L’OCDE à la France : il est urgent de baisser les dépenses publiques

L’OCDE appelle une fois de plus la France à prendre ses responsabilités. Mais Bruno Le Maire, imperturbable dans l’autosatisfaction déplacée, ne peut s’empêcher de reprendre en boucle sa ritournelle préférée : ses choix étaient les bons.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Screenshot_2021-05-26 Réformes indispensables post-Covid, la première est la réforme des retraites (Bruno Le Maire) - YouT[...]

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’OCDE à la France : il est urgent de baisser les dépenses publiques

Publié le 23 novembre 2021
- A +

Par Nathalie MP Meyer.

Pour le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, tout avait plutôt bien commencé. « Cher Bruno », a déclaré en substance le secrétaire général de l’OCDE Mathias Cormann jeudi dernier, alors qu’il présentait la nouvelle étude économique de l’OCDE sur la France, le soutien public français pendant la crise du covid a été « impressionnant et très efficace » et le rebond induit par « l’accélération impressionnante » de la vaccination va permettre à la France de retrouver en 2021 son niveau d’activité de 2019.

Mais cela, c’était seulement pendant les trois premières minutes de la conférence, cette période rituelle de salutations et politesses diplomatiques qui n’engagent à rien.

Il est vrai que l’OCDE prévoit une croissance française de 6,8 % en 2021 et 4,2 % en 2022, soit plus que les hypothèses retenues par Bercy dans le Projet de loi de finances pour 2022 (6,25 % et 4 % respectivement), ce que Bruno Le Maire n’a pas manqué d’attribuer ensuite dans sa réponse à M. Cormann à l’excellence du courageux « quoi qu’il en coûte » mis en œuvre par ses soins en 2020 :

« Merci à toi, cher Mathias, et à toutes tes équipes […] pour la qualité du travail qui nous a été remis et pour ce rapport qui valide les choix de politique économique qui ont été faits par le président de la République et par le gouvernement pendant cette crise. »

Une bien curieuse réponse cependant, typique de la satisfaction inébranlable de Bruno Le Maire devant tout ce qu’il fait et dit, dans la mesure où, passés les compliments d’usage, mais sans altération de son ton affable et pondéré, M. Cormann amorça résolument un changement radical dans son discours : la France doit s’orienter vers un soutien budgétaire « plus ciblé ».

Difficile d’interpréter ce « plus ciblé » autrement que comme une mise en garde sévère contre la dérive quasi institutionnelle de nos dépenses publiques dont Emmanuel Macron vient de donner un magnifique exemple supplémentaire avec son arrosage pré-électoral tous azimuts sous forme de chèquesindemnités et contrats d’engagement en tous genres.

Car ensuite, M. Cormann, homme politique australien de sensibilité libérale qui fut longtemps ministre des Finances de son pays, évoque ce que Contrepoints, d’autres ainsi que moi-même ne nous lassons pas de rappeler régulièrement à nos lecteurs à ce sujet :

La croissance française, que personnellement j’aime bien qualifier de poussive, « avait décéléré bien avant le début de la pandémie » a-t-il souligné. N’oublions pas d’ailleurs qu’en 2020, c’est-à-dire au plus fort des restrictions d’activité, le recul du PIB français en volume fut de -8 % contre -5,9 % en moyenne dans l’Union européenne et -4,6 % en Allemagne.

Sur les dix années qui ont précédé la crise – ce qui englobe donc deux ans et demi du mandat d’Emmanuel Macron – les gains de productivité annuels étaient « 20 % plus faibles en France que la moyenne de l’OCDE ».

Le niveau exorbitant de nos dépenses publiques, 61,6 % du PIB à fin 2020, n’est pas seulement la conséquence de la crise du covid. Il avait déjà « fortement augmenté » avant la pandémie, pour atteindre fin 2019 « le taux le plus élevé » des pays de l’OCDE, soit 55,4 % du PIB. On le savait, bien sûr, mais il n’est pas inutile que le constat soit fermement établi par une entité statistique extérieure à la vie politique française :

On ne sera pas surpris non plus d’apprendre que « certaines de ces dépenses manquent d’efficacité ». Comme ces choses-là sont bien dites ! Le ton et la formulation restent très policés, mais le constat n’en est pas moins terrifiant. Exprimons-nous sans fard : il existe des milliers de pistes d’économies qui n’ont surtout pas été explorées, bien au contraire, et c’est pure chance que les taux bas aient permis de montrer une apparence de maîtrise des finances publiques !

