Fêtes de fin d’année : réjouissons-nous !

Publié Par Nathalie Elgrably-Lévy, le dans Économie générale

Malgré les problèmes que nous éprouvons, nous vivons mieux qu’à n’importe quelle autre époque de l’histoire de l’humanité.

Par Nathalie Elgrably-Lévy, depuis Montréal, Québec.

Le temps des réjouissances est arrivé. Mais avons-nous vraiment de quoi célébrer, me demandent certains ? Face aux défis que nous devons relever, il est facile de se laisser aller au découragement, voire au désespoir. Ce serait néanmoins une terrible erreur.

Avec un minimum de bonne foi, on peut facilement identifier des milliers de raisons de trinquer la joie au cœur. En voici quelques-unes.

1- Selon la Banque mondiale, la pauvreté extrême a diminué de moitié depuis 1990 dans tous les pays en développement.

2- Le nombre de personnes qui souffrent de la faim dans le monde a diminué de 13% au cours des 20 dernières années.

3- Dans un rapport spécial du magazine The Economist, on apprend que les inégalités sont en baisse au sein de la population mondiale depuis 1980.

4- Selon l’ONU, la mortalité maternelle et infantile a nettement reculé dans le monde.

5- Les nouvelles technologies sont en train de sauver l’environnement grâce à la dématérialisation. Hier encore, il nous fallait des dizaines d’objets : téléphone, fax, système de son, caméra, radio, réveille-matin, album de photos, journaux, magazines et livres, cartes routières, enregistreuse, agenda, montre, lecteur vidéo, etc. Aujourd’hui, tous ces objets, tout comme des milliers d’autres, se trouvent dans un téléphone intelligent.

6- Les consommateurs bénéficient de la démocratisation des biens qui étaient autrefois réservés aux plus riches. En 1958, une machine à écrire coûtait 165$, et un téléviseur 21 pouces noir et blanc, 220$. En dollars de 2012, cela équivaut à 1317$ et 1758$ respectivement. Imaginez le niveau de sophistication des appareils électroniques que vous pouvez obtenir aujourd’hui pour des montants équivalents !

7- Les problèmes de disponibilité d’eau douce seront bientôt choses du passé. Peut-être même que l’eau potable deviendra illimitée ! Des chercheurs du MIT sont en train de mettre au point une nouvelle méthode de dessalement qui utilise des feuilles de graphène. Ce nouveau précédé serait beaucoup moins énergivore et moins cher que les systèmes déjà existants.

8- Plus près de nous, le taux de criminalité au Québec suit une tendance à la baisse depuis 2002, le taux de mortalité pour tous les cancers diminue, et le français au travail progresse.

Certes, dans tous les domaines, il reste encore de la place pour des améliorations. Mais si les rabat-joie manquent de vision et se complaisent dans les lamentations, ne leur permettons pas de nous saper le moral et de gâcher cette période festive.

En réalité, malgré les problèmes que nous éprouvons et en dépit de la précarité de l’économie, nous vivons mieux qu’à n’importe quelle autre époque de l’histoire de l’humanité. Et si le passé est garant de l’avenir, les améliorations se poursuivront. Chaque année est meilleure que la précédente et moins bonne que la suivante. Alors, trinquez, fêtez et réjouissez-vous ! Vous avez toutes les raisons de célébrer.

Excellente année 2013, chers lecteurs !

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    1. Vous vous limiter à l’OCDE car les pays du tiers monde ne méritent pas d’avoir accès au développement ?
      Il faudra vous faire à l’idée qu’un ouvrier chinois n’aura jamais le salaire d’un ouvrier français, mais que les deux vont se rejoindre au milieu

    2. Que répondre à ça ? Les inégalités ne sont pas, en soi, un problème. Mieux vaut un pays riche où une partie de la population est pauvre et l’autre riche plutôt qu’un trou à rats où tout le monde est pauvre… Ce qui ont connu la réalité derrière le Rideau de Fer savent très bien de quoi je parle.

      1. Les inégalités derrière le rideau de fer étaient énorme : entre ceux qui pouvaient acheter une banane par an et les proches du pouvoir ayant une Datcha en Crimée, on était à mon avis bien au delà de ce qui existait en Europe Occidentale au même moment.
        Par contre, c’est extrêmement difficile de trouver des chiffres …

        1. heirophant: « Facile de tenir ce discours quand on est riche! »

          Quel rapport ?
          Tous les pays qui ont cherché l’égalité au prix des libertés n’ont fait que créer des pauvres et de l’inégalité c’est tout et c’est difficilement contestable.

          Et la plupart des libéraux sont tout à fait représentatif de la population moyenne, pas plus ni moins riche alors lâche nous 5 minutes avec tes slogans d’attardé mental.

          1. Les libéraux ne font sûrement pas partie des bénéficiaires du RSA. Et qui te dit que les gens préfèrent vivre à côté d’ultra riches alors qu’ils sont eux-même pauvres? Il est largement pire pour un pauvre de cotoyer des riches que des pauvres. Cela génère envie, ressentiment, haine. Si la force armée n’était pas avec les riches pour punir les atteintes à la propriété, ces derniers seraient bien mal en point pour se défendre face à une armée de pauvres haineux prêts à tuer pour s’acheter une maison comme le bourgeois du coin.

          2. Personne ne doit s’excuser de son succès.
            La théorie libérale prône la suppression des barrières à l’enrichissement, mais comme vous ne comprenez pas que la richesse est un flux et non un stock, vous ne comprendrez jamais rien à l’économie, désolé …

          3. Si la force armée n’était pas avec les femmes pour punir les viols, ces dernières seraient bien mal en point pour se défendre face à une armée de violeurs et de misogynes haineux prêts à violer et kidnapper pour obtenir un accès à la sexualité comme le casanova du coin…

            Vous voyez où votre argument mène, n’est-ce pas ?

  1. C’est un autre débat et une question de légitimité, il faudrait voir aussi comment notre société produit ces violeurs. A force de faire de la femme un objet de consommation, il est inévitable que certains prennent cet état de fait pour argent comptant et ne se soucient d’aucune morale pour assouvir leur liberté sexuelle, en bons soldats libéraux libérés de toute entrave à leurs pulsions.