Donald Rumsfeld, héraut de la guerre en Irak et néoconservateur, est mort

Symbole de l’unilatéralisme américain en politique étrangère et de son étrange autisme diplomatique, Donald Rumsfeld s’est éteint mardi à l’âge de 88 ans.

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Donald Rumsfeld by Gage Skidmore (creative commons) (CC BY-SA 2.0)

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Donald Rumsfeld, héraut de la guerre en Irak et néoconservateur, est mort

Publié le 1 juillet 2021
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Par Frédéric Mas.

L’ancien secrétaire américain de la Défense Donald Rumsfeld est mort à 88 ans ce mardi 29 juin. Si sa disparition nous éloigne un peu plus du moment néo-impérialiste de la présidence de George W. Bush, Jr, nous vivons toujours aujourd’hui sous l’empire sécuritaire que lui et les siens ont créé aux lendemains des attentats du 11 septembre 2001 sur le sol des États-Unis.

La carrière politique de Donald Rumsfeld commence dès les années 1960. Après des études à l’Université de Princeton et un bref passage de quelques années dans la Marine, il s’engage dans la campagne électorale de l’Illinois pour devenir membre du Congrès des États-Unis. Il est élu à l’âge de 30 ans en 1962.

Rapidement, il devient un cacique du parti Républicain et un bureaucrate professionnel. Il enchaîne les postes au sein des administrations républicaines avant de devenir une première fois secrétaire d’État à la défense sous la présidence de Gérald Ford (1975-1977).

Dès sa nomination, il défend une politique agressive à l’endroit de l’URSS et estime que la politique de détente défendue par son prédécesseur et rival Henry Kissinger est une stratégie défaitiste. Selon lui, la pression militaire et diplomatique américaine doit être maintenue partout dans le monde pour affaiblir et contenir les mouvements de l’ennemi soviétique.

Politicien bureaucrate à plein temps

Quand Rumsfeld reçoit en 1977 la Presidential Medal of Freedom, Henry Kissinger persifle et le qualifie de : « phénomène spécifique à Washington : le politicien-bureaucrate compétent à temps plein dans lequel l’ambition, la capacité et la substance fusionnent sans discontinuité1 ».

C’est avec le même esprit de croisade hérité de la guerre froide qu’il revient aux commandes en 2001 en tant que secrétaire d’État à la Défense. Cette fois, c’est sous la présidence de George W. Bush Jr., et l’Union soviétique a disparu depuis 10 ans. Pour Donald Rumsfeld et ses acolytes néoconservateurs, les attentats du 11 septembre seront l’occasion de prolonger l’esprit de la guerre froide en lui conférant un nouvel objet, le terrorisme.

En découlera une politique étrangère extrêmement agressive, fondée sur des mensonges, méprisante du droit international et qui s’est finalement révélée catastrophique pour les États-Unis comme le reste du monde.

Entouré du vice-président Dick Cheney, de Paul Wolfowitz, Richard Pearle, Condolezza Rice et relayé dans les médias par une multitude d’éditorialistes radicalisés et de faiseurs d’opinion à droite comme à gauche, Rumsfeld défendra la sainte alliance entre hégémonie américaine sur le monde et démocratisation forcée de ses adversaires stratégiques, au plus grand mépris des contingences matérielles et humaines des opérations militaires engagées sur le terrain.

Lors de son discours de l’Union de 2002, George W. Bush Jr désigne les nouveaux ennemis de l’Amérique comme un « Axe du mal » qui comprend l’Iran, l’Irak, et la Corée du Nord. Ce n’est plus seulement Al-Qaïda qui devient la cible de Washington, mais toute forme de terrorisme. Commence alors une campagne de désinformation internationale en provenance de Washington visant à convaincre l’opinion mondiale de la présence d’« armes de destruction massives » sur le sol irakien.

Un mensonge pour envahir l’Irak

On se souvient des images du secrétaire d’État Colin Powell montrant le 5 février 2003 une fiole d’anthrax devant le conseil de sécurité de l’ONU pour convaincre du bien-fondé de l’intervention militaire américaine. Dominique de Villepin prendra la parole au nom de la France devant l’ONU pour s’opposer à la résolution américaine, ce qui n’empêchera pas la machine de guerre de se mettre en marche.

Pire, l’allié de longue date des États-Unis devient l’objet d’un appel au boycott de ses produits, et une campagne de dénigrement systématique orchestrée par les idéologues néoconservateurs s’installe durablement dans le débat public américain. Pour Rumsfeld, il ne fallait plus écouter la « vieille Europe » et foncer.

La France n’a pas été la seule à mettre en garde l’Amérique contre une invasion qui se révélera par la suite catastrophique. L’esprit de guerre froide réchauffée fut aussi un esprit de guerre civile. Les conservateurs traditionnels et les libertariens, à l’image de Ron Paul, traditionnellement pacifistes et donc hostiles aux menées impériales de l’exécutif, seront mis au ban de l’opinion publique suite à l’intense campagne de dénigrement des néoconservateurs, qui aboutira à l’exclusion des « paléoconservateurs » et « libertariens » du mouvement conservateur américain mainstream.

Sur ce sujet, ils s’associeront volontiers avec la gauche de la gauche pour dénoncer la catastrophe humanitaire qui s’annonçait.

La guerre mondiale depuis son bureau

Et la catastrophe, fille de l’aveuglement de Donald Rumsfeld et des bureaucrates de Washington qui voulaient diriger une « quatrième guerre mondiale2 » partout dans le monde sans quitter leur bureau, arriva nécessairement.

Pour Donald Rumsfeld, la guerre en Irak devait durer au plus quelques mois. « Cinq jours, cinq semaines ou cinq mois, mais ça ne va certainement pas durer plus longtemps que ça », déclarait-il en novembre 2002. La victoire américaine de 2003 contre les troupes régulières de Saddam Hussein fut effectivement rapide, c’est l’après-guerre qui dura pratiquement une décennie.

En décapitant le pays et démantelant ses principales institutions, les États-Unis ont instauré durablement une situation de guérilla qui s’acheva en guerres civiles meurtrières. Le coût humain de la guerre, qui s’étale de 2003 à 2009, est estimé à plus de 160 000 tués dont près de 80 % de civils. Au lieu d’endiguer le terrorisme, l’occupation américaine qui s’est achevée en 2010, l’a entretenu et développé, adoubant ses promoteurs islamistes comme autant de mouvements de libération. Aucune arme de destruction massive ne fut découverte.

Donald Rumsfeld fut également l’un des inspirateurs du programme de torture de l’administration Bush jr. Il a approuvé les méthodes d’interrogation des prisons d’Abu Ghraib et Guantanamo Bay utilisant la torture psychologique et les mauvais traitements sur les prisonniers de guerre. Quand le scandale des tortures éclate, Donald Rumsfeld s’empresse de masquer son implication dans l’affaire.

Un héritage impérial toujours vivant

Symbole de l’unilatéralisme américain en politique étrangère et de son étrange autisme bureaucratico-diplomatique, Donald Rumsfeld a fait école, et ses amis et anciens alliés continuent de donner leur avis en politique étrangère, que ce soit pour bombarder l’Iran, la Corée du Nord ou globalement tout ce qui s’oppose à la présidence impériale américaine.

C’est aussi à la suite de la guerre contre le terrorisme que les politiques gouvernementales de surveillance généralisée dénoncées en leur temps par Edward Snowden et Julian Assange se sont accélérées.

Après son départ de l’administration Bush, Donald Rumsfeld s’est consacré aux œuvres de charité en faveur des vétérans américains via la Rumsfeld Foundation. Il publie en 2011 une autobiographie dans laquelle il défend son bilan comme secrétaire d’État à la défense, se défendant de toute responsabilité dans l’échec de la guerre en Irak et affirmant que le Proche Orient serait bien plus dangereux aujourd’hui si Saddam Hussein était resté au pouvoir.

  1. Cité in The Atlantic, Mann, James, 8 Octobre, 2003, ‘Rumsfeld’s Roots’
  2. La quatrième guerre mondiale est un concept stratégique défendu par les néoconservateurs à la suite des écrits d’Eliot Cohen. La troisième guerre mondiale fut la guerre froide, et la quatrième est celle contre le terrorisme. Ces deux derniers conflits sont indirects, contrairement aux conflits précédents.
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    • J’allais le dire.
      A votre tour Soros, Schwab, Gates et compagnie, et pas de sauvergarde pour vos disques dur cérébraux –> [] poubelle!

  • Jour de fête dans le monde mais il a fait de nombreux petits salopards

  • Sale personnage qui crée de toute pièce une guerrees inutile, politiquement parlant, mais pas pour le complexe militaro industriel et ses propres finances, et fait ensuite oeuvre de charité pour les anciens combattants. Je laisse le soin à de plus experts que moi de dresser le bilan de l’affichage son complice Bush : déstabilisation durable du moyen orient, création de l’ état islamique, renforcement de l’Iran…

    • Mouais enfin le Moyen Orient n’a jamais été bien stable pour commencer.
      Et je ne vois pas comment on pourrais dire que l’Iran en sort renforcé. Les fanatiques shiites et sunnites se sont entretués dans des guerres d’attritions en Irak, en Syrie, au Yemen.
      Je n’ai jamais bien compris ce que les Néoconservateurs comptaient faire en envahissant l’Irak, mais je vais attendre avant de juger leurs actions.
      Par la force des choses les USA n’ont plus les moyens d’imposer la Pax Americana au monde, on va être aux premières loges pour constater si il en devient meilleur ou pas.

      • « Je n’ai jamais bien compris ce que les Néoconservateurs comptaient faire en envahissant l’Irak »

        Pareil mais la sagesse populaire n’est parfois pas si loin de la vérité ?
        Pour la première guerre du Golf, prévenir d’autres pays que toute attaque contre des intérêts pétroliers US finiront en désastre pour eux, « war for oil ».
        .
        Sur le plan de la realpolitik ce n’est pas si incongru. J’ai argumenté récemment en faveur de la guerre des Malouines en apparence totalement inutile.
        L’idée est que si des dictateurs s’apercevaient qu’ils pouvaient grignoter des bouts de terre et imposer leurs lois ici et là sans réaction, il pourrait rapidement y avoir une multiplication des conflits. La « pax romana » c’était la certitude de voir des légions venir massacrer votre ville si vous sortiez des clous. Parfois la guerre évite la guerre.
        .
        Pour la deuxième, c’est plus nébuleux et je soupçonne de l’imbécilité et de l’orgueil. Après le 911 il fallait que l’Amérique morde n’importe qui, même un innocent. Coïncidence, Bush fils rêvait justement de faire comme son père qui avait le regret de ne pas avoir « fini le boulot ».
        S’y mêlent des tas de gens pas mécontents d’utiliser leurs armes ou que ce voisin se fasse démonter et beaucoup d’autres qui s’en tapent ou/et qui n’ont pas fait contrepoids.

        • Pas mal la « guerre du Golf »…

          On connaissait la guerre du football, en Amérique centrale, mais la guerre du golf, c’est nouveau !

        • Les USA avaient déjà mordu l’Afghanistan. Pas besoin de mordre un innocent. Ils ont tenté d’instrumentaliser le 11 septembre, mais ça s’est vu.

    • « Son complice Bush » mais surtout Dick Cheney, vice-président, initiateur et grand profiteur de la guerre en Irak – voir le film « Vice »

  • Un personnage si vil ne méritait pas un article aussi long.

  • Comme Giscard, serait-il mort du covid? Vu que c’est le symptôme de base en ce moment, ce serait bien qu’il alimente les « bonnes » statistiques…

  • Un militaire frustré…devenu politicien pour jouer à la guerre avec la vie des autres.

  • Sont-ils sont fiers et sûrs de leur jugement, ces petits malins qui mettent des -1 à tout le monde sans avoir aucun argument à leur opposer.
    Allons, soyez pas timides, osez exprimer votre admiration pour Donald Rumsfeld, dans un commentaire solidement argumenté comme vous seul pouvez en écrire…

    • Oui, autant les +1 sont utiles pour exprimer un accord sans avoir à répéter ce qui a été dit, autant les -1 sans argumentation sont détestables.

    • Il y a des gens qui soutiennent tout ce qui est « de droite » juste parce que c’est « de droite ». En France on est bien plus habitués au dogmatisme crétin de gauche, mais il y a des fanatiques crétins de droite aussi.

    • Peut-être, mais vous croyez que votre commentaire souhaitant la mort de Bill Gate et Soros est pertinent? Balayez devant votre porte avant de faire de la morale à deux balles.

      • Et si on parlait de la morale de Soros avant tout? Parce que sa morale a un impact réel sur le monde voyez-vous et bien plus significatif que je n’en aurais jamais de toute ma vie. Alors quelques exagérations verbales sur un site dont l’influence sur le monde reste également très limitée ne sont pas chers payés.
        Voilà, j’ai balayé devant ma porte, comme je le fais tous les jours. Et si on parlait de votre pas-de-porte maintenant ? Ca vous a fait du bien de me réprimander ainsi, ça vous a fait gagner des points de vertu?
        Pharisien…

        • Soros c’est le fantasme des complotistes le voyant comme une élite appartenant à une caste mondialiste organisateurs de tout les événements dans le monde ( guerres hégémoniques américaines, révolutions arabes, ukrainiennes, Géorgienne, résultats des dernières élections américaines, covid etc…)
          Au vue de vos nombreux commentaires c’est pas sur Contrepoint votre place, mais sur des sites de désinformation comme Dreuz info.

        • Du coup Le nouveau argumente, et c’est lui qui se retrouve avec un -1
          C’est à désespérer …

  • Cet homme était un condescendant. Un de ces types qui pensent tout savoir mieux que les autres. Il était un conservateur borné, mais un professionnel de washington agile, et fort pou gérer ses réseaux d’influence. Il était fort sur les moyens, et vil sur ses fins.

    En fait il était très compétent: Il obtenait ce qu’il voulait. Domage qu’il fut un arrogant immoral. En cela, il était sur ce point, tristemeng banal.

  • Il avait raison, Saddam Hussein exerçait la terreur dans son pays depuis 35 ans, il avait déclaré deux guerres, dont une à l’Iran qui a fait près d’un million de morts, il a fait gazer les Kurdes, envahi le Koweït, massacré les chiites irakiens par centaines de milliers. Ses deux fils psychopathes se préparaient à prendre sa suite. Le régime prétendait avoir des armes de destruction massive, et tout le monde y croyait, bien pour ça que l’ONU envoyait des inspecteurs. Même Chirac y croyait, qui disait, il y a d’autres moyens que la guerre. Il ne disait pas : « Il n’y a pas d’ADM », mais bien, « il faut éviter la guerre, toujours une mauvaise solution ». C’est une erreur massive des services de renseignement, pas un mensonge délibéré. Un peu de logique ici : si les Américains avaient su qu’il n’y avait pas d’ADM, ils n’auraient pas employé cet argument, sachant que ça serait découvert après l’invasion. Ce qui a été le cas.
    Saddam, avant d’être pendu, avait d’ailleurs dit pourquoi il entretenait le mensonge des ADM : pour faire peur à l’Iran, l’éternel ennemis des Arabes sunnites.

    Après des années de guerre et de chaos, l’Irak se trouve mieux aujourd’hui sans Saddam.
    Bon débarras.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_kurde

    • l’éternel ennemi, pardon.

    • C’est un point de vue… Mais avant la guerre on n’avait pas un attentat à la bombre un enlèvement et un Etat Islamiste par mètre carré en Irak non plus.
      Par ailleurs il ne faut pas non plus croire que les USA y sont allé pour virer le méchant Saddam. Il y a des dizaines de dictatures de par le monde à commencer par Cuba à coté de chez eux. Sauf qu’à Cuba il n’y a pas de pétrole…

      • @ Mitch,

        Saddam avait instauré un régime de terreur pour faire régner l’ordre en Irak. Pas d’attentat à la bombe mais des bombardements massifs à l’arme chimique contre les populations civiles chiites et kurdes. Pas d’enlèvement mais des rafles à l’aveuglesuivit de procès expéditif quand procès avaient lieu. Pas d’islamistes mais un régime sunnite qui massacraient les chiites digne d’une guerre de religion extrémiste.

      • Le pétrole irakien est essentiellement exploité par les cie chinoises après appel d’offre du gouvernement irakien. Si pour les USA c’était le pétrole ils se seraient approprié tout les sites de production dès la chute de Saddam.

    • Et Saddam a bien été soutenu à bout de bras par l’Occident qui pourrait avoir plus de retenue avant de se présenter en « libérateurs » Et la France n’était pas en reste avec ces livraisons de Mirage et d’Etendard

      • « Et la France n’était pas en reste avec ces livraisons de Mirage et d’Etendard »
        Et de produits chimiques… eh oui ! Les motifs de Chirac pour s’opposer à cette guerre n’étaient pas aussi vertueux qu’on l’a dit…

  • Peu importe leurs motivations, ce qui compte c’est d’avoir dégommé un dictateur sanguinaire, qui avait en plus déclaré deux guerres à ses voisins.
    En outre, l’argument « ils ont fait la guerre pour le pétrole de l’Irak » n’est guère crédible, ils pouvaient simplement acheter le pétrole au dictateur, qui ne demandait pas mieux, comme ils le font dans les autres pays de la région.

    Quant à Cuba, justement, les Américains ont tenté d’envahir l’île sous Kennedy, à la baie des Cochons, et ils se sont plantés lamentablement. Chat échaudé… Castro était encore populaire à l’époque, on était juste après la révolution.

    Le Venezuela est un autre exemple, vous avez un pays qui regorge de pétrole, avec une dictature grotesque qui martyrise sa propre population, comme Saddam, mais les Américains ne vont pas y faire la guerre pour autant.
    Non, la guerre du golfe, la deuxième, a des motivations plus complexes que le simple pétrole.

  • Malheureusement, le néoconservatisme semble être devenu la norme…
    Et les confinolatres sont du même acabit.

  • Un de ces nombreux criminels de guerre qui ont échappé à la justice des hommes mais si Dieu existe …..

  • Les commentaires sont fermés.

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