Et Mathias Cormann de citer à titre d’exemple les résultats scolaires obtenus par les élèves français dans les tests internationaux tels que PISA : ainsi que j’ai déjà eu de multiples occasions de le dire, ils ont non seulement « baissé en général depuis 2003 mais ils sont de plus en plus inégalitaires » malgré des dépenses d’éducation très élevées.

Dans ces conditions, difficile de s’étonner des grandes difficultés rencontrées par les jeunes Français par rapport à leurs pairs de l’OCDE pour s’insérer sur le marché du travail :

Autre exemple, le soutien public pour la R & D des entreprises représente 0,4 % du PIB, soit le double de la moyenne de l’OCDE et le quadruple de l’Allemagne, mais il se « traduit trop peu par les performances d’innovation » de la France :

Quant à l’emploi public au regard de cette médiocre efficacité de la dépense publique, il est considérablement plus élevé qu’ailleurs dans l’OCDE (graphique ci-dessous à gauche) et fait la part trop belle, dans la santé par exemple (graphique de droite), aux dépenses administratives par rapport au service rendu aux citoyens :

Si Bruno Le Maire répète volontiers depuis la rentrée que « l’économie française se porte bien » comme en témoigneraient selon lui le fort rebond de l’économie en 2021 et 2022 et un chômage en baisse – mais qui restait quand même accroché à 8,1 % de la population active au troisième trimestre 2021 malgré des prévisions plus flatteuses de l’INSEE -, il a une fâcheuse tendance à faire l’impasse sur le fait que tout ceci repose entièrement sur un creusement vertigineux des déficits publics et un accroissement dangereux de la dette publique française :

Un oubli gênant que ne commet évidemment pas Mathias Cormann. Dans la mesure où la dette publique a dépassé les 115 % du PIB à fin 2020 et dans la mesure où le vieillissement de la population va inéluctablement peser sur les dépenses futures à tel point qu’il sera très difficile de stabiliser la dette à un niveau de 120 % du PIB d’ici 2060 (projections de l’OCDE), il souligne à nouveau combien :

« il est urgent de s’assurer de l’efficacité des dépenses publiques et être certain qu’elles augmentent la productivité et le bien-être des générations actuelles et à venir. »

D’où la recommandation de « renforcer le cadre et les évaluations des finances publiques » dans le sens d’une plus grande transparence et de contrôles accrus afin de mieux affecter les dépenses de l’État ainsi que celles des multiples entités territoriales et « les réduire progressivement ».

Dans le même ordre d’idées, une réforme des retraites incluant un recul de l’âge légal de départ en cohérence avec l’espérance de vie est instamment préconisée. Il se trouve que les prestations de retraite représentent la moitié des dépenses sociales de la France et le quart des dépenses publiques totales (14 % du PIB en 2019) et il se trouve qu’aujourd’hui, l’âge effectif de sortie du marché du travail est le second plus bas de l’OCDE, ce qui nuit à la croissance potentielle, alors que dans le même temps, l’espérance de vie à 65 ans est la seconde plus élevée de l’OCDE :

Bref, il semblerait bien qu’après les coups de semonce, voire les réquisitoires répétés d’année en année par la Commission européenne, le FMI, la Cour des comptes et le Haut Conseil des Finances publiques, ce soit au tour de l’OCDE d’appeler une fois de plus la France à prendre ses responsabilités.

Mais Bruno Le Maire, imperturbable dans l’autosatisfaction déplacée, ne peut s’empêcher de reprendre en boucle sa ritournelle préférée, comme si c’était l’élément de langage imparable de Bercy d’ici avril 2022 :

« Les choix qui ont été faits par le gouvernement font que la France en sortie de crise gagne sur tous les tableaux : sur le tableau de la croissance, sur le tableau du pouvoir d’achat et sur le tableau de l’emploi. »

Les dépenses, les déficits, la dette, dont Mathias Cormann vient de parler ? Rien ne presse ; d’autant que d’après le ministre, la majorité actuelle, celle pour laquelle il trône à Bercy, serait aussi celle « qui a rétabli les comptes publics » de la France depuis la crise financière de 2008 !

Oublions tout cela et regardons l’avenir, s’exclame alors Bruno Le Maire, qui aura passé à peu près 80 % de son temps de réponse à Mathias Cormann à expliquer que le premier objectif quand on est l’une des économies les plus décarbonées d’Europe, c’est de devenir le premier pays au monde à être totalement décarboné ! Ça promet.

Sur le web

Voir les commentaires (37)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (37)
  • avec un tel niveau de dépense publique, comment s’étonner du sentiment de perte de pouvoir d’achat..
    surtout pour des dépenses publiques qui sont supposées être votre bien public et que vous ne comprenez pas, sinon désapprouvez totalement, quand ce n’est pas pour vous emmer..er.

  • qu’attendre de la part d »un agrégé de lettres ?

    • Vous trouvez que Pompidou (arrêtez d’emmerder les français) était nul?

      • Je n’ai pas un souvenir ému de Pompidou, ni de de Gaulle d’ailleurs. Ils étaient étatistes bon teint, et bien réactionnaire.

    • Clemenceau n etait pas un militaire et pourtant il a ete plutot bon non ?
      Le probleme est ailleurs: Le Maire veut juste faire carriere et pour cela il ne faut pas faire de vague

      • Clemenceau est juste à l’origine de la seconde guerre mondiale à cause de son obstination à punir les allemands à l’issue de la première, déclenchant une haine et un sentiment de revanche sans limite chez nos voisins.

        • Ce n’est pas faux, pendant la 1ere guerre il a torpillé les négociations de paix avec la Hongrie.

        • c es sur que sans clemanceau on aurait probablement perdu la premiere guerre et donc le probleme de la seconde se serait posé differement (la france voulant prendre sa revanche ?)

          Si clemenceau a une part de responsabilité dans le desastre de 39-45, elle est quand meme minime
          C ets pas lui qui n a rien fait quand Hitler a remitaralise la rhenanie en viloation du traité de versailles. de meme il n a pas ete a l origine de munich.
          et sur le plan militaire, le desastre de 40 c est Gamelin qui a voulu rejouer la guerre des tranchees

        • Après la défaite de 1870, les Allemands avaient imposé des dommages de guerre extrêmement élevés et comparables à ceux imposés aux Allemands en 1919. Les Français, peuple épargnant par nature à l’époque avaient payé rubis sur l’ongle, surprenant les Allemands qui avaient pensé se débarrasser d’un ennemi pour des décennies en le mettant à genou. En 1919, les Allemands n’étaient pas aussi précautionneux.

    • On peut être doté d’un diplôme littéraire mais aussi d’une logique solide, se former, apprendre et finalement exercer des fonctions importantes dans la finance, par exemple. En revanche, la prétention, les idées préconçues et l’obstination dans le déni dont souffre apparemment Bruno, en dépit des qualités qu’il peut avoir pour réussir en politique, cela peut se trouver dans toutes les catégories intellectuelles.

    • ça n’a rien à voir avec sa formation, mais tout avec son égo…

      on peut même aller plus loin , à quoi sert un ministre de l’économie?

  • C ets bien joli de proposer de baisser les depenses, mais j aimerai bien savoir lesquelles et comment. Hier je lisait par ex que de plus en plus de professeurs abandonnaient l education nationale. Ce qui n a rien d etonnant vu les salaires mediocres et la perspectives d etre muté a paris ou dans une zone ou personne ne veut aller

    Il serait interessant de voir quelles sont les preconisations pour faire que les eleves aient un niveau superieur ?

    • J’ai épluché les budgets français, 254 milliards servent au régalien élargi (les « infirmières », « routes », « profs », « police », « armée » bref tout) sur 1400 milliards de dépenses. Si la Suisse avait 67 millions d’habitants, son état dépenserait 600 milliards de moins.
      .
      700 milliards sont dévolus au « social » en France, une partie est vitale mais l’autre est un pillage pur et simple.
      1 emploi sur 3 est public, une partie est utile (1 emploi sur 6-10), le reste c’est du pillage pur et simple.
      .
      -La première année on fait cesser les fraudes sociales et on vire tous ceux qui en profitent et on récupère 100-150 milliards. Avec ça on baisse massivement la fiscalité des entreprises. On en profite pour tailler dans la régulation, au moins 3 lois sur 5 abrogées, on redescend les textes au niveau des années 80.
      -On profite aussi pour avoir une vraie justice qui met en prison la minorité récidiviste qui pourrit la vie des autres (100’000 places minimum pour avoir juste un niveau correct, soit 0.3% de la population).
      -La deuxième année, l’emploi repartant, on commence à virer les salariés d’état (en les passant en privé par exemple) et on continue de tailler dans les dépenses, la fiscalité et la régulation.
      En 5 ans, le pays repart, en 10 ans on continue de payer les erreurs passées, c’est difficile, mais le pays a un avenir florissant.
      .
      Ce n’est techniquement pas très compliqué, mais c’est de la science-fiction.
      L’imaginaire collectif et la bureaucratie sont prêts pour un monde collectiviste, rien de ce qu’il faudrait faire ne sera fait.

      • le « décarbonage » nous laisse une assiette désespérément vide. Pour accéder à une relative plénitude d’icelle, il s’en faut de peu de chose : une purge drastique du nombre de fonctionnaires à coût exorbitant, parfaitement inutiles à nos yeux, et pourtant vicieusement auto-satisfaits aux leurs.

      • @ Ilmryn,
        Peut-on connaître la source de vos chiffres ?
        254 Milliards d’euros de budget pour le régalien, j’ai un doute…

        • Rapport sur les « effectifs de la fonction publique », PLF ET PLFSS, ça a quelques années (2017?) mais l’ordre de grandeur est bon.
          .
          J’avais trouvé 2,8 millions d’agents publics pour 251 milliards d’euros.

      • @Ilmryn
        si on en croit https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019/01/16/20002-20190116ARTFIG00199-quand-le-gouvernement-explique-aux-francais-o-vont-1000-euros-de-depenses-publiques.php
        le regalien c est 6 %, si on rajoute l education et la recherche (10+2%) on a 18 % des depenses. la dette c est 4 %. on obtient donc en gros 22 % des depenses
        L adminsitration c est 6 %. meme si on arrive a diviser les couts par 3 (miracle !) , on en gagne que 4 %. 🙁

        le social c est 57 %.
        le probleme c est que la dedans c est pas le RSA qui coute (c est 2 %) mais les pensions (27 % et les soins medicaux 20 %).
        Autrement dit c est dans les pensions de retraites et les soins medicaux qu il faut aller a la hache

        Bon courage : il y a 13 millions de retraités en france

        • Décidément vous avez une dent contre les retraités? Vous n’envisagez pas de l’être un jour?
          Pour les soins médicaux, on ne choisit pas d’être malade, mais effectivement il y a des fraudes et des abus non sanctionnés par la sécu.
          Pour les retraites, système de Ponzi au bord de l’explosion, les tares de ce mécanisme étaient connues dès le départ puisque sa viabilité était conditionnée par le nombre de cotisants à l’instant T, le nombre de pensionnés et le niveau des pensions, donc la démographie, l’activité économique, l’âge de la retraite et la longévité des pensionnés. Tous ces paramètres étant potentiellement évolutifs, des ajustements progressifs auraient dû être fait pour suivre ces évolutions. On aurait vu très rapidement que ce système qui devait être provisoire au début est devenu permanent en dépit des évolutions négatives survenues depuis sa création.

          • « Décidément vous avez une dent contre les retraités? Vous n’envisagez pas de l’être un jour? »
            si j etais en france je le serai meme bientot 😉

            Mais il n empeche pas d etre lucide. on est un des pays qui depense le plus en % du PIB pour les pensions. Le systeme est devenu fou : un retraité qui a les doigts de pied en eventail vit mieux que l actif qui le nourrit en allant travailler chaque jour

            Et c est pas fini car la generation du baby boom n est pas encore entierement retraité et pas encore grabataire.
            Vu leur poids electoral, personne n ose faire quoique ce soit et la france s enfonce petit a petit

            PS: pour les soins medicaux, on ne choisit certes pas d etre malade. mais il me paraitrait juste d avoir un taux de cotisation proportionnel au risque et que la secu ne couvre qu eles risques majeurs. autrement dit pas les cures

            • Je plussoie… bien que vous disiez le contraire vous avez une dent contre les retraités.
              Vous confondez et amalgamer les dépenses de l’état et les dépenses pour les retraités pour prouver que ceux-ci sont la cause principale de la faillite de l’état.
              Vous voulez quoi, qu’on se fasse hara-kiri…?
              Comme vous nous dites que vous etes proche de la retraite… Donnez l’exemple : faites le pour la France et pour vos descendants.

        • Vous mélangez un peu tout et n’importe quoi.
          Moi je vous parle du régalien réel, celui qui sert d’excuse fiscale à la gauche comme dans « vous être bien content d’avoir des infirmières, des profs, des policiers et des routes ».
          Eh bien avec 251 milliards vous les avez et vous avez même des militaires en prime. On pourrait même doubler les infirmières et tout le toutim tout en dépensant moitié moins.
          .
          Une discussion sur le budget mafieux de l’état français c’est autres chose.
          Les soins médicaux et les retraites hormis une base étatique minime comme en suisse ne relèvent pas du régalien et n’ont rien à faire dans le budget d’un état.
          Ça devrait être des assurances privées comme en suisse: vous voyez directement les coûts de la santé sur vos factures, vous avez un choix de prestations et de coût et chacun cotise pour sa propre retraite ce qui rend les retraites indépendantes de la pyramide des âges et évite les abus.
          En parlant d’abus, ce sont surtout les fonctionnaires et salariés d’état qui se taillent la part du lion des retraites, la encore ça n’a rien à faire dans le budget d’un état qui n’est pas mafieux.
          Le RSA c’est une infime partie des dispositifs d’arrosages.
          .
          Si vous voulez tailler quelque part rapidement c’est très facile tellement le choix est grand dans le n’importe quoi mais par exemple:
          Associations: 65 milliards, SEPT fois le budget de la justice.
          Fraude sociale: minimum 50 milliards.
          Immigration: entre 50 et 100 milliards (directs).
          etc. etc.
          Rien qu’avec ça vous pouvez quasiment supprimer les impôts directs des entreprises ce qui va créer des masses d’emplois, donc diminuer les dépenses sociales, donc etc etc.

          • @Ilmyn
            Vous etes sur qu avec 251 milliards vous avez le regalien ? parce qu il faut certes payer les militaires, infirmieres … mais il faut aussi payer le materiel (un rafale, un porte avion ou plus prosaiquement l essence des voitures de police)

            meme si je suis d accord avec vous sur le fait que l etat devrait juste founir une base pour les soins et la retraite, c est pas le cas actuellement
            Autrement dit, vous faites quoi ? vous mettez les retraités a 1000 €/mois max et vous ne remboursez plus que les grosses maladies ?

            Pour la fraude, il y avait un article similaire a votre proposition. Mais c est pas si simple. deja il faut du personnel pour la traquer. et ce personnel ca coute. surtout si c est des gens competants
            Ensuite si vous visez la petite fraude du RSA, il faut prevoir les couts annexes des emeutes, de la criminalité … Je ne dit pas qu il ne faut pas le faire, je dit juste que votre +50 est tres tres optimiste
            Pour l imigration, il y a un article dans contrepoint qui nous explique que l immigration est positivepour la france. meme si j ai des doutes sur les affirmation de M Monteray, je pense pas qu elle nous coute 50 milliards

    •  » faire que les élèves aient un niveau supérieur »…pourquoi?????? peut être le marche en veut il aussi avec un niveau plus bas, et certainement différent..

  • Si on n’ose pas tailler dans les dépenses, on peut commencer par supprimer ou réduire les extravagances fiscales (ISF/IFI, « droits(!) » de succession, IRPP confiscatoire, énergie vache-à-lait, …) qui dégoûtent et font fuir justement ceux qui font tourner la boutique et stimulent l’économie. A court terme le déficit augmentera un peu mais à moyen terme il s’évaporera au rythme de la reprise d’activité.

    • @mc2
      ce qu evous preconisez c ets ce qu efont tous les gouvernements: on laisse filer les deficits
      il faut au contraire faire payer les gens pour qu ils comprennent que « c est gratuit, c ets letat qui paie » ca n existe pas

      • Non, ce que j’explique (mal apparemment) c’est que le meilleur investissement est de rendre aux agents économiques ce qui leur appartient: ils savent tellement mieux le dépenser ou l’investir que l’Etat n’aura plus besoin de dépenser un pognon de dingue pour indemniser les victimes des effets en cascade de sa spoliation. Appelez cela effet Laffer ou ruissellement si vous voulez.
        Le meilleur moyen pour l’Etat de réduire ses dépenses et de se désendetter n’est pas de compter sur l’inflation mais (paradoxalement?) de commencer par réduire les prélèvements les plus nuisibles.

  • Ça fait 20 ans que la situation est prévisiblement critique. 20 ans que l’OCDE râle un peu, 20 ans que les politiques s’en moquent et ce sera pareil puisque le bilan est « exceptionnel » et que tout est « merveilleux ».
    C’est l’union soviétique !
    .
    Récemment, aux Pays-Bas la police a tiré à balle réel contre des gens qui manifestaient pour leurs libertés et… rien !
    Pendant 40 ans on s’est mangé de l’ultra-humanisme, la presse montant en épingle et ad-nauseam le moindre fait qui touchait même des criminels et là, en Europe de l’ouest la police a tiré sur des manifestants et rien !
    La presse européenne devrait hurler, dire qu’une ligne rouge absolue a été franchie, exiger la démission du gouvernement mais non. Elle OSE même parler de « tirs de semonce » (qui touchent les gens?), de « manif d’extrême droite » (!??) et de « violences » (après 20 ans de black block?) comme si ça justifiait les tirs à balle réelle.
    (« L’extrême-droite » suisse est le seul parti contre le pass, contre la bureaucratie, la fiscalité et « l’écologie »).
    .
    Même ici, silence (pour l’instant?).
    55% des gens trouvent maintenant justifié de confiner les « non-vaccinés » et la presse ne voit aucun problème qu’on tire sur eux. Derrière le sanitaire se profile la justification de la « sauvegarde de la planète », un but suprême, la fin de cette « consommation libre qui nous menait à l’apocalypse », la « fin de l’histoire ».
    .
    J’ai dit à mes enfants universitaires de faire TRÈS attention. À la vitesse ou on descend dans la dictature il est important de ne pas se faire identifier comme un « antivaxx » ou « anti-planète », la délation, les camps (au moins sociaux et économiques) ne sont plus très loin.
    Il faut entrer en résistance passive ou active, mais surtout clandestine.
    .
    Le budget de la France dans ce nouveau monde bureaucratique avec une UE et une BCE de plus en plus collectiviste n’est de très loin pas un souci. Le flot va continuer et il peut le faire pendant encore 40 ans. La presse ne « verra » pas la misère, la pauvreté, les rationnements « bons pour la planète », elle ne les voit déjà plus avec le sanitaire. Au contraire, elle demandera des productions « d’état » pour « régler » le problème du privé « qui a échoué ».
    .
    Le monde d’avant ne reviendra pas avant des décennies.
    J’espère me tromper et que ce message aura l’air ridicule dans 2 ou 5 ans, mais tous les acteurs sont en place, tout est prêt, les peuples et les « intellectuels » sont hallucinés.
    On y va, « brace yourself » !

    • je n’ai pas vu les images mais attention je doute fort que les policiers aient tiré sur des « manifestants »..

      • Pas vu dans la presse mainstream ? C’est incroyable ça.
        C’est sur h16 aujourd’hui et dans la presse « complotiste » et « d’extrême droite ».
        Les quelques journaux qui en parlent mentionnent des « tirs de semonce »… qui touchent les gens.
        Une nouveauté 2.0, un peu comme le vaccin qui ne vaccine pas.

    • Mes enfants qui sont dans le médical commencent à s’apercevoir que ça part vraiment en vrille alors qu’avant à fond pour le service public! Mais il est sans doute trop tard pour redresser la barre sans casse! Le Titanic France va encadrer l’iceberg de plein fouet! Juste à espérer que le naufrage soit rapide! CPEF

  • Bien, on est le champion de la dépense publique mais on est aussi les seuls à avoir une armée active et les seuls à entretenir des iles lointaines.. Nôtre industrie principale, la fabrication de fonctionnaires privés(assistanat) ou publics.

  • « Il est vrai que l’OCDE prévoit une croissance française de 6,8 % en 2021 et 4,2 % en 2022, soit plus que les hypothèses retenues par Bercy dans le Projet de loi de finances pour 2022 (6,25 % et 4 % respectivement), »
    On lit plus bas que le PIB s’est effondré de 8% en France, donc faire plus 6,8% au lieu de 6,25% quand on repart de si bas, il ne faut pas croire atteindre le niveau de départ!
    Les % c’est magique en apparence, mais il faut toujours examiner la valeur à laquelle on les applique ( et là, ça risque de n’être pas aussi glorieux!)

  • Le « totalement décarboné » ou le mantra de la nouvelle religion à laquelle Bruno Lemaire, à l’instar de ses maîtres, s’est converti : https://www.youtube.com/watch?v=OaEi9b84lxg

  • Les dépenses publiques, qu’elles qu’elles soient, n’augmentent jamais la productivité et le bien être des générations actuelles et futures. Elles les ruinent. Toute dépense publique est, par définition, prélevée par la force sur des gens productifs (ceux qui produisent des biens et services réels demandés sur un marché libre) pour être distribuées à des gens moins productifs, improductifs, contre productifs et nuisibles.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Si le renouveau revendiqué par Emmanuel Macron pour son second mandat présidentiel signifie qu’il ambitionne de renouveler, au sens de reconduire, le « quoi qu’il en coûte » budgétaire des années précédentes, on peut dire que le Projet de loi de finances 2023 ou PLF 2023 présenté lundi dernier en Conseil des ministres répond à merveille à cette ambition. Il n’est que de comparer les avis successifs de la Cour des comptes ou du Haut Conseil des Finances publiques (HCFP) rendus chaque année sur le sujet pour s’en convaincre.

Avec une rég... Poursuivre la lecture

Elle est revenue. Avec une vengeance.

L'inflation est remontée à des niveaux inconnus depuis quarante ans un peu partout dans le monde. À plus de 9 % en rythme annuel en juin au Royaume-Uni et aux États-Unis, presque 8 % en Allemagne. En France, elle ne dépasse pas encore 6 %, au plus haut depuis quand même trente-sept ans, mais sa dynamique peut la porter vers 10 % d’ici la fin de l’année.

 

Inflation : le rôle marginal de la guerre en Ukraine

Quelles sont les causes, et donc sans doute les responsabilités de cette... Poursuivre la lecture

Le gouvernement doit chaque année résoudre un problème récurrent : le budget.

Il consiste à faire correspondre une liste de dépenses prévues, ordinairement classées dans l’ordre des ministères qui les présentent à l’approbation des parlementaires, avec une liste d’impôts et de taxes. Les gouvernements n’ont en effet aucun autre moyen que ces deux instruments pour se procurer de l’argent.

Depuis plus de 40 ans néanmoins, devant la difficulté d’équilibrer ses comptes, le gouvernement a fait appel au crédit. Comme chacun le sait, c... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles