L’économiste libertarien Steven Horwitz est mort (1964-2021)

Steven Horwitz était un défenseur enthousiaste de l’école autrichienne d’économie, à la suite de Ludwig von Mises, Murray Rothbard et Friedrich Hayek.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’économiste libertarien Steven Horwitz est mort (1964-2021)

Publié le 29 juin 2021
- A +

Par Frédéric Mas.

L’économiste américain Steven Horwitz est mort dimanche 27 juin des suites d’un cancer contre lequel il se battait depuis des années. Ancien professeur au département d’économie de la Ball State University de Muncie, dans l’Indiana, également affilié au Mercatus Center de la George Mason University en Virginie, il a également enseigné pendant 28 ans à l’université St Lawrence à Canton (New York), où il continuait de donner des cours en tant que professeur émérite.

Steven Horwitz était un défenseur enthousiaste de l’école autrichienne d’économie, à la suite de Ludwig von Mises, Murray Rothbard et Friedrich Hayek, ce que reflètent ses écrits universitaires comme ses engagements en tant que théoricien libertarien. Spécialiste des théories monétaires, il s’était aussi intéressé à l’analyse macro-économique du point de vue de l’école autrichienne d’économie.

Il est l’auteur de quatre livres : Monetary Evolution, Free Banking, and Economic Order (Westview, 1992), Microfoundations and Macroeconomics: An Austrian Perspective (Routledge, 2000), Hayek’s Modern Family: Classical Liberalism and the Evolution of Social Institutions (Palgrave Macmillan, 2015), et Austrian Economics: An Introduction (Cato Institute, 2020).

Steven Horwitz était membre de la société du Mont-Pèlerin, senior Fellow au Fraser Institute (Canada) et rédacteur en chef du site Libertarianism.org, associé au Cato Institute. Son engagement libéral découlait nécessairement de son engagement en tant qu’économiste. Comme il l’expliquait dans un article publié en 2009, l’éthique sans l’économie menait à la ruine, et toutes les réflexions des philosophes sur le « devoir-être » étaient indissociables du « pouvoir-faire » :

« Les éthiciens peuvent imaginer toutes sortes de plans pour remédier aux maux sociaux perçus, mais aucun des bienfaiteurs en herbe ne peut se permettre d’ignorer l’analyse économique. Le fait de pouvoir rêver à quelque chose ne garantit pas que cela soit possible. »

Cet aiguillon réaliste l’a porté à défendre des positions proches des « bleeding heart libertarians », un groupe d’universitaires cherchant à faire dialoguer le libertarianisme et les idéaux de justice sociale.

Ce réalisme l’a également porté à explorer des situations économiques très concrètes comme la comparaison entre les réponses publique et privée au désastre de l’ouragan Katrina en 2005. L’analyse qu’en fit l’économiste démontra la plus grande réactivité de Wal-Mart et de la Croix-Rouge, et plus généralement du secteur privé, comparée à celle d’un gouvernement fédéral qui accumula les erreurs tragiques.

En 2020, il avait reçu le prix Julian L. Simon Memorial de la part du Competitive Enterprise Institute de Washington.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Jean-Philippe Bidault. Extrait de Si l’argent m’était conté…, 2012.

À Stockholm, la nuit est descendue depuis plusieurs heures. Le personnel s’affaire encore dans la salle bleue de l’Hôtel de ville alors qu’arrivent les premiers invités.

Un homme à l’allure juvénile — on lui donne moins de trente ans — les accueille. Grand, droit, en habit, l’ordre du Séraphin en écharpe, et à la boutonnière celui de l’Étoile polaire, il s’apprête à serrer mille trois cents mains. Il se livre à l’exercice pour la deuxième fois. Un an plus tô... Poursuivre la lecture

Par Finn Andreen.

Retrouvez les autres parties de l’article ici, ici, ici et ici.

Pour conclure cette lecture libérale de Les Machiavéliens de James Burnham, il faut commencer par dire que la science politique machiavélienne est essentielle pour comprendre la réalité du pouvoir politique dans la société. Elle reconnaît le manque de représentation politique réelle pour la majorité, et fournit des explications complètes de ce phénomène, en puisant dans la sociologie, la psychologie et la théorie politique. De plus, les travaux des... Poursuivre la lecture

La première partie de l’entretien avec Gloria Alvarez, dirigé par Raphael Krivine, est ici.

 

En France, il y a un débat sur le protectionnisme. Dans les années 1990, au siècle dernier, nous étions en faveur du marché libre, de la loi de Ricardo. Mais aujourd'hui, notre industrie ne représente plus que 12 % de l'économie. Sommes-nous allés trop loin, en faisant le choix d'acheter des produits industriels à des pays qui n'utilisent pas les mêmes règles ? Quelle est votre position ?

Permettez-moi de faire une comparais... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles