La guerre pour Taïwan ? Précédents historiques, risques militaires

La reprise en main de Hong Kong par la Chine communiste ne peut que crisper la population taïwanaise.

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La guerre pour Taïwan ? Précédents historiques, risques militaires

Publié le 17 novembre 2021
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Par Yves Montenay.

La Chine répète de plus en plus fortement qu’elle est décidée à « réunifier » le pays en annexant Taïwan. Et tout le monde remarque que le terme « pacifiquement » a disparu. Comme il semble que Taïwan ne puisse pas se défendre sans les États-Unis, une guerre à grande échelle est tout à fait possible si ce soutien se matérialise.

Cela me rappelle des souvenirs historiques désagréables.

De nombreux précédents de mauvais augure

L’argument « c’est le même peuple, et il doit donc être rassemblé sous notre autorité », a beaucoup servi, y compris dans l’histoire récente de l’Europe.

Je vais me borner à cette dernière.

C’est en effet ce genre de discours qui a été une cause de grand affaiblissement de l’Europe. Cela commence par la guerre de la Prusse contre la France en 1870, avec l’annexion de l’Alsace-Lorraine. Ses habitants ont eu beau élire des représentants à Berlin répétant que c’était contre leur gré, il leur a été objecté : « vous êtes de civilisation et de langue germanique, donc des Allemands. Donc que ça vous plaise ou non votre place est dans notre empire (le deuxième Reich) ».

Or cette guerre de 1870 est largement à l’origine de la Première Guerre mondiale qui a détruit démographiquement l’Europe. Conflit qui est lui-même à l’origine de la Seconde Guerre mondiale revancharde. Et on se souvient que les années 1930 ont vu le rattachement de l’Autriche et des Sudètes (Allemands de Tchécoslovaquie) à l’Allemagne, « parce que faisant parti du peuple allemand ».

Aujourd’hui la Russie a annexé la Crimée pour la même raison (elle est peuplée de Russes) et soutient les sécessionnistes du Donbass (Ukraine orientale) parce que leurs habitants sont russophones dans une république bilingue (russe et ukrainien) dans laquelle l’ukrainien a en principe un rôle prépondérant.

Mais revenons au monde chinois.

Pourquoi Taïwan ?

Taïwan n’a pas toujours été chinoise et sa population initiale existe toujours même si elle est maintenant très minoritaire. Il y a eu en effet plusieurs vagues de colonisation chinoise, la dernière a lieu à l’occasion du repli de l’armée du Kuomintang dirigée par le président légitime de la Chine, Tchang Kai-Check, accompagnée de civils. Légitime ? En tout cas davantage que Mao, ce qui l’a amené à dire qu’il était le seul représentant de la Chine.

Le temps a passé, la Chine communiste a été reconnue, Taïwan ne l’est plus comme un pays distinct à la suite des pressions chinoises, mais de facto des relations quasi diplomatiques demeurent avec le monde occidental.

Remarquons que Taïwan a gagné la guerre économique, puisque ce sont des sociétés de ce pays qui ont activement participé au décollage industriel de la Chine. Cela a illustré l’efficacité de son système libéral et capitaliste. Mais psychologiquement c’est un épisode que le gouvernement chinois voudrait bien faire oublier. Et nous voyons chaque jour, notamment à l’occasion de la proclamation du centième anniversaire du parti communiste chinois que Pékin a l’habitude de réécrire l’histoire à sa façon.

Et la reprise en main de Hong Kong par la Chine communiste ne peut que crisper la population taïwanaise.

L’exemple de Hong Kong renforce le refus taïwanais et occidental

Il y a eu plusieurs tentatives de séduction chinoise envers Taïwan pour que la réunification se fasse de manière paisible. Il y a eu notamment la proposition de Pékin d’accepter le dispositif « un pays, deux systèmes, comme à Hong Kong » ce qui a paru un moment et pour certains un arrangement possible.

Mais les Taïwanais ne peuvent que constater aujourd’hui le non-respect du traité signé entre la Chine et l’Angleterre concernant la situation à Hong Kong. Et ce non-respect n’a pas seulement été une proclamation de principe pour affirmer la souveraineté de Pékin, mais a donné lieu, depuis mon article ci-dessus, à une nouvelle législation répressive et en pratique rétroactive, qui a mené à l’arrestation et à l’emprisonnement de nombreuses personnalités démocrates et a répandu une atmosphère d’autocensure et de crainte.

Il y a donc là une crainte très réelle de la population taïwanaise de se retrouver dans la même situation. Et pour les États-Unis de perdre leur statut de défenseurs de la démocratie et des libertés.

Sur le plan économique, l’offensive de Pékin contre ses propres capitalistes ne peut que renforcer la crainte de ceux de Taïwan. Tandis que d’un point de vue américain, la crainte de voir la Chine mettre la main sur la principale entreprise mondiale de production de puces électronique accroît encore l’inquiétude.

Bref tout semble réuni pour que la Chine fasse une pression violente sur Taïwan. Y aura-t-il résistance de Taïwan malgré la disproportion des forces (à ma connaissance du moins) ? Cela dépend probablement des assurances que Taïwan aura ou non de la part des États-Unis.

Ces derniers risqueraient alors d’entrer dans un engrenage les menant à une guerre nucléaire. Ils n’y tiennent pas, la Chine non plus. Mais si des avions ou des navires sont détruits, les représailles viendront… d’où mon terme d’engrenage.

La guerre froide nous a déjà fait vivre de telles péripéties.

Les leçons de la guerre froide se heurtent à la géographie

À cette époque, et malgré une forte hostilité réciproque, les États-Unis et l’URSS ont maintenu des structures de dialogue pour éviter un désastre nucléaire mondial, et notamment un « téléphone rouge » entre les responsables. Mais on a néanmoins frôlé plusieurs fois la catastrophe.

Je ne connais pas les secrets des contacts dans cet esprit entre Pékin et Washington, mais les  sinologues sont pessimistes sur leur efficacité et même sur leur existence.

De plus la géographie du théâtre des opérations laisse moins de temps pour réagir qu’à l’époque de la guerre froide. Le film Docteur Folamour l’illustre en montrant des avions américains volant des heures avant de pouvoir larguer leurs bombes atomiques sur l’URSS, laissant au contre-ordre le temps d’arriver.

La « crise des missiles » (tentative d’installation de missiles soviétiques à Cuba) a entraîné une réaction particulièrement vigoureuse de Kennedy parce que Cuba est proche des États-Unis et que des missiles partant de cette île ne laisseraient pas le temps de discuter. Mais pour les installer il fallait traverser l’Atlantique, ce qui a laissé le temps de résoudre la crise.

Le détroit de Taïwan étant beaucoup plus petit que l’Atlantique ou le Pacifique, il y a là une première raison de la contraction du temps de réaction pour stopper une invasion.

De plus, aujourd’hui, les missiles remplacent les avions, deuxième raison de la contraction du temps de réaction

Donc la « négociation au bord du gouffre » sera difficile ou impossible, et l’on en est réduit à compter sur une « modération » du président Xi, modération qui n’existera que si les États-Unis montrent qu’ils sont prêts au pire, ce qui n’est pas certain : les États-Unis sont une démocratie avec les lenteurs et les faiblesses compréhensibles que cela peut entraîner.

On retombe sur l’avantage géopolitique en faveur des régimes autoritaires, dont la Turquie s’est servi avec succès à Chypre et Poutine en Crimée. C’est ennuyeux pour Taïwan !

Un article publié initialement le 16 juillet 2021.

Voir les commentaires (21)

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  • Taïwan, c’est quand même plus de 20 millions d’habitants et eux ont tout à perdre.
    Même s’ils sont écrasés, ils ont les moyens de répondre au début tout le moins.
    Et il faut traverser le détroit (les Allemands ne sont pas parvenus à traverser la Manche en 1940).

    Le vrai problème, c’est Xi, aussi psychopathe que Macron.

    • Faites nous grâce de vos obsessions.
      Le problème c’est le PCC et l’inertie du peuple qu’il asservit, donc la difficulté de susciter une révolte.

    • on est plus en 1940, l aviation a fait de gros progres.
      meme si la marine chinoise n est pas de taille a affronter la marine US elle doit pouvoir instaurer un corridor chine/taiwan suffisant pour faire debarquer des troupes et prendre l ile.
      Une fois l ile prise, est ce que les USA lanceront une contre offensive ? et meme est ce que les USA s opposeront frontalement aux porte avions chinois et risqueront la 3eme guerre mondiale

      Xi n est pas stupide. Il sait qu attaquer taiwan aujour dhui c est subir une defaite. Mais d ici 15 ans ?
      Si la chine continue sur sa lancee et les USA leur declin, la chanson sera differente

      PS: d ici 15 ans le gros probleme de la chine risque d etre la penurie de chair a canon. En coree Mao n avait pas hesité a sacrifier moult chinois mais vu la natalité en berne de la chine, ce type de strategie ne sera plus possible d ici peu

      • « d ici 15 ans le gros probleme de la chine risque d etre la penurie de chair a canon »

        Le PCC encourage déjà l’élevage du 3ème enfant: de quoi produire des millions de petits ados bien dociles pour envahir puis surpeupler Taiwan comme l’ont déjà fait les invasions de Hans au Turkestan oriental et au Tibet.

        • Désolé de vous contredire mais les politiques natalistes actuelles se heurtent à deux impondérables: la volonté affichée de ne pas avoir plus d’un enfant pour les couples en âge de procréer; parcequ’élever un enfant et se loger coûte très cher en Chine. Il ne faut pas oublier que les jeunes doivent également prendre à leur charge leurs parents sur leurs vieux jours. C’est tout simplement insupportable. A celà s’ajoute le problème que la génération actuelle de femmes en âge de procréer qui est encore en nombre acceptable aura perdu cette aptitude à l’horizon 10 ou 15 ans.

      • Je serais étonné que les industries informatiques taïwanaises n’aient pas piégés leurs composants et logiciels en prévisions des attaques chinoises.

      • les chinois n’ont pour l’instant qu’un modeste porte avion, ex ukrainien, ex soviétique…Il apprennent seulement à s’en servir où les US ont 70 ans d’expérience et la pratique de dizaines de porte avions depuis Pearl Harbor.
        L’armée chinoise n’a aucune expérience significative de combat où les américains sortent de décennies de combat : Corée, Vietnam, Irak, Afganistan , etc….). L’armée chinoise est hyper corrompue et les promotions se gagnent au bakchich…
        L’équipement militaire a un retard de 30 ans en terme d’électronique et d’informatique embarquée.
        Les pakistanais voulaient bien acheter des cellules de chasseurs chinois, a condition qu’elles soient équipées d’avionique Thalès…Ce qu’ils avaient sur leurs mirages 2000.
        Bon, j’arrête.

  • Si Taïwan veut être inattaquable il n’y a qu’une seule solution: l’arme nucléaire.
    Pour le moment, en cas de guerre, les USA se devraient d’intervenir. Taïwan est le pays où tous les processeurs dernier cris sont conçus et fabriqués. Si ces industries tombaient aux mains des chinois, cela leur donnerait pour un futur à moyen terme un avantage intolérable.

    • Je rigole, Taiwan, c’est la Chine parceque la Chine l’a décidé, personne ne peut agir contre cette décision.. On boycotte la Chine ? Le monde est mort car il dépend de la chine… Il semblerait, je n’achète rien de chinois, je suis special sans doute…. Ni d’américain d’ailleurs.. Ou a l’insu de mon plein gré… Mais avec la bénédiction de l’état français et de l’ue.. Un peu vendus ces gens.. Aux chinois ? Fort possible. .

    • Les processeurs de très haut niveau sont conçu aux USA et en France, entre autre. Ils sont fabriqués en partie à Taïwan, sauf ceux dont les applications sont stratégiques.

  • À l’origine, l’ethnie de Taiwan n’est effectivement pas chinoise.
    La Chine n’a aucun droit sur Taiwan.

    • Effectivement, l’ethnie d’origine est beaucoup plus proche des polynésiens.

    • Peu importe l’origine ou la langue de la population initiale : se fonder là-dessus pour affirmer que « la Chine n’a aucun droit sur Taïwan », c’est, mutatis mutandis, reprendre l’argumentation – que réfute très justement Yves Montenay – des Prussiens et d’autres Allemands qui considéraient que les Alsaciens-Mosellans devaient sans discussion aucune être rattachés au Reich en raison de leurs origines germaniques.

      Au cours de l’Histoire, comme maintes autres contrées, Taïwan a connu plusieurs flux migratoires : actuellement, sauf erreur de ma part, c’est l’ethnie « han » (des Chinois) qui domine très largement.

      Mais la question n’est pas là : le seul critère qui vaille est l’avis de la population de Taïwan, laquelle a, pour le moment, le mérite et la chance de pouvoir s’exprimer librement puisque ce pays est devenu une démocratie à partir des années 1980-1990.

      Or une majorité écrasante des Taïwanais rejette tout projet de réunification sous quelque forme que ce soit et la « Gleichschaltung » (en français : « mise au pas ») pratiquée cyniquement et brutalement par le régime chinois à Hong Kong ne peut qu’accentuer cette tendance. Et c’est pour cette raison – l’opinion clairement exprimée et toujours dans le même sens du peuple taïwanais – que toute intrusion de la RPC (Chine continentale) à Taïwan n’aurait aucune légitimité. De grâce, laissons donc les vieux os ethniques, voire communautaristes (horresco referens), aux anthropologues, archéologues et historiens !

      Mais le régime chinois se moque de l’avis de la population de Taïwan et semble déterminé à lui infliger un Anschluss brutal à la première occasion. Dans cet article, Yves Montenay expose fort bien les données du problème et on ne peut pas dire que l’avenir soit rose pour Taïwan. Comme Agamemnon, je pense que la meilleure garantie de la survie de ce pays serait de se doter de l’arme nucléaire (entraînant la fameuse sanctuarisation de son territoire) : mais cette décision provoquerait une crise majeure et on peut supposer que le régime chinois serait prêt à supporter de (très) lourdes pertes humaines, matérielles, financières, etc. pour éviter cette sanctuarisation.

      Quant à la protection de Taïwan par les États-Unis… même si, logiquement, cet empire a intérêt à préserver l’indépendance (de facto) de ce pays, on ne peut exclure une « absence » ou une « défaillance », ce qui est déjà plusieurs fois arrivé depuis 1945 : bourde de 1950 laissant croire que la Corée du Sud ne faisant pas partie des intérêts essentiels des États-Unis – « débandade morale » entre 1975 et 1980 suite à la débâcle au Vietnam – etc. Or on peut craindre qu’à la première « éclipse » des États-Unis, le régime chinois fondra brutalement et à toute vitesse sur Taïwan : je parie qu’il doit exister en permanence un « plan d’invasion » de cette île, une structure militaire prête à entrer en action sur première demande du régime. C’est le moment de se remémorer le mot qu’on attribue à Bismarck : « Aucun pays n’est obligé de se sacrifier sur l’autel d’une alliance. » L’infortune de Taïwan est que sa sécurité, voire sa pérennité, dépend de la protection d’une puissance tierce.

      Au passage, en dehors de tout jugement moral, je suis convaincu que c’est pour cette raison l’immonde régime de Corée du Nord ne renoncera jamais à l’arme nucléaire, laquelle constitue son assurance-vie, bien plus que la « protection » ou la « parole » de la Chine dont le régime est coutumier du parjure…

  • Aujourd’hui la Crimée est peuplée de Russes après avoir subit nuitamment un « grand remplacement » assorti d’un déplacement forcé des populations autochtones.

  • Il ne faut pas s’y tromper, le chinois se fout de taiwan.. taiwan est « chinoise ».. le chinois le sait, le taiwanais le sait.. mais chinois pas communiste..
    quand il n’ y aura plus de taiwan, le gouvernement inventera un ennemi.

    le gouvernement tyrannique chinois de toute façon trouvera un diable.. pour distraire les chinois..

    la peur du gouvernement chinois c’est que les chinois se posent des questions sur la raison d’etre des tyrans.

    et historiquement, le nationalisme, ça marche.

    le plus ridicule est qu’on se plait à admirer en europe les dirigeants chinois…pour leur clairvoyance et leur sagesse pour amener la chine vers un niveau de vie moderne..

    les dirigeants chinois se servent de la diabolisation la « chine »..

    tous les problèmes n’ont pas nécessairement de solution…

    la solution pacifique viendra du peuple chinois. sinon , ce n’est pas entre nos mains.

  • Mes amis taïwanais me disent que prendre l’île pour la Chine c’est l’affaire de 4 ou 5 heures. Par contre prendre l’île sans en faire un champ de ruine ça leur coûtera cher en temps, en hommes et en matériel. Et ça laissera le temps aux ricains de débarquer avec l’aide de lapopulation. Et il y a autre chose: la Chine est un pays d’enfants uniques. C’est pas pareil d’envoyer ses cadets ou d’envoyer son enfant unique à la guerre. Politiquement c’est bien plus dur à tenir.
    Si j’avais mon mot à dire sur ce que Taïwan devrait faire, je citerai Jules ferry dans son discours aux instituteurs:

    « Nous voulons pour l’école des fusils ! Oui le fusil, le petit fusil que l’enfant peut manier dès l’école ; dont l’usage deviendra pour lui chose instructive ; qu’il n’oubliera plus, et qu’il n’aura plus besoin d’apprendre plus tard. Car ce petit enfant, souvenez-vous en, c’est le citoyen de l’avenir, et dans tout citoyen, il doit y avoir un soldat toujours prêt »

    Comme quoi il n’a pas dit que des âneries…

    Molon Labe

  • Si l’Europe et les USA veulent tant relocaliser la production de puces électroniques sur leur sol, c’est qu’ils savent très bien que jamais les USA ne se risqueront dans une guerre frontale avec la Chine. Certe, ils fourniront l’armement mais Taïwan ne fait malgré tout pas le poids.
    Pékin se prépare. Et dès qu’il sera prêt, il fera comme Poutine avec la Crimée ; et les USA et l’Europe feront comme avec la Crimée.

  • La culture Taïwanaise est pragmatique. Je pense que la Chine va effrayer Taiwan d’abord par l’économie, notamment embargo. Puis se servant des armes de la démocratie elle proposera une réunification qui passera à 51% des voix. Peu de risque qu’un déluge de feu s’abatte sur Taiwan si le champs de ruine ne sert à personne.

  • Personnellement, je vois en ce moment même une guerre de nos élites occidentales contre leurs propres peuples sous divers prétextes qui vont du sanitaire à la sauvegarde de la planète.
    Nous sommes affaiblis, divisés, ne défendons même plus nos libertés ni notre prospérité et pour tout dire, certains de nos dirigeants rêvent du crédit social et du contrôle total à la Chinoise.
    .
    Avant d’aller taper les méchants, j’aimerais être certains que nous sommes pas nous même tombé dans ce camp et de toute manière nous n’avons pas les moyens de mener une guerre contre le pays qui détient encore nos principales usines.
    Toute cette affaire est un wargame d’intellectuels qui se croient encore au temps de la guerre froide avec un occident libre et éclatant de dynamisme.
    .
    Qu’avons-nous, peuples d’occident à gagner dans ce conflit ?
    À voir nos merveilleux résultats en Syrie, Libye et Irak, on peut s’inquiéter aussi de ce que les Hongkongais gagneraient. Une terre vitrifiée suivi d’un retrait honteux de notre part ?

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