Contre la passion de l’identité, il faut défendre le message des Lumières

L’esprit des Lumières qui a fait entrer l’Europe puis le monde dans la modernité s’appuie sur la découverte d’une commune humanité aux antipodes des racismes et des entreprises identitaires contemporaines.

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George Floyd Rally at North Park (2020 May) By: Anthony Crider - CC BY 2.0

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Contre la passion de l’identité, il faut défendre le message des Lumières

Publié le 8 juin 2020
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Par Frédéric Mas.

La crise qui traverse les États-Unis après la mort de George Floyd, et qui s’est étendue à l’Europe touche à la question centrale de l’identité, qui depuis la fin de la Guerre froide ne cesse de prendre de l’ampleur, et se traduit aujourd’hui par toutes les entreprises politiques communautaristes, indigénistes et xénophobes présentes sur le spectre politique national.

De l’extrême droite à l’extrême gauche, ce qui est en procès permanent, c’est l’héritage rationaliste, universaliste et progressiste des Lumières. Au nom du nouveau collectivisme racialiste et identitaire qui endort les esprits, l’idéal d’autonomie, de liberté individuelle conçue comme naturelle à l’Homme est oublié, ou même travesti.

La crise du rationalisme

Il est facile de définir ce qu’on entend par « politique identitaire » (identity politics). Pour Jonathan Rauch, de la Brookings Institution, il s’agit de la mobilisation politique d’un groupe autour de thèmes comme la race, le genre ou la sexualité, à l’opposé du parti, de l’idéologie ou d’un intérêt pécuniaire.

Il ajoute qu’aux États-Unis, ce type de mobilisation n’est pas nouveau, pas exceptionnel, illégitime ou particulier à l’extrême gauche1. Former des coalitions pour atteindre ses objectifs fait partie de l’esprit même de la politique. Aujourd’hui, se mobiliser contre le racisme en reprenant ce répertoire politique est tout à fait normal, et même légitime.

Seulement pour Jonathan Haidt et Greg Lukianoff, ce qui fait la différence, c’est la manière dont les coalitions sont constituées. L’identité peut être mobilisée d’une manière à souligner le caractère primordial de notre commune Humanité, en particulier quand il s’agit de défendre les droits et la dignité de certains êtres humains dont les droits et la dignité sont bafoués parce qu’appartenant à un groupe minoritaire.

L’identité peut aussi être mobilisée d’une manière à flatter notre instinct tribal et à agréger des individus au nom d’une haine partagée contre un autre groupe érigé en ennemi commun.

D’un côté, il y a Martin Luther King Jr et le mouvement des droits civiques qui s’élève contre le racisme et la discrimination, de l’autre, les groupes suprémacistes de droite ou de gauche tout occupés à alimenter les passions et les ressentiments entre groupes identitaires.

Cette manière d’envisager la politique identitaire apostasie la raison et flatte les passions les plus abrasives de la multitude. Pour le philosophe Thomas Hobbes, la peur, l’avidité et la vaine gloire constituent trois ressorts fondamentaux de la nature humaine que la raison doit subsumer pour sortir de l’état de guerre de tous contre tous.

La politique identitaire devenue passionnelle pousse la compétition entre groupes en jouant sur les besoins de sécurité suscités par la peur, de rétributions matérielles suscitées par l’avidité et de reconnaissance par la vanité. Dans le cas américain, à la demande de reconnaissance des victimes des violences policières répond la demande de sécurité des électeurs de Donald Trump, ce qui se traduit par une montée aux extrêmes.

La crise de l’universalisme

Comme le note Stéphanie Rosa dans son ouvrage récent La gauche contre les Lumières (Fayard, 2020), la culture commune de l’extrême gauche antiraciste a changé depuis les années 1970.

Devenue « intersectionnelle », elle se caractérise désormais par une hostilité radicale à la génération précédente en instruisant le procès de la totalité de l’Occident, réduisant toute prétention universaliste à des stratégies cachées de défense de la suprématie blanche ou du patriarcat, y compris au sein des groupes progressistes eux-mêmes.

Ce nouvel anti-universalisme triomphe sur les campus et constitue la nouvelle éducation des élites occidentales qui conçoivent maintenant la déconstruction comme seule réponse politique possible face à une histoire réinterprétée par pure idéologie.

La crise du progressisme

L’extrême droite et l’extrême gauche contemporaines convergent dans une même hostilité au progrès, qu’elles réduisent à un mythe positiviste né quelque part au XIXe siècle. En général, cette hostilité s’accompagne d’une rhétorique apocalyptique sur les méfaits du capitalisme en matière écologique ou sur les solidarités traditionnelles anciennes, nécessairement supérieures à l’anomie moderne.

La croissance fantastique qui a explosé à partir du XVIIIe siècle, enrichissant l’Europe puis une grande partie du reste du monde et améliorant les conditions de l’Humanité de manière exceptionnelle est totalement ignorée au profit des vieilles grilles de lecture marxisantes et décroissantistes héritées du gauchisme néo-luddite des années 1970.

Revenir à l’esprit libéral des Lumières

L’esprit des Lumières qui a fait entrer l’Europe puis le monde dans la modernité s’appuie sur la découverte d’une commune humanité, Humanité capable de se donner ses propres lois sans faire allégeance de manière aveugle aux groupes sociaux ou aux institutions sans examen rationnel.

Il marche de concert avec la science, l’égalité politique et la tolérance2. C’est cet esprit profondément libéral, enraciné dans l’expérience du droit naturel, qui nous permettra de mettre un terme à la compétition entre passions identitaires.

  1. Cité par Jonathan Haidt et Greg Lukianoff, in The Coddling of the American Mind, Penguin, 2019, p. 59.
  2. Steven Pinker, Enlightenment now, Penguin, 2018.
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  • Oui, bon, comme si ce n’était pas en fait l’inverse…
    C’est-à-dire qu’il y a tous ces militants des causes minoritaires qui ne peuvent se faire entendre qu’en exacerbant tous les conflits, toutes les différences, en criminalisant toute attitude « déviante », etc.
    La majorité est arrivée à bout, à force d’entendre sans cesse des injonctions sur ce qu’elle a encore le droit de faire, de dire, de penser même.

    Par ailleurs, j’aimerais bien comprendre ce que l’auteur entend quand il évoque « l’extrême droite ». Est-ce l’AfD d’outre-Rhin ? Est-ce le Vox au-delà des Pyrénées ? Est-ce notre FN/RN ? Est-ce Salvini et sa « Lega » de l’autre côté des Alpes ? J’ai comme une impression que, autant la case « extrême gauche » est assez claire aussi bien en termes d’idéologie que de méthodes, pour l’autre « extrême » c’est le même gloubiboulga habituel, où on case tout ce qui n’est ni à l’extrême gauche, ni adepte à 100% du politiquement correct habituel…

    • « j’aimerais bien comprendre ce que l’auteur entend quand il évoque « l’extrême droite ». »

      Vous vous êtes senti visé ?

      Je pense que ce que l’auteur entend par « extrême droite », c’est ce gloubiboulga qui se prétend opposé à 100% au politiquement correct tout en défendant les mêmes thèses anti-libérales que les idéologies dominantes actuelles (la social-démocratie et l’extrême gauche).
      Un peu les gens dans votre genre qui s’extasient devant les idées liberticides défendues aussi bien par Valeurs Actuelles que par Michel Onfray.

      • Moi aussi je veux des -1, je suis d’accord avec Rafael.

      • Je vous ai mis un +1. Je me demande comment sur un site libéral votre commentaire se trouve avec un -7. ( Juste avant mon passage )

      • Dites moi, si vous êtes un tel connaisseur, quelles sont les « thèses anti-libérales » de l’AfD ? Par exemple.

        • @Rafael :
          J’aime assez bien ce qu’a dit le sociologue Gerald Bronner dans une conférence sur le rationalisme. Aujourd’hui, les rationalistes (et les libéraux) sont pris entre le marteau du politiquement correct et l’enclume du populisme anti-politiquement correct. Les réactions que votre message a suscité me parait bien illustré ce fait. Le message du rationalisme est peu audible car il va au-delà des réflexes intuitifs. Il parle au cortex préfrontal plutôt qu’au cerveau limbique. Il s’appuie sur les données scientifiques plutôt que sur une expérience anecdotique.
          Pour illustrer un peu la différente façon de penser entre un rationaliste et un populiste (même intelligent et instruit), prenons Pinker qui est cité dans l’article. Sa culture est scientifique. Il s’appuie sur une connaissance à jour de la psychologie humaine basée sur des travaux contemporains de neurosciences, il s’appuie sur des données économiques, sociales et démographiques quantitatives. Au contraire, des personnes comme Onfray ou Zemmour, dont je reconnais volontiers qu’ils sont intelligents et cultivés, ont une culture uniquement littéraire et historique. Leur connaissance du monde moderne et de la psychologie humaine se base entièrement sur le bon sens et une expérience anecdotique. Ils ne connaissent même pas le concept de biais cognitif, ont une culture économique et scientifique proche du néant. Tous les auteurs qu’ils citent appartiennent au siècle passé voire à 19ème siècle. Je vous laisse deviner, entre ces deux types de penseurs, qui a une chance d’avoir une vision éclairée du monde dans lequel il vit…

  • Totalement logique donc irrecevable pour les pseudo-élites qui font business de leur pseudo-élitisme et incompréhensible pour la vaste majorité – dont une bonne partie des pseudo-élites …

  • Ce mot de lumière me fait toujours rire quand il ne s’agit pas de l’ampoule qui m’éclaire. Des gens éclairés de salons parisiens ne sont rien face au progrès technique qui a envahi la planète.. Les hommes sont malgré tout les mêmes en moins bien, l’ampoule à disparu de leur mains, enfin, en Europe, elle est bien située la vôtre lumière ?

  • Les Lumières c’était des mâles intellectuels blancs.
    Pas étonnant que leur éclairage libéral soit de moins en moins politiquement correct.

  • continuons a importer des pauvres.. et un jour.. couic

    • Il est vrai qu’importer massivement des pauvres tout en exportant aveuglément les riches ne paraît pas relever d’une gestion optimale du cheptel.
      Surtout quand on accueille les pauvres que les autres n’ont pas voulu.
      Ceci étant, de Rocard à Sarkozy, on suggérait comme aux USA d’accueillir les talents potentiels plutôt que toute la misère du monde.
      Comment choisir? Supprimer ces montagnes de grasses allocations qui font rêver tous les parasites du monde (et d’ici). Ne viendront que ceux qui ont envie de bosser honnêtement.

  • Ca me gêne toujours de voir dans un article dire que l’extrême droite et l’extrême gauche convergent vers les mêmes idéologies… C’est totalement faux… Mais ça permet de faire un bel amalgame et simplifier le débât. Jusqu’à maintenant, l’extrême gauche a fait largement plus grave que l’extrême droite. Il n’y a qu’à voir l’actualité de la semaine dernière… Vous n’allez quand même pas me dire que c’est un gars d’extrême droite qui lève son point en l’air (et s’il avait fait une quenelle ?)…

    •  » Ca me gêne toujours de voir dans un article dire que l’extrême droite et l’extrême gauche convergent vers les mêmes idéologies… C’est totalement faux…  »

      En Suisse par exemple le PNS ( parti nationaliste suisse ) est un parti d’extrême droite dont ses membres haïssent les gauchistes en partageant avec eux une bonne partie de leur programme politique.  » anti-libéral et anti -capitaliste anti-libre commerce mondial, anti-sioniste, anti-américain ( sous entendu anti-impérialisme). Sans parler de leur intolérance et leur goût à la violence . J’ai toujours dit que les anti-fa ( les gauchistes ) détestent ceux qui leurs ressemblent. L’inverse est forcément vrai également.

  • Le but de l’ extrême gauche a toujours été de renverser le pouvoir en place, la société bougeoise, jusqu’ à présent elle a toujours utilisé les luttes sociales, ouviers contre patrons, riches contre pauvres mais maintenant c’ est activant les luttes raciales, ethniques comme aux USA. C’ est en exitant les minorités, en les victimisant à outrance , en culpabilisant la majorité blanche, en soufflant sur les braises de l’ histoire que la gauche radicale espère créer un mouvement révolutionnaire.

    • « la gauche radicale espère créer un mouvement révolutionnaire. »

      Je ne crois pas que ce soit la même gauche. Le socialisme historique s’appuyait sur les « classes laborieuses », le neo-socialisme ayant attribué l’echec du premier au peuple s’appuie sur des « élites ». Je pense que la récupération actuelle appartient au neo-socialisme.

      Bien sur, aucun des deux courants n’a conscience du fait que son idéologie repose sur des revendications identitaires et que l’organisation hiérarchique pyramidale de la tribu à l’échelle d’un pays et maintenant du monde est totalement impossible.

      Ces deux socialismes s’agitent beaucoup et ne vont pas tarder à s’affronter. Tous militent en fait pour la dictature et l’anarchie sans le comprendre car ils ont fait l’impasse sur l’humanisme.

      •  » Ces deux socialismes s’agitent beaucoup et ne vont pas tarder à s’affronter. Tous militent en fait pour la dictature et l’anarchie sans le comprendre car ils ont fait l’impasse sur l’humanisme.  »

        Parce que ça sera toujours les deux faces d’une même pièce.

  • Il y a identité constructive et une autre destructrice. Plaider pour une identité européenne, française, bourguignonne ou africaine ne me paraît pas incompatible avec la notion de liberté. Demander que les identités soient mises sous le tapis, ou pire, s’attaquer à notre identité historique, c’est faire le lit du communisme le plus abject. Les Baltes, Kazaks ou autres Croates ont retrouvé la leur à la chute du mur de Berlin.

  • On est très loin de l’universalisme qui prévalait encore dans les années 80, l’effet amusant est que les « racisés » se retournent du plus en plus contre les bons blancs qui ont attisés leur haine raciste et que les débordements sont inexcusables et contre-productif politiquement.
    A force de se retourner dans sa tombe Martin Luther King va finir par creuser un énorme cratère.

  • Contre… (la passion de l’identité) défendre… (le message des lumières).

    Contre… défendre…

    Comment expliquer ce paradoxe consistant à se réclamer d’une philosophie de tolérance, de non-violence, et en même temps se poser en opposition (contre/défendre) à des groupes ne pensant pas comme vous, M. Mas ?
    La question de fond n’est-elle pas ailleurs ? Ne faut-il pas analyser un peu plus en profondeur les motivations et ressorts des gens ayant « la passion de leur identité » avant de les condamner, manifestement pour la seule raison qu’ils osent affirmer une identité ? Mais celui qui se réclame des Lumières n’affirme-t-il pas, lui aussi, une identité ? N’êtes-vous pas en pleine contradiction ?
    de plus, croyez-vous vraiment que ce soient « les Lumières » et elles seules qui aient façonné et fondé les sociétés démocratiques et ouvertes – relativement – dans lesquelles nous vivons ? Comment expliquer que l’Occident, les sociétés démocratiques modernes, soient les pays ayant été le plus marqués, au cours de l’Histoire, par le judéo-christianisme ? Ce serait pur hasard ?

    PS : je vois mal comment ne pas lier la montée des revendications « identitaires » à laquelle on assiste de nos jours aux revendications identitaires de certaines populations exogènes, d’origine notamment africaines et/ou musulmanes ; la première étant une réponse logique aux secondes, ou pour reprendre le raisonnement de l’auteur, la défense de ce que des gens estiment être « leurs lumières » contre des passions identitaires ouvertement hostiles et singulièrement éloignées des Lumières.

    • « Ne faut-il pas analyser un peu plus en profondeur les motivations et ressorts des gens ayant « la passion de leur identité » avant de les condamner, manifestement pour la seule raison qu’ils osent affirmer une identité »

      Je pense que vous n’avez rien compris à l’article.
      L’auteur ne stigmatise pas le fait que les gens se réfèrent à une identité, il critique le fait qu’elle devienne le fondement d’une idéologie politique.

      Personnellement, je suis fier de mon identité « française ». En revanche je crache à la gueule de l’idéologie nationaliste.

      • Il faut que la passion d’une identité ne soit pas excluante c’est à dire repliée sur elle.
        Sinon il y a fort risque de tension entre la passion d’une idendité qui rencontre la passion d’une autre idendité.

      • Je crois avoir compris l’article.
        Je crois que vous aussi êtes en pleine contradiction avec votre dernière phrase. êtes-vous capables d’expliquer ce que signifie votre identité « française » ? En quoi elle diffère des autres, sur quels plans ? Et la différence avec « l’identité nationaliste » ? (je ne sais pas ce que c’est, personnellement)

        Vous ne devez pas être sans savoir que dans le grand courant libéral, existent plusieurs tendances, parfois antagonistes, notamment sur le sujet de la foi en Dieu : certains sont résolument contre (M. Mas me paraît clairement de ce côté) quand d’autres sont résolument pour ; d’où mon allusion à la corrélation entre démocratie, sociétés ouvertes d’un côté, et impact du (judéo)christianisme de l’autre.

        Les « Lumières », il ne faut pas l’oublier, ont aussi inspiré les Révolutionnaires français, jusqu’à la Terreur, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne fut pas spécialement favorable aux libertés. On ne peut à mon sens se réclamer des « Lumières » aveuglément – si j’ose dire.

    • Bonjour,

      Personnellement, je vois mal comment ne pas lier la montée des revendications identitaire avec la croissance des subventions aux associations.

      C’est un business ni plus ni moins que les membre des dits mouvements en soit conscient ou non.

      Ça explique la multiplication des mouvements identitaires: votre attachement à une identité (noire, mulsumane, femme, homosexuelle, transgenre ajouter ce que vous voulez à la liste) peut permettre d’obtenir des subventions à tout échelon de décision politique pour votre association. Argent que vous dépenserez quasi-intégralement en campagne de propagande/info(x), en publication de livre, blogs, vidéos et pour vous faire inviter en plateau afin de continuer à faire tourner la boutique.

      Ajoutez à cela les éventuelles donations, puis ère du numérique oblige, les revenus méchant capitalistes sur youtube et consorts.

      J’imagine que le summum c’est de se revendiquer Femme noire, musulmane, lesbienne et sur le point d’opérer un changement de sexe. Vou cochez toutes les cases et faites un carton dans le business de la pleurniche.

      • et si vous ne savez pas chanter , postulez pour l’Eurovision, vous aurez vos chances.

      • Vous avez raison, mais il faut aller plus loin dans le raisonnement.
        Pourquoi des subventions à des assos qui crachent sur la France, son Histoire, son identité profonde ? Quelle est la part de la haine de soi dans les motivations de ceux qui ouvrent les robinets des subventions ?
        Quant aux réponses « identitaires françaises » à la montée de ces identités exogènes et anti-françaises (réponses identitaires françaises que je ne partage pas en totalité), il me paraît important de souligner que, justement, il s’agit de réponses, de défense d’une conception des choses ; faire l’économie de cette analyse amène à faire des erreurs graves d’interprétation. Tous comme les pacifistes font de graves erreurs quand ils refusent la guerre par principe, oubliant que la guerre peut parfois juste consister à se défendre contre une agression. Les pacifistes des années 30 l’ont amplement démontré : leur refus de la guerre par principe a contribué à la dictature nazie et aux 50 millions de victimes qu’elle a occasionnée.

  • Très bel article. Un message politique authentiquement libéral, que l’on aimerait rencontrer plus souvent dans Contrepoints.
    Quant aux commentaires dubitatifs, ils reflètent surtout une inculture historique préoccupante. Visiblement, certains lecteurs se laissent abuser par le bruit de fond médiatique, saisissant toute opportunité pour créer de la politique spectacle.

  • Dans une telle situation l’esprit libéral qui exprime les droits fondamentaux individuels doit rester neutre et s’en tenir aux faits quels que soient les intérêts des uns et des autres. Si la justice l’était en permanence nous n’aurions pas ce type de débordements violents. La réalité est que les oppositions se rejettent les responsabilités, instrumentalisent ou font de la politique électorale avec une pression énorme sur la justice. En revanche les droits sociaux sont dans le champ politique, sont discutés et font l’objet d’un consensus réel sans renouvelable. Chaque camps doit l’accepter.

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