Inflation, pénuries, guerres : ayez peur, tremblez, et surtout Votez Macron !

Il y aura des pénuries, mais c’est une bonne chose pour ceux qui veulent s’accrocher au pouvoir, même si ce sont eux qui les ont provoquées.

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blé by Matthieu Milliot(CC BY-NC 2.0)

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Inflation, pénuries, guerres : ayez peur, tremblez, et surtout Votez Macron !

Publié le 28 mars 2022
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Rien de tel qu’un petit sommet entre copains pour se requinquer et c’est exactement ce qu’a fait une petite brochette de chefs d’États la semaine dernière à Bruxelles, avec Joe Biden, le président américain, en guest star dans une série de réunions que la presse s’est empressée de relater avec gourmandise. Et les conclusions sont unanimes : ça va aller de mal en pis.

Emmanuel Macron, inévitablement présent sur place, ne s’est pas fait prier pour expliquer comment il voyait la situation et ce qui nous attendait. Pour le chef de l’État français, les choses sont claires : les prochains mois qui viennent seront parsemés de difficultés croissantes.

Ainsi, comme le blé ne sera pas planté en Ukraine, comme les engrais ne seront pas vendus hors de Russie, comme les blés déjà plantés et ceux qui seront récoltés ne quitteront pas les producteurs, trop soucieux de ne pas manquer pour eux-mêmes, les mois qui viennent seront placés sous le signe de la pénurie pour laquelle Biden nous a tous avertis avec une certaine appétence, en estimant lors d’un discours au siège de l’OTAN que ces pénuries alimentaires mondiales allaient « se concrétiser » à la suite de l’invasion de l’Ukraine.

Il s’est bien évidemment gardé de présenter le moindre plan ou la moindre solution de contournement ou d’organisation qui permettrait d’amoindrir le choc dont il nous a fait part : pour lui, c’est évident, nous allons manquer de nourriture dans quelques mois et… Et c’est tout, oh là, calmez-vous, il va falloir se débrouiller sans lui !

Heureusement, du côté du président français, on a sauté sur l’occasion pour justement fournir quelques pistes : certes, oui oui nous allons avoir des biscuits et des pâtes à des prix record, une inflation galopante et très probablement des paquets de conflits dans les pays du Moyen-Orient voire en Afrique, mais ce n’est pas une raison pour ne pas lancer un truc, un machin, disons un Grand Plan Mondial. C’est un titre qui ronfle bien et qui va faire de la titraille putaclicable, ce qui en temps de campagne électorale est plus que nécessaire pour le candidat Macron.

Dans ce dernier, il entend donc lutter contre les pénuries à venir en proposant essentiellement de s’engager, au nom de l’Europe, à ne pas ajouter de nouvelles inepties à celles que lui et les institutions européennes ont déjà pondues, et à ne pas défavoriser les exportations de biens alimentaires à destination des pays demandeurs. Autrement dit, il s’agira de faire peu ou prou ce qui aurait été fait en temps normal, mais en battant des bras en l’air pour accroître l’impression que c’est exceptionnel.

Pour l’explosion du prix des matières premières en général et de l’énergie en particulier, le frétillant factotum de McKinsey a proposé de mutualiser les productions européennes actuelles afin de mieux les coordonner et les répartir, parce que d’une part, le marché libre est réputé ne pas savoir le faire sans l’insertion inopinée des petits doigts boudinés de Macron, et d’autre part parce que, c’est bien connu, l’Europe produit du gaz, surtout depuis que les recherches des compagnies énergétiques européennes ont été interdites ou rendues administrativement impossibles, et encore mieux depuis qu’est interdite purement et simplement toute exploitation des gaz de schistes sur le territoire français, alors même que la France est un des pays les mieux fournis.

En somme, le président français propose de mutualiser les pénuries énergétiques européennes. La pensée Macron et son principe du « En Même Temps », c’est vraiment complexe, mine de rien.

Une inflation galopante, des pénuries, des kyrielles de nouveaux conflits et, à chaque fois, une promesse de morts par dizaines voire par centaines de milliers, décidément, nos dirigeants ont le sens du spectacle à gros, très gros budget et celui des chiffres qui font peur, à tel point qu’il est impossible de ne pas voir la similitude avec les annonces qui furent faites pendant la pandémie, en nature et en cadencement : on prévient d’emblée d’un nombre de morts, hypothétiques, élevés, de souffrances à venir, on veut continuer à sidérer, à faire peur, à tenir en haleine dans l’effroi alors que la pandémie n’intéresse plus vraiment et que la guerre ukrainienne montre déjà des signes d’essoufflement auprès de l’opinion publique.

Oui, il y a un désir manifeste à vouloir continuer la même rengaine de la crise géante qui a besoin de traitement exceptionnel, en mettant tout ce qui se passe sur le dos de ce conflit entre l’Ukraine et la Russie. Mais voilà : ces pénuries, cette inflation ne sont pas le résultat de ce seul conflit, elles sont aussi le résultat des sanctions et surtout d’une volonté de créer le plus de chaos possible dans les chaînes d’approvisionnement.

Oui, il s’agit bien d’une volonté parce que cette pénurie a été sinon planifiée au moins aggravée par les gesticulations des Européens, que ces gesticulations ont été poussées si ce n’est carrément pilotées par les Américains qui ont tout intérêt à voir l’Europe s’affaiblir et souffrir pour que les États-Unis conservent leur leadership (une Europe unie pourrait l’être contre eux, après tout, cela s’est déjà vu) et que les résultats sont sinon désirés au moins commodes et profitent directement aux pouvoirs en place.

Et comme pour la pandémie dont, heureusement, le bilan direct est bien moindre, alors que c’est bien sa gestion calamiteuse qui a provoqué le plus de dégâts, ces annonces cachent mal que ce seront encore une fois les pays les plus pauvres, les moins développés qui seront les plus touchés. Quant aux pays riches ou développés, sans surprise, cette nouvelle crise aura le plus d’impact sur les classes laborieuses et moyennes. Certes, le grignoteur de soja bio et le brouteur de quinoa devront payer plus cher leurs agapes bio-conscientisées et gaïa-compatibles, mais ce sont surtout les autres qui vont souffrir : les biens de consommation les plus courants vont voir leur prix exploser plus vite que toute réévaluation des salaires, et s’il doit manquer de quelque chose dans les rayons, ce sera d’abord ce qui est consommé le plus et en flux tendu (ou quasi tendu)…

Ne nous leurrons pas : pour conserver le pouvoir, pour conserver la peur ou la panique dans les populations afin d’en garantir l’obéissance, les dirigeants occidentaux, Macron et Biden en tête, sont prêts à tout et ils prophétisent maintenant voire, toute honte bue, créent des famines.

Et tant qu’on s’occupera de regarder là où ils pointent leurs doigts, personne ne pensera à questionner leurs méthodes catastrophogènes.


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  • Des pays comme l’Egypte ou le Liban dépendent énormément du blé ukrainien (pour le pain, la semoule…). Quand les pénuries vont démarrer dans quelques mois, le réflexe de ses populations va être de migrer vers des terres où elles pourront trouver de quoi se nourrir et/ou fuir les émeutes alimentaires, c’est un réflexe normal et l’Histoire nous montre que c’est arrivé à chaque fois que le cours du blé flambait.
    Mais… qui est le plus gros producteur de céréales en Europe ?
    La France.
    Autant dire que tout ça va bientôt être un gros souci pour les Français, mais une aubaine formidable pour le président qui rêve de déconstruire la France depuis des années. Et ne parlons pas du spectacle que les pénuries vont nous offrir : je me rappelle encore des bagarres pour des pots de Nutella en promotion ou des caddies qui débordaient de papier toilette au premier confinement.
    CPEF, mais là on va commencer à le voir distinctement.

    • L’Égypte, le Liban, sont des pays méditerranéens.
      En tant que tels, ce sont des pays plutôt chauds.
      S’ils émigrent en masse dans quelques mois, poussés par la faim, ça va être vite vu : ça ne sera pas à cause de la situation ukrainienne, ça sera à cause du changement climatique. Facile.

  • Cet article me laisse mal à l’aise. C’est la Faute à Macron, c’est la faute aux Etats Unis, c’est la faute à l’Europe. .. Certes ! Et tout ce petit monde s’amuse à nous faire peur pour garder le pouvoir. OK! ET ?????????????

    -6
    • Ce qui me met mal à l’aise, moi, c’est que bien peu semblent en avoir conscience. La grande majorité se précipite à les suivre, et à accuser le seul Poutine comme si c’était lui qui refusait de vendre son gaz, son pétrole, ses engrais ou ses céréales et qui interdisait aux Russes de dépenser l’argent qui leur reste en produits français.
      Ca me met mal à l’aise aussi qu’on me regarde de travers quand j’appuie sur la touche rouge pour ne pas donner automatiquement 1€ à chaque passage aux caisses pour une vague organisation ukrainienne dont je n’ai pas l’assurance qu’elle soit exempte de corruption et de connivence. Qu’on me regarde de travers parce que j’essaie de me faire une opinion par moi-même et de décider en conséquence, quoi que fasse le troupeau qui suit les drapeaux et ceux qui les agitent en chantant la Marseillaise, aux paroles de laquelle je vous invite à réfléchir (y-compris les couplets suivants).

      17
    • Et dans deux semaines il y a des élections présidentielles.

      C est la seule occasion pour le citoyen lambda de faire entendre sa parole. Il n’y a aucun autre contre pouvoir.

    • @ Irvina

      Et la liberté est un combat perpétuel. Si on refuse le combat pour la liberté, on finit par se retrouver toujours plus asservis, mais si on se bat, avec les moyens que l’on a, on peut renverser la tendance et reprendre son destin en main.

  • Macron, tel le ravi de la crèche, découvre l’importance de l’indépendance militaire, énergétique et alimentaire.
    Gouverner, c’est prévoir dit-on.
    Qu’a fait ce gouvernement depuis 5 ans ?
    1) favorisé l’agriculture bio au détriment de l’agriculture conventionnelle, seule capable de nous nourrir.
    2) continué le développement des énergies intermittentes et fermer Fessenheim.
    3) emmerdé les Français non vaccinés.
    4) fait voté la loi bioéthique en plein confinement.
    Le bilan est catastrophique !

    18
    • Je crois que vous en oubliez beaucoup. Sans parler des modifications de lois sociétales aux effets pervers à long terme, on peut ajouter aussi:
      – Le rétablissement de la guerre froide
      – Une augmentation sans précédant de la dette

      Franchement si on veut vraiment sanctionner la Russie, au lieu des sanctions inefficaces, un échange de président aurait des effets bien plus dévastateurs. Je ne sais pas ce que ferait Poutine en France, mais pour ruiner la Russie, Macron surpasserait tout ce qu’on peut imaginer.

  • Votez ou ne votez pas macron vous aurez macron ou son clone… Y a pas vraiment de choix depuis des années. Et puis, quelle importance, l’ue décide de tout…. Qui commande l’ue.? Je ne sais pas mais….

    • « Qui commande l’ue.? Je ne sais pas mais…. » regardez du côté de Biden. Après tout, c’est un employé de la CIA (Monnet) qui a fondé notre Europe.
      Creusez encore un peu, et vous tomberez sur le complexe militaro-industriel, dénoncé en son temps par Eisenhower (un connaisseur). Et donc sur Wall Street. Et donc sur le trio infernal Karl Schwabb-Georges Soros-Bill Gates dont l’emprise, mondiale, est quasi-universelle (en Occident). Et vous connaîtrez ainsi les metteurs en scène du candidat micron.

  • La « mutualisation » de l’énergie en Europe, au vu de la situation énergétique de la France, semble une justification par avance de ce qu’on voyait déjà se développer: faire subventionner l’industrie allemande et ses conneries cocologistes par le contribuable français, par le truchement d’un parc nucléaire payé par nos deniers.

    • Parfaitement, mais avant de le « mutualiser » il faudrait déjà le remettre en état de marche. Après 20 ans d’abandon par l’état, la démolition d’EDF, la démolition de deux centrales en bon état + la brillante gestion du Covid par macron, on a la moitié des réacteurs en rade, on n’a presque plus de backup charbon, une puissance en gaz largement insuffisante et hors de prix, des panneaux solaire qui ne produisent presque rien en hiver et de l’éolien capricieux … En bref on s’est ruiné pour se retrouver dans la panade…

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