La bonne marge des affaires

Publié Par Baptiste Créteur, le dans Édito

Il faudrait selon nos ministres restaurer les marges pour promouvoir l’investissement. Et pour cela, réduire la concurrence. Car il est plus simple de plumer un consommateur captif que de répondre à ses attentes.

Par Baptiste Créteur.

La concurrence accrue dans les télécommunications, qui permet au consommateur de bénéficier de plus pour moins cher, aurait selon Arnaud Montebourg des conséquences désastreuses : la diminution des prix détruit l’emploi, réduit les marges et donc nuit à l’investissement. Mince alors.

Mais pourquoi certains réduisent-ils les prix et tirent-ils les marges à la baisse ?

Il faut d’abord comprendre que les prix bas ne font pas les faibles marges. Free, par exemple, mise sur le volume et la maîtrise des coûts ; en réduisant les prix, l’entreprise a parié sur une arrivée rapide et importante de clients, et a réussi son pari.

Mais si l’opération était aussi assurément rentable, au point que les trois opérateurs en place aient autant fait pour empêcher ou retarder l’arrivée de Free, pourquoi n’ont-ils pas avant Free adopté cette stratégie ?

Cette stratégie ne les arrangeait tout simplement pas. Une concurrence faible facilite le maintien de marges élevées sur le dos de clients au choix restreint. Surtout quand on s’entend sur les prix.

L’argumentaire des opérateurs, aujourd’hui repris en chœur par les ministres, fait de la marge la condition de l’investissement, et de l’investissement la clé pour apporter aux utilisateurs le meilleur service. Mais pourquoi n’ont-ils alors pas utilisé les confortables marges permises par les prix élevés du passé pour prendre de l’avance ? Comment Free peut-il être aussi compétitif face à des acteurs bien établis, jouissant en théorie d’importantes économies d’échelle et des effets positifs de l’expérience ?

Ils se sont certainement reposé sur leurs lauriers, protégés qu’ils étaient par le régulateur et le législateur. Alors qu’ils auraient pu innover et réduire leurs coûts. Mais pas seulement. Ils ont été encouragés par le pouvoir à ne pas prendre certaines décisions favorables à la compétitivité mais défavorables à l’emploi, handicapés par une législation rigide et, parfois, par des statuts et mentalités hérités du passé n’encourageant pas la productivité et la flexibilité.

L’avantageuse proximité avec le pouvoir leur permettait donc de conserver des prix élevés, mais leur imposait de prendre des décisions plus politiques qu’économiques. Et les politiciens gagnaient aussi beaucoup à la proximité avec des chefs de grandes entreprises. Seul le consommateur, pour les uns, et le contribuable, pour les autres, était perdant.

Aujourd’hui, on accuse donc Free de détruire l’emploi que finançaient les surcoûts permis par la concurrence restreinte. De même qu’on rend le manque de moyens responsable des catastrophes ferroviaires et de la dégradation de la qualité du « service public », alors que les effectifs sont pléthoriques et les moyens abondants. Le manque de productivité et la mauvaise gestion, associés à l’emprise de syndicats mafieux, sont en revanche rarement évoqués.

Tout comme le poids des lois et réglementations nuisant aux entreprises et aux consommateurs. Tout comme le poids de la fiscalité. On accuse Free, finalement, d’empêcher la bonne marche du système de copinage et connivences entre grandes entreprises et politiciens ; en rendant service au consommateur, l’entreprise ne rend pas service aux politiciens et aux entreprises qui doivent leur succès avant tout à leur soutien. L’État n’est pas au service du consommateur ou du citoyen, mais au service d’intérêts privés.

Il faut, à long terme, des marges pour investir – même si Free n’a au départ pas réalisé de marges car l’entreprise avait investi massivement. Mais les marges ne garantissent en rien l’investissement, encore moins l’investissement pertinent. De même que les moyens ne garantissent pas la qualité.

Il faudra sans doute longtemps avant que les citoyens comprennent que « moins de concurrence » et « plus de moyens » n’amélioreront pas leur sort, au contraire, et ne serviront qu’à se gaver sur leur dos. Tout comme il leur faudra du temps pour comprendre que l’État n’agit pas toujours pour leur plus grand bien, mais bien souvent pour se l’approprier.

  1. L’essentiel de votre explication tient en la culture des collectivistes étatistes (socialistes soviétiformes) qui ne connaissent qu’un modèle économique, celui de l’Etat et de son monopole, partout et toujours, dans tous les domaines. En dehors de cette forme économique, larguez un énarque (ou étatiste, synonyme) dans un modèle économique concurrentiel, c’est comme larguer un parachutiste dans les lignes ennemies à poil sans matériel de défense avec pour seul outil sa langue et son sexe qu’on vient de lui couper avant le décompte du saut.

    En résumé, Mon Tambour n’entrave que dalle ! Il mettrait en faillite un petit commerce de proximité dans un quartier porteur.

    Ils veulent libérer l’économie. Chiche ! Pas beaucoup de solutions seules les suivantes :
    – diminuer le nombre de fonctionnaires de 50%
    – supprimer l’ENA
    – baisser les impôts de 50%
    – baisser les dépenses de l’Etat de 50%
    – supprimer le blabla de l’Etat et des fonctionnaires incompétents.

    Avec ces méthodes éprouvées (Suède, Canada, Australie, UK…), en moins de 6 mois l’économie repart d’un seul coup et fait 5% de croissance l’année suivante.

    Sinon, c’est la mort lente socialiste, sur 10 ans… promise à la France et aux Français par ces merdiques socialistes. En plus, ls ;veulent se maintenir au pouvoir en 2017. (Qu’)Ils (c)rêvent !

    1. – 80 % de députés et sénateurs en moins !

      1. Votre analyse est pertinente. Mais pensez vous que les autres feraient autrement que les socialistes, eux qui ont dirigé ce pays pendant 10 ans.

        1. Les autres ? Ce sont aussi de socialistes … :mrgreen:

  2. Oui, mais on n’a plus trop entendu Montebourde sur le sujet, car il s’est rendu compte que cette fois-ci, la fraude est trop visible.
    D’habitude, l’inefficience du modèle monopolistique est cachée parce que ce qui pourrait exister dans un modèle concurrentiel n’est pas directement visible (le fameux « ce qui se voit et ce qui ne se voit pas » de Bastiat).
    Ici, tout le monde a pu constater les deux à un an d’intervalle. Avant, entente protégée par un monopole public avec des forfaits à 60€. Après, même si le monopole existe toujours, arrivée d’un acteur qui refuse l’entente (alors qu’il aurait très bien pu également se gaver sur notre dos, merci M. Niel), vraie concurrence, 20€ pour tout le monde.
    Du coup, il lui sera difficile de faire passer une quelconque loi permettant de sauver ses copains des méfaits de la concurrence (méfaits pour eux, bien entendu)…

  3. Quand Montebourg dit « il faut restaurer les marges pour investir », le citoyen comprend « la concurrence empêche les investissements d’avenir ». Quand l’entrepreneur dit « il faut restaurer les marges pour investir », le citoyen comprend « les marges servent aux entrepreneurs à verser des dividendes et à se payer des salaires royaux ». L’éducation nationale est quand même forte pour être arrivée à faire cohabiter les deux concepts dans leurs crânes citoyens, dommage qu’il ait sans doute fallu pour ça en évacuer le cerveau.

  4. Que de certitudes! Je pense que l’histoire du téléphone mobile suit tout simple le cycle « classique » des grandes innovations à fort besoin en capitaux…Rappelez vous la formidable expansion du chemin de fer ! D’abord des « licences » pour construire les premiers axes, nécessité stratégique…, puis l’éclosion d’une concurrence grandissante et alors l’effondrement …les faillites…et le retour de l’état pour permettre le maintien d’un service publique…Le mobile suit une histoire très semblable, c’est l’innovation technique qui a rendu obsolète le vieux monopole du fixe, la nécessité stratégique pour l’état français de mettre à disposition un tel outil, avec un énorme besoin d’investissement (le réseau d’antennes par exemple…) par le biais de juteuses licences…maintenant moins juteuses: in fine la techno. explosant les frontières : l’aventure de free devient possible, même nécessaire pour accélerer et ….les marges s’éffondre, Bouygues cherche un repreneur car il sait que le vent a tourné (3G…4G…Fbre,; Iphone….) . Ce que je trouve minable c’est toujours cette idée 14-18 que cela est une affaire française…non c’est une affaire européenne et si Montebourg a un peu de vision stratégique il se démènerait pour qu’un partenaire européen rentre dans la danse avant que les plans de licenciement ne fassent l’actualité dans la téléphonie….Mais là plus de place pour le copinage bien sur.

