Une politique d’énergie coûteuse pour les Français

Publié Par Aleps, le dans Matières premières et énergie

Subvention des énergies vertes, abandon du nucléaire : les Français paieront !

Un article de l’aleps.

La récente analyse géo-politique de Jean Yves Naudet s’exprime aussi en termes douloureux pour les Français. Les erreurs de notre politique de l’énergie seront payées, et lourdement, par les consommateurs (hausse du prix de l’électricité) et par les contribuables (car la facture ne sera pas assez salée, il faudra recourir à l’impôt).

Pour la seule année 2013, les aides à l’électricité propre (éoliennes, panneaux) représenteront déjà plus de 3 milliards et demi, auxquels il faudra ajouter 1 milliard et demi de « péréquation tarifaire » : 5 milliards au total. Comme on sait que certaines familles auront du mal à payer l’addition, le gouvernement dans sa bonté a prévu 150 millions pour accorder des « tarifs sociaux ».

Et à plus long terme ? Suivant le nouveau plan énergie, ce sont 422 milliards d’euros qui devront être investis pour dégager la production d’électricité du nucléaire et la transférer aux énergies renouvelables. On sait que la ferme atlantique décidée par le précédent gouvernement représente à elle seule 19 milliards d’euros (au départ).

Comme il aurait été simple de se projeter en l’année 2030 avec la perspective d’exploitation du gaz de schiste dont « les dieux nous ont bénis ». Dès maintenant l’exploitation des gaz et pétroles non conventionnels en Amérique du Nord a amené une chute de 40% du prix du gaz entre 2008 et 2011. Il n’y a aucune crainte d’épuisement des énergies fossiles : on en découvre beaucoup et partout et leur prix diminuera. Comparativement l’électricité d’origine photovoltaïque coûte 60% de plus que l’électricité thermique.

Mais qui se soucie des coûts ? L’essentiel n’est-il pas de vivre proprement, même si l’on doit vivre pauvrement ?

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Sur le web.

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  1. Christian Gérondeau, ingénieur général des ponts et chaussées a écrit un livre « CO2 un mythe planétaire » dans lequel il étrille certaines décisions récentes prises au nom de l’effet de serre.
    C. Gérondeau est président de l’association des polytechniciens

  2. Beaucoup de découvertes de pétrole peu significatives. Depuis les années 80, elles sont inférieures à la demande, aujourd’hui, 1 pour 5. Depuis 2000, 70Gb trouvés pour 300Gb consommés, c´est la raison pour laquelle on développe les sables bitumineux (3 barils produits pour 1 consommé) et l´offshore profond (investissement de 100 milliards de $ pour 1 millions de barils/jour). Et la consommation s´envole, 75Mb/j en 2000 pour presque 89Mb/j soit 12 millions de tonnes ou 40 pétroliers de 300.000T par jour cette année. 98% de notre mobilité vient de là. Le mur est pour bientôt.
    http://petrole.blog.lemonde.fr

    1. Roberton : « Depuis 2000, 70Gb trouvés pour 300Gb consommés »
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      Mais oui bien sûr. On trouve moins qu’on consomme, c’est pour ça que les réserves ***prouvées*** de pétrole ont doublé depuis les années 80, en passant de de 600 Gb à 1200 Gb et augmentent chaque année, malgré qu’on en crame 30 Gb/an.

      Est ce qu’on peut maintenant confirmer de manière définitive que les malthusiens sont d’irrémédiables menteurs ?

  3. Juste une question, c’est pas l’état qui a financé le nucléaire dans les années 50 ? Pour des intérêts militaires sûrement, mais pour le civil aussi, c’est quoi la différence avec maintenant ?

    1. L’Etat a financé le nucléaire civil en France (sur emprunt public), mais pas ailleurs. Le parc des centrales nucléaires américain est construit et géré par le privé.

      Soit dit en passant, tout le parc nucléaire français actuel est sous licence Westinghouse, après l’échec de notre filière autochtone et étatique des réacteurs graphite-gaz (type St Laurent ou Chinon), donc c’est de la techno privée.

      1. oui, je reste dubitatif. C’est un des domaines où sans l’injection massive d’argent public (manhattan project entre autres) on en serait sans doute qu’aux premiers prototypes. Enfin on ne refera pas l’histoire mais je ne vois pas trop la différence avec ce qui se passe 70 ans plus tard. (l’intérêt militaire en moins)

        1. Basepam : « C’est un des domaines où sans l’injection massive d’argent public (manhattan project entre autres) on en serait sans doute qu’aux premiers prototypes. »
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          L’argent injecté dans le nucléaire n’a rien de « massif », quand on compare aux projets énergétiques équivalents investis par le privé. Un projet comme le champ de pétrole de Kashagan, c’est 100 milliards $ (!). Un seul terminal de méthanier, c’est 1 Mrd $, un tronçon d’oléoduc de 1000km, c’est 5 Mrd$ minimum. A côté, le coût de 3 Mrd $ d’un réacteur EPR construit dans les délais et les budgets (d’accord, pas chez nous vu qu’on ne sait plus faire), c’est de la petite bière.

          Au contraire, l’Etat a souvent été le plus grands freins au développement du nucléaire civil (il n’y a à voir l’enterrement stupide de Superphénix en France ou l’arrêt des filières IFR ou thorium-sels fondus aux USA) voire son fossoyeur (cf l’Allemagne) et ce sur des critères totalement idéologiques, partisans et anti-scientifiques.