Vers un appauvrissement durable de la population française

Nous craignons que l’inflation engendrée par les politiques monétaires ne provoque un appauvrissement durable de la population française.
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Vers un appauvrissement durable de la population française

Publié le 27 juillet 2021
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Par Gérald Autier.

« Tout doit changer pour que rien ne change ».

La célèbre réplique extraite du chef-d’œuvre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard, illustre parfaitement l’ensemble des décisions politiques prises pour réagir à la crise sanitaire et économique du Covid-19.

Lorsque se produisent de grands bouleversements, qu’ils soient géopolitiques, économiques, financiers, les sociétés attendent de leurs représentants politiques qu’ils trouvent des solutions radicales pour que les « plus jamais ça » ne restent pas un vœu pieux.

Certains responsables politiques développent alors un narratif trivial mais séduisant. Ils font miroiter une société nouvelle fondée sur l’idée même du progrès, à savoir l’amélioration des conditions économiques et sociales.

La réponse conformiste de l’interventionnisme politique

Pourtant, les réponses apportées par nos responsables politiques sont d’un triste conformisme.

Elles se résument invariablement à une intervention accrue du pouvoir politique. Friedrich Hayek dans son livre La Route de la Servitude démontre à ce propos que les politiques interventionnistes sont systématiquement menées aux dépens des libertés individuelles et du niveau de vie.

Le danger qui nous paraît le plus grave est celui des répercussions des politiques monétaires menées par les banques centrales sur l’épargne des Français.

À l’aube de l’une des pires récessions économiques de notre histoire provoquée par le confinement, les solutions privilégiées par les autorités monétaires ressemblent étrangement aux politiques monétaires accommodantes conduites à la suite de la crise financière de 2008 : baisse des taux directeurs des banques centrales, programme massif d’injection de liquidités et programme de rachat de dettes publiques. Notons au passage une incursion en un territoire financier inconnu puisque les autorités monétaires américaines ont décidé le rachat de dettes privées et d’instruments financiers (ETF).

Par exemple, la Banque Centrale Européenne a mis en place un programme de rachat d’urgence via des rachats de dettes publiques et privées à hauteur de 750 milliards d’euros. Le système de réserve fédéral (FED) a baissé ses taux directeurs à zéro dès le 15 mars et élaboré un programme d’assouplissement quantitatif de 700 milliards de dollars.

Nous craignons que l’inflation engendrée par ces politiques monétaires ne provoque un appauvrissement durable de la population française et notamment de ses couches les plus fragiles.

L’inflation monétaire, une inflation méconnue

L’inflation dans son acceptation courante actuelle se définit comme une augmentation des prix à la consommation telle que mesurée en France par l’indicateur IPC de l’INSEE. Cependant, mesurer l’inflation uniquement en suivant l’évolution des prix à la consommation nous paraît insuffisant et même trompeur pour correctement en évaluer les conséquences.

Pour en comprendre les raisons, il nous paraît utile de revenir à une définition plus académique de l’inflation telle que la conçoit l’économiste Ludwig von Mises. L’inflation, nous enseigne-t-il, ne doit pas se définir comme une augmentation des prix à la consommation mais comme une augmentation de la masse monétaire.  Lorsqu’on augmente la masse monétaire, il y a donc bien inflation, c’est même une tautologie de le dire.

Mises ajoute que l’inflation peut avoir deux conséquences distinctes :

  • une augmentation, ceteris paribus, du prix des biens et services à la consommation
  • une augmentation, ceteris paribus, du prix des actifs (par exemple sur les marchés immobilier ou boursier).

Cet enseignement nous permet de comprendre que l’inflation peut se manifester à la fois par une stabilité des prix à la consommation et une hausse du prix des actifs.

Cette distinction faite, c’est au tour de l’économiste Richard Cantillon de nous éclairer sur les conséquences sociales de l’inflation. On lui doit l’effet Cantillon, théorie selon laquelle l’inflation est progressive : les prix augmentent en premier lieu au point d’entrée de la monnaie, ce qui creuse les inégalités entre ceux ayant accès au crédit et ceux qui en sont privés.

Des mesures anti pouvoir d’achat

Cet éclairage économique met en lumière que la politique d’expansion forcée du crédit des banques centrales pourrait non seulement alimenter de manière artificielle une hausse des marchés immobilier ou boursier, mais se ferait au détriment de ceux qui ont le moins d’actifs.

Les premiers bénéficiaires de ces politiques monétaires accommodantes seront les détenteurs de patrimoine sous la forme d’actifs immobiliers et financiers, ou ceux bien conseillés pour l’arbitrage stratégique de leurs avoirs au profit d’actifs positivement corrélés avec l’augmentation de la masse monétaire, donc les catégories les plus aisées.

Il est évident que les classes sociales les plus fragiles, les classes populaires et les classes moyennes, disposant d’une épargne moindre seront les dernières à bénéficier de ces mesures monétaires et pourraient voir leur pouvoir d’achat diminuer. Il ne serait pas faux de qualifier ces politiques monétaires d’« anti-pouvoir d’achat ».

Il suffit de regarder l’évolution des prix des marchés financiers ou immobiliers sur les dix dernières années pour se convaincre de la réalité des conséquences des politiques monétaires accommodantes. Les politiques monétaires menées depuis 2008 sont en grande partie responsables de la perte de pouvoir d’achat de certaines catégories sociales.

Ces politiques monétaires nous paraissent inquiétantes puisque même si les prix à la consommation (toutes choses égales par ailleurs) restaient identiques, l’augmentation artificielle du prix des actifs provoquée par les politiques d’expansion forcée du crédit des banques centrales creuseraient les inégalités entre les différentes couches de la population.

Bien entendu, il est à attendre que la responsabilité de cet appauvrissement soit mise sur le dos de la pandémie mais nous ne méprenons pas : si ces conséquences se matérialisent, ce sera bien les choix économiques et politiques qu’il faudra blâmer.

Espérons que les hommes politiques qui nous promettant les lendemains qui chantent se rappellent de l’avertissement de Sir Thomas More dans Utopia : la première chose que les colons firent en arrivant sur l’île Utopia fut de construire une prison.

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  • Feature, not a bug. Leur but est de nous appauvrir et mettre en esclavage (« you’ll own nothing… »). Vous ne trouverez jamais en France un banquier ou un politique pour s’opposer à une bonne « politique de relance ». Normal : ce sont eux les premiers sous les sprinklers à fausse monnaie. Et tous leurs copains à la suite : prestataires de contrats publics, cabinets de conseil, laquais de presse… Pour les indépendants ceux qui travaillent à réellement créer de la richesse, et pour les épargnants, la ruine. Ça doit être ça la théorie du « ruissellement ». Keynes est à trier dans le même bac que Marx.

  • et pendant ce temps les professions de santé se font des couilles en or avec le covid
    40 € la piqûre on comprend que les toubibs soient des thuriféraires de la vaccination
    idem pour les labos d’analyses médicales qui vont devenir les rois du pétrole

    • Vous dites ça avec un air d’envie ! Comme s’il était préférable de les avoir en or que bien fonctionnelles…

    • @frank franchement on voit que vous ne connaissez pas de médecins. Ils ont été traités comme des malpropres pendant le covid par l etat , d abord interdits de soigner (une folie incroyable) sans masques puis pour certains obligés de bosser avec le covid, puis interdits de vacciner puis finalement autorisés mais avec de la saloperie (dixit l un d eux, écoeuré, content de quitter le barnum) , cornaqués par les ARS , lie de leur métier

  • Article à côté de la plaque. Le rapport Meadows est bien plus dans le vrai.

    • développez un peu, je ne comprends pas vos arguments.
      parce que le rapport Meadows, dans le genre à côté de le plaque, on a eu un bon exemple, avec des prévisions qui se sont révélées systématiquement fausses avec une belle constance.

      • Il faut croire que les économistes ne comprennent pas la notion de stocks finis des matières premières, pas compatible avec la pompeuse croissance structurelle de long terme.
        L’inflation est un faux problème. Le problème est la disparition des stocks de matières premières.
        Quant au rapport Meadows, ses prévisions se sont avérées pertinentes; sauf chez les libéraux nostalgiques des mythes du XIXème.

        • Personnellement, je pense que c’est une crise de l’état-providence qui phagocyte tout la production marchande.
          Mais votre grille de lecture est la limite à la croissance.
          Je vous laisse dans votre vision.
          Je n’irai pas vous faire changer d’avis 🙂

          • La limite de la croissance est logique si l’on tient compte des lois physiques. Après, tout le monde n’accepte pas les lois physiques; au même titre, certains préfèrent la Terre plate ou le design intelligent.

            • Ce n’est pas très malin comme argument le terraplanisme.
              Vous êtes déjà à court d’arguments ?
              Le pétrole, il est vrai aura une fin, mais je fais confiance au génie humain pour trouver une solution. En tout cas je ne pense pas que cette solution passe par l’état.

              • Ce n’est pas la suffisance qui vous étouffe. Ceci est une autre caractéristique génétique des gens du site.
                Pourquoi se limiter au pétrole? Le cuivre? L’uranium? Et les autres? Pas de limite?

                • Tout à fait, c’est d’ailleurs pour cela que nos ancêtres ont rapidement cessé d’utiliser le silex car ils avaient compris qu’au rythme de leur consommation, il n’en resterait plus pour nous. Ils avaient lu le rapport Meadows.

                • Pour l’uranium, ça va, on en a encore pour 1000 ans si on continue à ce rythme, sachant que les prochaines générations en utiliseront moins… 😉

                • @Jerome92300,

                  Le génie humain a toujours trouvé les bonnes solutions pour traverser les millénaires et permettre ainsi aux civilisations de progresser.

                  Les caractéristiques génétiques humaines ont jusqu’alors montré une volonté et une détermination sans faille de notre espèce pour relever les plus grands défis.

                  Rappeler en permanence que nos sociétés seraient sur le point de disparaître définitivement faute de ressources ou autres raisons,est un exercice intellectuel aujourd’hui trop répandu.

                  Il devrait faire nul doute que cette ère nouvelle devrait apporter son lot de découvertes majeures, notamment dans le domaine de l’astrophysique et de la physique quantique, dont les applications permettent d’envisager une extrême efficacité qui bouleversera nos habitudes de vie.
                  Se focaliser exclusivement sur les supposées limites quantitatives de nos ressources naturelles basiques, sans jamais faire la moindre allusion aux possibilités du génie humain, qu’il n’y a aucune raison objective de considérer limité, est un biais de raisonnement dans l’air du temps, pouvant nous faire perdre notre sens logique et notre énergie.

                  https://usbeketrica.com/fr/article/comment-ordinateur-quantique-pourrait-transformer-notre-monde

        • prévisions pertinentes…tiens donc..
          un prévision c’est une fourchette chiffrée datée..

          si la pertinence est que certaines ressources sont en quantité limitée labelle affaire..

        • @Jerome c est sur que la disparition du charbon nous a entraîné à la ruine , ah on me dit qu il y en a encore, ah on le dit que de toutes façons on peut s en passer .. nous sommes d ailleurs en telle pénurie d energie que l on s amuse à subventionner des moulins à vent ….

          • L’Allemagne en a rouvert des mines à charbon (lignite il me semble, le plus polluant), pour assurer la continuité de ses moulins à vent d’ailleurs… 😉

    • Donc pour vous, si je vous comprends bien, la crise actuelle est due à la surconsommation, mais pas aux décisions stupides du gouvernement ?

    • Justement, je suis impatient de lire vos publications dans Nature ou Science pour rigoler aussi

      • Moi je suis impatient que les 20 millions de français qui pensent comme vous vivent en accord avec leurs croyances à savoir la seule vie « durable » possible selon votre idéologie: pas d’électricité, pas de pétrole comme les amishs.
        .
        Si les 20 millions de petits-bourgeois nantis faisaient cet effort, la France serait décroissante et tout à fait « durable » depuis au moins 20 ans parce qu’il y aurait l’effet contagion : de plus en plus de services dédiés et de plus en plus de gens qui voudraient vivre selon votre exemple.
        .
        Mais pourquoi faire un effort quand il suffit de donner quelques petites leçons sur internet pour retourner consommer vos 100 esclaves-équivalent-pétrole la conscience tranquille ?
        .
        PS: tous les articles « prédictifs » de Science et Nature se sont révélés grossièrement faux dans ce domaine depuis 40 ans et je vous suggère une petite lecture:
        https://www.letemps.ch/sciences/revue-pairs-feu-critiques

        • Encore un con. Où a-t-il question de pas d’électricité selon « MON » idéologie? Le pas de pétrole devrait plutôt se dire plus de pétrole. Sauf si une personne me démontre qu’un stock physique n’a pas de limite dans une sphère de diamètre donné.
          Le Temps, la nouvelle référence qu’il faut croire sur parole. Et demain, le WSJ, car Matt Ridley peut y prêcher sa bonne parole.

          • Les Allemands émettent 2 fois plus de CO2 que les Français pour trois fois le prix au kWh alors qu’ils ont claqué 1000 milliards d’euros en 40 ans pour la « transition énergétique ».
            Les « solutions » des écologistes ne marchent pas, c’est donc forcément du charbon, du gaz, du nucléaire, enfin bref, tout ce que vous ne voulez pas.
            Reste la vie comme des amishs.
            .
            Non seulement, vous osez donner des leçons de morale tout en vous gavant vous-même de richesse énergétique jusqu’à la glotte, mais en plus, vous ignorez tout du sujet et êtes insultants.

          • « Le Temps, la nouvelle référence qu’il faut croire sur parole. »

            C’est un journal réputé sérieux de gauche qui ne fait que citer des choses extrêmement connues dans le milieu scientifique. Elles font d’ailleurs débat depuis de nombreuses années.
            .
            Vous ne pourriez pas l’ignorer si vous aviez quoi que ce soit comme savoir scientifique.

            • Etant diplômé en physique et chimie, je pense avoir un bon bagage scientifique.
              Par contre, je reconnais que mon master en gestion/économie me paraît bien fade, creux et sans intérêt. Et pour tout dire, je ne vois pas l’économie comme une discipline scientifique avec des personnes capées. Je préfère, de loin, un Feynman, De Gennes, à un Phelps ou Tirole.

              • Vous êtes diplômé et ne savez pas trouver les références scientifiques dans un article et méconnaissez des problèmes connus de tous ?
                .
                Bref, ce n’est pas le sujet, revenons à nos moutons: les « solutions » des écolos ne marchent pas. Ce qu’ils font c’est du green-washing avec des sommes astronomiques détournées de manière contrainte au profit d’industries proche des gouvernants qui sont incapables de fournir l’électricité nécessaire ou d’arriver au résultat voulu.
                On parle de 89’000 milliards d’euros entre 2015 et 2030 (cf: Banque Mondiale) pour quelque chose qui ne marche pas.
                .
                Donc ?

              • J’ajoute que 89’000 milliards d’euros c’est 500 fois le budget d’ITER, la recherche sur la fusion nucléaire.
                .
                Imaginez ce qu’auraient pu faire ces 89’000 milliards pour la recherche et la construction de la filière thorium/sel fondu, la plus écologique des énergies nucléaires stoppée en occident pour cause d’activisme des écolos et désintérêt des militaires et politiques.
                L’inde et la chine ont démarré des projets, mais ils manquent de fonds… ces fonds qui sont claqués en pure perte en occident dans des moulins à vent contreproductifs et polluants (100 millions de tonnes de béton rien que pour la France + centrales au charbon backup + terres rare etc.).
                .
                Les écolos sont une plaie pour la Terre, la Nature et l’Humanité.

  • Ce n’est pas tant la diminution du pouvoir d’achat de la monnaie qui compte (on peut s’en accommoder en n’ayant pas d’actifs monétaires mais uniquement des actifs concrets) mais le fait que que cette diminution est liée à une augmentation de la masse monétaire par accroissement de la dette publique (le bilan de la BCE est effrayant). Lorsque les états captent plus de monnaie soit par l’impôt soit par émission de dette, ils utilisent ensuite ces sommes et ils les utilisent dans un sens appauvrissant la population car ces sommes vont très peu vers de l’investissement productif et assez peu vers des dépenses de fonctionnement réellement utiles. Les dépenses régaliennes sont en chute libre alors que les subventions clientélistes se portent bien et que l’on n’hésite pas non plus à des gaspillages pharaoniques au nom de la pseudo-écologie.
    Il n’y a pas de mystères. Sauf croissance significative de la production, tout ce qui est mal dépensé d’un coté fait défaut d’un autre. D’où une paupérisation croissante largement corrélée à l’accroissement du poids de la dépense publique.

    • C’est toujours la même chose, dépenser de l’argent dans des truc inutiles, cela ne règlent pas les besoins des gens.
      Mais cela maintient le PNB.

  • L’inflation due à l’augmentation de la masse monétaire est certes une condition nécessaire mais pas suffisante ; il faut aussi que cette augmentation de la masse monétaire ne soit pas compensée par une augmentation de la richesse !!!! Quand l’or était la référence et la monnaie frappée dans ce métal l’augmentation de la masse monétaire n’était pas un problème tant que la matière première réputée représenter la richesse était disponible !!!

    • L’inflation de la masse monétaire est toujours un problème. Si la richesse augmente de concert, les prix ne baissent pas autant qu’ils auraient pu. L’inflation est systématiquement un vol.

  • Moi, j’aurai tendance à mettre mon cash en BTC, ETH, USDT, BNB, TRX, etc.

    • Le souci, c’est que ces cryptos, ce n’est pas pour le péquin moyen: ça reste limité à une certaine élite, à l’aise avec ces marchés et qui a les moyens d’encaisser les variations.
      L’immense majorité des français sont largués et sont parfaitement démunis face aux risques financiers liés aux politiques monétaires « non conventionnelles ».

  • En France, on aime la pauvreté, on l’aime tellement qu’on en fabrique, qu’on en importe.
    Alors si dans quelques temps on sera tous pauvres,
    où est le problème ?

  • Quelle surprise : un pays socialiste dont la population s’appauvrit !

  • Btc et stablecoins aussi

  • « L’inflation dans son acceptation courante ». Dans son acception courante, plutôt, non ?

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