    1. Pas besoin de l’Etat pour un service de qualité, au contraire. Voyons ce qu’il advient des services devenus « publics » : inefficiences, déficits, défense des intérêts des salariés et syndicats au détriment des clients/usagers et des contribuables.
      On peut aussi simplement laisser l’Etat faire sa loi et permettre une concurrence pas vraiment libre ; il aidera ses amis, en fera des « champions nationaux », encore une fois au détriment du contribuable et du client.

      Sinon, on peut laisser le marché se réguler de lui-même : les clients choisissent le meilleur prestataire ou fournisseur, ce qui tire l’innovation vers le haut et les prix vers le bas.
      Il faut comprendre que ce n’est pas l’union qui fait la force, mais la fragmentation : elle offre plus de choix. Passer de l’échelle nationale à l’échelle européenne amplifie les problèmes sans les résoudre et réduit les marges de manoeuvre de tous (donc, à long terme, leurs chances de succès).

      En d’autres termes, plus les décisions sont décentralisées, meilleures sont les chances de succès. La solidité vient de la flexibilité, pas de la rigidité.

    2. « les faillites… et le retour de l’état pour permettre le maintien d’un service publique » Cette phrase est une passionnante réécriture de l’Histoire en justification de l’Obèse, présenté comme le sauveur de la Patrie.

      En réalité, l’Etat a toujours été partie prenante des compagnies ferroviaires privées à travers des relations conventionnelles, qui conduiront certaines à la faillite lorsque l’Etat oubliera sa parole (comme c’est dommage !), et placeront les autres dans de grandes difficultés financières, notamment à cause d’un contrôle de gestion drastique ou du pouvoir sans limite confié aux fonctionnaires-ingénieurs des PC. Le développement du chemin de fer nous offre le premier exemple de ce qu’on nomme aujourd’hui le partenariat public-privé (PPP), au coeur de la notion du sévice public.

      Bref, les compagnies furent pressurées par l’Etat jusqu’à en extraire l’ultime centime de substantifique capital, avant d’être éliminée sans remords (nationalisées). Voilà qui devrait donner matière à réflexion aux entrepreneurs ou aux investisseurs qui, aujourd’hui, se risquent à jouer avec le feu des PPP ou simplement investissent dans les bons publics !

      1. Nul besoin d’aller si loin dans le temps. L’EuroTunnel et ses « services publics de transport trans Channel sont la parfaite illustration de ce cynisme d’Etat (en gros) :
        – Mitterrand sait très bien que le montage ne financera pas les travaux pharaoniques
        – Montage financer qui demande aux petits retraités de financer le projet avec leurs bas de laine.
        – Chute des cours quand le pot-au-rose est découvert (action qui passe de 8,65€ à l’émission à 2,65€ aujourd’hui)
        – Service quasi public ayant été créé par une spoliation des épargnants

        Règle générale avec l’État Français : ne jamais lui confier son argent. Il est dirigé de manière historique, générique et héréditaire par des salauds sans scrupules. Depuis Philippe Le Bel, la méthode est récurrente. Il ne paye pas ses banquiers, pire il les vole, les tue, les assassine.

        Le pire cynisme étant obtenu quand le premier représentant de l’État fait payer une charge hallucinante de retenues sur les revenus des français quand lui optimise de manière illégale son impôt. Affaire de la non déclaration commune de patrimoine lors de l’entrée à l’Élysée qui aurait du déboucher sur une annulation de l’élection présidentielle, il a préféré éliminer la preuve en éliminant la cause du forfait, la concubine.

        Dans ma famille lors des transmissions, on retrouve comme ça des caisses de papiers imprimés aux doux noms d’emprunts Suez ou Russes, ou Canal de Panama… Tous juste bon à allumer les feux dans les cheminées, l’hiver. Cela fait cher l’allume-feu !

    3. Bonjour marc
      « la nécessité stratégique pour l’état français  »
      Voilà tout est dit.
      Soit vous comprenez pourquoi je relève votre phrase, soit vous ne comprenez pas et alors vous êtes dans le paradigme et toute discussion est inutile.

      1. Je suis un peu lent, alors j’ai mis du temps à comprendre. Je ne sais si je suis dans le paradigme, ce que j’ai voulu dire de façon très raccourcie c’est que l’état français a jugé nécessaire de développer le mobile mais aussi de l’encadrer (son pêcher) mais qu’il n’avait plus les moyens de prendre en charge un tel investissement. In fine, il ne s’ai pas si mal débrouillé: le mobile en France est un des moins cher, l’état a touché des licences…Si aujourd’hui on ne voit plus trop différence par rapport à l’étranger, je me souviens très bien des années 95 à 2000 que nos amis américains nous enviaient. A l’inverse il a été incapable de se désengager de la TV herzienne et nous avons aujourd’hui un secteur public TV parfaitement non compétitif et très cher… Je suis partisan du pragmatisme.

        1. « c’est que l’état français a jugé nécessaire de développer le mobile mais aussi de l’encadrer »
          C’est ce que je dit, vous êtes dans le paradigme (Hors de l’état le néant).
          L’état n’a pas à s’occuper de l’économie. On lui demande juste de faire son boulot (qu’il ne fait pas).
          Et encore la justice doit être indépendante de l’état.

        2. Marc a écrit : « ce que j’ai voulu dire de façon très raccourcie c’est que l’état français a jugé nécessaire de développer le mobile mais aussi de l’encadrer (son pêcher) mais qu’il n’avait plus les moyens de prendre en charge un tel investissement « .

          L’état a fait des investissements dans le mobile ? WTF ?
          Vous comprenez quelque chose à ce que vous dites ?

          L’état a touché des dividendes (27Mds d’€ les 10 dernières années), de la TVA à 20%, a vendu des licences et percoit 1% (de mémoire) du CA des opérateurs tous les ans ainsi que la reconduction des licences.

          C’est pas un investisseur, c’est une sangsue !

        3. Mauvais exemple, aux US, c’est aussi un monopole où l’état n’est pas très loin derrière… d’où les tarifs élevés

  5. En quelques années, Free à fait plus pour le pouvoir d’achat des Français que n’importe quel politicien, et tout cela sans racketer qui que ce soit (à ma connaissance) . Insupportable pour les étatistes

  6. Si je dis « Montebourg, imbécile ! », je ne surprends personne, si ?

    1. MonteBourdes ❓ 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂

      1. Mon Tambour (surnom donné dans son département) sonne plus creux et plus juste.

    2. Si, pourquoi le complimenter? et c’est assez dur pour les imbéciles…

  7. Conclusion dont la formule est géniale
    Et les commentaires idem a part marc qui manie le sophisme étatiste avec brio

  8. Dans un cas de figure, la concurrence des entreprises est pour obtenir le plus grand nombre de clients en offrant un bon service au meilleur prix. Dans l’autre cas, la concurrence est pour obtenir les plus de privilèges et de rentes administratives de la part de politiciens.

    Dans le premier cas, les politiciens ne sert pas a grand chose. On comprend qu’ils promeuvent la deuxième option.

    1. Je souhaite ajouter 2 choses:
      – nous avons quand même besoin des politiciens pour gérer la chose publique
      – un marché efficace et concurrentiel a besoin des politiciens pour faire la police contre les fraudeurs manipulateurs et autres prédateurs qui ne rêvent que de monopole …

      Un des problèmes très français réside dans notre tendance forte à écouter l’autorité naturelle de l’élu, sans consacrer suffisamment de notre temps à le contrôler.
      Je le dis d’autant plus que je suis le premier à râler …et ne pas trouver le temps ne serait ce qu’à participer à la vie de ma commune..

      1. Les politiciens font la loi, pas la police ni la justice.

        C’est en favorisant la liberté de marché par une réglementation idoine que les politiciens limitent les comportements prédateurs. Malheureusement en France, les politiciens prétendent remplacer le marché au lieu de le défendre. Du coup, les prédateurs sur le marché, ce sont les politiciens eux-mêmes. Les renards dans le poulailler, c’est eux. Le fait d’avoir enfermé la population dans un poulailler, c’est encore eux.

        Par ailleurs, ce qui reste de notre démocratie (plus grand chose) montre que le peuple a perdu tout contrôle sur les politiciens, alors que l’offre politique est uniformément socialiste à gauche comme à droite.

        1. Vous êtes très négatif. La police et la justice doivent leur autorité aux politiciens (qui ont écrit la constitution et vérifient son application au conseil constitutionnel). Ce n’est pas parfait, loin de là. L’offre politique c’est à nous citoyen de la faire, nous avons toujours la possibilité d’adhérer ou de créer une nouvelle offre. Mais la réalité est qu’aucune pensée politique ne peut triompher sans alliance …et risque de compromission. C’est le prix de la démocratie. Et dans un monde devenu très compliqué et très peuplé, il faut des professionnels…etc…la boucle est bouclée…pas facile, mais que pouvons nous imaginer d’autre? Qui fonctionne ?

          1. « La police et la justice doivent leur autorité aux politiciens »

            Je dirais que c’est l’inverse.

          2. « dans un monde devenu très compliqué et très peuplé, il faut des professionnels »

            La source de la complexité du monde, c’est l’orgie de lois superflues pour tenter de maîtriser ce qui ne pourra jamais l’être, conduisant à la spoliation injuste. La complexité du monde, c’est croire qu’on peut redistribuer à partir d’un vol manifeste, quand il suffit de laisser la distribution faire son oeuvre de justice sur la base des droits de propriété.

            Seule l’orgie de lois de l’Obèse justifie l’existence de professionnels de la politique, situation antinomique avec les principes bien compris de la démocratie, c’est-à-dire un régime où l’objet de la loi est d’encadrer strictement le pouvoir politique, de limiter fermement l’Etat à ses fonctions régaliennes. S’il fallait vraiment des professionnels, une monarchie ou n’importe quelle autre forme de dictature serait bien suffisante. Avec la professionnalisation, la démocratie devient une vaste comédie, un magistral faux-semblant. Après deux siècles, la révolution porte bien son nom : retour à la case départ !

            1. J’essaie simplement de comprendre notre époque et je constate qu’une journée n’a que 24h, alors oui ceux qui veulent essayer de changer le monde deviennent vite des professionnels de la politique..c’est presque mécanique et cela quelque soit leur idéal de départ. Les affairistes, qui voient dans la politique un moyen de faire fortune, ne résistent pas longtemps à l’impitoyable concurrence qui règne en politique. Ils préfèrent rester dans l’ombre ..alors évidemment les politiciens vieillissent et se laissent corrompre. Une banalité.. Mais je reste plus positif, car depuis 50 ans, nos pays vivent en paix. Les plus fougueux sont régulièrement remis à leur place (Sarkozi: a bien perdu sa ré-election non?). Et c’est là le vrai avantage de notre système. Aussi bien que je partage votre inquiétude face à l’inflation des lois, je reste positif.

              1. « ceux qui veulent essayer de changer le monde deviennent vite des professionnels de la politique » ou des terroristes, au choix. A moins que ce ne soient les mêmes personnes. Politiques, terroristes, même combat, mêmes intérêts ?

                Au lieu de changer le monde, ce que personne ne leur demande, les politiciens feraient mieux de s’occuper de leur propre personne, activité qui, au vu de la moyenne du personnel aux affaires, devrait les occuper 24/7.

              2. Les plus fougueux sont régulièrement remis à leur place

                Je sens que l’on risque de ricaner fort, très fort, dans quelques mois …

              3. Marc a dit : « Aussi bien que je partage votre inquiétude face à l’inflation des lois, je reste positif.

                So far so good

          3. La séparation des pouvoirs cela vous dit qqchose?

      2. « – nous avons quand même besoin des politiciens pour gérer la chose publique »

        C’est ce qu’on appelle une tautologie, non ?

        Qu’il faille des gens pour gérer les affaires publiques, je pense que c’est indéniable. Mais il y a ce qui est public et ce qui est privé. Étymologiquement parlant, la politique est la bonne gestion de la vie dans la cité, c-a-d les affaires publiques, l’économie est la bonne gestion de la maison, c-a-d les affaires privées.
        La politique n’est pas la meilleure façon de gérer les affaires économiques, et elle n’en a même pas la vocation.

        « – un marché efficace et concurrentiel a besoin des politiciens pour faire la police contre les fraudeurs manipulateurs et autres prédateurs qui ne rêvent que de monopole … »

        Il ne faut qu’appliquer les règles communes du Droit, comme pour n’importe quelle autre chose: garantir le droit de propriété, pas d’agression, pas de tromperie (quoi que caveat emptor).
        Le fait qu’il faille plus est loin d’être évident et risque surtout d’être le fruit d’une décision idéologique et arbitraire.

        Quant au monopole, pas besoin des polytiques pour les éviter. Ils sont mêmes la première cause de monopole.

        1. Pour aller plus loin dans la tautologie, je dirais que pour ne pas avoir besoin de politiciens pour gérer la chose publique, mais il conviendrait qu’il n’y ait pas de chose publique. Entre nous, si on fait le compte, j’ai du mal à voir ce qui pourrait ne pas être mieux géré de manière privée.

          1. Aucun privé ne peut contrôler la justice, la police ou l’armée sans mettre en danger l’état de droit, donc ces trois fonctions sont nécessairement publiques. Pour le reste, par contre…

            1. En même temps, il y a déjà des cours privées, des forces privées qui existent et garantissent très bien l’état de Droit.
              Maintenant, qu’est-ce qui fait la différence entre une armée privée et une armée publique ? Pourquoi l’un est la garantie de l’état de Droit et pas l’autre ? Ce sont probablement les mêmes gars, ils peuvent tous les 2 décider arbitrairement d’imposer leur diktat par la force s’ils en avaient l’envie…

          2. Ah y en a une qui suit ici quand même !
            +1

  9. Comme d habitude le niveau zero d anlyse . L impression d un avis et non une anlyse objective de la situation.
    Balayer d une simple phrase la reduction de coût sans tenir compte de ce que cela implique et partial . Comment reduire les coûts dans une entreprise de service . Simplement en utilsant la methode free . 100 personnes au sièges et le reste géré par des filiales qui exploitent le gens . Le consommateur est aussi un acteur de l économie et substituer des emplois de valeurs par des bas salaires ne joue pas dans l intérêt d un pays . Continuons sur cette voix mais ne pleurons pas la situation économique deplorable de notre pays . Pour info l allemagne a des forfaits 2x plus cher mais dispose de 2 fois plus de personnes qui travaille dans les Télécom . Personnellement je me refuse de cautionner une attitude aussi stupide donc je reste avec un forfait non lowcost mais je me regarde tout les jours dans un miroir fier de ne pas ma laisser berner par des populistes comme niel qui s enrichisse en développant leur fortune sur le dos de l emplois et l économie

    1. L’argent que vous ne dépensez pas en téléphone ne disparait pas. Vous n’êtes pas le sauveur de l’emploi français juste parce que vous payez votre forfait plus cher que nécessaire, même si nos ministres et votre opérateur aimeraient que vous pensiez le contraire (et, apparemment, y parviennent).

      Maintenir des coûts élevés ne fait qu’utiliser des ressources qui auraient pu développer d’autres produits et services. Élargissez un peu votre conception de la richesse, sinon vous resterez prisonnier du fallacieux dilemme emploi / pouvoir d’achat.

    2. Pour prendre un exemple, au lieu de donner 20€ de trop pour ce forfait, donnez-les par exemple à un jardinier pour vous tondre la pelouse de temps en temps. Vous créerez aussi de l’emploi, mais qui sera productif, puisque votre niveau de vie sera amélioré.

    3. C’est pourtant Niel qui a fait avancer la technologie sur internet.

      Aucun des charlots que vous défendez. Ce sont juste des suiveurs.

    4. @ Dupont Pierre : la propagande fonctionne et Mr Dupont Pierre croit qu’il participe au redressement productif alors qu’il encourage une mauvaise allocation des ressources et qu’en plus il propage de fausses informations.

      Free en 2001 : 223 employés: Free en 2013 : 7,200 employés soit x30
      Près de 500,000 heures de formation en 2011 puisque le système éducatif est incapable de fournir aux entreprises des employés formés alors qu’une année d’instruction coûte entre 8 et 10,000 E.

      http://www.universfreebox.com/article/20243/Free-30-fois-plus-de-salaries-en-11-ans-500-a-700-postes-a-pourvoir-en-2013

      Je ne connais pas votre besoin en télécom mais si vous surpayez votre forfait vous subventionnez un opérateur et l’encouragez à une mauvaise allocation des ressources, ce qui le désavantagera le moment venu dans la compétition nationale et l’internationale quand il se trouvera confronté à des concurrents efficients.
      Le protectionnisme ou l’interventionnisme d’état (ou des syndicats) créé exactement la même distorsion du marché.
      Free a permis un gain de pouvoir d’achat de 2Mds qui ont été réinjecté directement dans l’économie.

      Vous l’encouragez également à ne pas faire de mutations pour adapter son outil à la demande.
      Peugeot est le résultat (entre autres) d’une telle politique, voyez où il en a été réduit alors que Renault a fait tout le contraire en obtenant un blanc seing de l’état réticent en échange à faire son travail d’actionnaire.

      Perso je récompense celui qui prend des risques, créé de l’innovation (1ère box en france) et non celui qui vit de ses rentes et accessoirement a versé depuis 10 ans 27Mds de dividende à l’état avec ces dernières années des dividendes supérieurs à ces bénéfices : faites un chèque directement au trésor public, aussi peu efficient, en déficit chronique et qui dans le domaine privé serait accusé de banqueroute.

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/27/les-relations-ambigues-entre-orange-et-l-etat-actionnaire_3418000_3234.html

  10. Free n’investit que peut dans les infrastructures et utilise la technique dite su coucou : oiseau quiolace ses oeufs dans le nid des autres especes pour qu’ils les couvent à leur place puis quand le bebe coucou nait, il jette les oeufs de l’autre espece par dessus bord et se fait nourrir gratos par les parents adoptifs.
    Free n’investit pas : fibre inexistante, reseau fixe saturé (google foireux, replay impossible sauf à prendre un pas VIP, etc.)
    Quand free degroupe une zone ils le font parce qu’ils savent que le dslam sera rempli et rentabilisé. Jamais ils n’iront dans les bleds paumés (service public et puis quoi ???)

    Mais chez les autres il y a efectivement la proximité politique qui nuit aux décisions et le poids du SI qui engraisse des SSII type ATOS pour Orange et tant d’autres…

    1. @ louich

      Votre analyse est tout a fait pertinente , le marché Français se réduit a deux extrême ( un peu comme les classes sociales du reste )
      -d’un coté les opérateurs hautement qualitatif ( Orange pour ne pas le citer ) avec des tarifs très élevés , mais une certaine inertie et inéfficience dans la gestion ( plus de 100 millions d’euros pour développer la nouvelle livebox ) des dividendes élévés etc
      -d’un autre coté , un opérateur en panne sur la fibre , en panne sur les débit moyens , en panne sur la rapidité de déploiement , dernier du classement de l’arcep , mais aux tarifs attractifs et à la gestion très efficace.

      Entre les deux , des opérateurs qui tente de survivre et de maintenir un investissement avec plus ou moins de succès , ainsi si Bouygues a crée la surprise avec un réseau de bonne qualité (juste derrière Orange ) son résultat net a plongé , au point même de passer dans le rouge l’an dernier pour la première fois de son histoire , a l’inverse SFR a maintenu son résultat opérationnel en positif , au prix d’une qualité en chute libre ( comme démontré par l’arcep )

      Peu y font attention , mais la France est passé 38 ème pays mondial en matière de débit internet http://pro.clubic.com/it-business/reseau-informatique/actualite-574682-internet-france-38eme-rang-mondial-termes-debit.html
      C’est un mauvais chiffre , qui décrit bien l’état de décrépitude dans lequel se trouve le réseau d’information national , a coté de cela on a les meilleur prix en europe ( a l’exception de quelques pays nordique )

      L’auteur a oublié de préciser également , que la fibre ( en dehors des grandes métropoles ) est financé en partie par les conseils généraux , fonds de soutiens etc , autrement dit par NOS IMPOTS , économiser 200€ par an sur mon forfait , pour me retrouver a payer 250€ d’impôts locaux en plus ca ne m’intéresse pas vraiment et c’est pourtant ce qui se passe…

  11. Il faudrait que nos crânes d’oeufs commencent à percevoir que le down sizing ça marche. Regardons par exemple ce qui se passe aujourd’hui dans le domaine de l’espace où la lourde administration qu’est la NASA passe le relais à de petites entreprises performantes qui vous envoie dans l’espace des charges utiles à des tarifs incroyables. Toutes proportions gardées, les effectifs de France Telecom (et de beaucoup d’autres entreprises style SNCM, EDF, SNCF etc.) ont plus pour but de générer la paix sociale que de rendre un service au prix le plus juste poir le client. Quant à l’avenir d’une entreprise, il faudrait que l’on se rende compte que ce n’est ni la marge brute, ni les effectifs qui en sont le garant mais la capacité d’autofinancement. Mais essayez d’en demander la définition à un politique, vous verrez, les réponse sont des plus amusantes.

