Europe, Turquie et Russie : les problèmes de fond qui bloquent la question des réfugiés

L’Europe est prise en otage dans l’affrontement Russie-Turquie en Syrie. Cette actualité est compliquée par de profondes méfiances historiques entre ces trois acteurs.

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Turkey-Syria Barrier by William John Gauthier(CC BY-SA 2.0)

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Europe, Turquie et Russie : les problèmes de fond qui bloquent la question des réfugiés

Publié le 2 mars 2020
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Par Yves Montenay.

Russie et Turquie abusent de leur puissance en tuant ou refoulant les populations civiles de Syrie, tandis que l’Europe s’est mise en état de faiblesse. Elle est donc prise en otage dans l’affrontement russo-turc dans ce pays. Cette actualité est compliquée par de profondes méfiances historiques entre ces trois acteurs pris deux à deux.

Voyons donc d’abord ces données géopolitiques et historiques de base

Les racines des relations entre l’Europe et la Russie

Historiquement, la Russie était un pays asiatique qui a voulu devenir européen. Le rapprochement s’est amorcé depuis Pierre le Grand avec la naissance d’une intelligentsia russe européenne et même francophone, symbolisée par l’architecture européenne de Saint-Pétersbourg.

Malheureusement la révolution bolchevique de 1917 a détruit cette intelligentsia, et la Russie, devenue l’URSS, est retombée dans ce que Marx appelait « le despotisme oriental ». Cet éloignement culturel a été aggravé par la tentative sans cesse renouvelée de soviétiser des pays européens : Ukraine et Pologne dès la fin de la Première Guerre mondiale, avec un échec en Pologne et une « réussite » en Ukraine rattachée de force à l’URSS puis décimée par la famine soviétique.

Puis, après la Seconde Guerre mondiale, l’URSS a annexé de fait les pays baltes, Pologne, Roumanie, Bulgarie, Tchécoslovaquie, RDA (Allemagne de l’Est). Elle a détruit ce qui restait de leurs élites déjà en partie massacrées par les nazis. Elle a tenté de faire de même pour la Yougoslavie et la Finlande. Il n’est donc pas étonnant que les pays de l’Est européen ne soient pas enthousiasmés par un rapprochement entre l’Europe et la Russie, et votent d’abord pour l’OTAN.

Les racines des relations entre l’Europe et la Turquie

La Turquie, vue d’Europe, c’est l’occupation de sa partie sud-est par l’empire ottoman avec des périodes de cruauté au nom de l’Islam qui ont marqué les esprits. La transformation de l’empire en une Turquie laïque (je simplifie) par Kemal Atatürk a détendu l’atmosphère, ainsi que l’entrée du pays dans l’OTAN.

Mais la prise de pouvoir par les islamistes du président Erdogan lié aux Frères musulmans a de nouveau refroidi les relations. Et ce n’est pas seulement une question religieuse : la répression en Turquie et son action en Syrie sont contraires aux valeurs européennes.

Les racines des relations entre la Russie et la Turquie

La Sainte Russie et l’empire ottoman sont des ennemis permanents non seulement pour des raisons géopolitiques, mais également historiques et religieuses (voir mon article « le choc des empires »).

Depuis plusieurs siècles la Russie a fait reculer sans arrêt non seulement les possessions turques autour de la mer Noire, mais a mis aussi en tutelle les pays musulmans turcophones d’Europe centrale. Depuis la fin de l’URSS et leur indépendance, Russie et Turquie s’y opposent par de grandes manœuvres d’influence.

L’exacerbation de ces relations du fait du problème syrien

La question syrienne dans un premier temps a été comprise par l’Occident et en particulier par l’Europe comme une révolte démocratique contre le régime Assad, particulièrement répressif. Nous avons donc aidé l’armée syrienne libre et lui avons fourni de l’argent et des armes.

Assad a hurlé que nous aidions des islamistes, ce qui s’est révélé progressivement exact. On sait aujourd’hui que l’argent de la péninsule arabique a coulé à flots vers les courants islamistes qui ont réussi à attirer les insurgés démocrates et leurs armes. La Turquie, violemment anti Assad, a également renforcé les insurgés islamistes.

