Rien de tel qu’une bonne guerre pour mettre en place une vraie sobriété énergétique !

Suite à des choix consternants, Macron et son gouvernement tentent de nous imposer la misère énergétique et, pourquoi pas, la guerre.

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Rien de tel qu’une bonne guerre pour mettre en place une vraie sobriété énergétique !

Publié le 26 août 2022
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La rentrée approche à pas cadencés (certains diraient même avec des bruits de bottes) et tout l’exécutif français s’y prépare aussi finement et intelligemment que pour les précédentes phases du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron : oui, bien sûr, quelques petits nuages s’amoncellent à l’horizon mais qui peut douter qu’avec une telle brochette de clowns cadors, la France surmontera les petits obstacles que l’actualité mettra sur son chemin ?

C’est donc l’esprit rafraîchi après deux semaines passées à relire les grands philosophes, à s’imprégner des plus grandes figures de l’Histoire de France, à réfléchir intensément aux tendances profondes de la société française (le karting doit-il être autorisé pour les hommes enceints en prison ?) qu’Emmanuel Macron aborde la prochaine rentrée avec détermination, bien décidé qu’il est à propulser le pays dans un nouveau fossé défi.

Et l’intense réflexion n’aura pas été inutile puisqu’elle permet d’ores et déjà pour l’exécutif d’espérer une « rentrée sereine » comme l’explique sans rire un article d’une officine de propagande officielle.

Comme d’autres paris avant lui, celui qui consiste à imaginer une rentrée ordonnée est assez couillu et un petit tableau de la situation actuelle suffit pour s’en convaincre : l’inflation n’est pas exactement maîtrisée ; l’été aura permis une démonstration assez inquiétante des capacités d’intervention de nos services publics dans différents domaines d’urgence ; tout indique que l’hiver qui vient ne sera pas exactement placé sous le signe des économies et des prix modérés de l’énergie ; enfin, tant le climat politique intérieur qu’extérieur n’incitent guère à un optimisme débordant : tout ne se déroule pas exactement comme prévu.

Heureusement, le chef de l’État et son gouvernement ont une solution : « La rentrée sera très verte ». Autrement dit, tous les efforts des ministres, de l’administration française et de l’ensemble des forces vives du pays vont devoir se tourner vers une écologie totale, pervasive et inclusive. Parce que même si cela n’a jamais été le projet de personne, ni dans les programmes, ni dans les votes, il semble que ce soit devenu aussi indispensable que l’hystérie covidiste, et ce d’autant plus à mesure que des problèmes énergétiques graves apparaissent dans le pays.

Il faut dire que Macron et son gouvernement ont joué de malchance.

Après avoir distribué de l’argent comme jamais, une inflation galopante est malencontreusement apparue. Pas de bol.

Avec cette inflation et les ruptures massives de chaînes logistiques déclenchées par les intelligentes décisions de confinements partout dans le monde, les prix des énergies fossiles ont explosé à la hausse. Pas de bol.

Pour aider à lutter contre le vilain méchant dioxyde de carbone, la France a choisi, comme l’Allemagne, de se départir de ses centrales nucléaires qui marchaient pourtant fort bien. Pas de bol.

Depuis plusieurs années, l’Union européenne a choisi la dépendance énergétique quasi-complète envers l’étranger, à commencer par la Russie. Malheureusement, le conflit qui a éclaté en Ukraine rend la situation complexe. Pas de bol. Suite à ce conflit, l’Union européenne, France en tête, décide d’interdire les importations d’hydrocarbures russes. Pas de bol.

Comme le pouvoir d’achat des Français s’effondre, le gouvernement choisit de pousser au remplacement des voitures thermiques par des voitures électriques à l’autonomie inférieure et beaucoup plus coûteuses à produire, au moment où l’électricité n’a jamais été aussi chère. Pas de bol.

Pour aider notre secteur aéronautique (l’un des quelques-uns à exporter et rapporter gros), le gouvernement envisage maintenant d’interdire les jets privés au motif qu’ils ne sont pas électriques polluent, ce qui devrait aboutir à de succulentes pertes d’emplois. Pas de bol.

Bref, on comprend que même doté de son très gros cerveau et d’un gouvernement d’experts affûtés dans les plus âpres combats, le pauvre Emmanuel Macron ne pouvait pas lutter contre cet enchaînement aussi fortuit que complètement imprévisible de circonstances malheureuses. Vraiment, pas de bol !

Mais rassurez-vous : moyennant une campagne de communication efficace, tout ceci passera comme une lettre à la Poste (quand elle n’est pas en grève, que le courrier n’a pas été perdu ou volé et que l’avis de passage n’a pas été oublié).

Tout juste suffira-t-il d’expliquer qu’il n’y aura aucune pénurie ni coupures : on parlera de distribution calibrée, de transition douce et de sobriété énergétique. Grâce à une habile distribution de tickets de rationnements chèques carburant et autres facilités de caisse, grâce à des idées aussi nombreuses que clairement définies, on va habituer le Français à sa nouvelle misère frugalité.

Et surtout, surtout, soyez assurés qu’Emmanuel Macron fera tout pour que vous assumiez sereinement ses erreurs politiques, ses choix débiles et ses idées stupides qu’il enfile depuis plusieurs années. D’ailleurs, il ne s’en est même pas caché : pour les Français, ce sera bel et bien la « fin de l’abondance », ce qui donne une bonne idée du grand vide qui les attend alors que l’essentiel manque déjà. En revanche, ne vous attendez pas à la fin de l’abondance pour nos gouvernants et les petits protégés de la République : ils sauront en effet faire en sorte que leurs dépenses énergétiques, leurs fastes et leur luxe soient carbono-compensés mille fois par vos impôts, vos taxes, vos restrictions, vos vexations diverses.

Ce sera facile, et l’excuse est déjà toute trouvée : on ne devra avoir « aucune faiblesse », ♫ on va devoir payer ♬ le « prix de la liberté » ♪ tsoin tsoin ♩ et s’il faut une bonne guerre, alors qu’il en soit ainsi. Rien de tel qu’une effusion de sang Gaïa-compatible, avec des explosifs carbono-compensés et des armes électriques neutres (et inclusives) pour faire oublier les errements politiques consternants de ces dernières décennies, les choix calamiteux empilés pour des raisons électoralistes et les discours démagogiques dégoulinants d’idioties écologiques.

« Du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas » disait Napoléon. Depuis les Trente glorieuses, la France ne s’est pas contentée d’un pas : elle a fait un véritable marathon et avec Macron, elle passe maintenant au sprint.


—-
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  • Pas de bol, c’est vite dit, on n’avait aucune chance que cela se passe bien avec une aussi tragique équipe de saltimbanques. En fait, pour chaque problème rencontré , ils accentuent le problème… Est-ce une surprise… NON

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  • Bravo H16, il ne manque rien dans votre article !
    Je pense également que l’enfumage climatique n’est utilisé que pour nous dire que ça pourrait être encore pire.
    Je n’en veux pas seulement à Macron mais à tous ces charlots qui nous l’ont vendu comme un génie ou un Mozart de la finance alors qu’il n’est que le roi de l’imposture et des formules creuses.

    15
    • Rappelons aussi qu’on n’a jamais eu besoin de Mozart, lequel est un plaisir et un luxe. En revanche, on aurait bien besoin d’un fils ou d’une fille d’épicier, qui sache discuter avec ses fournisseurs et satisfaire les besoins alimentaires de ses clients.

      14
    • Pour l’apothéose de l’enfumage climatique, je verrais bien un bon hiver bien rigoureux ( dans le genre -25°C comme en 1985/86 pendant 3 semaines d’affilée) sans gaz, sans électricité, sans soleil ni vent ce qui n’est pas forcément sûr mais éminemment probable! ET avec 50cm de neige en plaine comme ce fut le cas à l’époque précitée en Bourgogne. Si jamais ça se produit, j’exige une explication scientifique de la situation na!

      • Si vos prévisions se réalisent, je peux vous donner une explication scientifique à la façon des commères de mon enfance à la sortie de la messe : « les saisons sont de plus en plus courtes » ou « ils ont dit à la télé que le dérèglement climatique s’accélère »
        Ce n’est pas beaucoup plus stupide que ce que certains spécialistes ont affirmé pendant la soi-disant canicule !

        • Avatar
          jacques lemiere
          27 août 2022 at 8 h 33 min

          en effet…la théorie peut TOUT expliquer.. du moins à court terme.. on peut dire qu’en raison de cela elle ne sert pratiquement à rien en terme de « précautions « …juste à faire peur..

          l’hiver prochain peut être rude ou doux..
          comme avant ..mais PIRE…

        • Vous avez raison, mais, il y a 60 ans, les prévisions ( prédictions?) de Madame Michu s’appuyaient plus sur le bon sens que sur la science, et le « dérèglement climatique » n’était pas encore né, ni dans le vocabulaire, ni dans la réalité!
          Mes prévisions ne sont que des hypothèses dont la vérification de l’exactitude, si elles se confirment scientifiquement, devrait nous conduire à un grand moment d’étonnement pour les uns, de panique pour les autres, et de sincère jubilation pour ceux que l’on a traités sans doute un peu hâtivement, de complotistes!

      • Explication scientifique à deux balles : quand la mer se retire de manière inhabituelle, c’est qu’un tsunami est en train d’arriver (N’en profitez pas pour chercher à voir la ville d’Ys dans les fonds découverts, fuyez ! Et ça c’est un conseil sérieux.). La canicule inhabituelle de cet été signifie donc qu’une vague de froid exceptionnelle va nous frapper.

        • Action/réaction, il y a toujours un retour de bâton à craindre en matière de lois physiques! Le climat terrestre a varié au cours de millions d’années, et souvent avec une amplitude inconnue de nos jours, et la machine climatique terrestre a toujours ramené (pas partout bien sûr, mais d’un point de vue général) des conditions propices à la vie sur terre.
          Quand je dis ça à mon entourage, l’objection de service, c’est que aujourd’hui ça varie beaucoup plus vite qu’avant ( avant quoi? Je vous le demande!), et la réponse est toujours la même: avant que l’homme se mette à rouler au diesel, à voler au kérosène, à se chauffer au bois ou aux granulés, à élever du bétail par fermes de milliers de bêtes qui pètent du méthane, à se précipiter tous en même temps sur l’autoroute des vacances dans des bouchons monstrueux!!!! ( La liste des arguments n’est malheureusement pas limitative!). On remarquera aisément que la science est bien absente des raisons invoquées pour expliquer ce que personne ne peut comprendre! (les paramètres à renseigner sont trop nombreux, et les choses nous apparaissent comme chaotiques).

          • Beaucoup plus vite, ça reste à démontrer. Mais ce qui importe, c’est que les changements, même en supposant qu’ils durent, n’auraient rien de spécialement désagréable si on cherchait à s’y adapter. Prendre ses vacances en Bretagne plutôt que dans le midi, où est le problème ? Tandis que renoncer à se déplacer pour fixer le climat et pouvoir ainsi continuer à les prendre dans le midi, n’y a-t-il pas comme un doute et une contradiction ?
            Sur des voies correctement aménagées, la consommation totale pourrait être moindre que quand il y avait 2 fois moins de circulation, sans règles étatiques, le chauffage fonctionnerait mieux et ne polluerait pas plus, les méga-fermes polluent moins que la même quantité de vaches en libre pâture, sans ronds-points ni ralentisseurs et avec l’aménagement de quelques points-noirs les bouchons seraient divisés par 10, etc.
            La science est implacable, un trajet urbain qui prenait 10 minutes il y a 30 ans et qui a été aménagé pour faire de la place à 10 vélos et 6 bus chaque heure en coûte maintenant 20, et pollue 2 à 3 fois plus pour le même nombre d’utilisateurs. Sans compter les heures perdues, qui même au smic, font une petite fortune !
            Je ne parle pas de l’entretien des forêts, de la création de réserves d’eau, et autres aménagements qui sans avoir la prétention d’influencer le climat, auraient eux-aussi un effet monstre sur la qualité de vie sur la planète.
            Et ce sont aussi souvent les mêmes qui ne veulent plus du gaz « russe » comme si le gaz avait une nationalité, mais remplissent sans hésiter les réservoirs des tanks et des chasseurs dont il est encore plus douteux qu’ils oeuvrent à la qualité de vie sur la planète.

  • Comment ça, on passe au sprint ? ce n’est pas plutôt à la marche arrière ?

    • Non, le PROGRES, c’est vers l’avant, et si vous n’êtes pas d’accord avec, vous êtes un sale conservateur nazi climatosceptique ! 😀

    • Plutôt un dérapage incontrôlé, un départ en tonneau ( des Danaïdes), et un atterrissage probable sur le ventre, si tout va bien ( comme disait le commandant de bord de l’avion que je prenais au Congo pour faire Pointe Noire/Brazzaville en 1974!)

  • Superbe illustration de la folie destructrice des hommes de pouvoir. Confrontés à l’échec prévisible de leurs objectifs affichés, ils sont prêts à n’importe quoi pour conserver le pouvoir, y compris la guerre, qui est le summum de l’idéal étatique (contrôle, rationnement, embrigadement). Heureusement, au moins en ce qui concerne celle-ci, l’arme nucléaire devrait les en dissuader car ils savent qu’en cas d’utilisation, ils ont de fortes chances d’y passer aussi. Quant à la guerre dite « conventionnelle », sans énergie, elle est perdue d’avance. Pour l’instant, ils se contentent donc d’agiter l’épouvantail, ce qui a au moins le mérite de détourner l’attention de leur immense responsabilité, pour qui ne veut pas voir qu’elle ne fait que confirmer la véritable nature de ces monstres.

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    • Avatar
      jacques lemiere
      27 août 2022 at 8 h 38 min

      eh oui…nous sommes entrés déjà en tyrannie sympatoche décomplexée..

      l’état emmerde les emmerdeurs..quand un président dit ça…

      ce qui nous distingue de la russie c’est la possibilité de faire marche arrière institutionnellement..il SUFFIT que la majorité réalise..

      • Non, institutionnellement, il FAUT qu’une majorité se dégage pour une direction donnée autre que celle suivie par la petite minorité gouvernante actuelle. C’est bien ce qui permet à nos gouvernants de rester au pouvoir avec moins de 40% d’approbation quand dans un pays moins démocratique une cote aussi faible présage un renversement à brève échéance.

  • c’est un vrai plaisir de lire sous la plume primesautière de H16 ce que je pense depuis longtemps mais que je suis incapable d’énoncer de manière aussi réjouissante, bien que le sujet soit en réalité aussi dramatique.

  • Tout est dit, et parfaitement, h16. Rien à ajouter mais quelle tristesse !

  • Le climatocepticisme regroupe tous ceux qui n’ont aucun goût pour le réchauffement et n’y trouvent aucun intérêt. À l’inverse des réchauffistes, semblent attendre avec impatience une catastrophe punitive pour ceux qu’ils ont déclarés fautifs. Et dont les enfants, gonflés de morale civique étudient des métiers verts qui les conduiront à créer des start up chic dans la défense de l’environnement. Des financiers globalistes attendent avec impatience que l’économie verte démarre à fond. Bref, cherchons encore à qui le « crime » profite!

  • Pas de bol encore: ce dernier scoop de l’ONG Global Witness suivant lequel le tueur Fourniret aurait fait son plein dans une station Total lors d’une de ses escapades. Le Ministre des Transports affirme qu’il n’est pas au courant mais que néanmoins toute la lumière doit être faite sur un possible détournement de l’énergie qu’une entreprise française produirait.

  • Merci H16 pour cet excellent billet.
    Juste un truc: quand j’emploie les même mots que vous dans mes commentaires (mots pourtant totalement adaptés a la situation et décrivant parfaitement la réalité) , mon écrit passe par la modération…

  • Les commentaires sont fermés.

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