’autonomie (et donc la liberté) des pays pauvres (suppression de la culture vivrière), etc., etc. L’enrichissement sois-disant généré leur est-il bénéfique et profitable ? D’avoir une TV individuelle au lieu d’un TV pour le village est-il un progrès ? a quel prix ?

                  La psychologie humaine étant ce qu’elle est, n’y-a-t-il pas un seuil au delà duquel les inégalités deviennent insupportables, indépendamment de l’augmentation globale de la richesse ?

                  Ceci dit, je ne mets pas en cause le système capitaliste lui-même, je mets en cause ses excès s’il n’est pas régulé et encadré, et je cherche à comprendre comment le libéralisme voit les choses.

                  Pour l’UE, je ne suis d’accord, ce n’est pas un système libéral, c’est plus proche d’une dictature.

                  1. Vous soulevez quelques points intéressants donc je vais répondre.

                    J’ai l’impression que vous considérez le monde actuel comme fonctionnant déjà selon les principes de l’économie de marché, simplement parce que nous ne vivons plus dans le monde du vieux socialisme (encore qu’en France ça se discute sur de nombreux aspects). Effectivement, nous ne sommes pas dans un monde socialiste, mais nous ne sommes pas dans un monde libéral pour autant. Nous vivons aujourd’hui à l’ère de la sociale-démocratie, et je crois que c’est fondamental de saisir la différence.

                    En ce qui concerne les économies mixtes, et bien les résultats parlent d’eux-même : la France est considérée comme telle et on peut difficilement dire que la situation est positive. Les pays scandinaves sont plutôt socdem et s’il faut leur reconnaître de nombreux succès politiques, ils se font au prix d’une ingénierie sociale assez hallucinante (culte de l’égalité des sexes/genres, apologie constante de la différence culturelle, etc). L’avenir nous dira s’ils auront eu raison.

                    Ensuite, l’économie de marché ne fonctionne pas sans règles, personne n’a jamais dit cela. Vous poursuivez en disant qu’il faut légiférer pour par exemple éviter de faire bosser les enfants : de nombreux libéraux (dont moi) seront d’accord avec vous. Mais comprenez bien ceci : on a largement dépassé ce type de législation ! On en est plus à vouloir éviter des abus mais à ankyloser ce pays dans la misère pour des buts complètement idéologiques tels que la Justice Sociale.

                    Vous amenez ensuite la question des coupons alimentaires : s’il est compréhensible de mettre en place un filet de sécurité sociale minimal (comme le préconisait Friedman, par exemple), cela ne justifie pas l’horreur de l’Etat-Providence. C’est précisément les politiques d' »encadrement » qui favorisent un climat économique paupérisant nécessitant ensuite les structures d’assistance d’Etat. Et n’y voyez aucun complotisme, c’est simplement que l’incompétence des politiques couplée au fonctionnement structurel de l’Etat moderne (élections, bénéfices, mandats renouvelables) crée le climat de pauvreté auquel le gouvernement prétend apporter le remède, alors même que le prétendu remède en est le mal.

                    1. Nous ne vivons pas dans un système libéral, c’est évident, je crois que le terme le plus approprié est néo-libéral qui signifie à mon sens, capitalisme financier sans règles et au-dessus des états.

                      Je suis parfaitement opposé à ce système qui créé de l’argent avec de l’argent, la finance casino qui fait que les grandes fortunes augmentent mathématiquement, même sans rien faire ou que le Trading à Haute Fréquence « pompe » directement de l’argent sur la Bourse sans rien apporter à l’économie réelle pour ne citer que quelques exemples.

                      Où en est la France ? à mon sens sur un fin de période issue des 30 glorieuses que la classe politique entretient à coups de rustine, tant à gauche qu’à droite (il n’y a aucune différence), en attendant que soit l’UE nous impose une austérité de type Consensus de Washington qui finira de nous achever (comme la Grèce), soit que les français se réveillent et décident de quitter l’UE/euro pour mettre en place une autre politique et les réformes nécessaires. De plus en plus d’économistes pensent qu’on ne pourra pas rétablir l’économie sans sortir de l’euro, sauf à établir une fédération européenne qui n’est pas prête d’arriver.

                      Je ne crois pas au modèle libéral, parce qu’il n’est pas dans notre culture et qui, peut-être parce que je ne le connais pas bien, ressemble plus à la loi de la Jungle qu’à autre chose. Mon choix irait plutôt sur un modèle capitaliste social via une participation des employés au capital des entreprises, qui empêcherait par exemple, n’importe quel vautour de racheter une boîte centenaire, s’emparer des brevets, virer tout le monde et recréer une usine dans un pays à bas coût. C’est aberrant de se laisser piller de la sorte.

                      Le système actuel est donc n’importe quoi. Clientélisme, corruption, absence de pouvoir, absence de projet, de vision, de stratégie, de volonté. On accueille tout la misère du monde au nom d’on ne sait quel « Droit-de-L’Hommisme ». Tout le monde a le droit à tout, rien n’est interdit, bientôt la PMA et la GPA (à priori, ça doit plaire aux libéraux), etc… On attend que l’UE, qui se moque bien du sort des français et des peuples en général, décide à notre place.

                      Et je m’oppose farouchement à ceux qui disent qu’il suffirait de virer les fonctionnaires pour relancer l’économie. Ça n’a aucun sens, si l’on fait ça alors que nous sommes en quasi-récession, on va plonger au fond du trou pour des décennies…

                  2. La situation actuelle de la Grèce est liée au libéralisme?

                    Tu t’es vu quand t’as bu?

              2. Bingo!

                Oui, bingo, on a toutes les débilités ressassées à longueur de journée en un seul post. Bravo!

                Si tu étais un animal, tu serais plutôt un mouton ou plutôt un perroquet?

                1. il ne s’exprime pas en termes violents contrairement à certains.
                  Cette personne est ouverte au dialogue. Que peut-on demander de plus franchement ?

                  1. Non, il fait semblant. Si c’était la première fois qu’il venait comme ça, je serais entièrement d’accord avec vous. Mais il trolle très régulièrement, et depuis pas mal de temps.

                    J’y ai cru au début, et j’ai peut-être (je me souviens plus très bien) même tenté de répondre de façon courtoise et argumentée. C’est peine perdue. Il reviendra troller inlassablement. Je suis même pas loin d’être sûr qu’on lui a déjà expliqué ce que vous lui avez expliqué.

                    1. Je ne crois pas avoir jamais posté ici, mais si c’est interdit, dites le moi…

                    2. Si ce n’est pas vous, alors mille excuses. Quelqu’un a le même pseudo que vous.

                      Cependant, sachez que vous avez des clichés sans fondement sur le libéralisme et d’autres choses. Un exemple parmi tant d’autres: contrairement à ce que l’on entend partout,le monde de la finance est un des plus réglementé au monde, la quantité de reglementations à beaucoup augmenté dans les années qui ont précédé et c’est cette hyper réglementation qui a en bonne partie causé sa dérégulation (oui, il ne faut surtout pas confondre réglementation et régulation, la réglementation peut déréguler un marché).

                      Si vous voulez vous initier aux principes libéraux, un de meilleurs sites est http://www.dantou.fr (ne vous arrêtez pas à la présentation très « web 0.2 »). Ce site est ensuite « devenu » un livre, l’excellent Pulp Liberalisme, mélange de textes et d’extraits de comics des années 50.

                      Sinon, il y a Objectif Liberté, un très bon blog malheureusement très peu tenu à jour aujourd’hui. C’est à partir de ce blog que j’ai découvert ce qu’était vraiment le libéralisme. Un petit « best of » du blog:
                      http://www.objectifliberte.fr/2003/01/objectif-libert.html

                    3. Ce n’est pas grave s’il n’est pas d’accord. Moi, je suis d’accord avec vous sur le Libéralisme. Et il y en a un beaucoup d’autres qui sont à vos côtés !

                      Par contre, on doit débattre et argumenter ce que vous savez très bien faire si je me réfère à votre dernier post 🙂

                    4. @FRD, @Elmar, @Mateo et aux autres.

                      OK et merci pour les infos et les liens. J’ai noté le livre de Pascal Salin et les sites de Mateo,

                      J’aimerais également savoir qui sont les meilleurs représentants du Libéralisme dans le monde politique et médiatique.

                      Pour terminer et être tout à fait honnête, je serais plutôt, horreur absolue, gaulliste, mais je me réjouis à découvrir un nouveau monde inconnu nommé libéralisme.

                    5. Si vous voulez vous renseigner sur le libéralisme et parlez anglais, la chaîne youtube « learn liberty » est excellente.

                    6. Pour vous répondre, il n’y a aujourd’hui pas d’homme politique en France qui soit connu et libéral.
                      Le libéral français le plus illustre est je pense Frédéric Bastiat (19ème siècle). Ses écrits sont un vrai régal de vulgarisation, et sont intemporels. Regardez par exemple ce qu’il disait sur la sécu… un siècle avant qu’elle soit créée. C’est surprenant de lucidité.

                      En plus des liens fournis, je conseille également fortement son recueil « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas », qui non content de démonter tous les sophismes économiques les plus courant, offre un réel cadre de pensée qui nous permet de RÉFLÉCHIR.

                      PS: d’ailleurs Bastiat siégeait à gauche à l’assemblée, et il votait tantôt avec les socialistes, tantôt avec les conservateurs. Je précise ceci car beaucoup de gens pensent à tort que le libéralisme est de droite.

                      PPS: vous allez faire rire les libéraux si vous classez Lemaire comme libéral 😉

                    7. Lemaire n’est-il pas en train de reprendre le positionnement de Madelin ?

                      J’avais toujours eu tendance à considérer Madelin comme libéral, non ?

                    8. @Jeff84 le 29 juillet 2014 à 21 h 08 min

                      Merci

                2. Les libéraux ne respectent pas les idéologies violentes et ignobles.
                  En revanche, ils respectent les gens.

              3. « Pour parler d’économie, c’est comme pour tous les sujets, il est nécessaire d’avoir quelques bases. »

                Alors fermez-la.

          2. Margaret Thatcher a eu beau avoir Hayek ou Friedman comme livres de chevet, avoir sacrifié son industrie, avoir sacrifié une génération de britanniques en appliquant ses recettes, le PIB/hab. de la GB est toujours inférieur à celui de la France 30 ans plus tard. Difficile d’y voir un modèle…

            « nos administrations ont besoin de minimum 10 points de PIB de plus que nos voisins pour produire un service que l’on va qualifier d’équivalent  » .
            J’en doute. Par exemple quand je vois les petits vieux de 80 balais obligés de bosser aux US. Ou les un million d’expropriation qui ont eu lieu aux US après les subprimes parce que les gens au chômage ne pouvaient plus payer leurs crédits immobiliers…

            Quant aux intermédiaires financiers qui prêterait l’argent des ménages au Trésor, je crois que cela tiens plus du mythe que de la réalité. La création monétaire est basée sur les réserves fractionnaires et le crédit. Et c’est les intérêts de ce système qui nous coûtent une fortune. Certainement quelque chose à revoir à ce niveau là, la BdF pourrait tout à fait créer directement un pourcentage, « cappé » par la loi, de monnaie sans intérêts comme cela était possible jusqu’à Maastricht. Il faut bien entendu quitter l’euro que plus aucun économiste n’ose défendre.

            PS: Je n’ai jamais voté à gauche…

            1. Pour les subprimes, je pouvez féliciter les socialistes as usual…

            2. Nos politiques n’ont pas eu besoin de Thatcher pour sacrifier l’industrie. Quant à Thatcher, on peut lui reprocher des choses, mais elle a remis sur les rails un pays où le FMI devait intervenir et qui était gangrené par les syndicats et des politiciens lâches. Rassurez-vous, il ne nous manque que le FMI mais je lui donne 18 mois pour débarquer.
              Si notre PIB / hab est supérieur à celui de la GB, il faut probablement y voir la comptabilisation de notre pléthorique administration comme une « richesse nationale », les fonctionnaires étant inclus dans le calcul du PIB à leur valeur salariale…
              Les petits vieux de 80 balais aux US, vous savez quoi ? Ils ont la chance de pouvoir bosser. Je ne doute pas que dans notre magnifique pays de cocagne un paquet de « petits vieux » ont des retraites fort misérables et aimeraient bien pouvoir rendre service à la collectivité. Je ne dis pas que c’est souhaitable, mais on ne pointe pas la paille dans l’oeil du voisin lorsqu’on a une poutre socialiste qui traverse son cerveau.
              « Quant aux intermédiaires financiers qui prêterait l’argent des ménages au Trésor, je crois que cela tiens plus du mythe que de la réalité. » Démontrez-le.
              « c’est les intérêts de ce système qui nous coûtent une fortune ». Facile : je gère mon fric comme un manche, je m’endette un max, et après c’est de la faute de ceux qui me prêtent (à un taux ridiculement bas par ailleurs…). Votre raisonnement est d’une hypocrisie sans nom.
              « PS: Je n’ai jamais voté à gauche… » Eh bien vous devriez puisque vous êtes socialiste. A moment donné on assume ses choix.

              1. Thatcher a sacrifié une génération pour un résultat qui n’est pas plus brillant que chez nous 30 ans après. Le FMI a tué l’Argentine dans les années 1990, il vient de tuer la Grèce avec la complicité de l’UE, elles sont où les réussites du FMI ?

                Les fonctionnaires participent bien évidemment à la richesse nationale, ils produisent de la sécurité, de l’enseignement, de la recherche, etc. sans lesquels le pays ne fonctionnait pas. Il me semble avoir lu qu’ils participaient à hauteur de 17% du PIB. La richesse d’un pays ne se comptabilise pas uniquement en « bagnoles produites » ou en finance casino.

                Ceci dit, l’industrie est indispensable, nos élites avec des personnages comme Tchuruk, l’inventeur du fumeux concept « d’entreprise sans usine », en a été un des premiers fossoyeur, l’euro achève ce qui reste (en attendant le TAFTA qui liquidera ce qu’il reste d’agriculture).

                « Les petits vieux de 80 balais aux US, vous savez quoi ? Ils ont la chance de pouvoir bosser.  »
                Vous irez leur expliquer qu’en fait, ils ont de la chance…

                Concernant la dette, il faut comprendre que depuis 1973 (et cela a été gravé dans la loi à Maastricht), le Trésor (l’État) n’a plus la possibilité (et désormais le droit) d’emprunter directement à la Banque de France, autrement dit, toute création monétaire (qui suit globalement le PIB) passe obligatoirement par les « marchés financiers » qui se sucrent au passage. En résumé, lorsque l’on fait une création monétaire de 20Mds€, au lieu de disposer de ces 20Mds€ à 0% d’intérêt via la Banque de France, on passe par l’intermédiaire d’une banque commerciale (les « marchés financiers ») qui va effectivement créer ces 20Mds€ et nous les « prêter » à 2% (par exemple), soit 400 millions… On vient de s’endetter de 400 millions pour des prunes dis donc…

                Dans un système « 100% Monnaie » où la monnaie est créée par la Banque Centrale, des économistes ont calculé que la dette actuelle devrait être de l’ordre de 20 à 30% du PIB, pas de 100%.

                Une petit vidéo ici pour appréhender ces mécanismes: http://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs

                1. Un tel niveau de débilités ne peut être guéri en quelques posts: alors lis, lis, lis encore, cultive-toi pour savoir ce qu’est le libéralisme, ce que sont les idées libérales, pour éviter de tomber à CHAQUE fois sur des hommes de pailles et de passer pour un débile uniquement capable de répéter des clichés sans fondement entendus à droite à gauche sur le libéralisme.

                  Pour qu’il n’y ait pas d’incompréhension: par exemple renseigne-toi sur ce que pensent les libéraux du FMI, renseigne-toi sur ce qu’ils pensent du système de santé US, renseigne-toi sur les performances comparées de la France et du UK depuis Thatcher (au passage, renseigne-toi également sur les réformes libérales les plus importantes, et sur ceux qui les ont conduites, et dis nous si Thatcher arrive en tête). Ensuite, relis tes posts. Enfin, conclue.

                  1. Vous éructez beaucoup, vous ne démontrez rien.

                    Personne ne vous oblige à participer à la discussion. Et si le forum devait être un forum privé réservé aux libéraux et aux seules thèses libérales, il faudrait l’indiquer.

                    Je vous suggère de créer votre propre forum avec vous comme seul contributeur. Vous serez sûr de ne lire que ce qui vous plait.

                    Manifestement, la liberté est un concept à géométrie variable chez vous.

                    1. Et personne ne t’oblige à déposer tes petites crottes ici.

                  2. Réponse bis.

                    Comme je vous l’ai dit, c’est la première fois que je viens ici.

                    Je suis, à priori, opposé au libéralisme que j’assimile, à juste titre ou non, au libertarianisme dont je ne connais en réalité pas grand chose.

                    Donc si vous avez des liens ou des titres à proposer, je suis preneur.

                    1. Bonjour Un citoyen
                      Vous manquez pas de culot, vous n’y connaissez rien (ou vous faites semblant) au libéralisme et vous venez trollez (oui trollez, multiples posts) avec un déballage de lieu commun.
                      Le BA ba de la netiquette est de lire les posts antérieurs du forum avant d’aller porter comme un fou.
                      Le libéralisme n’est pas pro business, n’est pas pro CAC40.
                      Lisez http://www.dantou.fr/

                    2. Bonjour gillib

                      Non, je ne connais pas les bases du libéralisme, même si je ne confond pas le libéralisme avec la soupe « néo-libéraliste » actuelle et que j’ai quelques notions sur Frédéric Bastiat, le libertarianisme ou Ron Paul.

                      Sauf erreur, Snowden pour qui j’ai une grande admiration serait également libéral ?

                      Aujourd’hui, j’aurais tendance à penser que le libéralisme est plus une philosophie qu’une alternative économique possible dans notre monde, il faut que je regarde ça d’un peu plus près, notamment avec le livre de Pascal Salin ou les sites indiqués par Mateo ou vous-même.

                      Pour terminer, il est assez rare de rencontrer des libéraux qui sont souvent confondus avec des lecteurs du Figaro pour lesquels il suffirait de « virer les fonctionnaires ».

                      Quant à la Netiquette, il devient aujourd’hui impossible de relire l’ensemble d’un forum avant d’intervenir. Personne n’est obligé de lire ni de répondre, internet et les forums sont aujourd’hui les plus grands espaces de connaissance et de liberté, il y a suffisamment de gens qui souhaiteraient les brider pour que ne pas y participer.

                2. Vous pouvez me dire ce que vous avez appris au collège et lycée qui vous sert dans la vie, en dehors des langues?

                  1. Et même pas les langues.
                    J’ai fait 7 ans d’anglais comme tout le monde et je ne pouvais pas aligner une phrase correcte, et j’ai eu 10/20 au bac.

            3. « le PIB/hab. de la GB est toujours inférieur à celui de la France 30 ans plus tard. »

              Erreur, ne pas se référer au PIB. Plus l’Etat dépense sans compter plus le PIB augmente ça n’est donc pas une mesure réelle de richesse.
              La G-B a un chômage qui ne cesse de baisser grace et les entreprises du monde entier vont s’installer là-bas, créant des emplois. Et ce grace à Thatcher et Cameron.
              D’autre part, ce ne sont pas 400.000 anglais qu vivent à Paris, mais 400.000 français qui vivent à Londres. 😉
              A bon entendeur…

              1. « Plus l’Etat dépense sans compter plus le PIB augmente ça n’est donc pas une mesure réelle de richesse. »

                Non, mais je note malgré tout que le ratio dette/PIB de la GB n’est pas plus brillant que celui de la France. En valeur absolue, 1750Mds€ pour les britanniques contre 1925Mds€ pour la France. On ne peut donc pas dire qu’ils aient moins dépensé que nous…

                Et je note aussi que pour relancer l’emploi, la GB n’a pas hésité à dévaluer la livre, mais aussi à injecter 375Mds£ via une politique de Quantitative Easing menée par la Banque d’Angleterre.

                Je pense qu’aujourd’hui, nous devons sortir de l’euro, dévaluer de 20% par rapport au dollar (le mark se réévaluerait de lui-même, rééquilibrant notre balance commerciale avec l’Allemagne) et commencer à rembourser progressivement la dette par une monétisation directe (mais limitée par la loi) via la Banque de France.

                1. Il vous a échappé que la dette était en Euros.

                  Un détail technique…

                  1. La dette est en monnaie nationale.

            4. « Ou les un million d’expropriation qui ont eu lieu aux US après les subprimes parce que les gens au chômage ne pouvaient plus payer leurs crédits immobiliers… »

              On cherchera en vain le rapport avec l’administration française.

        2. Concernant le financement de la Police, je tiens à vous dire qu’elle ne travaille absolument pas pour votre sécurité mais bien pour la sécurité de l’Etat.
          Sur les 250.000 fonctionnaires de Police + gendarmerie, au mieux 10% s’occupent de votre sécurité.
          La grande majorité des effectifs sur le terrain s’occupent de la sécurité des administrations et surtout des Copains. Avez vous déjà eu besoin de leurs services ? Il faut l’avoir fait pour se rendre compte qu’en réalité, personne n’est là pour vous protéger.

          1. Oui, je ne nie pas que le système soit gangrené. Au bout de 40 ans d’UDF/UMP/PS, il faut renouveler la classe au pouvoir.

            Ceci étant dit, il m’est arrivé quelques fois de faire appel à la Police qui est intervenu de façon efficace.

            Mais je reconnais que l’on n’en voit de moins en moins sur le terrain, on leur demande de remplir de la paperasse à la place et je ne nie pas la nécessité de réformes, bien au contraire.

            La communication politique a remplacé l’action politique bien malheureusement…

        3. « Je ne travaille pas pour l’État, je finance la Police et l’Armée qui assurent ma sécurité, l’éducation de mes enfants, etc. »

          Et quelle place fait-on à la liberté de choix dans tout ceci ?

          L’Etat, étant hors concurrence parce qu’il se prétend le souverain ultime de tout être vivant (il n’y a qu’à reprendre les termes usuels avec lesquels on étiquette les citoyens : « usager », « administré », « contribuable », « assujetti », « électeur », « patrons ou salariés »), viole la liberté et l’intégrité des citoyen.

          1. De par leur histoire et leur culture, les français ne sont pas libéraux mais pour une solidarité nationale. C’est un choix de société qui en vaut un autre.

            Quant au glissement vers le modèle anglo-saxon, qui tend a transformer les « citoyens » en « clients », les services publics en centres de profits (il faut bien payer les retraités de Floride), je trouve ça dramatique.

            1. La question qui se pose est celle de la souverainneté :

              Les concept étranges de « solidarité nationale », « d’intérêt général » ou de « choix de société » comme vous le mentionnez ne cachent-ils pas une prise de pouvoir par un souverain tout puissant mais illusoire au détriment de la seule souverainneté qui vaille, celle de l’individu, de ses choix, de ses projets, de ses passions ?

              Ces concepts recouvrent à mon avis l’idée non assumée que la « matière vivante » (j’utilise ce terme par provocation..) doit être organisée, commandée, architecturée car imparfaite.

              Il faut rompre avec cette tradition néfaste et ce fantasme scientiste que tout doit rester téléguidé de l’extérieur par une souverainneté pure et parfaite qui serait soit-disant à l’abris du hasard, de la fortune ou du changement… On pourrait même dire qu’il existe en fait une « religion » de l’Etat, comme on croit à la pureté et à la sainteté d’un dieu.

              1. « la seule souveraineté qui vaille, celle de l’individu, de ses choix, de ses projets, de ses passions ? »

                On entre dans un débat philosophique, il n’y a donc pas de bonne ou de mauvaise réponse, de vérité ou d’erreur, mais non, ça n’est pas ma vision des choses.

                Je pense que l’intérêt général et supérieur à la somme des intérêts individuels, et que cette conception non libérale, à l’opposé de la main invisible du marché, est partagée par une majorité de nos compatriotes, de par l’Histoire et la culture française.

                « On pourrait même dire qu’il existe en fait une « religion » de l’Etat, comme on croit à la pureté et à la sainteté d’un dieu. »

                Peut-être, mais je ne sais pas si des sociétés ont pu fonctionner sans un État ou un forme d’État ?

                1. On va dire que le libéralisme, en tant que philosophie, est une sorte de déconstruction de l’idée classique de souveraineté (état-nation, représentativité externe des citoyens)

                  Là où l’idée de souveraineté a toujours été construite comme un « ordre » établi, une « représentation » située à l’extérieur, une puissance « qui s’élève au dessus » (ne reconnait-on pas ici les caractéristiques familières de l’Etat ?), le libéralisme interroge et pose les bonnes questions.

                  Là où il y a tyrannie, il y a ré-émergence du libéralisme. Comme s’il y avait toujours eu à l’oeuvre une autre souveraineté, celle de l’individu (de l’homme ou de la femme en tant qu’êtres singuliers).

                  Le libéralisme pose alors la question d’une autre souveraineté, non classique cette fois : une souveraineté qu’on ne pourrait pas définir de l’extérieur (c’est l’idée même de liberté), une souveraineté qui reste à venir (c’est l’idée même de concurrence), une souveraineté qui se renouvelle et change (c’est l’idée même de progrès).

                  Je m’excuse pour le glissement philosophique qui peut être ennuyeux mais c’est ma tasse de thé 🙂

                  1. Le libéralisme me semble aussi utopique et dangereux que le communisme…

                    Je l’assimile très nettement à la loi de la Jungle ou au « marche ou crève », à savoir que le plus fort a sa place au soleil, les autres meurent. A l’opposé, le communisme vise à rendre tout le monde égal sans ne laisser plus aucune liberté, ce qui est littéralement étouffant.

                    Ce que je ne comprends pas chez les libéraux, en restant centré sur le volet économique, est que le système en lui-même me paraît non viable. Qu’est ce qui empêcherait dans un système libéral, quelqu’un d’acheter un terrain à côté d’une école et d’y jeter en vrac des tonnes de déchets toxiques ? ou de polluer la nappe phréatique ? ou d’acheter la Tour Eiffel pour la démonter et remonter en Chine ? etc. etc.

                    Le capitalisme, notamment dans sa déclinaison française est peut-être la voie intermédiaire, ce que l’on a trouvé de mieux, on ne laisse personne sur la route, tout en permettant à chacun d’aller plus loin s’il le souhaite.

                    Pour l’aspect philosophique, désolé, mais je suis loin d’avoir les bases nécessaires à un débat argumenté…

                    1. C’est toute l’histoire des droits de propriété.. qui doivent s’appliquer à la pollution, aux nappes phréatiques, etc. S’il y a des problèmes de pollution; c’est parce qu’il y a un déficit de droits de propriété privée (parce que l’état fait mal son boulot. Il n’y peut rien, c’est dans sa nature même).

                      Je ne vais pas vous embêter avec ça plus longtemps car vous l’avez surement déjà entendu à plusieurs reprises.

                    2. Réponse à FRD le 29 juillet 2014 à 15 h 21 min (le bouton Répondre n’est plus actif)

                      « C’est toute l’histoire des droits de propriété.. qui doivent s’appliquer à la pollution, aux nappes phréatiques, etc. S’il y a des problèmes de pollution; c’est parce qu’il y a un déficit de droits de propriété privée (parce que l’état fait mal son boulot. Il n’y peut rien, c’est dans sa nature même).

                      Je ne vais pas vous embêter avec ça plus longtemps car vous l’avez surement déjà entendu à plusieurs reprises. »

                      Non, je ne suis absolument pas libéral, et je ne connais pas la vision sur les Droits de propriété, ni comment gérer les exemples que j’ai cité. C’est pour ça que je passe ici. Pour avoir une autre vision des choses et confronter mes idées.

                    3. « C’est pour ça que je passe ici. Pour avoir une autre vision des choses et confronter mes idées. »

                      C’est tout à votre honneur. Vous avez raison de vous renseigner avec intérêt sur d’autres façons d’approcher les problèmes économiques et sociaux. Bravo car il me semble que peu ont ce courage.

                    4. Réponse à FRD

                      Certes, mais je trouve que cela manque un peu de répondant sur le plan économique…

                    5. Si cela vous intéresse, une bonne entrée en matière sur le sujet du libéralisme se trouve dans le livre « Libéralisme » que l’auteur du présent article a écrit. Il y en a beaucoup d’autres.

                      Un très grands nombre des déséquilibres économiques majeurs que nous subissons aujourd’hui résultent d’un manque de liberté et d’un mauvais établissement des droits de propriété (chômage, monnaie, dettes, pauvreté, logements, transports, pollution, guerres entre états, sécurité, etc.).

                      Tous ces thèmes sont abordés dans le livre dont je vous ai donné la référence.

                    6. Si tu venais ici simplement pour te renseigner, pour « avoir une autre vision », tu ne passerais pas ton temps à troller à coups de clichés débiles. Arrêté de mentir.

                      Et si tu venais dans troller, peut-être qu’on prendrait plus de temps pour t’expliquer.

                    7. @FRD le 29 juillet 2014 à 16 h 46 min

                      Vous me conseillerez lequel exactement ? « La nouvelle solution libérale », « la nouvelle richesse des nations », un titre plus récent ?

                    8. Non pas Guy Sorman. Juste Pascal Salin et « Libéralisme ».

                      Comme le disait un commentateur de Contrepoints (Hermodore) au sujet de Pascal Salin :

                      « Salin n’est pas assez lu et commenté dans ces colonnes: ses analyses sont non seulement très fines et bien documentées mais son pragmatisme le préserve d’une trop grande théoricité. Il donne de vrais pistes pour passer de la dépendance où nous a conduit l’étatisme forcené instauré depuis des lustres à l’indépendance de décisions qui devrait être le but de chacun mais que la paresse (le mal français) de beaucoup de nos concitoyens conduit à oublier, favorisant ainsi l’activité et la prospérité de nos oligargues de la « justice » sociale. »

            2. Lois de moi l’idée de vous harceler, mais il faudrait prendre conscience de ce que vous écrivez…

              « C’est un choix de société qui en vaut un autre » : dans ce cas ne vous plaigniez pas d’avoir des impôts qui découragent l’initiative et 5 millions de chômeurs. Notre modèle a un nom : la préférence française pour le chômage.
              « Quant au glissement vers le modèle anglo-saxon, qui tend a transformer les « citoyens » en « clients », les services publics en centres de profits (il faut bien payer les retraités de Floride), je trouve ça dramatique. » Et les grèves à répétition (SNCF, La Poste), le pillage en règle (SNCM), c’est un modèle ? Vous trouvez vraiment qu’être traité en client plutôt qu’en « administré » ou en « usager » n’est pas un mieux ? Quant aux retraités de Floride que vous décriez, ils ont leur retraite payée par leur travail, leurs économies, pas pas la dette qui sera remboursée par leurs enfants et petits-enfants. Vraiment, il est beau le modèle que vous défendez !

