Royaume-Uni : Le conseiller climatique du gouvernement recule sur l’éolien

Publié Par Contrepoints, le dans Énergie et matières premières

Le principal conseiller climatique du gouvernement dit que la Grande-Bretagne a approuvé suffisamment d’éoliennes terrestres pour atteindre les objectifs du changement climatique, laissant le public choisir d’autres moyens pour réduire les futures émissions de CO2.

Par Ben Webster, depuis le Royaume-Uni.

éolien Royaume Uni

Lord Deben semblait contredire les prévisions de son propre comité sur le changement climatique qui triplaient le nombre de parcs éoliens d’ici 2030, ce qui équivaudrait à ajouter près de 10.000 turbines. Les 4400 éoliennes terrestres fonctionnent déjà pour une capacité de sept gigawatts, tandis que six autres gigawatts ont reçu le permis de construire et sont en cours ou en attente d’installation. L’an dernier, le comité a publié quatre projets de réduction des émissions de CO2 d’ici à 2030, incluant au total 25 gigawatts d’éolien terrestre.

Cependant, son homologue conservateur, qui était ministre de l’environnement dans le gouvernement de John Major, a déclaré qu’il y avait suffisamment de permis de construire en parcs éoliens pour répondre à un objectif contraignant pour les énergies renouvelables d’ici à 2020. Après cette date, le public pourra choisir d’autres méthodes de réduction des émissions, a-t-il ajouté.

Lord Deben a également dit qu’il était faux de qualifier des gens comme Lord Lawson, ancien chancelier, de « négationnistes du changement climatique ». Ils devraient être appelés « objecteurs (dismissers) », a-t-il dit. Lord Lawson a déclaré ce mois-ci que l’expression « négationniste (denier) du changement climatique » a été « délibérément conçue pour faire écho à « négationniste de l’Holocauste », comme si s’interroger sur les politiques actuelles et sur celles de l‘avenir équivaudrait à jeter un doute diffamatoire sur un fait historique ».

Lord Deben, mieux connu sous le nom de John Gummer, a déclaré : « Les objecteurs sont des gens qui ne nient pas que le changement climatique soit en cours, ils ne nient pas que les êtres humains soient en grande partie en cause mais qui pensent qu’il est possible d’en rejeter l’urgence et la gravité. Cette affaire ne tient que si on ignore la grande majorité des scientifiques. » Il a également dit que la Grande-Bretagne avait besoin « d’un ministère des différents mécanismes du climat qui aurait la charge de garder son portefeuille en équilibre ». Il a ajouté : « Je suis heureux que nous ayons déjà assez d’éolien terrestre jusqu’en 2020 pour répondre à cette partie du portefeuille. »

Interrogé pour savoir si d’autres parcs éoliens terrestres devraient être approuvés après 2020, il a répondu : « Il est probable que l’éolien terrestre continuera à jouer un rôle dans nos sources d’énergie renouvelables après 2020, mais ce n’est pas une décision que nous avons à prendre maintenant, et il peut y avoir des situations où il n’aura rien à faire. Le peuple décidera où est l’équilibre. » Il a ajouté que le prix de l’éolien offshore a « baissé de façon très significative ».

Les conservateurs ont promis le mois dernier de mettre fin aux subventions pour les nouvelles éoliennes terrestres s’ils remportent les prochaines élections. Lord Deben a refusé de commenter ce point, en disant qu’il parlait en tant qu’indépendant du changement climatique. Il semble, cependant, soutenir l’annonce faite ce mois-ci par le gouvernement de mettre fin aux subventions des grandes fermes solaires terrestres. Lord Deben dit avoir soutenu l’exploitation du gaz de schiste et a critiqué les militants qui considéraient la fracturation comme « un péché contre le Saint-Esprit ».

 

http://www.thegwpf.org/after-election-drubbing-uk-government-climate-adviser-backs-down-tones-down-rhetoric/

 

    1. C’est particulièrement sur les centrales à flamme de « backup » que le non-dit et l’escroquerie sont le plus criants : il est impossible d’amortir seul un tel équipement sans subventions. Les producteurs et leurs actionnaires sont floués dans un premier temps comme dans le cas de GDF qui a du déprécier la valeur de ses actifs en plus de la baisse de CA.

      Dans un second temps, plus personne ne voudra évidamment investir et c’est la sécurité du réseau qui sera menacée par la fermeture des unités, l’absence d’investissements et les défauts de maintenance des équipements hérités de la période pré-transition énergétique. Le « blackout » est inévitable à terme, seule la date est inconnue.

      C’est tellement énorme que seuls des socialistes peuvent être sourds et obtus au point de ne pas voir venir la catastrophe.

      1. il me semble que si EDF a eu le marchè pour les jeux olympiques, la France sans industrie, et son Etat pret à signer pour autoriser EDF à maintenir le vieux parc nuclèaire pour des années, les anglais ne devraiten pas trop connaitre le backout… En ce qui concerne la gènèralisation de la pensée des socialistes, je ne suis pas certains qu’ils ont le monopole de la stupidité! Je crains que le concept des energies renouvelable ne peut qu’ètre interressant dans des conditions idèales, c’est à dire où il est optimal! En dehors il est un risque, et en imaginant que le pragmatisme est un concept anglais depuis des siècles, on pourrait ajouter que la gauche anglaise est plus concervatiste que la droite française dans ce cas…

        1. Je ne comprend pas ce que vous entendez par « vieux parc nucléaire » ou plutôt je modifie mon argument : savez-vous de quoi vous parlez ? Les plus vieux réacteurs nucléaires français sont ceux de Fessenheim, la bête noire des socialo-écolo-marxistes au pouvoir en France. Or ces deux réacteurs ont été certifiés pour être exploités encore dix ans avant la prochaine visite décennale par l’ASN qui pourrait en 2028 éventuellement prolonger leur certification pour dix ans supplémentaires. L’ensemble des équipements de sureté de ces réacteurs est conforme aux exigences de l’ASN. Les pompes primaires et les générateurs de vapeur sont quasiment neufs? Arrêter ces réacteurs prématurément serait un crime économique et un crime contre les contribuables qui ont payé le parc nucléaire français avec leurs impôts, faut-il le rappeler !

          1. Malheureusement, dès qu’on parle de nucléaire, les capacités de raisonnement sont remplécées par des résonnements (de tambours que les verdâtres font vibrer à qui mieux mieux)

            1. remplacées 😳

            2. D’autant que ni l’article ni mon commentaire ne parle du nucléaire ! C’est symptomatique : dès qu’on leur dit : « ça ne marche pas », on nous ramène « Fukushima » comme si ça rendait les EnR utilisables. Construisez des bonnes vieilles centrales à gaz ou à charbon à haut rendement et fonctionnement en continu si vous préférez les gaz de schistes ou les particules, et seulement après amortissement des centrales existantes : quand le vin est tiré, il faut le boire. Et vu la piquette qu’on tire actuellement avec les renouvelables, on va avoir des maux d’estomacs pendant pas mal de temps …

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