  12. … On voit bien que vous ne connaissez pas l’entreprise FREE et n’y avez jamais mis les pieds (comme aucun consultant d’ailleurs….), il serait bon d’arrêter de fantasmer sur ce modèle qui est tout de même assez destructeur… (sauf en valeur d’action Iliad) L’avantage économique de FREE sur ses concurrents est basé sur 2 choses , l’innovation (ok ça c’est bien) et la chasse aux couts (plus discutable). Free exploite gratuitement toutes les solutions OpenSource (ne paye rien aux editeurs, intégrateurs, boites de conseil etc…), reduit son nombre de salarié au strict minimum , les paye moins, dans des conditions de travail assez limite et utilise tous les leviers possibles pour optimiser ses couts, de façon a générer au final des marges bien plus grasses que celles des autres opérateurs… Un salarié en plus chez Free ne compensera pas un salarié en moins chez Orange en terme de revenu réinjecté dans le système… surtout si celui-ci est chomeur… Vous avez sinon raison pour la redistribution du revenu économisé sur le forfait sur d’autres secteur mais de nombreuses etudes estiment qu’il faudra 10 ans pour que cela se fasse… (la destruction de richesse étant immédiate pour le secteur télécom et la resdistribution progressive surtout si elle utilisée en epargne….)

    1. Propos passionnant à analyser !

      N’importe qui peut observer sans effort les mensonges du message précédent, à partir du moment où il a compris que la richesse est uniquement créée par l’échange volontaire, tandis que l’échange contraint est définitivement impuissant à créer la moindre richesse supplémentaire, en imposant une situation destructrice de valeur où l’éventuelle richesse créée est plus qu’annulée par la richesse volée par ailleurs.

      L’aspect dogmatique, quasi religieux, du propos atteint le comble de l’absurde lorsqu’il est affirmé d’une part que « ce modèle qui est tout de même assez destructeur… (sauf en valeur d’action Iliad) », d’autre part que « Free exploite gratuitement toutes les solutions OpenSource ».

      Typiquement, travailleurTelecom préconise une situation où il est en mesure de parasiter la richesse existante à son profit, sans contrepartie de service rendu, ce qui correspond précisément à une absence de création de richesse, pour ne pas dire de destruction. Evidemment, travailleurTelecom fera appel à l’Etat obèse pour parvenir à ses fins immorales, puisqu’il ne peut compter sur le marché libre qui lui refusera tout avantage illégitime.

      1. Merci pour votre réponse. Mais je ne suis pas sûr que vous avez bien compris mon propos. Sachant que je n’y préconise rien mais emets juste des reserves sur ce modèle que je connais très bien (ex-salarié)… Je pense qu’il existe un juste prix pour chaque produit / service, permettant à la fois de dégager un profit pour l’entreprise et une richesse « sociale » qui permet aux salariés d’obtenir une juste rémunération de leur travail et des conditions de travail en accord avec notre société « dite » moderne et developpée. Construire un avantage économique versus la concurrence uniquement basé sur l’extrême maîtrise des couts n’est pas à mon sens créateur de valeur et pérennité à long terme. Entre une offre à 20 euros et une offre à 60 il doit exister un prix d’équilibre qui respecte les 2 objectifs. Concernant l’Opensource, utiliser les solutions sans contrepartie n’est pas forcément en accord avec les principes de cette communauté (cf le désaccord entre la communauté pour le code de la Freebox….) car cela revient à utiliser le travail d’autrui sans contrepartie … Par ailleurs le marché libre et la main invisible sont-ils si vertueux qu’on le prétend dans la théorie, est-ce le seul modèle ?

        1. est-ce le seul modèle ?

          Oui. Vous voulez l’UERSS ?

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