              1. La SNCF fonctionnait mieux quand elle était une entreprise unique qui assurait un service public. Je ne me rappelle qu’il y ait eu des défauts de maintenance comme aujourd’hui. Les gens faisaient leur boulot avec conscience, plutôt que d’être des sous-traitants payés au lance-pierre.

                Un mieux d’être traité en « client » ? C’est plutôt pire qu’avant. Avant, j’avais affaire à des gens du service public, donc le métier était de rendre un service au public. Globalement, ces gens percevaient leur métier comme une façon d’être au service de leur compatriote, une façon d’être utile aux autres et à la société. Le service était à mon sens bien meilleur qu’aujourd’hui. Quant à la SNCF que j’utilise, elle n’a jamais fonctionné aussi mal qu’aujourd’hui.

                Concernant la Poste, les nouveaux bureaux sont beaucoup plus efficace, mais sur le reste, le maintien du service (bancaire notamment) sur l’ensemble du territoire doit continuer à être assuré, y compris s’il est déficitaire dans certaines zones.

                Pour la CGT et ses bastions, je pense qu’elle a fait beaucoup de dégâts et que nous sommes d’accord. Je suis un défenseur des services publics, pas de la CGT…

                Pour être honnête, je me moque des retraités de Floride, qu’ils aient travaillé ou non, par contre, qu’ils vivent sur mon dos, c’est-à-dire sur mon travail, ça m’amuse beaucoup moins, je préfère infiniment payer la retraite des français par répartition que celle des américains par capitalisation.

                Comme je l’ai signalé, je suis très dubitatif sur la dette, notamment parce que tous les pays du monde ont de la dette, ce qui tend à me faire penser que la dette est liée à autre chose, et principalement au mécanisme de création monétaire qui impose un taux d’intérêt pour chaque euro créé. Certaines études ont démontré que dans un système « 100% monnaie », il n’y aurait quasiment pas de dette, pourquoi ce point n’est-il jamais abordé ?

                1. Et si je vous dis : « je ne souhaite pas utiliser les trains de la SNCF. Je ne souhaite pas non plus envoyer mon courrier par La Poste. »

                  Je suis considéré comme un sous citoyen, n’est-ce-pas ?

                  On me punit donc pour mon manque de civisme en m’obligeant à payer des impôts pour le bénéfice des autres, c’est-à-dire des « bons » citoyens ? Donc, cela débouche sur une forme de tyrannie où une partie des individus est réduite en esclavage. Ça ne vaut guère mieux que les horreurs qu’on a connu auparavant.

                  Voilà les limites du concept de « solidarité nationale ». Ça n’a jamais existé. C’est une illusion, une projection de l’esprit, une « construction » (au sens de constructivisme) visant à architecturer du vivant.

                  Mais comme toute construction, le règne de l’état peut être déconstruit. C’est dans sa nature même en tant qu’illusion.

                  1. « Et si je vous dis : « je ne souhaite pas utiliser les trains de la SNCF. Je ne souhaite pas non plus envoyer mon courrier par La Poste. »

                    Je vous répondrai que l’intérêt supérieur du pays est qu’il puisse disposer d’un service postal et d’un réseau ferré de qualité. Et qu’au nom de cet intérêt supérieur, et parce que vous faites partie de la collectivité, je vous impose d’y participer. Et si vous ne voulez pas participer, il vous faut quitter la collectivité, ou réunir un nombre suffisant de personnes qui pensent comme vous pour orienter différemment les objectifs de la collectivité. Je pourrais également vous dire que la collectivité vous a nourri, vous a éduqué, vous protège et que, ne serait-ce que parce que vous avez besoin d’eau potable, d’air non pollué, et ed nourriture, vous ne pouvez pas vous passer des services de la collectivité.

                    Il est évident qu’à partir du moment où vous dépendez de la collectivité, vous n’êtes pas libre, si ce n’est libre d’y voir une forme d’esclavage.

                    « Je suis considéré comme un sous citoyen, n’est-ce-pas ? »
                    Je ne sais pas si l’on pourrait dire que Cahuzac par exemple est considéré comme un sous-citoyen…

                    La solidarité nationale est un concept qui globalement viserait à assurer à chaque membre de la communauté, un minimum vital, une place et un rôle s’il le souhaite, dans la mesure de ce dont peut disposer cette communauté. J’y vois l’influence de notre culture majoritairement catholique, une forme de charité chrétienne qui imprègne notre société française.

                    1. « au nom de cet intérêt supérieur, et parce que vous faites partie de la collectivité, je vous impose d’y participer » : c’est là le problème. Imposer aux autres quelque chose parce qu’on pense que c’est bien, c’est le démarrage de la dictature.

                      « Je pourrais également vous dire que la collectivité vous a nourri, vous a éduqué, vous protège et que, ne serait-ce que parce que vous avez besoin d’eau potable, d’air non pollué, et ed nourriture, vous ne pouvez pas vous passer des services de la collectivité » : FAUX, ARCHI-FAUX !!!
                      – la collectivité me nourrit : ah tiens, première nouvelle. Quand ? Où ? Je vais au supermarché (une entreprise privée) pour choisir MA nourriture avec MON argent.
                      – la collectivité m’a éduqué : on peut considérer ça comme un problème, surtout quand on voit le peu de pluralité intellectuelle du milieu professoral. En tout cas ce n’est pas gratuit puisque c’est payé pour partie avec les impôts, pour le reste avec la dette que nous transmettons à notre descendance qui n’a rien demandé.
                      – la collectivité me protège : je ne demande QUE ça, encore faut-il qu’elle le fasse correctement.
                      – besoin d’eau potable : le privé est capable de le faire, encore faut-il qu’on le fasse avec une vraie concurrence et pas en copinant comme ça se passe.
                      – air non pollué : ah tiens, la collectivité me fournit un air non pollué ? Première nouvelle. Sinon des solutions libérales et concurrentielles existent, mais bon, vous les expliquer…

                      « J’y vois l’influence de notre culture majoritairement catholique, une forme de charité chrétienne » : NON, le concept de solidarité est une vue socialiste : je te donne tu devras me donner. C’est la générosité et le don qui sont une forme de charité chrétienne : on n’attend rien en retour.

                    2. Réponse à Elmar

                      « c’est le démarrage de la dictature. »

                      Oui, si vous voulez. Mais c’est comme pour la démocratie, c’est ce qu’on a, à mon sens, trouvé de moins pire. Pas le système actuel, le capitalisme financier qui est une perversion du capitalisme, mais le capitalisme entrepreneurial avec une composante sociale.

                      Je connais des libéraux, généralement des entrepreneurs ou des gens qui ont des capacités, et qui, d’une façon uniquement financière, ont plus donné à la collectivité qu’ils n’ont reçu.

                      Et pour ces libéraux, tous ceux qui ne sont pas comme eux, qui ne sont pas aussi brillants, n’ont qu’à se dé…der. En résumé, moi c’est moi, j’ai réussi, les autres n’ont qu’à faire comme moi. Et s’ils n’ont rien à bouffer, tant pis pour eux.

                      Ce que j’appelle la vision chrétienne est le fait que personne ne soit exclus. Le benêt du village qu’on recyclait en cantonnier, parce qu’on n’allait laisser mourir un gars du village… Vous pouvez appeler ça socialisme si vous voulez, mais ça existait bien avant qu’on invente le « socialisme ». Mais si tout ce qui est « social » est un gros mot, votre société ne fonctionne que par la force et je comprends alors votre besoin d’être protégé.

                      « Besoin d’eau potable: le privé est capable de la faire »
                      Oui, concernant l’eau potable, il me semble que les exemples de remunicipalisation des eaux ont permis de baisser très significativement le coût du m3. Le privé a un objectif de profit, le public un objectif de service. Et dans le système actuel de fusions/acquisitions/consolidations/dépeçages pour tirer un profit financier le plus rapidement possible, on ne peut pas faire n’importe quoi avec des secteurs sensibles. Pour rester dans le domaine des « Utilities », on a vu avec le réseau ferré que l’État doit imposer une obligation d’entretien sur les voies.

                      Quand je dis « vous nourrit », je pense au fait que la collectivité met à disposition l’infrastructure, met en place les règles qui évitent que l’on ne vous empoisonne à votre insu, etc. A partir du moment où vous dépendez de la collectivité, vous n’êtes pas libre de choisir ce qui vous intéresse et laisser le reste. Sinon, il vous convaincre une majorité de vos compatriotes du bien fondé de votre modèle.

                      « mais bon, vous les expliquer… »
                      Ben si, je suis là pour ça…, mais si vous avez un bouquin facile d’accès, je suis aussi preneur.

                    3. « l’intérêt supérieur du pays »

                      C’est qui, le pays?

                      Il a une adresse email?

                    4. Son représentant élu oui.

                2. « Je suis un défenseur des services publics, pas de la CGT… » Mais le service public EST la cause de la CGT ! Si vous êtes fonctionnaire à vie, sans aucune raison de vous préoccuper de la qualité de votre service, vous adhérez à un discours consistant à vivre sur la bête et à n’en avoir rien à faire de l' »usager ». Votre service public n’existe pas, c’est une vue d’un esprit socialiste.
                  Par ailleurs, je ne comprend pas cette espèce de croyance française selon laquelle les autres pays vivraient dans un état de sous-développement chronique. Vous croyez que les paysans du fin fond de l’Arkansas n’ont pas de poste, pas de banque ? A l’ère d’internet, vous croyez qu’il est encore nécessaire d’entretenir des gens à rien foutre au fin fond de chaque village ? Ah oui, il y a les pauvres vieux. Hé bien si l’Etat n’était pas là, des entreprises ou des particuliers prendraient l’INITIATIVE (houlà un gros mot) de fournir ce type de services. Soit parce que c’est rentable (entreprises), soit par pure générosité (particuliers).

                  Concernant la dette, la solution est simple : recettes > dépenses et la dette baissera. Point barre. Il n’y a pas de magie, pas de trucmuches complexes à comprendre. Votre idolâtrie de l’Etat vous conduit à penser qu’il vit dans un monde où les règles sont différentes, c’est faux.

                  1. Dommage si vous n’en connaissez pas, mais il existe des gens qui font leur métier avec conscience, du moment qu’ils ont l’impression d’être utile, de servir, d’aider. Et le service sera meilleur que s’il est assuré par un sous-traitant sous payé.

                    Il y a eu une époque ou le réseau ferré était entretenu par des gens qui se sentaient responsables de sa qualité. Bretigny n’aurait pas eu lieu. Il y a eu une époque où les gendarmes rendaient service à la population, ils ne faisaient pas du chiffre à la mode anglo-saxonne. Le financement par l’État a permis de créer Airbus, de créer le TGV, d’avoir une source d’énergie électrique bon marché, etc.

                    « Ah oui, il y a les pauvres vieux. Hé bien si l’Etat n’était pas là, des entreprises ou des particuliers prendraient l’INITIATIVE (houlà un gros mot) de fournir ce type de services. Soit parce que c’est rentable (entreprises), soit par pure générosité (particuliers). »
                    Je n’y crois pas une seconde. Un petit vieux n’est pas rentable, il y a plein de gens qui ne sont pas rentables, trop vieux, éclopés de la vie, etc… Quelle est la logique libérale ? il faut s’en débarrasser ? espérer qu’une bonne âme leur fera l’aumône ? L’intérêt général impose à la société organisée, à l’État, de mettre en place une forme de solidarité.

                    « recettes > dépenses et la dette baissera. »
                    Si vous voulez… Expliquez-moi par quelle méthode vous y arrivez ?

                    1. « il existe des gens qui font leur métier avec conscience » merci j’en fais partie, certainement pas une grosse majorité des fonctionnaires inutiles (j’ai des amis fonctionnaires et je n’envie pas une seconde la nullité de leur job et leurs déprimes chroniques). La SNCF a changé, vous en prenez acte. Prenez donc acte du rapport de cause à effet entre le fait qu’il s’agit d’une administration déguisée et la baisse de qualité de service.

                      « Je n’y crois pas une seconde. Un petit vieux n’est pas rentable, il y a plein de gens qui ne sont pas rentables, trop vieux, éclopés de la vie, etc… Quelle est la logique libérale ? » C’est de laisser-faire. D’abord il y a la générosité et l’entraide privée, et il y a l’imagination des entrepreneurs. Un entrepreneur a créé une banque sociale, vous y auriez cru ? Le micro-crédit, vous y auriez cru ? La gratuité du Web, vous y auriez cru ? Eh oui, il y a des tonnes de business qui fonctionnent sur des modèles que l’on n’aurait pas cru pouvoir exister. En tout cas l’Etat, lui, n’a rien inventé de tout ça. Il se borne à essayer de maintenir, sans imagination et avec une bureaucratie pléthorique, des modèles qu’il croit être les bons alors qu’ils sont dépassés. Bon sang, ouvrez les yeux sur le rapport entre l’état du pays et l’omniprésence de l’Etat.

                      « Expliquez-moi par quelle méthode vous y arrivez ? » Bon vous gagnez, je jette l’éponge. Soit vous êtes débile, soit vous le faites exprès.

                    2. « Expliquez-moi par quelle méthode vous y arrivez ? » Bon vous gagnez, je jette l’éponge. Soit vous êtes débile, soit vous le faites exprès.

                      Il me semble que vous sous-estimez un facteur, à savoir le facteur humain. On ne peut pas transformer un pays d’un coup de baguette magique sauf à être dictateur avec un pouvoir absolu.

                      J’entends parfois parler du « modèle allemand », mais on ne peut pas transformer les français ou les grecs en allemands. Ca ne marche pas comme ça. On a bien vu que les réformettes de Juppé en 1995 ont suffi à mettre le pays en arrêt.

                      Bref, il faut des idées et une méthodologie pour arriver à les « vendre » pour pouvoir les appliquer…

                      J’ai éventuellement une question pour laquelle vous pourriez peut-être me répondre (ou quelqu’un d’autre). Considérez-vous Bruno Lemaire comme un libéral ? Sinon qui aujourd’hui sur la scène politique représente le courant libéral ?

                    3. « Le financement par l’État a permis de créer Airbus, de créer le TGV, d’avoir une source d’énergie électrique bon marché, etc. »

                      Quand est-ce que l’Etat a financé EDF?

                    4. Via le programme nucléaire français, le CEA par exemple.

                    5. Je ne sais pas si vous savez, mais au départ le nucléaire était à visé militaire. On a créé des réacteurs CO2 qui n’ont pas été un succès remarquable pour la sûreté.

                      Après on a adopté la technologie eau pressurisée de Westinghouse, on l’a assaisonné à notre sauce et ça a bien fonctionné.

                      En attendant, ce n’est pas l’Etat qui a financé les réacteurs électrogènes purs de EDF.

        4. L’armée ? Pour envoyer nos français sous équipés se faire décimer au Mali… J’ai honte de ce que devient l’armée dans ce pays.

        5. « Je ne travaille pas pour l’État, je finance la Police et l’Armée qui assurent ma sécurité, l’éducation de mes enfants, la retraite et la santé de mes parents, le chômage de certains de mes amis, ma santé et celle de ma famille, les infrastructures que j’utilise, et quantités d’autres choses… »

          L’idée, c’est que l’on puisse réaliser tout ce que vous défendez comme acquis sans forcément le faire passer par un absurde monopole d’Etat. Celui-ci est évidemment par nature peu propice à l’efficacité et au progrés. Vous pourriez financer santé, retraites et « quantités d’autres choses » sans donner aveuglemment votre monnaie à l’Etat, tout en bénéficiant des avantages inhérants aux libéralisme en terme de liberté et qualité de service.

          Par contre il est vrai que la France contrairement à certains pays ultra-libéraux essaie de mettre en avant une culture de l’égalité, de la redistribution, qui fait qu’actuellement les plus pauvres peuvent malgré tout accéder à la santé, éducation et autres bases nécessaires à une vie un minimum digne.

          Rien n’empêche alors dans une approche bien plus libérale d’instaurer un impot négatif à vocation de redistribution (et de financement des quelques services difficilement privatisables). Un pauvre sera surement plus efficace en étant responsable de ses choix de vie grâce à une simple redistribution.

          1. La redistribution n’est libérale que si elle se fait au sein d’un club de volontaires. Etrangement, ce genre de club ne fleurit pas. D’ailleurs, il ne faut vraiment pas savoir compter et équilibrer dépenses et recettes pour proposer un impôt négatif, ni savoir regarder autour de soi pour penser que l’assistanat responsabilise et rend efficace.

            1. Il ne fleurit pas car l’état et ses affidés qui veulent se mêler de tout dans nos vies nous en emp^chent et nous ont élevés (comme du bétail) avec l’idée que seul l’état pouvait nous « protéger ».

        6. « S’il y a bien un poste de dépense qui me semble aberrant, c’est bien les 50 Mds€/an, soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu, que nous versons aux intermédiaires financiers dans le mécanisme de création monétaire, ce qu’on appelle improprement « la dette ». »

          C’est moi qui le prend ce mercredi!

          1. Allons-y !

  5. Merci pour cet article. Une remarque sur « Bien sûr, on dira que l’impôt étant démocratiquement voté, il est l’expression de la « volonté populaire » ». Y a-t-il encore vote démocratique lorsque nos représentants sont issus à 55% (hypothèse basse : http://parlement.blog.lemonde.fr/2012/11/25/surprise-les-deputes-ne-sont-pas-representatifs-de-la-population/, qui compte probablement les para-publics, syndicalistes etc. comme « issus du privé »…) de la fonction publique ?
    Est-il démocratique que la fonction publique s’auto-gouverne dans ce pays ? Comme le faisait remarquer un commentateur d’un autre article, tout le monde serait dans la rue si le gouvernement était composé uniquement de religieux, de militaires, etc. Mais le fait qu’il soit composé uniquement de fonctionnaires et politiciens professionnels ne choque personne !

  6. Soulignons que Pascal Salin est salarié fonctionnaire de l’Université Française, jouissant d’ailleurs du plus haut niveau de salaire possible dans la profession. Il contribue donc directement a retarder le jour de libération fiscale.

    Cet indicateur est une blague.

    1. « Il contribue donc directement a retarder le jour de libération fiscale.  »

      Ca, ce serait si le contribuable n’en avait pas pour le montant de son salaire. A mon avis, si.

    2. Et oui, certains fonctionnaires peuvent rendre service à ceux qui contribuent à leur solde: « étonnant, non? »

  7. Le jour de libération fiscale est probablement une des meilleures armes récentes inventées par les libéraux, vu comment ça dérange les socialauds de tous partis qui nous font un caca nerveux chaque année…

    1. +1 Cf l’article des pseudos « Décodeurs » sur le site du Monde aujourd’hui…

      1. et la colère du coco Jacques Généreux dans les experts ce matin où Madelin l’a déchiré à plusieurs reprises!

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