Le conflit israélo-palestinien, d’Alain Dieckhoff

Alors que la tension monte entre Israël et le Hamas, petit rappel sur les sources du conflit israélo-palestinien pour y voir plus clair.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le conflit israélo-palestinien, d’Alain Dieckhoff

Publié le 12 mai 2021
- A +

Par Johan Rivalland.

Le conflit israélo-palestinien suscite beaucoup de passions, et comme pour la plupart des sujets passionnels, il donne lieu à beaucoup d’excès. D’autant plus qu’il s’agit d’un conflit qui semble relativement insoluble et dure depuis maintenant 70, voire 100 ans, jalonnés de multiples soubresauts, plaçant régulièrement cette zone géographique au cœur de l’actualité et des grands conflits géopolitiques.

Y voir plus clair pour se faire sa propre idée

Carrefour des trois monothéismes, berceau de certaines grandes civilisations, ce conflit géographique donne lieu à beaucoup de préjugés, d’idées reçues, de confusion, de mauvaise foi et de haines, qui dépassent justement le cadre strictement géographique.

Et c’est en quoi cet ouvrage d’Alain Dieckhoff est utile, puisqu’il s’attache à revenir aux éléments factuels, aux origines du conflit, ses dynamiques, sa complexité, en cherchant à se débarrasser de tous les a priori et à reposer sur une meilleure connaissance des données de base. De manière à pouvoir se forger une opinion mieux avisée, plus conforme aux réalités dépassionnées et loin de tous les excès qui sont à la source de tous les malentendus menant à la violence et aux débordements. Une entreprise salutaire, donc.

Mais plutôt que de vous proposer une synthèse de l’ouvrage, que je n’ai déjà que trop tardé à présenter alors que je l’ai lu l’été dernier en même temps qu’un autre ouvrage de la même collection que je vous avais présenté, le plus judicieux est certainement de vous en donner le sommaire.

Les questions au cœur du débat

En vingt très courts chapitres de pas plus de six ou sept pages chacun (de format assez réduit), Alain Dieckoff nous présente de manière claire, simple et essentiellement factuelle, les éléments de base de ce conflit :

  1. Pourquoi Juifs et Arabes s’affrontent-ils en Palestine depuis cent ans ?
  2. Qu’a changé au Proche-Orient la création de l’État d’Israël en mai 1948 ?
  3. Juin 1967, une victoire empoisonnée pour Israël ?
  4. Comment la question palestinienne fait-elle un come-back dans les années 1970 ?5
  5. Pourquoi le processus de paix dans les années 1990 ?
  6. Les fondements d’une paix israélo-palestinienne ont-ils été jetés entre 2000 et 2003 ?
  7. Pourquoi une seconde Intifada ?
  8. Que faire avec le Hamas ?
  9. La Palestine, un État fantôme ?
  10. Israël a-t-il tourné le dos à une paix négociée ?
  11. Les États arabes ont-ils vraiment soutenu la cause palestinienne ?
  12. La diaspora juive soutient-elle indéfectiblement l’État d’Israël ?
  13. Les États-Unis, un acteur partial ?
  14. L’Europe, un non-acteur ?
  15. Pourquoi l’ONU est-elle impuissante ?
  16. Pourquoi le conflit israélo-palestinien mobilise-t-il autant l’opinion publique internationale ?
  17. La solution des deux États est-elle encore possible ?
  18. Les réfugiés palestiniens, problème insoluble ?19- Jérusalem, de la fausse unité au partage authentique ?
  19. Le conflit israélo-palestinien ne connaîtra-t-il pas de fin ?

Un ouvrage clair, concis, abordable à tous, néophytes ou lecteurs plus éclairés déjà attentifs à ces questions depuis longtemps. L’occasion pour chacun de bénéficier d’une petite synthèse éclairante sur les données élémentaires d’une question dont nous n’avons malheureusement pas fini d’entendre parler.

Alain Dieckhoff, Le conflit israélo-palestinien – 20 questions pour vous faire votre opinion, Armand Colin, avril 2017, 144 pages.

Un article publié initialement le 12 décembre 2017.

Voir les commentaires (29)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (29)
  • Un étudiant israélien de l’ESCP que j’ai piloté pendant six mois tout en le laissant entièrement libre de ses conclusions, a défendu dans son mémoire la thèse d’un État unique, dans lequel les Palestiniens seraient gagnants en matière le niveau de vie, d’ordre public et de démocratie, notamment parce qu’ils représenteraient environ la moitié des électeurs de ce nouvel État. Et tout le monde y gagnerait enfin la paix.
    Petit problème : pour que tous les citoyens y soit égaux, il faudrait renoncer au qualificatif d' »État juif » … Cela ne semblait pas le déranger

    • Ce serait en effet la solution la plus juste, mais ce n’est pas du tout le projet israélien qui joue la montre et pratique une annexion au ralenti de la Cisjordanie pendant que la communauté internationale détourne le regard ou même soutient ce projet colonial.

      • Juste en théorie, mais en pratique? Comment gérer les antagonismes et les rancœurs? Quid de l’évolution démographique (les plus religieux de chaque côté font le plus d’enfants…) qui risque d’aggraver encore ses tensions? Je pense au contraire qu’une solution à un Etat serait pire pour tous les habitants d’Israël (y compris les arabes israéliens) et donnerait quelque chose comme le Liban… Un Etat multiculturel est déjà problématique en soi, mais s’il s’agit de réunir des gens qui se tapent dessus depuis cent ans, c’est simplement illusoire.

        • C’est toujours le problème avec les projets coloniaux (comme l’Afrique du Sud), cela crée toujours des antagonismes…En effet, la solution à un seul État « multiculturel » ne verra jamais le jour. Les Palestiniens ont déjà perdu et dans 50 ans tout cela sera fini.

          • @les faits quel projet colonial ? colonisé par qui et quand ? Je vous signale que nous autres chrétiens avons des droits antérieurs aux arabes .

      • La communauté internationale ne le soutient pas, elle condamne fermement. D’autre part je vous signale que ce sont les arabes qui ont colonisé ce pays juif après l’avoir envahi en 636 après JC. Juridiquement ils ne peuvent s’en prévaloir. Là est le problème, avec l’antisémitisme viscéral des musulmans, tout aussi sémites que les juifs.

        • Cet argument de « c’est moi que j’y étais avant » est puéril. Les Israélites ne sont qu’un des nombreux peuples qui vivaient dans la région pendant l’antiquité. À ce jeu débile, l’Allemagne pourrait annexer la France sous prétexte que les Francs étaient un peu germanique et que les légendes Siegfried les y autorisent, un peu comme les mythes et légendes juives servent de prétexte au projet colonial Israélien (même si étrangement, les sionistes ont soigneusement oublié la partie de la légende qui stipule qu’ils doivent attendre la venue du Messie avant revenir sur place, mais bref).
          Quand à la communauté internationale, elle ne fait que gesticuler et ne lève jamais le petit doigt, sous la menace des États-Unis, qui s’y connaissent aussi en colonialisme européen destructeur de culture.
          Le plus drôle dans tout cela, c’est que d’après les analyses génétiques, les Palestiniens sont sûrement les descendants des Hébreux convertis à l’Islam après l’invasion arabe, qui se font emmerder par des Hongrois et des Russes.

          • Par exemple, lors du recensement de la Population de JERUSALEM, en 1905, 53% des musulmans vivant à Jérusalem sont nés à l’étranger.
            Source; The population of the Jerusalem and Hebron Kazas by place of birth, 1905

          • A noter que les terres appartenaient très massivement à de grands propriétaires étrangers ( Libanais, Turcs, Syriens…).

            Voyage en Palestine », est le titre d’une œuvre écrite en 1695, par Hadrian Reland, cartographe, géographe, philologue et professeur de philosophie hollandais. le constat établi par le géographe conclut à une présence dominante de Juifs sur cette terre, quelques Chrétiens et très peu de Musulmans, dont la plupart étaient des Bédouins.

          • Vous pointez aussi le fait qu’il est assez peu vraisemblable que les Juifs qui ont peuplé Israël au XXème siècle soient les descendants de ceux qui l’avaient quitté il y a 2.000 ans. Et même ceux ci, qui étaient ils au juste depuis leur périple en Egypte ?
            L’histoire de ce petit coin de terre est décidément bien compliquée, presque autant que la seule question qui vaille pour un Juif : qu’est ce qu’être Juif ?

          • @ Jaccquessvd
            Rrès bel effort historique! Mais notre avenir doit-il suivre l’histoire?

            Je n’en suis pas sûr! Leurs mentalités nous échappent! Pour nous « oeil pou oeil » n’est pas une bonne solution pérenne! Pour eux si, c’est un passage obligatoire!

            On tire l’échelle!

            Le monde entier s’y est cassé les dents! Alors …

            Et que la France avec ses a priori et ses intérêts (plus ou moins nauséabonds), reste bien tranquille!

            • L’histoire doit éclairer le présent et celle-là met totalement à terre la principale justification des gauchos-palestiniens concernant le « vol de terres » la « colonisation » etc.

            • @mikylux mais l’avenir suit l’histoire , comme l’eau la plus grande pente, vouloir s’en affranchir c’est se casser les dents .

          • @LesFaitsSontTêtus.
            Votre comparaison entre l’Allemagne et Israël est un peu ridicule. , si je puis m’exprimer ainsi. La langue allemande n’ a pas pris naissance en France , l’hébreu est né en Israël. Les grands prophètes d’Israël ne se promenaient pas en Bavière ni en Bade Wurtemberg mais sur la terre d’Israël. Le juif Jésus , n’est pas né sur les bords du Rhin mais en Israël.Il n’a pas chassé les marchands de la grande mosquée mais du Temple.
            La Palestine n’a jamais été un Etat souverain c’est un lieu géographique. Avant le mandat Britannique , ce sont les Ottomans ( musulmans ) qui avaient colonisé le monde Arabes ( exception du Maroc ) pendant plus de quatre siècles . Et avant eux , les Seldjoukides,( musulmans) pendant deux siècles etc aucun de ces empires n’ont crée un Etat Palestinien. Pour votre gouverne , la Résolution 181 du 29 novembre 1947 partagée , la Palestine mandataire en trois parties . 1) Un Etat Juif, 2) Un Etat arabe ( non palestinien,3 ) Pour Jérusalem un Corpus separatum. Le partage a été accepté par les juifs , mais refusé par cinq pays Arabes qui ont déclenché une guerre ( première guerre israélo-Arabes de 1948) Egypte-Irak-Transjordanie, devenue Jordanie -Syrie et Liban.)les palestiniens ne faisaient pas partie , puisqu’ils ne représentaient rien. Après la défaite des cinq pays Arabes l’armistice fut signé en 1949 , l’Egypte s’est accaparée de Gaza et la Transbordanie, devenue , Jordanie avait annexé en 1950 ,purement et simplement la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Pour preuve une trentaine de palestiniens devenus jordaniens siégeaient au Parlement de ce pays. Ni l’Egypte ni la Jordanie n’ont créé un Etat Palestinien dans les territoires entre leurs mains et ceci de 1949 à 1967, soit dix-neuf ans ( 19 ans) Ces deux pays Arabes n’ont pas pensé aux Palestiniens pour leur offrir un Etat provisoire , alors qu’ils avaient la possibilité de la faire. Par ailleurs , pendant cette période de 19 ans, aucune Résolution de la Ligue Arabe n’a été déposée à l’ONU , obligeant l’Egypte et la Jordanie de se retirer des territoires pour fonder un Etat Palestinien. C’est seulement après la défaite cuisante des pays arabes( Egypte-Jordanie et Syrie) de juin 1967 et la perte des territoires en leur possession qu’ils ont subitement pensé aux Palestiniens et demandent aujourd’hui , un Etat Palestinien dans les lignes d’armistice de 1949. A votre avis pourquoi ne l’ont-ils pas fait avant? Pourquoi aucun Etat Arabe ou musulman n’a jamais fait de Jérusalem sa capitale? Qui les a empêché de le faire?
            Lisez le livre de Dieckhoff que conseille Johan Rivalland , vous apprendrez beaucoup de choses sur la réalité de ce conflit, de basse intensité, certains médias et intellectuels de gauche, éprouvent une mauvaise conscience vis-à-vis des pays arabes et veulent surcompenser en affichant leur soutien aux arabes palestiniens comme aux immigrés. C’est un classique dans la psychologie.

            • Alain Dieckhoff , sociologue sorti de sciences pipo lui il sait …..
              Et biensur , la reference totalement inutile , certains médias et intellectuels de gauche …mais la France n’a absolument aucuns poids .
              Au passage, les romains appelait cette endroit la palestine. Pas Israel ,  » Dieu a vaincu » Israel n’ a jamais existé avant 1948 . Et les juifs n’ont jamais revendiqué d’état , ils etaient Anglais, portuguais, turcs, hollandais, allemand , français etc …
              Precision utile , je ne suis pas musulman, ni arabe, je n’ai pas de sympathie particuliere pour les palestiniens, je n’ai rien contre Israel. Et ils ont tout à fait le droit d’être en sécurité chez eux et même d’y installer une démocratie  » juive » si ça leur fait plaisir .
              Je vous avoue tout de même avoir du mal avec cette région du monde, proche et moyen orient , ou la religion n’est bien souvent qu’un pretexte

              • @alberto et plutôt que d’enfiler les poncifs et les âneries vous lisiez le livre ?

                • Poncifs? Avec comme conseil de lire LE LIVRE.
                  MDR comme dirait ma petite fille .
                  Dans cette region du monde , la mémoire est très longue . On ne verra pas de sitôt une réconciliation comme celle de l’Allemagne et de la France. Deux hommes en portent une responsabilité énorme , Arafat et Sharon . Ils n’ ont maleureusement pas été à la hauteur .
                  Comprendre cette région du monde nécessite de se plonger dans son passé lointain .
                  Pour cela lisez La bible dévoilée de Israël Finkelstein et aussi Le messie et son prophéte de Edouard Marie Gallez qui a une excellente bibliographie .
                  Car, qui sont les musulmans, d’ou viennent ils ? Comment une groupe de 2000 personnes autour d’un prophete ont ils pu prospérer autant les 2 immenses empires de l’époque, La rome d’orient et la perse .
                  Voilà par quoi il faut commencer pour avoir une petite idée du sujet . L’islam est une religion de convertie , ce sont d’anciens chretiens, juifs et judéo nazareens . Qui est ce dernier groupe ? Faites vous votre idée .
                  Les origines de l’islam maquillés par les califes sont bien mystérieuses .
                  Pour en revenir à la période actuel, le hamas est une organisation terroriste qui sert bien mal les intérêt palestiniens. Encore une fois, je déplore les victimes civils des 2 camps, et je déplore les pertes militaires israeliennes car ils ne font que défendre leur pays . Mais je déplore egalement le non respect du droit international par Israël car on ne peux pas accepter que des gens soient chassés de chez eux pour y mettre des colonies ….
                  Dans le même ordre, je ne comprends pas la volonté d’etouffer l’agriculture des paysans palestiniens en leur rationnant l’eau ceci afin de ne pas concurrencer l’agriculture israelienne . On est sur un site libéral tout de même ….
                  D’un point de vue militaire , je vous renvoie à cette excellent article d’un stratège militaire Français dont je vous conseille le blog .
                  https://lavoiedelepee.blogspot.com/
                  Donc prenez partie si vous voulez mais svp faites l’effort de vous documentez . Votre démarche sera celle d’un honnête homme .

          • Et les ashkénaze, qui ne sont même pas sémite, ils sont arrivés quand ?
            Et les falacha ? Vu comment ils sont traités , ils ne doivent pas être assez juifs, du moins du point de vue ashkénaze ….
            Et les juifs sépharades eux se font traiter d’arabes …..
            Bref, le probléme est insoluble , une solution à un etat est impossible compte tenu du contentieux et de l’évolution démographique probable , une solution à 2 états impossible à mettre en oeuvre dans un état aussi exigüe compte tenu des ressources en eaux par exemple ou du statut de Jerusalem , dont l’ethymologie ville du dieu du roi Salem demeure bien mystérieuse et étrangere aux monotheismes.
            Une autre étrangeté à propose de Jerusalem, les premiers musulmans priait dans sa direction et non pas vers la Mecque …

      •  » Projet colonial  » ???? qui a colonisé l’autre et s’est emparé de son territoire ????

    • La vraie solution à ce conflit, la seule qui soit réaliste (bien que très difficile à mettre en œuvre) c’est de donner la Cisjordanie à la Jordanie et Gaza à l’Egypte. Israel travaille avec ces deux pays (Egypte et Jordanie), elle a déjà fait des accords avec ces pays. Ce sont des partenaires sérieux. Certes, les « palestiniens  » refuseront sans doute cette solution mais bon, si on les écoutait, il faudrait tuer tous les juifs. Etant donné leur extrémisme, cela ne sert à rien de négocier avec eux. Gaza a déjà été sous le contrôle de l’Egypte tout comme la Cisjordanie de la Jordanie (de 48 à 67). Ce serait un retour à la situation d’avant. Cette solution est d’autant plus légitime quand on sait que Gaza est peuplé en grande partie d’immigrés égyptiens. Quand à la Jordanie, quelle différence y a t il entre un jordanien et un palestinien ? Absoluement aucune. (D’ailleurs, c’est ce que disaient les jordaniens entre 48 et 67).
      Bien sûr, le principal obstacle à cette solution c’est le refus de la Jordanie et l’Egypte de « prendre » ces territoires (ce que l’on peut comprendre étant donné l’extrémisme dans ces territoires). Donc, il faudra leur donner des compensations. Israel devra donner des compensations financières et céder ses ressources naturelles (tel que le gaz) à ces deux pays. De plus, on peut imaginer d’autres formes de compensations (armes, coopération militaire,…). Cependant, il faudra aussi que la communauté internationale donne des compensations à la Jordanie et à l’Egypte. A près tout, vu l’argent donné par la communauté palestinienne à la « cause palestinienne », elle peut bien donner une aide pour résoudre ce conflit. Puisque la communauté internationale accorde une si grande importance à ce conflit, qu’elle tient tellement à le résoudre, elle peut bien participer à résoudre ce conflit. Je donne ici la solution « générale, le concept « global ». Il faudra bien sûr que les différents parties négocient les différentes modalités. Par exemple, on pourrait prévoir que l »armée israéliene aide l’armée jordanienne ou égytpienne dans certains cas (si la solution devient incontrolable). Perso, pour la question des implantations juives en Cisjordanie, je pense qu’il faut privilégier le pragmatisme càd que toutes les implantations juives qui peuvent être incorporé à Israel en changeant légèrement le tracé d’avant 67 (autrement dit les implantations qui se trouvent tout près de la ligne verte) doivent devenir territoire israélien tandis que toutes les autres doivent être démantelées. Je ferais juste remarqué qu’ entre 75 et 80 % des Israéliens de Cisjordanie vivent dans des communautés proches de la ligne verte , ceux là peuvent facilement être incorporé à Israel en modifiant un peu la ligne verte (qui n’est qu’une ligne de cessez le feu pouvant parfaitement être modifiée). Quand à Jérusalem, je pense qu’il faudra accepter une division. Il faudra prévoir un statut spécial pour cette ville. Jérusalem Ouest appartiendrait à Israel tandis que Jérusalem est appartiendrait à la Jordanie (mais les résidents juifs pourraient toujours y vivre). Il faudrait aussi prévoir que les deux parties coopèrent entre elles (vu que c’est la même ville). Le Mont du Temple (ou esplanade des Mosquées) appartiendrait à la Jordanie.
      Bon, je me perds un peu en parlant de Jérusalem et des implantations juives en Cisjordanie. Mon point principal dans cet article c’est de montrer que la seule solution a ce conflit est de donner la cisjordanie à la jordanie et gaza à l’égypte (et tant pis, si les modalités concernant les implantations et Jérusalem sont différentes que celles que je préconise). Je suis totalement conscient que cette solution représente bcp de difficultés, qu’elle sera dur à mettre en œuvre mais pour moi, il n’y a pas d’autres solutions. Malheureusement, je ne pense pas que cette solution sera mise en œuvre un jour étant donné que trop de gens (en ce compris « l’élite » au pouvoir) est prisonnier du dogme quasi religieux de la solution à deux états (qui est totalement irréaliste)

      • @jacquessvd
        L’article était frustrant car il se limitait à renvoyer à un ouvrage. Merci de pallier son caractère trop succinct en nourrissant la réflexion de vos informations et de vos propositions.

      • @ Jacquessvd
        Vous pensez sérieusement que votre solution en est une alors que ces gens discutent depuis plus de 2 décennies?

        Déjà votre phrase d’intro’ dicte de ne pas lire plus avant!

        Votre phrase: « Certes, les « palestiniens » refuseront sans doute cette solution mais bon, si on les écoutait, il faudrait tuer tous les juifs. »

        Un compromis là-dessus? Vous rêvez?

      • Autant votre première intervention est intéressante autant ici vous prenez vos désirs pour des réalités …..
        De la geopolitique de comptoir …..
        L’existence des palestiniens sert la cause de toutes les dictatures arabes . Elles permets au pouvoir de ces pays de détourner l’attention de leur peuples respectifs , de leur montrer combien souffrent leur frére musulman sous une tyrannie et donc de ne pas trop se plaindre . J’espere que vous saisissez l’ironie de mon commentaire .

      • La vraie solution ….. c’est de la geopolitique de comptoir ….
        Vous prenez vos desirs pour des realites .
        Le peuple palestinien sert les dictateurs arabes, c est sa raison d’être …
        Ils detournent ainsi leur peuple des problemes internes, regardez comme les palestiniens souffrent de vivre sous une tyrannie …. alors que les arabes israeliens vivent bien mieux en israel que dans les pays musulmans …

  • Question bête : pourquoi limiter l’histoire à 100 ans ??? cela fait des millénaires que la question se pose depuis l’esclavage en Egypte jusqu’à nos jours !!!!!

    • @robien certes , mais là il faudrait écrire une encyclopédie et puis il faudrait parler de la question qui fâche : cela a été un empire chrétien pendant plus longtemps qu’arabe …

  • L’erreur a été la création d’Israël. Pourquoi donner un pays à une religion? pourquoi ne pas le faire pour toutes les religions ou sectes? On va donc annexer les territoires de certains pays et leur dire, désolé ce n’est plus à vous, on va le donner à des fanatiques qui croient à un barbu dans le ciel.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Charles Boyer.

Qu'est-ce qui gouverne et motive les relations entre les États en général, et les guerres en particulier ?

Cette question fait l'objet de l'ouvrage de John Mearsheimer, The Tragedy Of Great Power Politics. Malheureusement, celui-ci n'est toujours pas traduit en français. Il est néanmoins écrit dans un anglais académique simple, clair et direct et devrait donc être lisible du plus grand nombre. On ne saurait trop le recommander.

Notons que John Mearsheimer est, depuis la parution de ce livre, devenu cél... Poursuivre la lecture

espace géopolitique
0
Sauvegarder cet article

Par Cherkaoui Roudani. Un article de Conflits

Dans un monde en mutation profonde avec un changement sans précédent des paradigmes de la puissance, les États puissants sont en quête d’un renforcement de leur souveraineté extraterritoriale afin d’asseoir leur suprématie et de fait d’avoir des relais de rééquilibrage stratégique. Dans ce sens, l’espace est devenu le terrain de plusieurs enjeux que ce soit économique, scientifique, militaire ainsi que géostratégique.

La course déclenchée vers l’espace déterminera le sort d’un rappor... Poursuivre la lecture

Dans les années 1930, a-t-on négocié avec Hitler ? Si la réponse la plus évidente, la moins simpliste et donc par définition la moins séduisante sera l’affirmative pour ceux qui se souviennent des funestes accords de Munich, la pique adressée cette semaine par le Premier ministre polonais Mateuz Morawiecki à un président français qui ne s’est pas privé de répondre avec une saillie qui n’honore pas sa fonction montre l’incroyable manichéisme dans lequel se noie désormais la géopolitique mondiale relativement au conflit russo-ukrainien.

... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles