Le « love train » des inégalités : une absurdité

Publié Par Emploi 2017, le dans Social

Par Valérie d’Emploi-2017.

love trainL’obsession des inégalités devient de plus en plus absurde. Après les gouvernements socialistes et les chercheurs engagés, c’est au tour des organismes mondiaux de participer à la mise en scène. Dans leurs derniers rapports, le Fonds monétaire international comme l’Organisation des Nations unies évoquent l’accroissement des inégalités dans le monde et font appel à des politiques redistributives pour lutter contre les inégalités.

L’income inequality love train, comme l’a appelé un journaliste américain en faisant allusion à une chanson des années 1970 où tous les peuples se réunissent au bord d’un train de solidarité imaginaire, commence à faire son tour du monde.

Soudain, le domaine des inégalités est devenu très rentable. Les gouvernements font appel à des chercheurs, dont les noms sont cités par exemple dans le Journal of Economic Inequality, pour justifier l’augmentation des dépenses publiques financées par la hausse des impôts. Après les années de prospérité économique accompagnée de création de richesse, le moment est venu de partager le gâteau. Les gouvernements l’ont compris et en profitent.

Le président américain a gagné son second mandat en stigmatisant le 1% de la population, précisément ceux qui ont créé cette richesse qu’il prend maintenant plaisir à redistribuer, à l’exemple de ses homologues européens.

Quels sont les résultats de la politique redistributive américaine ? En 2010, le CBO a prévu une croissance annuelle moyenne de 3% pour la décennie. Mais l’année dernière, il l’a révisée à 2,9% avant de l’abaisser à nouveau à un triste 2,5% jusqu’en 2024. Est-ce une preuve que la philosophie égalitariste du président Obama ne marche pas ?

Quant aux organisations internationales, elles aussi ont été conquises par le mantra des inégalités. Résistant jusqu’à la dernière minute avec ses politiques d’ajustement structurel en faveur de l’entrepreneuriat et de la réduction du périmètre de l’État, le FMI a récemment publié un rapport cosigné par 20 collaborateurs internationaux et intitulé « Fiscal Policy and Income Inequality ».

Le fil directeur de ce rapport est fort inquiétant :

  • Les inégalités s’aggravent dans beaucoup de régions du monde ;
  • Les inégalités de revenus importantes peuvent être préjudiciables à la croissance ;
  • Les politiques redistributives peuvent aider les pays à réduire les inégalités.

Sans surprise, inspiré encore une fois des statistiques faussées de Thomas Piketty sur les inégalités des revenus primaires, le rapport du FMI a rassemblé un tas d’autres chercheurs qui, à l’aide de modèles économétriques extrêmement complexes, sont arrivés à des conclusions qui manquent parfois de bon sens, comme celle sur le rapport entre les inégalités et la croissance.

Pour citer l’étude dont la conclusion nous semble extrêmement absurde, Ostry et al. ont trouvé qu’en moyenne, les inégalités sont associées à une croissance plus faible, ainsi la redistribution fiscale peut aider à soutenir la croissance puisqu’elle réduit les inégalités. Ils ont regardé de près 153 pays, dont la plupart sont en voie de développement, pour montrer que la redistribution renforce le capital humain des ménages pauvres, ce qui augmente l’efficacité du travail et contribue à la croissance. Il est vrai que pour certains pays qui sont en train de surmonter les problèmes de pauvreté, malnutrition, illettrisme, les inégalités peuvent être défavorables à long terme, mais est-ce le cas pour les pays développés où, comme nous le savons, seules les entreprises nouvelles créées par le 1% sont les créatrices d’emplois, et donc de la croissance ? Dans cette étude purement scientifique, aucune remarque n’a été faite sur le rôle crucial de l’entreprise et de son financement par l’entrepreneur pour la croissance et la création de richesse.

Pour conclure, le FMI propose une instauration d’impôt fortement progressif sur le revenu dans tous les pays avec un taux maximum qui serait cependant compris entre 50 et 60%.

Il est regrettable que le FMI suive les propositions scientifiques à la lettre sans essayer de comprendre les vrais enjeux des inégalités et le rôle capital de l’entrepreneur pour toutes les sociétés, même les moins développées. Mais comme pour les chercheurs, le FMI en fait probablement son pain.

Un autre exemple, encore plus divertissant, est celui de l’ONU dont le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a récemment dévoilé son cinquième rapport. Parmi les sujets habituels comme l’extinction des espèces, la destruction irréversible de l’écosystème et la disparition des stations de ski, il y a eu « une nouveauté ». C’était, bien entendu, les inégalités.

D’après l’ONU, « les politiques en faveur du climat n’auront qu’un effet marginal sur la réduction de la pauvreté, à moins que les inégalités structurelles ne soient prises en compte et que les besoins en matière d’équité entre les pauvres et les non pauvres ne soient satisfaits », de plus « les inégalités homme-femme sont augmentées ou aggravées par les risques liés au climat ».

Absurdité.

Il nous reste à penser que les fonctionnaires internationaux comme leurs collègues universitaires sont en vrai manque de sujets et font appel à des idées populistes qui sont habituellement chères à des politiques en quête de voix.

Mais les vraies idées à propager sont celles de l’entrepreneuriat et de l’entreprise, idées qui ont fait leurs preuves dans tous les pays développés et qui sont la meilleure solution pour tous les autres pays actuellement sous l’égide des organismes mondiaux.


Sur le web.

  1. Je préfère lutter contre la pauvreté en créant de la richesse que de lutter contre les inégalités en appauvrissant tout le monde. Sinon, il y a 30 ans la Chine était un pays avec très peu d’inégalité. Allez demander aux chinois s’ils ont envie de retourner 30 ans en arrière.

    1. Moui, faut se méfier. Ceux qui n’ont pas connu la période (- de 30 ans) n’ont pas de référence et donc peuvent donc y être favorable.
      Le c’était mieux avant est vieux comme le monde et n’est pas près de disparaître.

  2. Tout le monde conspuait, à juste titre mais pour d’autres raisons, le FMI et l’ONU quand ils ne se préoccupaient pas d’inégalités. C’est leur nouveau plan com.

  3. « ….., de plus « les inégalités homme-femme sont augmentées ou aggravées par les risques liés au climat ».

    Absurdité. »

    Un peu court comme argumentation qu’écrire absurdité

    http://genre.francophonie.org/spip.php?article953

  4. Si j’avais le malheur de ne voir dans le capital que l’avantage de capitalistes, et de ne saisir ainsi qu’un côté, et, assurément, le côté le plus étroit et le moins consolant de la science économique, je me ferais Socialiste ; car de manière ou d’autre, il faut que l’inégalité s’efface progressivement, et si la liberté ne renfermait pas cette solution, comme les socialistes je la demanderais à la loi, à l’État, à la contrainte, à l’art, à l’utopie.

    Gratuité du crédit, Frédéric Bastiat, éd. Guillaumin, 1847, t. 5, chap. Quatorzième lettre, p. 319 (texte intégral sur Wikisource)
    http://fr.wikiquote.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Bastiat

  5. Ils me rendent malade, avec leurs inégalités. Evidemment que tout le monde est « inégal ».

    Pourquoi les gazelles aux longues jambes sautent-elles des haies avec aisance, quand des boudins se plantent à l’exercice ? Pourquoi certains gosses retiennent-ils leurs tables de multiplication en un coup d’oeil, quand d’autres doivent y passer la semaine ? Pourquoi les gens adaptatifs et travailleurs gagnent-ils mieux leur vie en moyenne que les foireux feignasses ? Comment peut-on admettre que deux familles recevant 5.000 euros se retrouveront après quelques mois, l’une à sec, et l’autre avec 10.000 euros ?

    Non, l’évolution du niveau de vie est tout à fait remarquable, et en un peu plus de 10 ans, le nombre de vrais pauvres a diminué de moitié sur la terre. Qui dit mieux ?

    Mais il y aura toujours, et à tous les niveaux, des inégalités correspondant à l’unicité de chaque être humain. Qu’on demande à ceux qui réussissent d’aider ceux qui ne le font pas est aimable si ça reste modéré ; en cas d’excès, les riches n’existeront plus, par manque de motivation.

    Mais jamais les gens ne pourront se voir garantir chaque Ir du mois la même somme que leurs voisins. Et ceux que cela inquiète doive donner le seul bon conseil : remuez-vous le popotin.

  6. Deux énormes âneries :
    1. « le 1% de la population, précisément ceux qui ont créé cette richesse  » vous voulez sans out dire ceux qui se sont accaparée la richesse produite par les travailleurs. Autrement dit les 1% d’assistés qui coûtent chers à la société. Et oui vérifiez, vous verrez que ce 1% tire la majorité de ses revenus de l’épargne donc du travail des autres. Quant au reste de leurs revenus, ils sont loin d’être justifiés étant donné le peu de richesse qu’ils produisent, je pense notamment aux métiers de la finance qui ne produiront jamais autant de richesse qu’un enseignant, une infirmière ou un médecin.
    2.  » seules les entreprises nouvelles créées par le 1% sont les créatrices d’emplois ». Quelle arnaque ! Si les entreprises nouvelles sont un levier de croissance, ce n’est certainement pas les rentiers qui forment le 1% qui les créent ! Un peu de sérieux !

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