Danger sur l’automobile, l’immobilier puis l’assurance-vie

car crash source https://unsplash.com/photos/K5BFXOsFp7g

Pendant que les médias se concentrent sur la crise sanitaire des dangers menacent l’économie et plus précisement l’automobile, l’immobilier et l’assurance-vie.

Par Henry Bonner.

Les débats sur un possible reconfinement permettent d’occulter les dégâts économiques. La reprise économique est pleine de surprises, pas nécessairement bonnes, loin de là.

Le sujet du jour dans les médias : le confinement qui revient dans un certain nombre de pays.

Les élus démentent toute possibilité de retour en arrière ici en France…

Pourtant, ils avaient aussi écarté la possibilité du passe-vaccinal. Voici un extrait de LCI de décembre 2020 :

Non, le vaccin contre le coronavirus ne sera pas obligatoire, répond Olivier Véran… Le président de la République s’y est engagé, le Premier ministre également. Selon lui, être vacciné contre le Covid-19 ne sera pas nécessaire ni pour prendre un transport en commun, ni pour entrer dans un restaurant ou pour aller travailler.

Un retour du confinement peut donc tout à fait avoir lieu… D’après un sondage présenté par BFM, 59 % des Français le désirent pour ceux qui n’ont pas reçu été vaccinés.

Une majorité soutient aussi l’obligation du passe sanitaire selon un autre sondage.

Pendant que les sondages occupent les médias, le gros des dégâts sur l’économie et sur la vie quotidienne est passé sous silence.

L’industrie automobile à genoux

Les derniers chiffres de l’ACEA, qui représente les groupes automobiles européens, chiffrent bien l’ampleur de la casse dans le secteur automobile.

Immatriculation de nouveaux véhicules, jusqu’au mois d’octobre 2021

Depuis maintenant quatre mois, le nombre d’immatriculations est inférieur à celui des mêmes mois de 2020. En octobre, ils ont même chuté de 30 % par rapport à l’année dernière.

L’ensemble des voitures neuves vendues en 2021 dépasse à peine les chiffres de 2020. Ils sont seulement en hausse de 2,2 %. La reprise est loin de compenser les pertes subies en 2020.

Les autorités ont levé les restrictions mais la vie n’a pas repris comme avant.

Chute des logements neufs

Même chose, semble-t-il, dans l’immobilier… Le nombre de logements neufs vendus aux particuliers a baissé de 23 % par rapport à 2019, rapporte la Fédération des promoteurs immobiliers qui s’inquiète du manque de permis de construire.

Ils affirement que le problème provient d’un manque d’approvisionnement en projets… Le secteur est au ralenti à cause du virus et aussi les collectivités locales hésitent à accorder des permis de construire.

Ces conséquences inattendues étonnent la presse et les dirigeants qui croyaient à une reprise rapide de la situation d’avant.

Flambée de l’énergie

À la place d’une reprise rapide, le prix du gaz a quadruplé sous l’effet d’une pénurie.

Le coût de l’électricité a également grimpé en flèche.

Selon RTE, le prix de l’électricité en France – sur le marché du gros – était de 75 euros le MWh, à cette même période en 2019. En 2020, il était tombé à 20 euros. Actuellement, il est de plus de 221 euros.

Ces surcoûts sont la conséquence des perturbations de l’année dernière…

Tout comme les coûts à la pompe, qui n’ont pas été aussi élevés depuis au moins 2006 rapporte Carbu.com.

 

Prix moyen des carburants à la pompe

De l’auto à l’euro

Non seulement les autorités n’ont pas anticipé les conséquences des confinements et autres perturbations mais elles n’ont pas tiré de leçons de la situation en cours.

Elles croient à un retour à la normale dans un avenir proche. Un confinement de plus. Une dernière piqûre de rappel. Une dernière extension du passe sanitaire et tout ira bien.

Certes, la vie de la plupart des gens ne change pas beaucoup à cause d’une baisse de la production de voitures.

Par contre, tous sentiront l’impact d’une perte de pouvoir d’achat en raison de la chute de l’euro.

La monnaie commune a perdu 8 % de sa valeur contre le dollar au cours de l’année…

Cours de l’euro-dollar depuis 2021

Les autorités n’arrêteront pas pour autant leurs politiques monétaires.

La directrice de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a affirmé que l’inflation va bientôt rentrer dans l’ordre de toute façon :

Si nous avions une approche de resserrer notre politique monétaire, cela ferait plus de mal que de bien, parce que cela ne commencerait à faire son effet que lorsque l’inflation était déjà en train de recommencer à baisser.

Comment cela nous touche-t-il en dehors de l’inflation ?

Et de la dette à l’assurance-vie

Simone Wapler écrit ce mois-ci dans sa lettre mensuelle (que je publie) :

Beaucoup d’entre vous souscrivent à des fonds dans le cadre de leur assurance-vie. Ces fonds de dettes vous sont souvent présentés comme permettant d’avoir un rendement supérieur à ceux de la dette d’État. Cependant, lorsqu’une seule ligne d’un fonds qui en détient des dizaines est gelée, l’ensemble du fonds se retrouve gelé. C’est ce qui était arrivé à certains des fonds immobiliers de BNP Paribas lors de la crise de 2008.

Certains contrats d’assurance-vie pourraient souffrir si des fonds dits en unités de compte, bourrés d’emprunts d’entreprises, se retrouvaient en difficulté comme ceux de H2O, qui ont été suspendus par l’AMF lors du premier confinement, en mars 2020.

 

Vous souhaitez nous signaler une erreur ? Contactez la rédaction.