Venant d’Irak, l’État islamique a occupé l’est de la Syrie, a mis la main sur sa petite production pétrolière et a organisé un véritable État avec impôt et mercenaires, notamment Français convertis, mais aussi Tchéchènes et autres. Il semble avoir bénéficié au moins pendant un certain temps de l’argent de la péninsule arabique et sans arrêt du commerce avec la Turquie.

Enfin, les Kurdes surtout présents le long de la frontière turque en ont profité pour prendre une autonomie de fait, mais prudemment, sans rompre avec le régime Assad. Étant cousins du PKK kurde pourchassé en Turquie, ils ont rapidement été dans le collimateur d’Ankara.

Bref, le pouvoir d’Assad ne s’exerçait plus sur une grande partie du pays, et les troupes iraniennes ainsi que les conseillers et aviateurs russes sont arrivés en sauveurs. Au passage cela donnait à la Russie un résultat dont elle rêvait depuis plusieurs siècles : une base en Méditerranée. Au grand mécontentement des Turcs voyant se dévaloriser leur verrou du Bosphore.

À ces données historiques déjà difficiles, s’est ajoutée la question des réfugiés qui détermine en partie la politique de l’Europe.

La Syrie, machine à réfugiés

Il y aurait environ 25 millions de Syriens dans le monde (dans ce qui suit j’ai arrondi au million le plus proche vu l’incertitude des statistiques). Des centaines de milliers sont morts. Ce chiffre comprendrait huit millions de déplacés (réfugiés internes) et cinq millions de réfugiés à l’étranger dont plus de deux millions sont aujourd’hui en Turquie, un million en Europe principalement en Allemagne, un million en Jordanie et au moins autant au Liban.

Il y aurait au moins deux millions de déplacés dans la « poche d’Idlib » qui est l’objet des combats actuels. Un million de ces derniers, principalement des femmes et des enfants, ont dû déménager plusieurs fois au fur et à mesure de l’avancement depuis quelques semaines des troupes d’Assad précédé par les bombardements russes qui auraient particulièrement visé les écoles et les hôpitaux.

Une grande partie de ces réfugiés, tant en Turquie qu’en Europe et ailleurs, n’a pas le droit de travailler (dossier en attente ou toute autre raison) et sont donc réduits au travail non déclaré, au chapardage ou pire. Les populations locales, turques ou grecques des îles proches de la Turquie sont exaspérées. La Turquie n’en veut plus et l’Europe n’en veut pas. Erdogan, qui sent sa majorité s’effriter, et les dirigeants européens menacés sur leur droite sont de plus en plus opposés sur ce sujet.

Pour l’instant, l’Europe a donné trois milliards de dollars pour que la Turquie freine l’exode vers l’Europe, et, sans la police turque, la frontière avec la Grèce est une passoire… sauf à tirer sur des femmes et des enfants comme je l’entends parfois !

La deuxième étape possible vers le reste de l’Union européenne après la Grèce surchargée est la Hongrie, mais sa frontière sud est verrouillée et gardée militairement.

L’efficacité du chantage turc aux réfugiés

Personnellement, je n’ai jamais compris cette paranoïa : des femmes et des enfants meurtris par la guerre n’ont aucune envie de semer le désordre chez ceux qui les recueillent. Le problème est que l’accueil est particulièrement dégradant et hostile dans les îles grecques, où la population est à bout. C’est davantage un problème d’accueil que d’immigration, pour laquelle les problèmes très réels viennent d’autres catégories que des réfugiés syriens.

Mais l’immigration n’est pas le sujet ici, et je me borne à dire que c’est un moyen de pression très efficace des Turcs sur l’Europe. Les 28 et 29 février il a suffi d’une menace d’Erdogan d’ouvrir sa frontière et de le faire effectivement pour quelques milliers de réfugiés pour semer l’émoi en Europe.

