Conservons le masque et évitons le bilan !

Ce serait vraiment dommage de sortir trop tôt de la crise et d’aborder le bilan (catastrophique) de l’équipe gouvernementale !

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Conservons le masque et évitons le bilan !

Publié le 17 mai 2021
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par h16

Il s’en passe des choses, outre-Atlantique : empêtré dans une succession de crises en une centaine de jours marquant un contraste singulier avec la précédente équipe gouvernementale, le président Biden doit faire face à un solide chômage, une inflation surprise, une crise aux frontières américaines, un effondrement de la paix au Moyen-Orient. Cependant, telle la proverbiale horloge arrêtée qui indique malgré tout l’heure exacte deux fois par jour, il a récemment convenu pendant une rare minute de lucidité que le port du masque n’était plus nécessaire pour les personnes vaccinées.

En effet et selon les directives du CDC américain, les vaccinés n’ont plus à porter le masque en extérieur et dans la plupart des cas à l’intérieur, ce qui permet par exemple la réouverture des bureaux ou des écoles dans les États (démocrates) qui insistaient encore jusqu’à présent pour confiner leur population, et ce malgré l’inefficacité maintenant flagrante de ce genre de mesures.

De façon intéressante, cette nouvelle arrive alors que le gouvernement français continue son petit bonhomme de chemin sur la pente de plus en plus rocailleuse du dirigisme total et du raffinement législatif micrométrique allant jusqu’à déterminer les modalités d’ouvertures des toilettes des restaurants.

Et s’il est clair que Biden n’est à peu près responsable de rien dans la vaccination des Américains qui autorise les autorités sanitaires à un bel optimisme, le contraste n’en reste pas moins violent avec notre fine équipe de bras cassés français dont le fait d’arme aura été de violemment foirer toutes et chacune des étapes de la gestion de cette pandémie.

Et si l’on se concentre sur la dernière phase, c’est encore plus douloureux : couacs répétitifs (et lassants) dans la distribution des doses, valse-hésitation sur certains vaccins, procédures illisibles et complexes de ciblage des patients, tout aura été fait pour rendre l’ensemble de l’opération extrêmement confus et particulièrement lent. De surcroît, décidant tout depuis sa tour d’ivoire inexpugnable, le gouvernement aura fait le pari – évidemment porteur de tous les ratages successifs – que les communes ne sauraient pas s’organiser sans l’intervention massive de chaque échelon administratif tendrement concocté par une armée d’énarques et de bureaucrates terrorisés à l’idée d’être mis face à la moindre responsabilité quelconque.

Le pompon est bien sûr atteint lorsque les mêmes clowns incompétents nous expliquent – avec tout le sérieux qu’ils sont capables de rassembler entre deux grotesqueries déclamatoires – que même vaccinés, il va falloir continuer à porter le masque et puis d’ailleurs, qu’à la réflexion, ce serait une bonne idée de faire entrer une fois pour toutes dans les mœurs ce bidule inutile. Oh, pas partout et tout le temps, Castex en convient à l’occasion, mais disons qu’un petit affichage vertuel entre gens de bonne compagnie n’est pas inutile, et ce même si, en extérieur, les éléments s’accumulent prouvant que les contaminations y sont parfaitement anecdotiques (et qu’alors le masque n’y joue aucun rôle), tout comme les évidences répétées sur les (suspicieusement) asymptomatiques, vilains porteurs d’une maladie galopante, n’en sont finalement pas.

On le comprend : non seulement, l’adaptabilité américaine aux changements rapides de paradigmes contraste douloureusement avec le caractère empoté voire stalinien de nos gouvernants et de l’administration française derrière eux, mais en plus apparaît toute la faiblesse de l’argumentaire scientifique, utilisé à foison pour étayer les délires dictatoriaux de nos petits chefs. On ne peut s’empêcher, encore une fois, de faire le parallèle avec d’autres discours (dans lesquels, c’est certain, science is settled, fermez le ban) qui utilisent la science non plus comme outil de débat, mais comme marteau de sentence pour en empêcher tout embryon : la « science » a dit qu’il n’y avait pas de traitements, il n’y a donc aucun traitement à chercher, évaluer ou essayer. Oubliez. Après avoir dit que les masques ne servaient à rien à l’extérieur, la « science » aurait dit que les masques y sont indispensables et voilà donc pourquoi ils seront imposés. Et c’est la même « science » qui explique que le vaccin est la seule planche de salut, unicité d’autant plus pratique qu’elle permettra d’imposer la Preuve d’Innocence Sanitaire.

Moyennant quoi, on pourra – étape suivante – punir les récalcitrants qui refuseront de se comporter comme on veut le leur imposer, quitte à envisager très sérieusement de sympathiques camps d’internement, comme en février dernier dans la bouche de Douste-Blazy.

Et au-delà de ces constats, une autre réalité se fait jour, là encore fort douloureuse pour qui compare sérieusement la France à ses voisins : le ratage assez phénoménal de toute la gestion sanitaire française en général et de la vaccination en particulier n’est-il pas la marque assez flagrante d’un violent déclassement du pays qui continue de se croire riche alors qu’il entre sûrement et de plus en plus vite dans le ventre mou des pays de seconde zone ?

En effet, s’il est clair que les écarts de revenus moyens entre la France et les États-Unis étaient déjà fort défavorables à l’Hexagone bien avant la crise (un écart de plus de 40 %), la crise sanitaire et les décisions gouvernementales n’ont certainement pas amélioré la situation, qui explique alors assez bien les couacs enfilés les uns après les autres : après tout, les Français ont les moyens sanitaires (rikikis) en rapport avec leurs moyens financiers réels (qui rétrécissent visiblement).

Par ailleurs, on ne peut s’empêcher de noter l’avalanche de précaution dans le relâchements des contraintes idiotes : tout se passe comme si le gouvernement multipliait les stratagèmes plus ou moins grossiers (plutôt plus que moins, du reste, n’oublions pas à qui nous avons affaire ici) pour faire traîner la sortie de crise. Cette interrogation n’est pas totalement absurde si l’on se rappelle qu’une sortie de crise entraîne avec elle une inévitable évaluation de ce qui a été décidé dans cette période.

Et qui dit évaluation, dit bilan. Pour Macron et sa brochette de tocards criminels, « bilan » signifie surtout grosse catastrophe, notamment électorale.

En avril dernier, je notais que la sortie du confinement serait aussi lente que possible. Un mois plus tard, il semble que la trajectoire gouvernementale me donne raison.

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Voir les commentaires (17)

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  • On pourrait avoir le nom de Joe la science, celui qui décide de tout ou il se cache dans la foule ?

    • Secret défense mon petit monsieur, vous pensez bien que des informations sensibles comme ça ne peuvent pas tomber entre toutes les mains. On commence par de la transparence, et de fil en aiguille on finirait par faire tomber le mur de Bercy.

    • C’est le cousin germain de Henri Les Médecins qui est souvent aussi employé dans la presse… Ou même son demi-frère.

    • Et pendant ce temps là nos ponxionnaires font ripaille grâce à tous leurs salaires, primes et avantages conservés

  • Cette situation restera jusqu’aux élections de 2022 ! Et après tout sera ouvert, avec, en fonction du candidat élu, une vague supplémentaire ou pas.

  • Dans Douste-Blazy, il me semble que le ‘D’ est de trop…

  • Comme tous les régimes soviétoïde, les élites incapables de diriger correctement sont passées en mode barbelé pour casser les thermomètres et la contestation.
    C’est une réussite, la seule du quinquennat, pour l’instant.
    .
    La « xeme » vague va arriver à point nommé en hiver 2022 juste à temps pour remettre une pièce dans la machine, certains n’ont toujours pas compris, ou font semblant de ne pas comprendre, que le Covid est comme le H1N1 (grippe A) apparu en 1918: saisonnier.
    .
    Le politburo laisse une France tellement dévastée que ce serait amusant de le laisser se manger les conséquences. Il ne peut pas emprunter 400 milliards par année, la France va devenir un pays du tiers-monde et quand les gens ont faim, ils sortent les piques.
    Si c’est l’autre qui passe tous les problèmes lui seront imputés et on risque de perdre encore 5 ans.

    • Le Covid est le tour de chauffe.
      La retraite par répartition made in France sera Ebola au vu de notre démographie et des vannes à ouvrir.

      • Si vous souhaitez que le système de retraite continue comme il a été pensé à l’époque de sa création…
        Il faut ouvrir les vannes de l’immigration avec des femmes qui font 5 ou 6 gosses ;
        Afin que ceux-ci aient du boulot, il faut faire revenir les usines polluantes qu’ON a envoyer en Asie en général ;
        Il faut aussi ne plus soigner les retraités car il vivent beaucoup trop longtemps et imposer l’euthanasie après x ans ; (J’ai un voisin qui y est depuis 28 ans et une autre voisine a 98 ans)
        En fait pour continuer, il faudrait que nos enfants cotisent la moitié de leur salaire pour nous entretenir… pas très sympa.

    • « Si c’est l’autre qui passe tous les problèmes lui seront imputés et on risque de perdre encore 5 ans. »
      Si une majorité votait blanc, c’est-à-dire refus de l’un comme de l’autre, qu’est-ce qui se passerait? Les votes, blancs ou nuls plus les abstentions, sont la vraie majorité actuellement. Quand une élection se fait avec autour de 50% de suffrages exprimés et que le « gagnant » n’a qu’à peine 20%, une augmentation significative des votes blancs leur donnerait plus de visibilité dans le paysage électoral et obligerait peut-être à un changement de constitution (on peut rêver mais ça aura peu de chances d’arriver!). CPEF

      • @C2MR
        Bonjour,
        « Si une majorité votait blanc, c’est-à-dire refus de l’un comme de l’autre, qu’est-ce qui se passerait ? »
        Rien. Actuellement, rien. Le cirque continuerait.

        Je comprends votre raisonnement et je vais y ajouter un bémol : les votes blancs, nuls, et l’abstention ne sont pas pris en compte dans les résultats des élections présidentielles ni législatives. La plupart des députés ont été élus en moyenne avec 60% d’abstention et très peu ont obtenu la majorité absolue des citoyens de leurs circonscription. (nombreux sont ceux qui tournent autour de 20% comme vous l’écrivez)
        Si Macron obtenait seulement 20% des voix des 47 millions et quelques citoyens inscrits, (soient 9,4 millions), et que son opposant faisait 19% des mêmes (soient 8,93) il serait déclaré « élu » malgré 28,67 millions n’ayant voté pour aucun des deux. La majorité absolue étant à plus de 23,970 millions. La presse parlerait de démocratie et de son respect. J’écris Macron, mais MLP ou Mélenchon, ce serait la même : chacun se considèrerait comme élu démocratiquement.
        Toute la supercherie est visible sur le site du ministère de l’Intérieur qui publie les résultats. Macron a obtenu 43% des voix des inscrits.
        Ce qu’il faut, à mon avis, c’est que le nombre de voix de la majorité absolue (soit 51% des inscrits) et les nombres d’inscrits soient divulgués et fixés AVANT les élections et que le nombre (arrondi à l’unité supérieure s’il n’est pas entier) soit la barre à atteindre. Si aucun ne l’atteint, ils sont tous éliminés de la partie et ne peuvent y participer de nouveau pour la session en cours.

        J’avoue, entendre à la radio ou à la télé : « MLP/ Mélenchon/Macron obtient 49% des voix des inscrits ; 51% de votes blancs et nuls . » me ferait bien rire si je ne savais pas que les votes blancs et nuls étaient sans valeur car ils ne sont pas considérés comme des votes « exprimés », donc invalides.
        Dans ce cas-là, la presse titrerait une victoire (ou une horreur) à 98% des voix.

  • De gôche est redondant. Le journaliste de droite n’existe pas ou avec un masque et un capuche.

  • Hé oui. Et ils réécrivent l’histoire aussi… J’ai ainsi appris récemment que Reagan était « controversé ». C’est comme les propriétaires d’esclaves aux US, tous étaient blancs (sauf les noirs qu’on oublie opportunément) et les esclaves étaient tous noirs (sauf les irlandais et quelques autres qu’on oublie encore plus vite).
    Je ne sais même pas si c’est de la malhonnêteté intellectuelle ou un paresse mentale si profonde qu’ils inventent les faits qui vont avec leurs « intuitions » tordues, convaincus qu’ils sont que « forcément ça a du se passer comme ça »…

  • oui, bien sûr, mais tout ceci a déjà été dit des dizaines de fois, sans aucun effet. Ce qui est frappant en la circonstance, c’est la passivité de la population. On est tenté de dire qu’ils ont les dirigeants qu’ils méritent.

  • Faire un bilan alors que la pandémie n’est pas éradiquée !
    Est-ce une nouvelle méthode de conduite de projet… On fait un Cahier des Charges, puis ON commence l’Analyse Fonctionnelle et on conclue.
    Donc les analyses détaillées, la réalisation la garantie et le maintien en condition opérationnelle (pas de maintenance ¿le produit? était parfait) tout cela passe à la trappe ?
    Je pense que ça fait trop longtemps que je suis à la retraite ! Je suis complètement dépassé !
    Pour la Justice ça demande une dizaine d’années pour traiter un meurtrier ou un bandit (surtout si c’est un ÉNArque) et là, avant le résultat final (plus de variants, ni de nouvelles contagions, ni de malades, ni de morts) il faudrait faire les comptes… ça se fait avec un modèle mathématique ou une boule de cristal fêlée ?

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