Danger sur l’automobile, l’immobilier puis l’assurance-vie

Pendant que les médias se concentrent sur la crise sanitaire des dangers menacent l’économie et plus précisement l’automobile, l’immobilier et l’assurance-vie.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
car crash source https://unsplash.com/photos/K5BFXOsFp7g

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Danger sur l’automobile, l’immobilier puis l’assurance-vie

Publié le 22 novembre 2021
- A +

Par Henry Bonner.

Les débats sur un possible reconfinement permettent d’occulter les dégâts économiques. La reprise économique est pleine de surprises, pas nécessairement bonnes, loin de là.

Le sujet du jour dans les médias : le confinement qui revient dans un certain nombre de pays.

Les élus démentent toute possibilité de retour en arrière ici en France…

Pourtant, ils avaient aussi écarté la possibilité du passe-vaccinal. Voici un extrait de LCI de décembre 2020 :

Non, le vaccin contre le coronavirus ne sera pas obligatoire, répond Olivier Véran… Le président de la République s’y est engagé, le Premier ministre également. Selon lui, être vacciné contre le Covid-19 ne sera pas nécessaire ni pour prendre un transport en commun, ni pour entrer dans un restaurant ou pour aller travailler.

Un retour du confinement peut donc tout à fait avoir lieu… D’après un sondage présenté par BFM, 59 % des Français le désirent pour ceux qui n’ont pas reçu été vaccinés.

Une majorité soutient aussi l’obligation du passe sanitaire selon un autre sondage.

Pendant que les sondages occupent les médias, le gros des dégâts sur l’économie et sur la vie quotidienne est passé sous silence.

L’industrie automobile à genoux

Les derniers chiffres de l’ACEA, qui représente les groupes automobiles européens, chiffrent bien l’ampleur de la casse dans le secteur automobile.

Immatriculation de nouveaux véhicules, jusqu’au mois d’octobre 2021

Depuis maintenant quatre mois, le nombre d’immatriculations est inférieur à celui des mêmes mois de 2020. En octobre, ils ont même chuté de 30 % par rapport à l’année dernière.

L’ensemble des voitures neuves vendues en 2021 dépasse à peine les chiffres de 2020. Ils sont seulement en hausse de 2,2 %. La reprise est loin de compenser les pertes subies en 2020.

Les autorités ont levé les restrictions mais la vie n’a pas repris comme avant.

Chute des logements neufs

Même chose, semble-t-il, dans l’immobilier… Le nombre de logements neufs vendus aux particuliers a baissé de 23 % par rapport à 2019, rapporte la Fédération des promoteurs immobiliers qui s’inquiète du manque de permis de construire.

Ils affirement que le problème provient d’un manque d’approvisionnement en projets… Le secteur est au ralenti à cause du virus et aussi les collectivités locales hésitent à accorder des permis de construire.

Ces conséquences inattendues étonnent la presse et les dirigeants qui croyaient à une reprise rapide de la situation d’avant.

Flambée de l’énergie

À la place d’une reprise rapide, le prix du gaz a quadruplé sous l’effet d’une pénurie.

Le coût de l’électricité a également grimpé en flèche.

Selon RTE, le prix de l’électricité en France – sur le marché du gros – était de 75 euros le MWh, à cette même période en 2019. En 2020, il était tombé à 20 euros. Actuellement, il est de plus de 221 euros.

Ces surcoûts sont la conséquence des perturbations de l’année dernière…

Tout comme les coûts à la pompe, qui n’ont pas été aussi élevés depuis au moins 2006 rapporte Carbu.com.

 

Prix moyen des carburants à la pompe

De l’auto à l’euro

Non seulement les autorités n’ont pas anticipé les conséquences des confinements et autres perturbations mais elles n’ont pas tiré de leçons de la situation en cours.

Elles croient à un retour à la normale dans un avenir proche. Un confinement de plus. Une dernière piqûre de rappel. Une dernière extension du passe sanitaire et tout ira bien.

Certes, la vie de la plupart des gens ne change pas beaucoup à cause d’une baisse de la production de voitures.

Par contre, tous sentiront l’impact d’une perte de pouvoir d’achat en raison de la chute de l’euro.

La monnaie commune a perdu 8 % de sa valeur contre le dollar au cours de l’année…

Cours de l’euro-dollar depuis 2021

Les autorités n’arrêteront pas pour autant leurs politiques monétaires.

La directrice de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a affirmé que l’inflation va bientôt rentrer dans l’ordre de toute façon :

Si nous avions une approche de resserrer notre politique monétaire, cela ferait plus de mal que de bien, parce que cela ne commencerait à faire son effet que lorsque l’inflation était déjà en train de recommencer à baisser.

Comment cela nous touche-t-il en dehors de l’inflation ?

Et de la dette à l’assurance-vie

Simone Wapler écrit ce mois-ci dans sa lettre mensuelle (que je publie) :

Beaucoup d’entre vous souscrivent à des fonds dans le cadre de leur assurance-vie. Ces fonds de dettes vous sont souvent présentés comme permettant d’avoir un rendement supérieur à ceux de la dette d’État. Cependant, lorsqu’une seule ligne d’un fonds qui en détient des dizaines est gelée, l’ensemble du fonds se retrouve gelé. C’est ce qui était arrivé à certains des fonds immobiliers de BNP Paribas lors de la crise de 2008.

Certains contrats d’assurance-vie pourraient souffrir si des fonds dits en unités de compte, bourrés d’emprunts d’entreprises, se retrouvaient en difficulté comme ceux de H2O, qui ont été suspendus par l’AMF lors du premier confinement, en mars 2020.

 

Voir les commentaires (15)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (15)
  • -Si la vente de voitures neuves ne décolle pas, c’est uniquement parce que ces voitures seront invendables dans 5 ou 6 ans : elles seront interdites de circulation à très court terme. Qui va faire un tel investissements ? D’ailleurs, les ventes d’occasion explosent.
    -L’immobilier neuf se tarit par manque de terrains et par l’obligation de construire 25% de logements sociaux. Les terrains constructibles diminuent en périphérie avec la loi qui interdit de construire sur des terres agricoles. Et les autres terrains libres sont affectés en priorité aux logements sociaux.
    -Financer les énergies renouvelables à un coût : ce sont les taxes sur l’électricité qui les payent. Et, comme le disent nos élus, ça tombe bien puisque le prix de l’électricité en France est le plus bas d’Europe !
    Ces 3 points n’ont aucun rapport avec la Covid. Mais uniquement avec l’écologie socialiste à « 2 balles » pour laquelle votent les bobos Lobotomisés.

    • Pour les voitures, les interdictions dans les ZFE devraient forcer les propriétaires de « vieilles » voitures à changer de véhicules: sur les 38 millions de voitures en France, si on doit remplacer 20% (hypothèse basse) , ça fait près de 8 millions de véhicules à produire, alors que la France ne produit plus que 2 à 3 millions de voiture par an.
      Nous sommes incapables de suivre l’évolution de la réglementation.
      Les décisions politiques inconséquentes doivent obligatoirement être revues et suspendues en urgence.

      • Non, les propriétaires de « vieilles » voitures qui peuvent faire encore 100000 ou 200000 kms n’ont pas l’intention de les changer, tant les perspectives futures sont incertaines. Acheter une voiture électrique avec une autonomie de 300kms et des heures de temps de recharge est réservé aux bobos, mais pas à la majorité des français. Et c’est sans compter le prix excessif de ces véhicules.
        Quant aux autres véhicules thermiques classés 1, qui va en acheter ? Sachant que nos états devenus écolo-fascistes les interdisent à brève échéance ?

        • D’autant que la valeur d’occasion d’un véhicule électrique est plus que plombée:
          – cout prohibitif de remplacement de la batterie qui représente souvent 30-40% du prix du véhicule neuf ( pour un petite véhicule) alors pour un véhicule d’occasion…
          – aucune visibilité des conditions dans lesquelles la batterie a été utilisée: la multiplication des charges ultra-rapides l’altère plus vite, exposition aux froids…etc
          – disponibilité du modèle de batterie après qq années.

          Cela n’encourage pas à acheter sauf en leasing avec un renouvellement régulier du véhicule ce qui, là encore, ne peut concerner que des personnes avec un certain revenu.

    • 100% d’accord! J’ajoute que pour la vente des voitures neuves, le point bas du marché est loin d’être atteint ! Le pire est à venir !

      • vraisemblable !!! mais personne n’évoque le risque voulu par nos technocrates à savoir : supposons que les français changent leur parc automobile au profit des véhicules électriques , il s’ensuivrait un  » manque à gagner  » pour l’état considérable ( les taxes sur le pétrole !!!) qu’il serait tenté de compenser par des taxes équivalentes sur l’électricité rendant définitivement cette énergie financièrement insupportable !!!!

  • Pour l’immobilier, vous oubliez l’effet catastrophique que constitue la combinaison du « nouveau DPE » (diagnostic de performance énergétique) et de la loi climat. Ce nouveau diagnostic donne pour les immeubles anciens des chiffres atteignant et même dépassant le double des valeurs effectivement observées, les transformant en « passoires thermiques » que la loi climat interdit à la location dès le premier janvier 2023. Il en résulte dès maintenant à Paris (et très probablement dans d’autres villes) un blocage catastrophique du marché tant de la vente que de la location.

  • Rien à ajouter mais c’est franchement décourageant de voir M. Macron se pavaner devant son prétendu bon bilan.

  • « Si la vente de voitures neuves ne décolle pas, c’est uniquement parce que ces voitures seront invendables dans 5 ou 6 ans : elles seront interdites de circulation à très court terme »
    Oui si le bon sens continue à être absent des décisions ineptes qui ont été prises. A nos gouvernants de réagir contre les dogmes écolos et minoritaires comme dans bien d’autres domaines pourrissent la vie!
    Mais il est à craindre qu’il faille des manifestations monstres pour qu’ils le comprennent!

  • Actuellement les voitures ne sont plus livrées par manque de puces, donc pas d’immatriculation. Il faut distinguer les immatriculations et les carnets de commande afin de faire le tri entre les problèmes de chaînes d’approvisionnement d’une part et l’attente des automobilistes de savoir quel sera le futur de l’automobile étant donné qu’on change constamment les objectifs pour interdire de plus en plus tôt les voir-tures thermiques sans que l’on sache si c’est seulement l’achat ou aussi l’utilisation. Et quand les constructeurs commenceront à fermer les usines, les politiques cireront à l’infamie alors que c’est le résultat de leur populisme vis-à-vis de Greta & Co

  • un peu catastrophiste cet article non ?
    -automobile: vu que la production est ralentie par les penuries, il est assez logique que les ventes de vehicules neufs s essouflent. surtout si les concessionnaires n ont pas besoin de faire de rabais pour ecouler leurs modeles car penurie. Ensuite les constructeurs previlegient les modeles leur rapportant le plus (aka le haut de gamme). donc moins de production mais pas forcement beaucoup moins de benefice

    -immobilier neuf : le secteur est completement accro aux subventions etatiques . PTZ et surtout pinel. Plus de la moitie des acheteurs sont en fait des investisseurs (qu on devrait plutot appeler des defiscalisateurs)
    Vu les prix stratospherique de l immobilier, c est plutot sain que les acheteurs ne se pressent pas au portillon. ca evitera des problemes quand la bulle va eclater (pour ceux qui vivent dans le deni, je rappellerai que les arbres ne montent pas jusqu au ciel et que les prix eleves sont surtout du a la BCE et aux taux negatifs. l inflation qui vient va les faire remonter et les boomers vont d ici 10 ans devoir vendre pour payer la maison de retraite)

    • « -automobile: vu que la production est ralentie par les pénuries, il est assez logique que les ventes de véhicules neufs s’essoufflent. »
      ça va peut-être faire réfléchir ceux qui envisageaient d’acheter une voiture neuve, la pénurie de puces n’étant que la partie émergée de l’iceberg: VE= besoin de composants électroniques sophistiqués ( électronique de puissance), besoin d’un réseau dense de bornes de recharge, besoin de moyens de recharge rapide/ou échange standard de batteries chargées, besoin d’énergie électrique disponible en suffisance ( pointes de consommation ) etc…..
      AMHA, ce qui n’a pas été acheté aujourd’hui ne sera jamais compensé / rattrapé par les achats futurs!

    • Et les boomers (comme vous dites) vous saluent bien! Foutez leur la paix et comptez vos billes, l’avenir risque de ne pas être tendre pour les imprévoyants!

      • Mille pardons, mais je ne comprends pas la logique de votre billet. En quoi le sort des « boomers » i.e. des projections à la hausse est-il contradictoire avec celui des imprévoyants ? Je ne vois pas, navré, mais je recevais volontiers une leçon.

        • cd emploie le terme de « boomers » terme souvent péjoratif (même parfois sur Contrepoints) pour qualifier les retraités. Cela me fait bondir à chaque fois, car que viendraient faire ici les retraités et la vente de leur patrimoine immobilier pour financer leur maison de retraite? La maison de retraite n’est pas une fatalité dans la vie, et une majorité de retraités ne finissent pas leurs jours en maison de retraite. On a toujours l’impression que ce terme est employé pour désigner les retraités à la vindicte des actifs obligés de financer les pensions des retraités dans un système de répartition à bout de souffle car chaîne de Ponzi!
          Et par ailleurs, tous les retraités n’ont pas de patrimoine immobilier à vendre en cas d’inflation galopante. Mon propos voulait dire, puisqu’il faut une explication, que ceux qui ont constitué un patrimoine, c’est une forme de prévoyance, mais que ce n’est bien évidemment pas la seule, et que les temps (difficiles) qui s’annoncent imposent aux français prévoyants de mettre toutes les chances de leur côté pour franchir ce cap difficile. Maintenant chacun est libre d’opter pour le choix de prévoyance adapté à ses besoins.
          Je vous rappellerai aussi que les « boomers » retraités d’aujourd’hui n’ont pas eu le choix du système de retraite imposé unilatéralement par l’Etat.
          J’espère que cette explication répondra à votre interrogation. Désolé si j’ai paru brutal, mais il faut comprendre aussi l’exaspération des retraités d’aujourd’hui à se faire traiter de boomers.
          Bien cordialement.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
inflation immobilier
3
Sauvegarder cet article

Une crise ne devait jamais se produire. Pas après la Grande Modération des 30 dernières années. Mais la plupart des actifs sont sur le point de chuter.

Depuis plus de 100 ans, l’immobilier a baissé lors des périodes comme celles-ci, où l’inflation surpasse les taux d’intérêts et les force à grimper.

Le graphique ci-dessous (source) donne l’indice des prix de l’immobilier en France, en fonction du revenu des ménages.

 

 

Vous pouvez observer trois périodes de chute des prix pour l’immobilier... Poursuivre la lecture

Dans cet article publié par Contrepoints au mois d'avril, j’expliquais pourquoi, à mon avis, il conviendrait de supprimer le salaire minimum qui est imposé à tous les producteurs et dont le montant est décidé par le pouvoir politique.

Or, dans un article publié très récemment, il est indiqué qu’il est souhaitable d’augmenter le montant du salaire minimum pour que les salariés en bénéficiant puissent acheter par crédits un bien immobilier. Certes le salaire minimum a été un peu augmenté au cours des années, mais dans une moindre proport... Poursuivre la lecture

Un article de l'IREF-Europe

Le manque de logements est accusé de favoriser l’augmentation des loyers, de réduire la mobilité des actifs et d’empêcher l’éradication des logements insalubres. À dire vrai, les besoins de nouveaux logements sont incertains. Un chiffre annuel de 500 000 est régulièrement évoqué, mais jamais atteint. Il est vrai que malgré la baisse de la natalité, le besoin de résidences principales continue d’augmenter du fait notamment de la séparation des ménages, de la mise en couple tardive, du vieillissement, de l’imm... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles