Gouvernement Borne 2 : le remaniement minimal

La composition du nouveau gouvernement, très attendu après les législatives, vient d’être communiquée. Alors qu’elle doit prononcer son discours de politique générale mercredi, Élisabeth Borne ne s’est pas encore prononcée sur son intention de demander la confiance des députés.

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Gouvernement Borne 2 : le remaniement minimal

Publié le 5 juillet 2022
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Ce lundi à 16 heures Emmanuel Macron a convoqué un Conseil des ministres à l’Élysée, quelques heures après la nomination du nouveau gouvernement. Il pourrait notamment y être évoquée la question de confiance que la Première ministre Élisabeth Borne peut poser à l’Assemblée à l’issue de sa déclaration de politique générale prévue mercredi. La cheffe du gouvernement n’a pas encore dit si elle engageait ou non sa responsabilité.

L’Élysée annonce que la parité est respectée entre les ministres puisqu’il y a actuellement 21 ministres femmes, dont Élisabeth Borne, et 21 hommes.

 

Deux poids, deux mesures

Les ennuis judiciaires de Damien Abad ont coûté sa place au ministère des Solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées. Il est remplacé par Jean-Christophe Combe, directeur général de la Croix-Rouge depuis 2017.

Visée par trois plaintes pour de supposées violences commises dans le cadre de son ancienne activité de gynécologue, Chrysoula Zacharopoulou, 46 ans, conserve son secrétariat d’État au Développement, à la Francophonie et aux Partenariats internationaux. Ce médecin a reçu l’ordre national du Mérite en 2017 pour sa lutte contre l’endométriose.

 

Récompenses et promotions

Fort de ses 48 députés, le MoDem, parti allié d’Emmanuel Macron, obtient quatre représentants dans le gouvernement Borne 2 : Geneviève Darrieussecq, de retour au gouvernement comme ministre délégué à l’Autonomie, de retour également Sarah El Hairy devient secrétaire d’État à la jeunesse. Jean-Noël Barrot, député des Yvelines, entre au gouvernement comme ministre délégué du Numérique, enfin Marc Fesneau demeure ministre de l’Agriculture.

Le ministre de l’Intérieur, reconduit dans ses fonctions, voit ses prérogatives élargies. Gérald Darmanin est désormais en charge des Collectivités territoriales et de l’Outre-mer.

Ex-LR, fondateur d’Agir, un parti de centre-droit macron-compatible, puis ministre de la Culture et du Commerce extérieur, Franck Riester, député du Haut-Rhin, est nommé ministre délégué chargé des relations avec le Parlement. Un poste stratégique pour un gouvernement ne disposant pas d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Tour à tour secrétaire d’État chargé des Affaires européennes puis ministre délégué à l’Europe, Clément Beaune change de portefeuille en héritant des Transports. Récemment élu député à Paris, l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron souhaitait de longue date élargir son champ d’action à d’autres sujets que la diplomatie. Il est remplacé par une ancienne conseillère de François Hollande, Laurence Boone, qui devient ministre délégué aux Affaires européennes.

 

Les conséquences des élections législatives

Maire d’Angers, proche d’Édouard Philippe, Christophe Béchu devient ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires. Il remplace Amélie de Montchalin, battue aux législatives. Il aura la tutelle de deux nouveaux entrants au gouvernement : Caroline Cayeux, filloniste et maire de Beauvais, nommée aux Territoires et Olivier Klein, ex-PS et maire de Clichy-sous-bois, nommé à la Ville et au Logement.

Né au Rwanda, adopté par un couple breton, Hervé Berville devient ministre de la Mer remplaçant Justine Bénin, battue aux législatives. Il était député des Côtes-d’Armor.

François Braun, 59 ans, remplace Brigitte Bourguignon, battue aux législatives, comme ministre de la Santé. Il avait été chargé en juin par Emmanuel Macron d’une mission flash sur les carences de l’hôpital en France. Il est chef des urgences du centre hospitalier régional de Metz-Thionville et président du syndicat Samu – Urgences de France.

Le nouveau ministre des Outre-mer, Jean-François Carenco, qui a été notamment préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon (1996-1997) et de Guadeloupe (1999-2002), présidait jusqu’à présent la Commission de régulation de l’Énergie. Il remplace Yaël Braun-Pivet, députée des Yvelines, élue mardi dernier présidente de l’Assemblée nationale.

Bruno Le Maire, Éric Dupond-Moretti et Pap Ndiaye ont été confirmés dans leurs fonctions.

 

Le nouveau gouvernement « Borne II »

  • Mme Elisabeth Borne, Première ministre, chargée de la Planification écologique et énergétique.
    • M. Olivier VÉRAN, ministre délégué chargé du Renouveau démocratique, porte-parole du gouvernement.
    • M. Franck RIESTER, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement.
    • Mme Isabelle ROME, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances.
    • Mme Charlotte CAUBEL, secrétaire d’État chargée de l’Enfance.
    • M. Hervé BERVILLE, secrétaire d’État chargé de la Mer.
    • Mme Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative.

 

  • M. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique.
    • M. Gabriel ATTAL, ministre délégué chargé des Comptes publics.
    • M. Roland LESCURE, ministre délégué chargé de l’Industrie.
    • M. Jean-Noël BARROT, ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications.
    • Mme Olivia GRÉGOIRE, ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme.

 

  • M. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur des Collectivités territoriales et des Outre-mer.
    • Mme Caroline CAYEUX, ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales.
    • M. Jean-François CARENCO, ministre délégué chargé des Outre-mer.
    • Mme Sonia BACKÈS, secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté.

 

  • Mme Catherine COLONNA, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.
    • M. Olivier BECHT, ministre délégué chargé du commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger.
    • Mme Laurence BOONE, secrétaire d’État chargée de l’Europe.
    • Mme Chrysoula ZACHAROPOULOU, secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux.

 

  • M. Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice.

 

  • M. Sébastien Lecornu, ministre des Armées.
    • Mme Sarah EL HAÏRY, secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et du Service national universel.
    • Mme Patricia MIRALLÈS, secrétaire d’État chargée des Anciens combattants et de la Mémoire.

 

  • M. Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion.

 

  • M. Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.
    • Mme Carole GRANDJEAN, ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels.
    • Mme Sarah EL HAÏRY, secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et du Service national universel.

 

  • Mme Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

  • M. Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.

 

  • M. Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
    • M. Clément BEAUNE, ministre délégué chargé des Transports.
    • Mme Caroline CAYEUX, ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales.
    • M. Olivier KLEIN, ministre délégué chargé de la Ville et du Logement.
    • Mme Bérangère COUILLARD, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.
    • Mme Dominique FAURE, secrétaire d’Etat chargée de la Ruralité.

 

  • Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.

 

  • Mme Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture.

 

  • M. François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention.
    • Mme Agnès FIRMIN LE BODO, ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé.

 

  • M. Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.
    • Mme Geneviève DARRIEUSSECQ, chargée des Personnes handicapées.

 

  • M. Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.

 

  • Mme Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques.

 

Lire également : Gouvernement Borne : ne rien changer pour que rien ne change – Contrepoints

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  • Je me pose la question : comment faire pour être ministre quand on n’a pas la chance d’être prédateur sexuel ?

    • Mentir sans vergogne et sans bafouiller, ne surtout jamais avoir eu de job dans le privé, et se mouiller dans quelques magouilles bien juteuses avec ceux qui sont déjà ministrables.

      • Pas forcement, il y a des contre-exemples : Mme Agnès FIRMIN LE BODO, (ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé). Et surement d’autres.

        • En quoi est-elle différente ? Elle bafouille ? Je vois dans sa bio « née en 1968, militante dès 1983 » et rien qui mette en avant des compétences…

          • Juger un nouveau ministre sur sa bio, c est tout voir par le petit bout de la lorgnette
            Vraiement misérable et tout petit……😛😛😛

            -3
          • bonjour, le véritable problème, c’est la différence entre les « obscurs », compétents qui sont souvent qualifiés de « techniciens » qui arrivent à des postes importants mais qui sont phagocytés, d’une part un système politique et administratif avec les idéologies et ensuite, qui n’ont pas le charisme indispensable pour promouvoir le vrai savoir : leur technicité qui leur permet de maitriser leur sujet et proposer des solutions plus réalistes. Sinon Mme Firmin Le Bodo est pharmacienne et est souvent dans sa pharmacie.

            • En effet, le problème est de faire passer des idées auprès de l’administration que le ministre est censé diriger, et ça n’est certainement pas facile. Mais pharmacienne n’est probablement pas la meilleure expérience pour apporter du bon sens technique dans le système. Pharmacien, c’est un peu employé cultivé et contremaître de la sécu, comme métier. Il n’y a pas d’objectifs à définir comme pour un chef d’entreprise innovante. Pour moi, le ministre idéal serait un bon chef d’entreprise qui aurait été frappé par la maladie, aurait donc bien analysé le côté « patient » de la chose, et serait à même de reprendre une activité après sa maladie. Mais il n’aurait évidemment pas les relations qu’il faut pour être nommé.

              • Un pharmacien est un chef d entreprise avec tres souvent plusieurs salariés.et parfois plusieurs boutiques Il a un objectif de développer son chiffre d affaire
                Le ministre idéal n est qu une vue de l esprit comme le retraité idéal….😅😅😅

  • Véran, passé du porte-parolat de l’APHP à celui du gouvernement…
    Belle promotion !

  • On a échappé à un gouvernement Le Maire!
    Imaginez le titre …

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