Le nouveau front anti-capitaliste de Marine Le Pen

Publié Par Alex Korbel, le dans Politique

Marine Le Pen a été élue à la présidence du Front National en janvier 2011. La fille du leader historique du parti d’extrême-droite reprend les vieilles antiennes anti-élitaire, anti-immigrés et anti-européenne qui ont rendu ce mouvement si populaire et adapte son programme de politique économique à l’anti-libéralisme français.

L’évolution qu’elle poursuit, c’est celle qu’elle a elle-même entreprise il y a quelques années en faisant bouger le discours économique et social de son parti vers… la gauche !

D’abord par petites touches, notamment dans son « laboratoire » du Nord-Pas-de-Calais, à Hénin-Beaumont, où elle s’est implantée et désormais de manière plus ample : « À chaque fois qu’un secteur est transféré du public vers le privé, cela se traduit par une régression de l’égalité et par une explosion des coûts. Je suis donc pour un service public des transports, de l’éducation, de la santé, des banques et des personnes âgées. Et je suis également pour l’intervention de l’État dans des secteurs stratégiques : énergie, communications, télécommunications et médias. Je réfléchis par ailleurs à une révolution fiscale qui rétablirait notamment l’équilibre entre le capital et le travail. » (Entretien, Causeur, janvier 2011).

Aux arguments nationalistes (« la préférence nationale ») classiques, elle ajoute donc désormais, à destination des catégories populaires et moyennes, un discours économique et social anti-mondialisation, anti-euro et anti-capitalisme que ne renierait pas la gauche radicale.

Lire la suite de cette analyse sur Telos : Marine Le Pen ouvre un nouveau front, par Laurent Bouvet.

La reproduction de ce paragraphe a été faite avec l’accord de Telos.

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  1. manipulation politique marine prone la dictature non l anti capitalisme un rassemblement social est possible sans discriminations nous avons tous le sang coupé et nous sommes sous le meme soleil……..resistance rurale

  2. La démocratie ? une machine à détruire !

    Quel étrange système politique que la démocratie actuelle. Créé, selon sa mythologie, pour donner le pouvoir au peuple, pour permettre la concorde, l’égalité et la fraternité entre tous, pour assurer un meilleur bien-être à la France et aux Français et gnangnangnan et gnangnangnan, il démontre, élection après élection, exactement le contraire.

    A chaque élection on retrouve la même constante : mettre dans l’aréne « Le Pouvoir » pour lequel des groupes vont s’entredéchirer. Le pays, découpé en plusieurs factions rivales, puis en deux, va s’affronter à coup de chiffres, de sondages, de manipulations, de coup bas, de paillettes médiatiques. En un mot de tous ces artifices propres à leurrer et à embrouiller l’électeur.

    Si, au final, après l’élection, tout cela s’arrêtait, ce serait un moindre mal. Après tout, quelques semaines de bagarre et de clowneries pour plusieurs années de tranquillité, pourquoi pas ! Malheureusement, ce n’est pas le cas. Le parti vainqueur, fort de sa victoire, va essayer d’écraser encore plus son adversaire et en profiter pour prendre encore plus de pouvoir. Et le parti vaincu va tout faire pour provoquer la chute de son rival. Créer de l’agitation et du mécontentement, crier fort pour faire peur, déstabiliser, tricher, mentir. Tout ce qui pourra affaiblir le pays sera pour lui de bonne aubaine et il n‘hésitera pas une seconde à s‘en servir. Et qu’importe le sort du pays, l’essentiel est qu’il fasse chuter son rival afin de lui ravir le pouvoir lors d’une prochaine échéance.

    D’élection en élection, le système démocratique actuel est devenu une véritable machine à détruire.

    En clérocratie ! rien de tout cela. Le pouvoir étant confié pour une durée précise et non renouvelable, il ne peut être l’enjeu de querelles destructrices. Les postes politiques, étant soumis à la désignation par le hasard, ne peuvent faire l’objet de tractations, de compromissions et d‘arrangements entre copains. Les querelles idéologiques des partis politiques, leurs acrobaties pour ratisser le maximum de voix, tout cela n’aura pas lieu d’être dans un système où le vote sert essentiellement à indiquer aux gouvernants les grands choix des citoyens.

    La clérocratie est un système plus raisonnable, plus serein, plus moderne que la démocratie actuelle. Elle n’est pas le résultat des errements de l’Histoire conjugué aux avantages des dirigeants, mais un véritable système politique, construit en tenant compte de l’expérience de l’Histoire et pour avantager le plus grand nombre.

    Avec la clérocratie, pour la première fois, l’intérêt des gouvernants n’existant plus c’est celui des gouvernés qui sera favorisé.

  3. @amanrich

    Tout cela serait éventuellement intéressant si la démocratie existait en France.

    Elire tout les cinq ans des types choisi dans un aristocratie issu des mêmes écoles et élire quelques chef du village dans une coterie ne mérite pas l’appellation contrôlée de « démocratie », donc votre critique est caduque, la France est une aristocratie-étatique socialiste mode soviétique.

    En suisse la démocratie semi-directe avec referendum et initiative donne d’excellent résultats puisque régulièrement le peuple ramène toute la coterie gouvernante à la plus parfaite humilité et à leur devoirs. Ce pays est systématiquement oublié des statistiques « européenne » ça fait tâche un pays à 4.5% de chômage, 1er pour la liberté de la presse (France 44eme) qui ne renonce pas à ses valeurs juste à coté de la grand braderie du bisounours qu’est devenue la France.

    Le plus rigolo c’est qu’entre les révolutionnaires, les anti-capitaliste, anti-libéraux il n’y a plus guère de gens qui semblent avoir même une vague idée de ce qu’est une vraie démocratie ni une politique économique réaliste et viable en France. Même votre extrème droite est finalement d’extrême gauche, comme votre presse d’ailleurs.

    Et le ponpon maintenant la clérocratie: Bob le camionneur alcoolique en charge de l’éducation, Albertine la caissière de supermarché (55 de QI quand-même) à l’industrie… ou le hasard qui désigne le trio gagnant Besancenot, Melanchon, le Pen !!!! LOL !!!!

    Vous êtes foutu !

  4. @ BobBisounours

    S’il est vrai que la démocratie directe a préservé en partie la Suisse du socialisme, cela n’a pas empêché la Suisse de suivre la tendance, et en particulier les cantons romands, dont la classe politique rêve souvent des « acquis sociaux » à la Française.
    Je ne dirais pas que la Suisse a des excellents résultats, mais qu’elle en a des moins pires qu’ailleurs, et encore, c’est grâce aux Suisses-Alémaniques, dont les cantons sont bien plus libéraux que les cantons romands, si les Suisses avaient voté comme les neuchâtelois ou les jurassiens, la différence avec la France aurait été beaucoup moins flagrante.