Cette si discrète colère batave

Ce qui se passe aux Pays-Bas ne semble pas émouvoir la presse française qui préfère s’occuper de son train-train propagandiste habituel.

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Tractor Fertilize Field Pesticide And Insecticide By: Aqua Mechanical - CC BY 2.0

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Cette si discrète colère batave

Publié le 13 juillet 2022
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Décidément, la presse grand public choisit ses sujets et sans prendre beaucoup de risques, on peut déjà parier que les prochains jours verront se développer une titraille tout en finesse sur le thème du réchauffement climatique et de l’abomination que constituent de fortes chaleurs en plein mois de juillet. C’est pratique, cela permet d’éviter consciencieusement d’autres sujets, plus embarrassants pour elle et pour ceux qui la subventionnent massivement.

C’est probablement pour cela que ses gros titres de Une ne se consacrent guère à ce qui se passe dans certains pays, comme le Sri-Lanka et les Pays-Bas.

Dans le premier, la situation du pays, largement dégradée par la chute du secteur touristique notamment liée aux mesures covid, des baisses massives de recettes fiscales et une volonté de limiter la dette et les importations, s’est complètement effondrée : la décision de tout passer en bio fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase srilankais.

La suite, à base de paysans fort mécontents, de foules envahissant le palais présidentiel et démettant de force le gouvernement du moment a donné lieu à quelques articles de circonstance, s’empressant d’ailleurs de mentionner la situation économique catastrophique du pays bien avant les décisions agricoles qui mirent un dernier clou dans le cercueil du gouvernement ; il ne faudrait pas que des causes similaires provoquent des effets comparables dans des campagnes plus proches de nous…

On arguera sans mal que le Sri-Lanka, c’est loin, c’est un petit pays, relativement pauvre et dont l’importance géostratégique est faible et que ceci explique ce nombre finalement réduit d’articles consacrés à ces événements.

Soit.

Cependant, on pourra remarquer un phénomène très similaire concernant les Pays-Bas : là encore, l’agriculture y souffre des mouvements sociaux notables qui ont largement débordé de leur cadre habituel et démocratique pour se traduire par des manifestations majeures, des blocages divers (y compris d’aéroports) et des protestations de plus en plus fermes des agriculteurs. La police a même fait feu sur des manifestants pourtant désarmés ce qui pourrait surprendre dans un pays classé habituellement parmi les démocraties en bon état de marche.

Le pays n’est pas pauvre, au contraire. Il n’est pas loin de nous, c’est même un voisin proche. Son importance géostratégique est certainement plus élevée que le Sri-Lanka mais le nombre d’articles que la presse grand public lui consacre est encore plus faible que pour le Sri-Lanka.

Malheur aux Bataves qui n’ont pas la bonne colère…

Il faut dire que, comme le titraillent fielleusement certains sites, les paysans néerlandais sembleraient se plaindre de ne pouvoir conserver l’agriculture intensive (qui, comme chacun sait, ne fait rien qu’à tuer des chatons communistes) ; plus exactement et sans prendre un parti pris trop outrancièrement écoloïde, ces agriculteurs protestent contre de nouvelles exigences gouvernementales visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone (un classique) et d’oxyde d’azote (ce qui est assez phénoménalement stupide, mais au point où nous en sommes…).

Concrètement, ce plan vise une baisse des émissions de 40 %, ce qui se traduit par environ 30 % de bétail en moins, et entraînera immanquablement des faillites et des fermetures d’exploitations de petite et moyenne taille d’ici 2030, objectif choisi par le gouvernement néerlandais manifestement sans discussion préalable avec les concernés. Cet objectif signifie aussi un abandon rapide de toute autonomie agricole pour les Pays-Bas qui se retrouveront dépendants de leurs importations (alimentaires notamment) une fois ces objectifs insensés atteints.

D’habitude, le fait que des agriculteurs se battent pour conserver leur exploitation déclenche un peu plus d’intérêt de la part de nos journalistes éco-conscientisés. La presse Gaïa-compatible est toujours prompte à rapporter les combats des petits contre les grands, les colères bataves s’inscrivant précisément dans ce genre de conflit entre les gros industriels et les petits exploitants. Et tout le monde connaît (ou devrait connaître) l’implication consciencieuse des Néerlandais dans la protection et la sauvegarde de leur environnement qui n’est pas un vain mot chez eux.

Mais non, décidément, le sujet ne mérite pas plus que quelques articles.

On arguera (avec une solide mauvaise foi ou un oubli commode de toute prise de distance) que les centres d’intérêts français sont trop éloignés de ce genre de sujets pour qu’ils soient abordés dans notre presse nationale. On n’expliquera alors pas du tout l’engouement gluant de la même presse lorsqu’il s’agit de commenter la dernière fusillade américaine ou, encore mieux, les péripéties autour de Roe vs Wade : des décisions d’une justice étrangère sur un territoire étranger qui n’impactent absolument en rien la justice française semblent déclencher beaucoup plus d’intérêt qu’un pays voisin qui menace, à terme, de couper sa production agricole dans des proportions dangereuses et qui préfigure assez bien de ce qui va débouler dans nos champs et nos campagnes, leurs lois étant – au contraire de Roe vs Wade – calquées sur les directives européennes que nous, Français, devrons un jour suivre à notre tour.

Le fait que ces tensions et ces mouvements sociaux touchent un pays d’habitude très calme et plutôt habitué au dialogue social ne semble là aussi pas entrer en ligne de compte. Que tout ceci présage d’un automne ou d’un hiver quelque peu bousculé non plus : ces tensions éclatent alors même que ni les Néerlandais, ni les Français n’ont encore réellement subi de gros problèmes énergétiques. Ces mouvements sociaux devraient servir à donner la température européenne, et seraient en toute logique d’excellents marqueurs de problèmes à venir qu’il importerait de mentionner et d’analyser en détails dans une presse un tant soit peu en prise avec la réalité.

Il n’en est rien.

Enfin, on ne s’empêchera pas de noter que cette précipitation néerlandaise à vouloir ainsi saboter son agriculture et ses exploitations de tailles inférieures s’incrit un peu trop commodément dans un agenda écolo-marxiste de remembrement, centralisation et redistribution des terres en les concentrant dans des firmes et industries de grande taille, de façon autoritaire.

Le vernis environnemental (« c’est pour lutter contre le réchauffement trucmuche, bien sûr ! »), badigeonné par le gouvernement batave et consciencieusement repris dans les quelques articles francophones qui abordent la question, ne sert réellement que de prétexte à ce qui s’apparente bien plus à une mise en coupe réglée du pays pour quelques intérêts agro-alimentaires bien concentrés. Là encore, ce qui aurait déclenché des hurlements de tout l’establishment bien-pensant français n’a rien déclenché du tout : quelques lignes dans Le Figaro, un article dans La Croix, rien de profond et passons à la suite.

Il faut se rendre à l’évidence : les médias grand public ne répondent absolument plus à l’impératif d’informer. Devenus de simples organes de propagande autant par la force des choses que par avachissement dans la facilité médiocre de la subvention, ils présentent une réalité alternative et tentent de la faire vivre du mieux qu’ils peuvent pour coller à un corpus idéologique de plus en plus foutraque.

De même que se sont effondrés les standards en terme d’éducation, de services publics ou de politiciens, les standards de la presse se sont complètement évaporés.

Cette presse est foutue. Et c’est très bien ainsi.


—-
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  • Avatar
    LasciatemiCantare
    13 juillet 2022 at 10 h 59 min

    « La police a même fait feu sur des manifestants pourtant désarmés ce qui pourrait surprendre dans un pays classé habituellement parmi les démocraties en bon état de marche. »
    Après la batterie de « mesures sanitaires » de ces dernières années, existe-il encore une seule démocratie en bon état de marche ?

    Tirer sur une manifestation devrait logiquement casser le mythe d’un Etat au service du peuple… malheureusement le troupeau mettra ses œillères et suivra docilement comme d’habitude.

    • Disons que lorsque un agriculteur arrive avec son tracteur et la tonne à lisier en position aspersion, il n’est pas armé au sens propre mais ça a tout de même un effet assez efficace pour disperser les forces de l’ordre…
      Ils ne sont peut être pas encore habitués a ça en Europe du nord. ou les paysans doivent rarement manifester, mais trop , c’est trop…

  • Un oubli mr h16, l’inénarrable, on est foutu… Mais on se sentira moins seuls au fond du trou, l’ignorance permet de supporter l’insupportable.
    Le rigolo est qu’ils comptent remplacer les bovins par des insectes, des millions de tonnes d’insectes… Qui mangent quoi déjà , mais ils ne pètent pas ou discretement.. comme nos ruminants mais crottent quand meme les vers de farine on besoin de farine etc, sont dingues !

  • Ce matin, un « débat » relativement insupportable sur France Culture expliquant que les GAFAM volent les revenus de la presse et de l’industrie médiatique traditionnelle, qu’il faudrait considérer comme un secteur économique « normal » c’est à dire à sanctifier (et oui, c’est fou) afin de garantir l’indépendance des journalistes avec des subventions. La logique nous échappe évidemment. Le risque identifié c’est clairement la liberté d’expression de tous qui empêcherait l’exercice de la liberté d’expression quand-même un petit peu plus légitime de la corporation. Ainsi le fonctionnement économique correct d’une industrie normale se mesurerait par l’adéquation entre ses revenus et la qualité morale que des autorités de contrôle lui attribuerait suivant un processus magique (sans doute avec la belle légitimité indiscutable de l’élection qui l’emporte sur la réalité) un peu inconnu mais un peu connu quand-même (y a les bons industriels qui sont des copains et qui participent au phagocytage des élections et à l’économie locale de l’influence mais avec l’étiquette « indépendant », et puis les mauvais industriels sans doute qu’on ne pourrait pas qualifier de « indépendant » mais « hors contrôle » voire « anarchistes » sans doute).
    J’aimerais que la presse soit foutue, mais ce n’est vraiment pas l’impression que j’en ai. J’ai plutôt l’impression que tout est fait pour continuer à la subventionner jusqu’à la mort. J’ai même l’impression qu’il y a pour le coup un consensus populaire très large en faveur de la protection absolue de l’industrie médiatique traditionnelle. Après on est un peu dans la même problématique que pour l’industrie agricole : si en effet ces mouvements sociaux méritent absolument d’être couverts ils sont du même ordre que justement cette défense tous azimuts du modèle traditionnel de l’industrie médiatique par les journalistes, avec des approches centralisatrices ou de protection des petits acteurs (les journalistes défendent ces deux positions contradictoires bien souvent dans la même phrase !). Dans les deux cas nous avons une réaction comparable exprimant une volonté de protéger une modèle économique (et hiérarchique) malgré des dynamiques de rupture contingentes. Si il y a instrumentalisation des contraintes environnementales, je ne suis pas certain qu’il y ait des motivations marxistes ferrière les phénomènes de centralisation… on est à mon avis plus largement dans le capitalisme de copinage, à moitié mafieux à moitié féodal, et des valeurs d’allégeance et de subordination. La tentation communiste existe mais uniquement poussée par d’autres considérations. Pour moi nous sommes plutôt globalement dans une tentative de durcissement du système état-nation-industrie-capitalisme (dont le communisme est une forme d’ailleurs, qu’on pourrait réduire à l’ajout d’une couche de gouvernance administrative et étatique du capitalisme, opposer capitalisme et communisme ne me semble pas pertinent).

    • La grande question qui me tracasse : et si personne n’écoutait les débats, continueraient-ils à être diffusés quand même ?

      • @MichelO
        Bonjour,
        La réponse est « oui ».
        L’audience de CNN s’étiole que ce soit sur poste télé ou sur internet. Pourtant ils continuent d’émettre.
        Nos radios locales ne sont plus trop écoutées et pourtant elles émettent. Il y a la subvention pour émettre la « bonne parole ». Même si personne ne l’écoute. De toute façon, ceux qui n’écoutent pas sont des brebis galeuses, des facho d’extrême droite abrutis pour toute cette secte de bonnes âmes.

      • Bien sûr. Ne serait-ce que parce que « les autres journalistes » de « la profession » eux écouteront. Et que depuis quelques décennies déjà les journalistes n’écrivent plus pour le peuple (s’il vote mal, on le change) ou même les politiciens (s’ils agissent mal, on les change) mais pour les autres journalistes. D’où l’effroyable uniformité, et dans certains cas le silence assourdissant de la profession (personne ne sait encore quel est « le bon coté » dans cette affaire, que « la presse » va défendre, donc personne n’ose d’articulet de peur de ne pas défendre « le bon camp »… truc particulièrement visible dans les affaire de « harcèlement sexuel » -c’est mal- mais réalisé par une femme -elle devrait avoir toujours raison- mais de droite -donc elle a tort- contre un homme « méchant » -donc en fait c’est bien… )

        10
      • Je pense que pour l’instant, les autorités de contrôle ne peuvent pas laisser tomber l’industrie médiatique traditionnelle parce qu’elle leur rend un service. Il y a une tentative de transformer l’Internet en télévision et malgré les discours les états soutiennent les GAFAM en espérant que ceux-ci vont verticaliser et hiérarchiser le web, reproduisant une sorte de caste méritante qui pourra ensuite permettre de réinventer une licence d’exercice de la liberté d’expression (maintenant que l’accès aux moyens a été démocratisé). A côté de ça il y a encore toute une partie de la population qui ne supporterait pas 2h de coupure de l’audiovisuel, il y aurait même une vague de suicide… nous sommes donc loin de votre proposition.
        Cependant, si jamais il y avait un vrai écroulement de l’audience (général hein, pas uniquement France-Culture dont l’existence ne persiste que comme contrepoint à d’autres chaînes dont l’existence n’est au niveau systémique pas plus légitime malgré des audiences plus élevées, basées sur une niche artificielle créée par le régulateur), je parierais plutôt à une réflexion très sérieuse du gouvernement au sujet d’un obligation qui nous serait faite à regarder quotidiennement la grand-messe du 20h. Ils ne peuvent pas lâcher le morceau je pense.

        En ce qui me concerne, j’ai bien conscience d’avoir à travailler au remplacement de mon réveil-matin. Ce que je recherche c’est du bavardage calme et posé, qui me fait tendre l’oreille tranquillement, et des discussions suffisamment intellectuelles pour que mon cerveau soit petit à petit obligé de se mettre en route… quand la discussion est énervante comme ce matin, le réveil est relativement efficace, mais la mauvaise humeur persiste trop longtemps à mon goût.
        Il doit y avoir moyen de me brancher autre chose que la radio… la lecture d’un livre serait sans doute trop plan-plan et je n’ai pas encore trouvé de podcast adapté à mon cahier des charges… En tant que consommateur je reste encore bloqué sur cette solution de facilité, mais il faut que je trouve une solution, j’en ai conscience.

      • Pour ma part, je finis par ne plus les écouter ni même regarder la télévision tellement c’est insipide !

    • @ropid
      S’il y avait un consensus populaire très fort pour conserver « l’industrie médiatique traditionnelle », celle-ci n’aurait besoin ni de subventions ni de redevance audiovisuelle etc. La politique consiste toujours à forcer les gens à faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire, faute de quoi elle n’aurait aucune raison d’être.

      • Le consensus en question est en parole, pas en actes. On voit souvent des choses comme ça « guerre à la Russie »… « heu, je ne peux pas partir me battre à Marioupol, j’ai tennis… et mon fils non plus, hein ». Ou « il faut forcer les gens à émettre moins de CO2 pour sauver la planète. D’ailleurs lors de mon dernier voyage aux Maldives j’ai vu que la mer montait terriblement et quand j’étais à Katmandou j’ai pu réaliser que les glaciers reculaient… « 

      • Il y a un large consensus en discours et en postures, en contradiction avec les attitudes et les comportements. Nous sommes dans un contexte avec de grands changements, qui sont des conséquences d’actions sur plus ou moins longtemps, que nous ne voulons pas forcément reconnaître et surtout qui nous placent dans de l’incertitude ou génèrent des injonctions paradoxales. Nous ne sommes globalement pas très rationnels, mais nous pouvons essayer de l’être déjà en remarquant de quelle manière nous sommes contradictoires ou inconséquents… pour commencer.
        Je pense que la redistribution des fréquences audiovisuelle aux FAI, le reversement de tout ce qui est estampillé « liberté de LA presse » dans la « liberté de presse » individuelle, la neutralité des réseaux et l’interdiction aux fournisseurs de se mettre en concurrence de leur clients, me semblent être des revendications correctes pour assurer un marché libre. Par contre faut le préparer, il y a notamment toute une génération complètement shootée à l’audiovisuel (la génération pour laquelle c’était magique) et qu’il faut sevrer.

  • L Europe avec ses normes et ses subventions, est une immense machine à tuer les petits. C est un organisme qui faute de pouvoir croître à l extérieur, en est réduit au cannibalisme. Cet énorme processus d auto destruction est fascinant à regarder , pas un pan de société qui puisse y échapper.

    12
  • La plupart des journalistes sont incultes et ne comprennent rien aux sujets dont ils parlent.
    La preuve, après 30 mois de cirque covidiste, personne n’a relevé l’absurdité du calcul du taux d’incidence.
    Sur les chaines d’info, nous avons un échantillon de tout ce que les médias peuvent produire de pire.
    Des pseudo médecins qui n’ont pas vu un malade depuis des années, un Pujadas candide qui découvre seulement maintenant que les sanctions contre la Russie ne servent à rien, un Chevalet qui n’est même pas capable d’expliquer le phénomène du « mur du son », un ancien espion du KGB, des avocats qui se font leur pub en étant payés, des généraux qui radotent…
    Ce n’est même pas du niveau des débats des piliers de comptoir de nos campagnes qui, eux, paient leurs consommations…

    12
    • Ça fait bien longtemps que quiconque connaît bien un sujet réalise très vite que « les médias » ou « les journalistes » ne racontent quasiment que des sornettes, ne connaissent jamais rien aux sujets qu’ils couvrent et partent en reportage avec des idées préconçues qu’ils vont maintenir même et surtout les gens qu’ils interviewent (et sont des « experts » du sujet) leur disent le contraire.
      Pour avoir eu le malheur d’être interviewé quelque fois j’ai vu souvent ce que j’avais dit être modifié du tout au tout dans l’article, sans malheureusement de recours possible (ah bah, c’est paru… faites un procès pour obtenir une modification de l’article… )

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      • Paradoxalement, j’ai une très grande satisfaction d’avoir décliné en raison de 24h d’hospitalisation la dernière interview qui m’a été demandée par France Inter. Le plus stupéfiant est de recevoir (à la clinique) un mail à peine poli demandant cette interview dans l’heure suivante ou à la rigueur le lendemain matin. Les vrais journalistes se font rares (mais j’en ai rencontré quand même, du genre à renverser le titre et le contenu de son article après la discussion et à le soumettre pour validation)…

  • Vivement que tout ça soit nationalisé et devienne des fermes kolkose. L’histoire à montré que ces fermes fonctionnaient super bien et ont bien nourri Staline et Mao. Pour le peuple, le plomb suffit.

  • « ce qui se passe dans certains pays, comme le Sri-Lanka et les Pays-Bas. »

    C’est une impression, où l’assassinat d’un leader politique au Japon génère 100 fois moins d’articles qu’un fait divers ?

  • les agriculteurs européens ont fait la grosse errer de DEM ANDER l’action de l’etatpour se garantir des revenus… et contrer la concurrence..

    un retour de l’agriculture à la vérité des prix est souhaitable..

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