Résumons le chantage turc : « Appuyez moi pour demander à la Russie d’arrêter de bombarder les civils ce qui va envoyer un million de plus de réfugiés chez moi rien que pour la zone reprise depuis quelques semaines par l’armée syrienne, et davantage encore si cette zone s’agrandit. Soyez cohérents avec vos propres valeurs en empêchant le massacre de civils par l’aviation russe et par le régime Assad. Si ce dernier était moins sanguinaire, les réfugiés retourneraient chez eux au lieu de le fuir vers le Nord. Et si vous ne réussissez pas, je vous envoie deux millions de personnes. »

Ce à quoi la Russie répond qu’il est bien normal que la Syrie reprenne possession de son territoire, et qu’on ne voit pas pourquoi l’armée turque essaie de l’en empêcher. Et de souligner que l’humanité turque est toute relative, puisque ce pays s’est empressé d’occuper une bande de territoires au nord-est de la Syrie pour en chasser la population kurde afin de la remplacer par une partie des réfugiés syriens, qui pourtant ne viennent pas du tout de cet endroit.

Que faire ?

L’Europe est en train de rassembler les protagonistes pour arrêter les bombardements des civils et leur apporter une aide élémentaire en nourriture et abris contre le froid actuel. Mais elle n’a aucun moyen d’action, et aucun allié depuis que les États-Unis se sont désintéressés de la question.

Et de toute façon cette aide ne serait qu’une mesure transitoire : le problème reste entier tant que la Syrie veut reprendre l’intégralité de son territoire et est aidée en cela par la Russie et l’Iran. On peut rêver d’une révolution en Syrie avec l’apparition d’un gouvernement normal permettant à tous les réfugiés de retourner chez eux. Certains imaginent même une pression de l’Iran et de la Russie sur Assad pour en arriver là.

Ce n’est a priori pas dans la nature des régimes russes et iraniens de se soucier du sort des civils. Mais le Moyen-Orient est imprévisible et c’est peut-être dans cette direction que devrait pousser la diplomatie européenne : la meilleure solution pour des réfugiés, c’est de pouvoir rentrer chez eux !

Si les Européens prenaient un peu de recul, ils s’apercevraient qu’ils sont victimes de leur paranoïa anti-réfugiés qui les paralyse. Pourtant les pays d’Europe orientale sont ceux qui auraient le plus besoin de sang neuf, et à défaut, leur vieillissement rapide va les obliger à réclamer au nom de la solidarité européenne une aide pour leurs propres retraites au détriment de celle des Français et surtout des Allemands !

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  • Regrettable article tendancieux.
    Dommage car l’importance de ce sujet aurait mérité un traitement objectif, aurait mérité mieux.
    Monsieur, restez démographe et n’émettez pas de jugements de valeurs et de prises de positions à partir d’une histoire complexe et enchevêtrée que vous ne maîtrisez pas. Merci.

  • « Si les Romains prenaient un peu de recul, ils s’apercevraient qu’ils sont victimes de leur paranoïa anti-tribus germanique qui les paralyse. »

    C’est le genre de discours qui a du être tenu au Sénat il y a 2000 ans avec les brillants résultats que l’on connait.

  • l’europe ne peut accueillir tous les ingénieurs ni tous les médecins syriens. ni les femmes et ni les enfants de de ces ingénieurs et de ces médecins.
    et une société peut tout à fait avoir insuffisamment d’enfants, ne pas ouvrir ses frontières à l’immigration, vieillir, rester homogène culturellement et que cela se passe relativement bien (japon).
    nous vous savons immigrationiste forcené, mais il y a une grande part de naïveté si vous pensez que les mahométans infiltrés en europe accepteront de gaieté de coeur de payer les retraites des kouffars que nous sommes.

    • Cela me fait réagir sur le passage où il est question de tirer sur des femmes et des enfants.
      M. Montenay gagnerait à se renseigner : certains, du coté de Gaza par exemple, sont experts dans l’art de mettre en avant leurs femmes et enfants afin soit de désarmer les soldats en face, soit de pouvoir accuser lesdits soldats d’avoir tiré sur des femmes et des enfants. La vie humaine, en particulier des innocents, n’a pas le même prix dans les différentes sociétés…

      • Ce qui m’avait surpris dans le flot de réfugiés syriens c’est qu’environ 75% étaient des hommes seuls. Donc l’image des femmes et des enfants…

        • parfaitement, une majorité d’hommes seuls, heureusement qu’il s’agissait essentiellement de médecins, d’ingénieurs et de chercheurs , on aurait pu croire en une armée.

  • merci pour le resumé historique, un de plus, mais vraiment votre position sur la Syrie , votre conclusion sur les réfugiés c’est incompréhensible en autres choses

  • C’est reparti pour un tour ! Il faut accueillir les réfugiés parce qu’ils sont tous gentils, vont parfaitement et rapidement s’intégrer, et qu’ils vont travailler pour nos retraites. Tous ceux qui émettent des objections ou s’y opposent sont des extrémistes de droite.
    Et les dirigeants des pays qui empêchent les réfugiés de passer sont d’ignobles populistes.
    Il y aurait pourtant une solution très simple. Tous ceux qui estiment que leur devoir est d’accueillir des réfugiés font une demande officielle en préfecture, payent une taxe spéciale à l’état selon le nombre (rien ne se fait en France sans une taxe , la tradition doit etre maintenu …), et ensuite s’engagent à accueillir, à nourrir et à loger décemment, chez eux, les réfugiés en question. C’est une décision de citoyen, libre, assumant ses idées et ses responsabilités. Ce sera un peu décevant pour tous ceux qui ont l’habitude de faire payer les autres pour leur velléités humanitaires mais ce sera juste.

    • Et qu’ils se portent garant pénalement et financièrement aussi. Parce que des dingues qui font des mariages blancs, il y en a déjà plein.

  • Si les européens n’avaient pas renié leurs racines et leurs cultures, ils auraient observé que le régime d’Assad est le seul à se revendiquer laïc et à protéger les chrétiens.
    Ils n’auraient donc pas cherché à tout prix à virer Assad, ni soutenu les oppositions islamiques, ce qui a abouti à la situation actuelle (fiasco totale du quai d’Orsay).

    Quant aux pays d’Europe orientale, ils sont parfaitement conscients (après des siècles d’occupation ottomane, puis soviétiques) de ce qu’est le grand remplacement et s’activent à sauver leurs retraites en relançant la natalité.

    • IL faut pas exagerer. Assad est un tyran, qui a mit en coupe reglé son pays pour que ses porches se remplissent les poches. Circonstance aggravante, les dirigeants sont nuls et la population vit dans la misere (la chine par ex est aussi une dictature, les dirigenats sont aussi corrompus et pratiquent le nepotisme mais le niveau de vie augmente, comme quoi la dictature et la corruption n implique pas forcement la stagnation economique)

      • Pour que les proches se remplissent les poches…. C’est partout comme ça, après renversement des pouvoirs, c’est d’autres proches.. Même en démocratie.

  • Il me semble qu’un gouvernement « normal » est un gouvernement élu par son peuple. Ce qui est le cas d’Assad, que cela plaise aux Occidentaux ou pas.
    D’autre part, quand une guerre – d’ingérence sur fond de conflit pour la maîtrise de ressources naturelles – est illégale, il importe de la justifier aux yeux de l’opinion publique. Toute les opinions publiques occidentales ont été, depuis le début « intoxiquées » comme le savent ceux qui se sont directemebt informés auprè des populations sur place.
    https://www.voltairenet.org/article209288.html

  • L’attitude de la Turquie est lamentable. Elle a semé le chaos et se plaint le moment d’en récolter les fruits. Ces fruits, qu’elle se les garde.

    Quel pays occupe illégalement la moitié de Chypre ❓

    • Hélas elle n’est pas lamentable mais dangereuse.

      Il est maintenant clair qu’Erdogan et une bonne partie des Turcs ont l’intention de reconstituer l’empire Ottoman.

      Ce n’est pas seulement la Syrie mais aussi la Lybie ou les djihadistes Syriens sont envoyés par les Turcs.

      Les Turcs n’ont pas la moindre intention de se retirer des territoires qu’ils occupent via leurs proxys djihadistes en Syrie, ni maintenant ,ni plus tard.

      Pas plus qu ‘ils ne partiront de Chypre.

      Si l’occasion se présente ,ils poursuivront leur expansion.

      Le profond mépris dans lequel ils tiennent les pays Occidentaux , rappelle les Japonais en leur temps.

      il s’agit soit disant d’un allié qui ne respectent aucun de ces accords, qui fait du chantage même après avoir reçu la rançon.

      Ne pas réagir sévèrement est le pire signal qu’on puisse donner, et c’est bien évidement ce qu’on fait.

      L’Union Européene est la plus grande farce de l’histoire.

      • tenons bon et laissons les Russes régler le problème turc , ils l’ont déjà fait une quinzaine de fois dans l’histoire. Ils connaissent.

  • C’est curieux, ce manque d’objectivité de la part des lecteurs, libéraux? Non, de la bonne droite sans réflexion ! En effet, l’article est plutôt objectif, historiquement parlant. on pourrait ajouter l’aide financière d’Israel aux rebelles anti-assad. Ensuite sur l’imbroglio, l’auteur ne fait qu’esquisser la tare diplomatique et militaire de l’Europe, je suis plus véhément, à ce sujet ! Non pour clamer qu’il faut accueillir en Europe les deux millions de syriens en turquie ! Mais pour fustiger la minable politique arriérée franco-anglo-usa, qui ont mis à feu et à sang, la Libye, (affaire Sarkozy), qui ont effectivement militairement aidé les islamistes (sous Hollande) ce qui prouve qu’il y a bien une continuité de l’Etat ! Pour répéter, que plutôt que de faire l’autruche, et de constater, que sans les missiles mis à disposition par les américains, l’armée, française et européenne, est enfin, je dis enfin, face à ses responsabilités! En cela il lui appartient de ramener par exemple la Turquie à la raison, par la pression, en lui expliquant comme la fait Trump, quand il n’était pas content, qu’on pourrait fort bien ramener leur économie à l’âge de pierre ! Ah, oui, je sais, la Turquie, c’est la plus grosse armée islamique du moyen orient, pas touche !!

    • Le problème, c’est qu’une bonne partie de ces « réfugiés » ne sont pas syriens. Il s’y mèle des milliers d’ afghans et de noirs d’Afrique. Il suffit de regarder les images. Parmi ces derniers, on cherche en vain ingénieur ou médecin.

    • @GR. c est quand meme dingue cette manie de dire que tout ce qui va mal, c est de notre faute !
      Dans le cas syrien, on n a rien fait ! Les syriens au debut se sont rebellés pacifiquement contre un pouvoir kleptocratique et incompetant. Puis avec la repression, une partie est passee a a lutte armee. Assad en a en effet profité pour liberer des islamiste pour pouvoir dire opposant=daesh. Et comme seul les islamiste obtennaient des armes (des pays du golfe) et qu on a laissé tomber les moderes, tous les combattant sont passe sous le drapeau islamiste (si en 44 seul l URSS aurait livre des armes au maquisards francais, tou sles FFI seraient devenus des FTP)

      Quant a la libye c est en effet un echec. Mais qu aurait on dit si on aurait laissé Kadafi (notre allié jusque la) massacrer tranquillement ses opposants (il s etait pas cacher qu il allait les mater). Bref si on fait rien, on est coupable. si on fait on est coupable …

      • Dans le cas syrien, on n a rien fait !

        Ah bon! et les propos du capitaine de turbopédalo?
        Et les armes livrées? Ce n’est rien ❓

        • « propos du capitaine de turbopédalo? » Hollande a fait du blabla et c est tout. paroles, paroles …

          « Et les armes livrées? » lesquelles ? vous avez des preuves que la France a livré des armes en syrie ? a ma connaissance on a rien livré du tout et c est pour ca que les rebelles sont allés vers ceux qui pouvaient leur fournir des amres : les islamistes associes aux pays du golfe

          • @cdg
            Les « rebelles » ne sont pas allés vers ceux qui leur fournissaient des armes : les islamistes.
            Non. Les « rebelles » étaient des islamistes, ils se sont fournis chez leurs cousins. C’est le terme « rebelles » qui vous a perdu, rassurez-vous vous n’êtes pas le seul et c’était le but de ce terme.

      • Là où je suis d’accord avec vous, c’est qu’on a l’impression que quoi qu’il se passe, c’est toujours notre faute, à nous Occidentaux. Comme si les populations et gouvernements locaux étaient incapables de prendre des décisions, d’agir, et pas toujours pour le mieux, loin de là ! Comme s’ils nous avaient attendus pour s’entre-tuer joyeusement, depuis des siècles…
        Ce n’est en général pas simple, et nous pouvons parfois avoir une responsabilité, mais de grâce, pas de simplification outrancière, pas de dé-responsabilisation des autochtones, pas de battage de coulpe systématique !

        • ils s’entretuent depuis des siècles , mais dans le cas de l’Irak, de la Libye et de la Syrie nous avons largement contribué au désastre. Nous n’avions aucune raison d’intervenir , ce que nous avons fait en Libye s’appelle un crime de guerre

  • Quel est donc le phénomène de Génération spontanée, qui a fait apparaître une organisation nazislamiste contre Assad en Syrie ?
    On me dit dans l’oreillette que ce pourrait être des vapeurs de Gaz venue du Qatar, relayées par la Turquie dans un fantasmatique Gazoduc !

  • « Le problème est que l’accueil est particulièrement dégradant et hostile dans les îles grecques, où la population est à bout. » Non, l’accueil n’a pas été hostile, mais il l’est devenu dans un pays ruiné et humilié par la troïka européenne, abandonné à son sort et pour qui l’afflux de réfugiés/migrants (les Grecs emploient cette expression en distinguant les deux) rappelle l’ancien temps de l’Empire Ottoman. Pour la situation explosive en Grèce, lire : http://www.greekcrisis.fr/2020/03/Fr0768.html#deb
    et ici : http://www.greekcrisis.fr/2020/02/Fr0767.html#deb

    • Ce sont les grecs qui auraient du recevoir les 6 milliard d€uros qu’Erdogan le taqiyaiste a empoché sans aucune vergogne !

  • les bombardements russes qui auraient particulièrement visé les écoles et les hôpitaux

    Auriez-vous une source pour cette affirmation? On trouve tellement de mensonges du genre des armes de destruction massive de Saddam. Cela sent la préparation de l’opinion pour frapper.
    Et frapper, c’est bien l’unique chose dont on est capable à l’ouest, comme de bons régimes socialistes que nous somment.

    Et les tirs criminels sur les civils à Alep? Cela ne compte pas ❓ Donc on peut faire la leçon 🙁

    • c’était facile d’aller bombarder la Syrie sous des prétextes fallacieux.
      Avec les Russes ça va être beaucoup plus risqué

  • Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
    « Assad a hurlé que nous aidions des islamistes, ce qui s’est révélé progressivement exact » sauf que c’était exact dès le début ! Mais on a caché cela aux populations européennes en parlant de « rebelles » et en dénonçant Assad avec force arguments pour obtenir l’adhésion de l’opinion publique.
    Comme par le passé, avec la Tchétchénie dont on a longtemps caché qu’il s’agissait d’islamistes voulant prendre le pouvoir. Autre temps, autre lieu, même combat.
    Donc, non M. Aulnas, les gens qui ont fuit la Syrie, les « rebelles », ne souhaitent pas rentrer chez eux, car la Syrie ne sera pas chez eux tant qu’ils ne parviendront pas à y implanter un Etat islamique. Les « démocraties » européennes ont tout fait pour les y aider, heureusement les preuves de la manipulation ont réussi à être diffusées. Mais cela a pris bien longtemps…
    Les « démocraties » préfèrent un dictateur islamiste à un « dictateur » élu…

  • Si la modération pouvait changer, dans mon commentaire, le nom de M. Aulnas en M. Montenay, ce serait bien 😉

  • Pourquoi les pays d europe en general (et la france en particulier) s oppose a l arrivee massive de rerfugiés ?
    Parce que les vagues precedentes ont posé et posent encore des probleme (pour la france regardez le resultat des vagues d immigration du Mahgred des annees 60-70-80)

    Accueillir des petits enfants c est mignon. Mais 20 ans plus tard, sile petit enfant devient une racaille qui brule des voitures et refuse de s integrer on est pas gagnant

    ET je pense que les pays de l est le comprenne tres bien. ils voient le result de notre politique et n ont pas envie de faire les meme erreurs

    PS: l argument des retraites n est pas valide: un bac -5 au RMI coute de l argent, il n en rapporte rien. Une economie moderne n a plus besoin de bras, on est plus en 1950 !

  • A Gérard;
    Oui, vous approchez de la réalité de la région, même si vous dérivez ensuite.
    Oui, Erdogan a en mémoire la souvenir de l’Empire ottoman. Comme tous les Turcs. Comme toute l’histoire enseignée das ce (beau, d’ailleurs) pays.
    Il faudrait qu’un jour je me mette à proposer un article sur le Pacte de Saadabad (Pacte et pas Traité, comme le nomment les externes à la région). Ce fut un symbole fort dans cet espace, d’autant qu’il fut approuvé (cautionné, je ne sais pas, mais probablement) par Staline et qu’il tint cette région à l’écart de la Seconde Guerre Mondiale.
    Ce qui se passe depuis est lié à l’entrée en scène des Etats-Uniens, initialement absents de la zone, et évidemment au retour des Israéliens.
    Depuis, c’est un jeu complexe, dans lequel les Turcs ont un rôle majeur, mais pas toujours celui auquel on pense. N’oublions pas que la diplomation turque (actuelle) est l’héritière (via l’université d’Istanbul) de celle du diwan, de la remarquable diplomatie ottomane.

    Quant à GR, pouvez-vous vous rappeler que, lors de la Première Guerre Mondiale, les deux meilleurs armées du monde de l’époque (France et Royaume Uni, encore puissants au début du conflit) se sont cassé le nez (pour être diplomate / ont pris une raclée pour l’être moins) contre les Turcs ? Enfin, désolé, l’article n’est pas historiquement objectif…

  • En lisant l’article puis les commentaires, j’avoue mon incompréhension sur la réaction hors de propos avec un esprit de corps de ces derniers. Cela ressemble à s’y méprendre à une réaction viscérale qui ne laisse la place à aucune discussion sur la question posée. Pire et c’est le comble sur un site libéral, cela ne donne pas envie de donner son avis avec le risque de se faire agresser ! !

  • L’auteur va sans doute nous apprendre où se trouvent les femmes et les enfants sur les photos de ce qui se passe en ce moment à la frontière grecque :

    https://www.breitbart.com/europe/2020/03/02/pictures-migrant-mobs-turn-violent-at-greek-border-army-deployed/

    Ils ont l’air sympathiques en diable, tous ces braves gens qui viennent financer les retraites des Européens. Mais tout ceci n’est que de la parano qui paralyse, bien sûr…

  • Tout est dit ! ! Je prévoyais d’écrire un autre commentaire, vous l’avez fait, merci.
    J’ajoute juste un mot : nous avons le devoir de « trier » qui nous acceptons et qui nous refusons sur notre territoire, selon le principe du « plus jamais ça » qu’on nous ressort régulièrement à toutes les sauces.
    OK pour les Italiens, Espagnols, Portugais, dont par expérience nous savons qu’ils s’intègrent parfaitement, sur de nombreuses générations.
    Non pour l’Afrique, dont nous savons par expérience que les 1ère et 2è générations s’intègrent mais qu’ensuite, c’est le bordel.

  • Tout était bon jusqu’au passage sur les retraites. Cette ineptie que de prétendre qu’il est incontournable de faire appel à des jeunes étrangers pour payer nos retraites (ce qui est l’inverse de la générosité, puisque les étrangers en question ne pourront dès lors pas préparer leur propre retraite) me consternera toujours.

    À part cela, bien d’accord pour dire que la meilleure solution est que les réfugiés rentrent chez eux, évidemment.
    À quoi on peut ajouter que ce n’est pas à l’Europe de régler tous les problèmes du monde ; nous en avons déjà bien assez à régler en interne pour ne pas encore alourdir notre fardeau.

  • Ah, il manquait l’habituel laïus anti-américain et anti-israélien (« 51ème État US », on a bien compris)… ça soulage ?

    • Bainville a écrit: « trois milliards de dollars d’aide américaine »

      3 milliards de dollars c’est 0,8% du PIB d’Israël et une vague piécette pour le budget des USA. C’est vraiment « considérable » comme aide, comme vous dites, et ça va bien « influencer » le moyen-orient ou sauver les 5 millions de Juifs d’Israël des 350 millions de musulmans de la région qui les haïssent.
      .
      Avez-vous seulement une vague idée de quoi on parle ou votre soutien aux mollah a définitivement banni tout esprit critique de votre pensée ?
      .
      Aides militaires US 2017:
      —————————-
      Afghanistan ($US5 billion)
      Israel ($US3.2 billion)
      Iraq ($US1.3 billion)
      Egypt ($US1.3 billion)
      Syria ($US541,500,000)
      Jordan ($US364,200,000)
      .
      En plus les musulmans reçoivent 7,2 milliards d’aides militaire, soit 2 fois plus que les juifs. Votre complotisme antisémite ne tient pas la route une seconde.

      • 85 milliards, c’est l’équivalent du budget de l’éducation nationale française d’une seule année et ils l’ont reçu sur une durée de 70 ans… C’est ridicule, vous avez vraiment un problème avec les proportions…
        Toujours avec les proportions : la population juive mondiale est de 14 millions, soit 0,2% contre 1,8 milliards de musulmans soit 24% dans 34 pays dont pas un seul ne marche correctement: conflits, guerre civile, terrorisme, violation grave des droits de l’Homme, pauvreté.
        Si le moyen orient est un bourbier infect ce n’est certainement pas à cause des Israéliens, c’est d’ailleurs le seul endroit ou les soit disant « palestiniens » sont bien traités; dans les pays arabes ils sont parqués dans plus de 80 camps insalubres et n’ont pas le droit à un passeport ou à la citoyenneté ni à la libre circulation (décret 1547 de la Ligue arabe de 1959).
        Pour finir avec les proportions : 6,4 millions de Juifs en Israël, soit moins que la population de la suisse, sont entourés par 350 millions de musulmans qui les haïssent.
        .
        Votre obsession pour les Juifs est de l’antisémitisme pur, ils ne représentent quasi rien mondialement et ne sont absolument pas responsables de la situation désastreuse du moyen-orient et du continent africain alors que les musulmans y sont systématiquement en conflits avec tout le monde et entre eux. Rien que les guerres inter-musulmans ont fait 4 millions de morts depuis 1960.

      • Bainville a écrit: « soit 75 milliards d’euros environ, ou la moitié du budget annuel de la France, NDT) »

        Vous racontez vraiment n’importe quoi, le budget annuel de la France est de 1290 milliards d’euros (cf PLF 2019) et vous osez comparer une somme annuelle avec une autre reçue sur plus de 40 ans ?
        .
        Amusons nous alors: en 40 ans l’état français a claqué environ 32’000 milliards d’euros soit 426 fois la somme que vous mentionnez. Pour les USA, la comparaison est encore plus ridicule: avec un budget annuel de 4,8 trillions de dollars, l’aide annuelle représente moins de 1 minute.

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