La marche du progrès

Publié Par Fabrice Descamps, le dans Histoire, Philosophie

De la préhistoire à nos jours se déploie le spectacle grandiose de l’intelligence humaine, de sa capacité à faire d’un milieu hostile un paradis terrestre.

Par Fabrice Descamps.

Michel Tournier était enseignant d’histoire avant de devenir écrivain et Julien Gracq était agrégé de géographie. Un jour que j’assistais à une conférence de Michel Tournier, ce dernier cita Gracq : « L’histoire, c’est la guerre, la géographie, la paix ».

Je voudrais ici montrer pourquoi l’affirmation de Gracq n’est pas tout à fait exacte, ce qui confirmera les propos de mon article précédent, à savoir que, sur une population suffisamment grande ou une période historique suffisamment longue, nous sommes rationnels en moyenne.

Qu’est-ce qui nous donne l’impression, fausse à mon avis, que l’histoire est une succession d’horreurs ?

Ma femme, qui est prof de français, aime souvent à répéter que « les gens heureux n’ont pas d’histoire ». Elle ne croit pas si bien dire : sans malheur, pas d’histoire, avec un grand ou un petit h. Dans tout roman, la description est statique tandis que le récit est dynamique. Le récit ne peut naître que d’incidents de parcours qui retardent la conclusion, heureuse ou malheureuse, de l’intrigue. Si Ulysse était rentré sans encombres à Ithaque, nous n’aurions jamais eu l’Odyssée.

Certes Proust nous prouve que de grands romans peuvent essentiellement reposer sur des descriptions. Mais, moi, je me souviens bien que, quand j’étais petit, je m’ennuyais ferme lorsqu’un roman se perdait en descriptions, j’en sautais même certaines pour retourner à l’intrigue. Apprécier les descriptions demande, en littérature, une certaine formation du goût. L’enfant ne les aime guère spontanément. Le public le plus large plébiscite de même les films d’action. Seul un petit nombre de fins connaisseurs du cinéma préfère Ozu à Spielberg.

Pareillement, sur CNN, lorsque le présentateur annonce un reportage, il dit : « John X tells the story« . Un bon reportage, c’est une histoire, c’est un récit. Un bon prof d’histoire est un conteur. La géographie ennuie les élèves, l’histoire les passionne. C’est pourquoi un journal qui ne parlerait que de trains qui arrivent à l’heure n’aurait aucun succès.

Aussi avons-nous l’impression, fausse j’y insiste, que l’actualité est une succession d’horreur et, pour la même raison, que nos livres d’histoire ne sont que « bruit et fureur ».

Ouvrez cependant un ouvrage de Fernand Braudel, une histoire des sciences et techniques ou un traité sur l’aménagement du territoire et, tout à coup, l’image que vous avez du monde change du tout au tout. Le bruit et la fureur se dissipent. Le progrès est en marche, l’homme conquiert sa planète et la met au service de son bien-être. De la préhistoire à nos jours se déploie le spectacle grandiose de l’intelligence humaine, de sa capacité à faire d’un milieu hostile un paradis terrestre.

Ce que l’École des Annales a su nous montrer, à travers sa conception de l’histoire longue et son refus de « l’histoire-bataille », ou encore l’histoire économique, dans les ouvrages de Douglass North par exemple, c’est la capacité inépuisable de l’homme à résoudre ses problèmes.

Vous dit-on « XXe siècle », vous vous souvenez immédiatement des deux guerres mondiales. Mais vous oubliez tout le reste : les progrès de la médecine, des moyens de transport, de transmission de l’information, du droit, le confort de nos maisons (les toilettes sont arrivées chez mon grand-oncle landais en 1975 !). Fort bien, mais tout cela est ennuyeux, cela ne fait pas une bonne histoire pleine de suspense. Décidément, les gens heureux n’ont pas d’histoire. C’est justement parce que nous sommes heureux, parce que notre société est une société de bien-être et d’abondance pour l’immense majorité d’entre nous, que nous ne savons pas raconter cette histoire-là : elle est ennuyeuse à narrer, même si elle est agréable à vivre.

Je dirai même en suivant les intuitions de Tocqueville que, plus nous sommes heureux, moins nous supportons la frustration et le restant de malheur que génère encore notre société et ce pour trois raisons : premièrement, comme nous sommes très heureux, nous avons très peu d’histoires à raconter, d’où le poids exagéré que nous accordons aux rares histoires qui nous arrivent encore ; deuxièmement, comme le malheur est rare, nous y sommes d’autant moins habitués et sommes d’autant moins immunisés contre sa survenue ; troisièmement, comme le malheur est justement très rare et que notre société est très à cheval sur l’idée de justice, sa rareté même fait qu’il semble tomber aléatoirement sur des personnes qui ne l’ont pas mérité, pas plus que le vainqueur du loto n’a mérité son gain, en conséquence de quoi il nous semble d’autant plus absurde et insupportable.

C’est donc une erreur de perspective qui nous fait manquer l’évidence : sur la longue période et en dehors de quelques convulsions, l’homme est objectivement de plus en plus heureux, même s’il ne s’en rend pas toujours bien compte subjectivement. Nous retrouvons ici l’opposition entre bonheurs objectif et subjectif que j’ai tracée tout au long de ce blog.

Or s’il est de plus en plus heureux, c’est que l’homme atteint ses buts, donc qu’il est de plus en plus rationnel car je rappelle qu’est rationnel celui qui parvient à mettre ses moyens au service de ses fins.

Donc sur une période suffisamment longue ou une population suffisamment grande, l’homme est rationnel en moyenne, quod erat demonstrandum.

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  1. Ah, l’éternel mythe du progrès, on ne s’en lasse pas : de droite à gauche, chacun transfert son besoin de sacré comme il peut. Allez dire çà aux indigènes du monde entier qui n’ont pas encore cédé sur la destruction de leur culture, vous verrez comment vous allez être accueillis avec votre couple fétiche Economie-Technique.
    Et l’idéologie du bonheur bourgeois associé au confort matériel, oh oui, nous sommes tellement plus heureux OBJECTIVEMENT (attention, la science parle, on ne conteste pas son autorité!).
    Une telle arrogance, un tel ethnocentrisme font peine à voir…

    1. Si vous n’êtes pas heureux dans votre petit bonheur bourgeois, vous pouvez tout à fait aller dans le Larzac élever des chèvres. Le fait que peu de gens le fasse montre bien que la situation actuelle est préférable.
      De la même manière, aller dire à un chinois qui peut enfin commencer à vivre comme un occidental qu’il faut qu’il retourne dans sa rizière les deux mains dans la merde, parce qu’au fond, le bonheur, c’est ça, il risque de rire … jaune.

      1. Oui, on peut dire pareil des esclaves qui préféraient le rester, une perspective heureuse n’est pas forcément préférée à une situation malheureuse, pour des tas de raisons…
        Quant aux chinois, tu crois qu’entre cultiver le riz et percer des tickets de métro ou trimer comme un boeuf chez apple, ils préfèrent quoi, hein? Ce qui est sûr, c’est qu’une fois que le processus de destruction des cultures traditionnelles et de la paysannerie est enclenché, on ne peut plus revenir en arrière.

        1. C’est fou quand même, un milliard et demi de personnes ont tord ! Et on peut y rajouter un bon milliard d’indiens !
          Heureusement que le phare de la socialie française va leur ouvrir les yeux !

          1. A ce moment là, on peut dire la même chose pour l’union soviétique qui n’avait de socialiste que le nom. C’est dingue la capacité qu’a l’être humain de ne voir que ce qu’il a envie de voir.

          1. « Quant aux chinois, tu crois qu’entre cultiver le riz et percer des tickets de métro ou trimer comme un boeuf chez apple, ils préfèrent quoi, hein? »
            Apple.

    2. Dans tous les reportages sur les  » indigènes du monde entier  » on aperçoit des ustensiles fruits du progrès..

      Les cultures les plus cultivées et les civilisations les plus civilisées sont aussi celles qui maitrisent le confort matériel.

        1. En tout cas, je suis heureux d’apprendre que Fergunil est heureux dans un pays aussi socialiste que le notre.
          Et surpris qu’il considère que le parti communiste chinois fait progresser cette immense nation vers le bonheur.

          1. Le parti communiste chinois n’a de communiste que son nom.
            Et je travail mon bonheur malgré l’action gouvernementale, pas grâce à lui : avec des impôts plus bas, j’aurais déjà tenté de lancer ma boite.

          2. « Et surpris qu’il considère que le parti communiste chinois fait progresser cette immense nation vers le bonheur. »

            Arretez la mauvaise foi CITOYEN, vous savez bien que l’éveil de la Chine est basé sur le virage à 180 degrés opéré dans les années 80 avec les premières zones franches, etc… bref, encore une fois l’économie de marché fait des miracles. Ceci dit, aucun libéral ne peut se réjouir de l’état actuel des libertés économiques et politiques en Chine, mais bon les choses semblent évoluer timidement dans la bonne direction.

        2. comme tout bon gauchiste vous voulez retirer à l’ Homme ce qui fait sa spécificité et ce qui l’ élève au- dessus de la condition animale : sa capacité à évoluer, à créer, à inventer et surtout à choisir. Gageons que vous vous considérez comme un humaniste accompli …

  2. @heirophant :
    Les fondations d’une démocratie libérale à l’occidentale, petite-bourgeoise et croyant au progrès comme vous le dites, n’ont pas nécessairement vocation à doper vos secrétions de sérotonine ou de dopamine. Ni une société (même libérale), ni un Etat (même pas libéral du tout) n’ont la possibilité de rendre les gens heureux à leur place. Ca, c’est votre job. Et puisque vous êtes un grand garçon et que je présume que grâce au confort petit-bourgeois vous avez eu l’occasion de lire pendant des heures sur les biais cognitifs qui vous empêchent d’aller réaliser votre bonheur dans l’Amazonie, trouvez-donc un moyen de les surmonter et allez vous épanouir vous-mêmes.

    1. L’article affirme exactement le contraire. Si vous ne vous sentez pas heureux avec tous ces magnifiques progrès, c’est que vous vous trompez, parce qu’en réalité, objectivement, vous êtes heureux. Ca me rappelle l’union soviétique tiens, ou le mécontentement ressenti face au régime communiste était considéré comme une déviation petite bourgeoise d’exploiteur. En pays libéral, on vous traitera plutôt d’enfoiré de socialiste écolo.

      Le bonheur se cultive après par soi-même, mais si le cadre de vie ne te plait pas et que tu ne peux rien y changer, tu devras forcément soit tomber en dépression, soit t’adapter. Le totalitarisme quoi.

      1. En quoi est-ce totalitaire ? Les gens ayant des aspirations différentes, un Etat central ou une société unique ne peuvent pas imposer depuis le haut un système satisfaisant tout le monde.

        La différence, c’est que dans une société libre les individus mécontents de la société mainstream ont tout à fait le droit (et malgré les moqueries et les anathèmes lancés par les uns et les autres, hein :)) de constituer une communauté liée par la libre association de chacun de ses membres. Dans une société non-libre (et ça inclut non seulement les Etats totalitaires mais aussi les sociétés où la pression sociale et la menace de violences sont tellement étouffantes qu’il n’y a pas de réel échappatoire), les individus mécontents de la société mainstream n’ont nul part où aller.

  3. Je pense que cet article repose sur une hypothèse assez forte. En effet, il met en lien le confort matériel, le progrès de la technique, de la science… avec le bonheur. Ce lien n’est pas forcement évident, et on ne peut être objectif puisque le bonheur est quelque chose de subjectif. Ainsi, le problème est d’objectiver le bonheur. C’est à dire de l’estimer selon des critères communs aux différentes sociétés et cultures de part le monde. Si l’on y arrive (ça ne sera probablement pas le cas avant quelques décennies), on pourrait construire un nouvel indicateur de richesse (si l’on admet que le bonheur est une richesse) qui en tienne compte. Tout ça pour dire que l’on ne peut raisonner objectivement que si l’on a des chiffres et que l’on réfléchit en véritable scientifique.

    1. Si vivre plus longtemps, en étant moins malade, sans risquer de se faire buter par une bête sauvage (de l’ours au moustique), ne pas avoir à chercher de l’eau souillée à 1h de marche, vivre dans un endroit confortable, chauffé, etc, ne rend pas heureux comparé à l’alternative, nous ne vivons pas dans le même monde …
      Dans la société occidentale, à l’exception d’une minorité de personne, les gens qui ne sont pas heureux ne peuvent s’en prendre qu’a eux même.
      Au fin fond de la jungle, les gens sont immédiatement limité pas leur accès à la technologie (je défie quiconque de survivre dans la jungle amazonienne sans lotion anti-moustique)

      1. C’est si difficile de se mettre à la place d’autres personnes qui n’ont pas du tout la même culture que la tienne??

        « Dans la société occidentale, à l’exception d’une minorité de personne, les gens qui ne sont pas heureux ne peuvent s’en prendre qu’a eux même. »
        C’est magnifique! Donc les personnes victimes de violences diverses ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes si elles ne sont pas heureuses?

        « (je défie quiconque de survivre dans la jungle amazonienne sans lotion anti-moustique) » Merde alors, comment font les indigènes pour survivre dans d’aussi atroces conditions et protester en plus contre la providence occidentale qui vient leur apporter la baignoire et le micro ondes??

        Enfin, il faudrait faire l’inventaire de tout le prix à payer pour cueillir les merveilleux fruits du progrès : baisse de la fertilité, augmentation des allergies, pollution, destruction de l’environnement, dépression, solitude, apparition de maladies inconnues jusqu’alors, intolérance à toute douleur ou privation, réification des êtres, milliers de morts sur les routes, pauvreté culturelle…

        1. heirophant « pauvreté culturelle… »

          Et c’est rien de le dire, faut quand même être un sacré demeuré pour pleurer sur le monde moderne parce qu’on a simplement trop abusé des JT et du catastrophismes.

          Ça vire à la névrose dépressive, seul truc ou tu as raison d’ailleurs: des hordes de gamins gâtés, la bouche pleine, le cul au chaud comme jamais dans l’histoire en train de pleurer sur le monde si méchant.

          Tellement qu’ils se précipitent par milliards dans les villes pour échapper a ton regretté « bon vieux temps » d’ailleurs.

          heirophant: « intolérance à toute douleur ou privation »

          C’est tellement sympa une bonne gangrène non soignée et un petit mois de famine.

          1. « C’est tellement sympa une bonne gangrène non soignée et un petit mois de famine. » Est-ce que j’ai dit çà? Tu veux jouer au jeu de la rhétorique pourrave? Tu veux que je te ressorte l’argument de la somalie, modèle de pays libéral?

            Je te dis que toutes les études physiologiques et médicales montrent que la vie humaine aujourd’hui allongée est une vie beaucoup plus réduite et précaire. Notre santé est beaucoup plus fragile. L’homme n’a plus la même résistance à la douleur (les études du professeur Leriche l’ont démontrée dès les années 40), à la fatigue, à la privation. L’homme n’a plus la même endurance à l’égard du manque de nourriture, des variations de température etc. Il a moins de résistance spontanée à l’agression interne ou externe.

            Il est plus sensible à toutes les infections (cf études du docteur Carton), il souffre d’une considérable diminution de l’acuité de ses sens, de la vision, de l’audition. Il est beaucoup plus fragile au point de vue nerveux (angoisses, insomnies, « urbanite »). Sans cesse on est obligé de compenser de nouvelles déficiences par des procédés artificiels qui créent à leur tout de nouvelles déficiences.

            Sans parler des vieux : la société est chargée d’une masse de vieillards qu’il faut entretenir et soigner. S’engage alors la course folle : pour compenser ce grand nombre de vieillards, il faut encore plus d’enfants pour que la pyramide des âges ne repose pas sur la pointe. Ce doublement, ce triplement demandé du nombre des enfants va certes produire plus de travailleurs dans 20 ans…mais dans 60 ans, nous aurons 2 à 3 fois plus de vieillards…
            Sans parler de la désastreuse fin de vie d’un grand nombre de vieux, la discrimination à l’embauche etc.

          2. heirophant : »Je te dis que toutes les études physiologiques et médicales montrent que la vie humaine aujourd’hui allongée est une vie beaucoup plus réduite et précaire »
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            « Une vie allongée beaucoup plus réduite », ho oh ho !!!
            C’est grave docteur ?

          3. heirophant: « Je te dis que toutes les études physiologiques et médicales montrent que la vie humaine aujourd’hui allongée est une vie beaucoup plus réduite et précaire. »

            Les études parues dans Mikey Parade ?

            heirophant: « Il est plus sensible à toutes les infections (cf études du docteur Carton), il souffre d’une considérable diminution de l’acuité de ses sens, de la vision, de l’audition. Il est beaucoup plus fragile au point de vue nerveux »

            Tellement que les tribus de la foret souffrent d’un exil massif de leurs populations donc quasiment aucun ne revient jamais en foret.

            Tu prend vraiment les gens pour des imbéciles qui ne savent même pas ou ils ce sentent le mieux ?

            Tu nous fais de grand discours mais tu part quand ? Même toi tu n’y crois pas assez pour ça.

            heirophant: « Olhalhalhala-le-monde-est-si-horriible-dans-ma-télé »

            C’est bien tu t’es rendu compte que parmi 7 milliards tout n’est pas rose. Mais pour info l’image que donne Disney de la vie dans le passé ou dans la nature avec les joli châteaux et les animaux de la forêt gentil ce sont des fictions.

            Éteint ta télé et voyage un peu, t’auras moins l’air du naze de base complètement névrosé par les JT.

          4. « Tellement que les tribus de la foret souffrent d’un exil massif de leurs populations donc quasiment aucun ne revient jamais en foret. »

            Et alors? C’est pas une preuve. Déjà, qu’est-ce que tu fais du sort de la tribu Kaiowas par exemple? Ensuite, tu veux comparer avec l’exode rural forcé du XIXème? Tu sais ce qu’il en a coûté de faire du travail une marchandise? Dès lors que le capitalisme s’installe quelque part, les gens sont obligés de se vendre sur le marché pour survivre.

            Et depuis quand je regarde trop la télé et les dessins animés? Tu me connais? Et ou t’as vu que j’idéalisais le monde d’hier? C’est quoi cette invective hystérique, la moindre contradiction te fait peur on dirait, tu voudrais peut-être te servir de ton colt pour me remettre les idées en place?

            Je croyais que le réalisme était une vertu libérale, je m’aperçois que beaucoup sont en fait aussi fanatiques que des communistes ou des écolos. C’est bien de se branler entre gens bien élevés sur le divin progrès, mais ils serait peut-être plus constructif de voir AUSSI les effets néfastes.

          5. —————————————————————
            heirophant: « Déjà, qu’est-ce que tu fais du sort de la tribu Kaiowas

            Oh mon dieu, tu as trouvé un contre-exemple ? Je suis anéantis !

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            heirophant: « tu voudrais peut-être te servir de ton colt pour me remettre les idées en place? »

            « Hystérique » hein !

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            heirophant: « mais ils serait peut-être plus constructif de voir AUSSI les effets néfastes. »

            Au cas ou ça t’aurais échappé on n’entend plus que ça « les effets néfaste ». Ton discours normalisé est devenu le seul mantra des gamins pourri gâté de la création à tel point qu’il est devenu impossible de célébrer une réussites sociale et technologique sans voir une horde de crétins venir jouer les pleureuses dépressives avec leurs névrose de JT.

            Quant à parler de « discours constructif » pour ce qui n’est qu’un long gémissement conventionné appuyé par un inventaire à la Prévert… LOL quoi !

            Je réitère: éteint ta télé et voyage un peu.

          6. Tu es obsédé par la télé, tu devrais arrêter de la regarder, cela te ferait le plus grand bien. Tu verrais alors que le monde est complètement fasciné par la technique. Les maigres protestations de quelques écolos ne changent absolument rien à la course au progrès. Etat et entreprises marchent main dans la main pour la déesse croissance. Et la croissance ne se fait qu’avec l’innovation. Et on va célébrer le dernier Iphone comme un miracle, faire de jobs un Jésus des temps modernes…
            Mais ça, cela a toujours été, les techniciens ne supportent pas la moindre critique. Cela s’appelle du fanatisme, au cas ou tu ne le saurais pas. La science est la religion moderne, le peuple attend la résolution de tous ses problèmes par la science. Tu n’es quand même pas assez naïf pour croire que les gens se préoccupent de l’environnement et font tout dans leur quotidien pour sauvegarder la nature?
            En bons libéraux, les gens se foutent royalement des conséquences de leurs actes.

          7. heirophant: « En bons libéraux, les gens se foutent royalement des conséquences de leurs actes. »

            …Je capte mal ton bambou de communication bio-dégradable Allo !??

            Ah mais non, tu as choisi aussi un ordinateur de l’autre-coté-de-la-planète ! Tu ne ferais pas partie des « merdes libérale » qui consomment 4 tonnes de pétrole par année et s’en « foutent des conséquences de leurs actes » par hasard ?

            L’article dis qu’on vis mieux et tu peux pleurer tout ce que tu veux c’est globalement vrai. L’efficacité énergétique n’a cessé d’augmenter, nous vivons mieux, plus longtemps et en meilleurs santé et malgré tes couinements non seulement on se préoccupe de notre environnement mais il s’est grandement amélioré depuis les débuts de l’ère industrielle dans les pays développés.

            Seul ton pauvre esprit confond les mots « mieux » et « parfait » et ce sent obligé de nous faire l’inventaire du JT du soir. C’est grave une déficience de lecture pareille.

    1. Il n’y a aucun paradoxe, crétin des Alpes !
      L’espérance de vie s’allonge chaque année de 3 mois et l’espérance de vie-EN-BONNE-SANTE (c’est une statistique qui existe, c’est pas fait pour les chiens) continue d’augmenter également.
      Donc ton histoire de « vie beaucoup plus réduite et précaire », c’est de la connerie en barre.
      Tu n’as même pas les yeux en face des trous pour des faits les plus élémentaires, donc le reste de ta bouille catastrophiste => poubelle.

      1. C’est marrant cette manie de répondre complètement à côté de la plaque et de ne pas répondre sur les sujets qui dérangent. La vérité vous ferait-elle peur? Obésité, amiante, tabagisme, cancers, c’est pour les chiens?

        Mon « inventaire à la prévert » compile des faits facilement vérifiables et observables même par le premier péquin venu.
        Ce n’est donc pas parce que vous avez des oeillères qu’il faut aveugler le reste du monde avec vos salades progressistes qui se retournent contre vous.

        Quand vous aurez appris à réfléchir en dehors de votre paroisse, peut-être que vous y verrez plus clair.

        1. heirophant: « Obésité, amiante, tabagisme, cancers, c’est pour les chiens? »

          Et alors, qui a nié ces choses ? A part ton incapacité totale à comprendre la nuance entre « mieux » et « zéro problème lolilol » il n’y a toujours rien de spécial.

          Du heriophant quoi, QI de moule et culture d’huitre (c’est la période)

          1. Où est la nuance dans « De la préhistoire à nos jours se déploie le spectacle grandiose de l’intelligence humaine, de sa capacité à faire d’un milieu hostile un PARADIS terrestre. »??

          2. « notre société est une société de bien-être et d’abondance pour l’immense majorité d’entre nous ». Il est vrai que cet article est un sommet d’analyse fine et mesurée. Mais quand on répond « zéro problème lolilol », c’est qu’il manque effectivement quelques cases…