NON, l’État ne nous protège plus ! de Simone Wapler

Le pamphlet de Simone Wapler est à mettre entre toutes les mains, surtout celles de votre beau-frère syndicaliste ou de votre cousin qui pensent que l’État-stratège va relever la France à grands coups d’argent public et d’endettement.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

NON, l’État ne nous protège plus ! de Simone Wapler

Publié le 10 janvier 2021
- A +

« Non, l’État ne nous protège pas, il se protège lui-même, il prétend nous protéger de risques illusoires ou il tente de nous protéger de risques qu’il a lui-même créés. Ce faisant notre véritable protection -celle à laquelle nous avons droit- n’est plus assurée. »

Le style est percutant, les arguments directs et bien ficelés pour défendre la liberté contre l’interventionnisme.

Dans son dernier essai – et pamphlet – Non, L’État ne nous protège plus !, Simone Wapler démolit les derniers mythes qui font de l’État une puissance bienveillante, rationnelle et à l’esprit totalement désintéressé.

Face à la crise sanitaire, l’État s’est révélé imprévoyant, incapable de protéger les citoyens et même totalement irrationnel. Il a d’abord préféré défendre ses propres intérêts au détriment de ceux des Français.

Des gouvernants irresponsables

Mais la gestion catastrophique de la crise n’a été qu’un épisode parmi tant d’autres dans l’histoire longue de l’irresponsabilité de nos gouvernants :

« Dans le monde politique et bureaucratique, les décideurs sont toujours exposés aux conséquences positives de leurs décisions […] mais ils ne sont jamais exposés aux conséquences négatives de leurs décisions… »

Avec concision, Simone Wapler rappelle que la logique de l’action politique portée par l’État tend à protéger ses élites et à sacrifier la vie et la propriété des citoyens ordinaires.

Plus encore, l’État invente des ennemis imaginaires comme autant d’épouvantails à moineaux destinés à nous faire peur et nous contrôler. Au nom de l’urgence climatique, mille mesures contraignantes, règlementations tatillonnes, législations compliquées embarrassent la vie des Français. Pire encore, l’État prétend nous protéger contre nous-mêmes, en inventant des taxes comportementales ou des labels citoyens visant à corriger notre conduite quotidienne. L’État n’est pas seulement un père fouettard, il est aussi une nounou qui nous infantilise et nous materne.

Le régalien oublié

Mais le pire est à venir. Simone Wapler explique que si l’État se protège, intervient de manière irrationnelle et organise l’irresponsabilité de ses élites, il est incapable d’assurer ses missions essentielles. La sécurité, la protection de la propriété et la liberté sont menacées constamment par ses actions. Là encore, la crise sanitaire n’est qu’un ultime épisode dans une démocratie confisquée et mise à disposition du capitalisme de connivence.

Le pamphlet de Simone Wapler est à mettre entre toutes les mains, surtout celles de votre beau-frère syndicaliste ou de votre cousin qui pensent que l’État-stratège va relever la France à grands coups d’argent public et d’endettement. Il permettra d’éliminer ces quelques illusions qui font obstacle à une vraie libéralisation du pays.

Voir les commentaires (9)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (9)
  •  » le ministère de l’intérieur prévoit de doter la police d’une unité d’élite nationale baptisé FAR ( force d’appui rapide ) dont l’objectif sera de rétablir l’ordre en cas de violence urbaine ….cette unité comptera …200 CRS…..pour toute la France….dormez tranquille braves et honnêtes citoyens , z’ètes protégés …..

  • Le problème et la source de nos maux en France est l’Etat.
    Beaucoup le savent mais peu le disent.

  • « Non, l’État ne nous protège pas, il se protège lui-même, il prétend nous protéger de risques illusoires ou il tente de nous protéger de risques qu’il a lui-même créés. »
    C’est un peu comme les racketteurs qui viennent dans votre boutique, pour vous expliquer que ce serait dommage si tout ça venait à brûler.
    Et pour éviter cela, il faufrait leur payer une assurance.

  • malheuresement le livre est en rupture de stock…

  • L’état ne nous protège plus. C’est un fait dans quasiment tous les pays occidentaux.

  • On nous parle de menaces illusoires contre la « démocratie » (les gilets-jaunes, l’extrême-droite, les soi-disant « populistes » …) , mais les 2 plus grands dangers pour la démocratie, ce sont , d’abord la faiblesse régalienne (l’Etat n’assume plus sa vraie mission de base, la seule en fait qui le justifie), et ensuite l’inefficacité économique : quand l’Etat aura plongé dans la misère ou la médiocrité une masse de plus en plus importante de citoyens , gare à la réaction.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
liberté
5
Sauvegarder cet article

Il est communément dit qu’en France, le libéralisme n’aurait aucun ancrage populaire, aucune existence politique, aucun passé et donc par voie de conséquence, aucun avenir.

On est en droit de se poser la question de savoir si c'est une réalité ou un mythe savamment entretenu à la fois par les libéraux désespérés du niveau de collectivisme du pays et par les collectivistes habitués à prendre leurs vues pour des réalités.

Si cela était vrai, pourquoi entendons-nous parler tout le temps de libéralisme ?

Certes, c’est princip... Poursuivre la lecture

Un grand penseur et un grand passeur

Au total, les options politiques et les valeurs qu’il défend font de lui un libéral, mais un libéral d’une espèce un peu curieuse puisqu’on a pu dire de lui qu’il a passé sa vie à aller à gauche en tenant des propos de droite et à droite en tenant des propos de gauche.

Quand en 1980, on lui demande s’il est le dernier libéral, il revendique son libéralisme mais répond :

Non. Aujourd’hui il y en a beaucoup qui me rejoignent. À la limite, je pourrais être à la mode.

C’est aussi en libéra... Poursuivre la lecture

Première partie de cette série ici.

Seconde partie de cette série ici.  

Troisième parie de cette série ici.

 

La fécondité de son scepticisme

Son humanisme se teinte d’un grand scepticisme, ce que traduit sa manière très lucide de concevoir la nature humaine, le devenir historique et l’action politique.

Sur l’homme, il ne nourrit pas de grandes illusions lyriques. On peut résumer sa position par une formule de son ami le ph... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles