Une petite minute : pourquoi la nouvelle pub de Super U pose question

La nouvelle publicité de Super U mobilise plusieurs modèles mentaux… et suggère certains sophismes économiques qu’il serait bon d’oublier.

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Une petite minute : pourquoi la nouvelle pub de Super U pose question

Publié le 21 janvier 2020
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Par Philippe Silberzahn.

Je regarde rarement la télévision, mais j’ai tort et je m’en suis rendu compte vendredi soir en tombant par hasard sur la publicité de Super U qui s’intitule Une petite minute. Je l’ai trouvée remarquable. Comme toute bonne publicité, elle exploite avec habileté les modèles mentaux sociétaux, c’est-à-dire nos croyances profondes qui façonnent comment nous voyons le monde. Malheureusement les ressorts qu’elle exploite ainsi sont dangereux. Elle peut néanmoins être l’occasion d’une prise de conscience sur ce qu’il ne faut pas faire si on veut vraiment changer le monde.

La publicité Une petite minute, fort bien réalisée, fonctionne sur une opposition. Dans un premier temps, on observe un manager travailler devant son ordinateur dans son jet privé. Une hôtesse lui dépose un café. Une voix off le décrit comme n’ayant besoin que « d’une petite minute pour brasser des millions », détaché de toute réalité, n’ayant de relations avec les gens que par email, signant des contrats à la pression d’une touche, et volant aussitôt vers de nouveaux millions.

L’avion disparu, nous voilà dans le champ de Pierre, un agriculteur tout souriant au milieu de ses légumes, et dont on nous dit que pour Super U, il mérite bien plus qu’une petite minute. Oservons les modèles mentaux à l’œuvre.

Les cinq modèles mentaux

Premier modèle mental, c’est bien sûr celui de la terre qui, elle, ne ment pas. Il s’agit d’une vieille antienne conservatrice, un modèle mental que nous tenons au moins depuis Rousseau avec son « bon sauvage » que la civilisation moderne a corrompu. Le « bon sauvage » est remplacé ici par le « bon paysan », mais les ressorts sont les mêmes.

Les pieds sur terre, il est bien plus sympathique que le droïde moderne qui a perdu le sens des réalités et qui est aliéné. D’ailleurs celui-ci est perché dans son avion, et « regarde la France d’en haut ». La terre ne ment pas, et celui qui la cultive mérite bien plus qu’une petite minute, nous dit le film. Pourquoi ? Le film ne le dit pas. Par opposition à quoi ? Il ne le dit pas non plus, mais l’intérêt est davantage dans ce qu’il insinue que dans ce qu’il dit, naturellement.

Second modèle mental, celui de la représentation du paysan. Et là, un film qui se veut un hommage à ceux qui « méritent plus qu’une minute », s’emmêle les pinceaux. Quelle caricature du paysan en effet que celle qui ne verrait en eux que des personnes travaillant dans leur champ avec leurs bottes.

Aujourd’hui les paysans n’ont plus rien à voir avec l’image qu’en donne le film. Eux aussi figurez-vous ont des ordinateurs portables, ils utilisent des drones, ils font appel aux nouvelles technologies agronomiques, ils utilisent l’email. Je me suis laissé dire qu’ils prennent même l’avion.

Troisième modèle mental très explicite dans le film, celui de « La finance contre les agriculteurs ». Là encore c’est prendre les agriculteurs pour des imbéciles. Ils utilisent depuis longtemps cette finance que le film fait profession de mépriser : les marchés à termes furent inventés au XIXe siècle pour protéger le revenu des agriculteurs. C’est un outil de leur sécurité financière. L’opposition binaire, si séduisante dans un film, ne repose sur rien.

Quatrième modèle mental, c’est bien évidemment cette opposition, encore une fois binaire, entre le paysan, qui mérite « bien plus », et le droïde dans son avion qui ne s’intéresse qu’à la bourse et aux contrats, et qui n’est qu’un parasite. « Une petite minute pour brasser des millions » nous dit la voix. « Une simple pression du doigt sur un clavier et les deals sont conclus » poursuite-elle. Il faut vraiment n’être jamais sorti de chez soi pour penser qu’un deal se conclut avec un clavier, mais passons.

« Serrer les coûts et les délais sans jamais serrer de main », joli jeu de mot comme si on pouvait réduire les coûts et les délais sans serrer de main, et comme si réduire les coûts et les délais n’était pas utile. D’ailleurs, n’est-ce pas le vrai métier de Super U, malgré tout ce qu’ils essaient de nous faire croire ? Enfin, nous dit la voix en guise de conclusion sur le triste personnage, « Rémunérer des producteurs au juste prix et préférer des produits plus locaux ? Non le profit à court terme n’a pas le temps pour tout ça. »

Nous sommes là dans le festival des sophismes économiques. Personne ne sait en effet ce qu’est un « juste prix » (la notion est très contestée chez les économistes) mais surtout le film reste dans l’insinuation, la juxtaposition de lieux communs et de contre-vérités, mais cela sonne bien. On a envie de se dire « Bien sûr, quelle ordure dans son avion. » Sauf que le gars dans l’avion, il est peut-être en train d’aller vendre des porcs bretons en Chine. Peut-être que son père était éleveur. Ou peut-être pas.

De quel droit décide-t-on que ce qu’il fait est inutile ? Sans compter que contrairement à ce que le film veut nous faire croire, heureusement qu’il y a des gars qui montent dans des avions avec leur ordinateur portable et leur feuille Excel pour signer des deals et vendre la production française aux étrangers, ainsi qu’aux supermarchés français. Des gars dans des avions, il y en a plein les coopératives, ce que Super U, en étant une, devrait savoir, ou ne pas faire semblant d’ignorer. Tartuffe, sors de ce film !

Cinquième modèle mental lié au précédent – il y en a beaucoup d’autres dans ce film décidément très riche mais je crains de lasser le lecteur – c’est celui, très ancien en France, de l’inutilité du commerçant. « Un commerçant ça sert à rien, ça prend une marge alors qu’il ne crée rien. » Intermarché fait en ce moment une grande publicité pour expliquer qu’il ne passe pas par des intermédiaires.

Quiconque a travaillé trois jours dans la vie réelle sait qu’un intermédiaire, ça peut être très utile. Il apporte beaucoup de valeur, fluidifie les marchés, abaisse les coûts et il est rémunéré pour cela. Le gars dans son avion joue sans doute ce rôle-là, qu’ignorants des quelques principes économiques de base nous nous plaisons à mépriser.

Si nous nous contentons d’acheter des légumes, certes, mais lorsqu’on prétend expliquer son métier et sa façon de faire comme c’est le cas dans ce film, c’est impardonnable. Et d’autant plus de la part d’un… commerçant, à qui du coup on pourrait faire le même reproche, celui de ne rien créer : Intermarché et Super U sont des intermédiaires et ils paient des gens pour prendre des avions.

Mais ce n’est pas le pire de cette publicité.

Comme les campagnes de propagande, le film mobilise en effet un autre modèle mental qui consiste à inventer un ennemi imaginaire et à le caricaturer, le dénigrer ou le ridiculiser pour promouvoir sa propre cause.

Plus cet ennemi est abstrait, plus c’est facile. On a donc dans ce film ce qui semble être « le capitaliste » ou « le financier » comme il y a quelques décennies on aurait pu avoir « le Juif » ou le « koulak » ou « le bourgeois », et aujourd’hui « le mâle blanc » ou « l’homme de Davos », enfin bref un épouvantail bien commode. Rien n’est dit, ce n’est pas nécessaire : tout est suggéré ou insinué, et ça fonctionne très bien sur des codes parfaitement identifiés et sur des méthodes très anciennes et prouvées.

Il est temps de changer de modèle mental

Les entreprises sont l’objet d’attaques profondes depuis plusieurs années et sont désespérément à la recherche de moyens de justifier leur existence. Beaucoup le font en montrant leur utilité sociale. La tâche n’est pas facile et il ne s’agit pas ici de le nier. Super U, comme tant d’autres, essaie sincèrement de montrer qu’elle est dans le Camp du bien.

Mais ce faisant elle accepte, involontairement sans doute, le modèle mental « Il y a un camp du bien et un camp du mal ». Mais est-ce si sûr ? Il y a quelque chose de pathétique à voir tant de ces entreprises essayer de démontrer leur pureté évangélique en nous disant : « Nous sommes gentils, nous sommes du bon côté, de votre côté » acceptant implicitement la validité de l’accusation, et celle du modèle mental binaire. Il y a surtout quelque chose de singulier et de paradoxal à professer une pureté évangélique et à baser cette profession sur le dénigrement d’une catégorie de gens créée pour la circonstance, correspondant à un cliché et présentée de façon caricaturale.

Si Super U veut nous convaincre d’aller faire nos courses chez elle plutôt que chez Carrefour, qu’elle nous explique simplement pourquoi, au lieu d’inventer un salaud pour se donner le beau rôle en flattant nos bas instincts.

Nous vivons une époque compliquée confrontée à de nombreux défis. Les modèles mentaux sont bouleversés et nous progressons dans le monde qui émerge comme des somnambules. Nul ne sait ce qui va émerger.

Il y a cinquante ans, le sociologue Saul Alinsky avait défini les règles à appliquer par celui qui voulait sincèrement changer le monde. La première, fondamentale, était celle de sa posture : accepter la réalité telle qu’elle est, et ne pas dénigrer ce que l’on veut faire changer.

Le dénigrement, observait-il, était la meilleure façon pour que le système se bloque, laissant la place à la violence comme seul moyen de le débloquer. Pouvons-nous entendre ce message et cesser de penser que le progrès d’une cause passe forcément par le dénigrement de la cause adverse, ou pire encore, par l’invention d’une cause adverse ? C’est une discipline que chacun devrait s’imposer à soi-même. Ce n’est pas facile, l’auteur de ces lignes le sait bien, mais ça vaut la peine.

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  • oui je l’ai vue et ..en effet..
    la question est ce que ça peut être considéré comment mensonger? plus exactement est ce que ça rentre dans la caractérisation légale?

  • il est vrai que la pub en question est très sympathique et fleure bon la nature ; mais vu sous l’angle de l’auteur de ce texte , on ne voit plus la chose de la même façon ;

  • « La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force » Georges Orwell 1984, ou comment la grande distribution prend la défense de ceux qu’elle martyrise

    • La grande distribution ne martyrise personne . Qui vous oblige à faire vos achats dans les supermarchés, à part le fait d’y trouver plus de choix souvent à meilleur prix ? Que vous y alliez ou non, cela reste votre choix . Pour ma part, n’aimant pas les faux-culs, j’évite au maximum Super U et Leclerc et ça ne date pas d’aujourd’hui

  • Il faut reconnaître qu’avec l’émergence des magasins de producteurs locaux qui nous montrent qu’ils sont capables de nous fournir des produits de meilleure qualité à des prix inférieurs, le discours d’Intermarché, aboutissant à la conclusion de leur inutilité sur une partie de leur gamme, n’est pas faux.

    • « qu’ils sont capables de nous fournir des produits de meilleure qualité à des prix inférieurs, »
      C’est ce qu’ils vous vendent et que vous acceptez.
      dans la réalité, c’est beaucoup moins évident et cela repose sur le sophisme local = bon donc pas local, pas bon, ce qui, en soit est ridicule.
      Pour la campagne municipale, nous avons droit à ces discours mais qui ne tient pas la route plus d’une seconde: j’habite dans un pays de vignoble et je vois mal la production viticole locale n’être consommée que par les locaux…
      Pareil pour les entreprises locales de tech, toutes contentes d’annoncer des contrats passés avec des pays éloignés: faudrait savoir…

      • @ nevez, Greg86, jacques lemiere
        Je citais mes propres observations, sur certains produits, dans certaines boutiques de producteurs, qui ne constituent donc pas une généralité mais qui sont factuelles et en aucun cas liées à une quelconque idéologie.

    • « prix inférieurs »!! Si seulement cela pouvait être vrai. Ils profitent plutôt de du sophisme dont parle Nevez Local=bon. Et grâce à ces « croyances », ils en profitent pour vous vendre beaucoup plus cher un produit pas toujours bon.
      Autre sophisme chez ces mêmes personnes « hypermarché (ou chinois)=mauvaise qualité ». Il y a souvent aussi des produits de bonne qualité en hypermarché même si la plupart achète la mauvaise qualité moins cher. C’est pour ma part ce qui guide mon choix : le rapport qualité prix et ainsi je suis maitre de mes choix (achats).

    • Pour connaître un peu la question (et avoir rencontré pas mal de producteurs s’étant réapproprié la commercialisation de leurs produits), ce n’est pas si simple.
      Les agriculteurs en question disent tous, de façon unanime – pardon pour la redondance – que la commercialisation 1. est extrêmement chronophage 2. requiert des vraies capacités (fixation des prix, remises, gestion des mauvais payeurs… j’ai d’ailleurs vu un paysan sur le point de fermer boutique uniquement parce qu’il ne savait pas gérer les mauvais payeurs) 3. nécessite d’être bien situé géographiquement – or dans une région comme la RP, impossible de produire local pour tout le monde.

      Les producteurs vendant eux-mêmes leur production, perso je suis pour, dans la mesure du possible, parce que la marge, aujourd’hui, est moins dans l’acte de production que dans l’acte de commercialisation… on y revient toujours : faire du commerce est un métier à part entière ; et ceux qui comme Super U le dénigrent de cette façon se tirent une balle dans le pied.
      Perso je peux tout autant faire mes courses au Super U que dans un magasin de producteur, les deux ne s’excluent absolument pas l’un l’autre.
      La seule chose qui me gêne avec les grandes surfaces, c’est le capitalisme de connivence (cf la difficulté pour installer un nouveau magasin dans une ville donnée, avec le passage obligatoire devant des commissions… où on retrouve des politiques et des représentants des grandes surfaces, hum hum).

      • Pour avoir travaillé 8 ans chez un fournisseur de produits à marque propres pour la grand distribution, ayant une vue totale sur la marge que Leclerc et Carrefour daignaient nous laisser, c’est plus le discours du type « tous ensemble contre la vie chère » qui me révulse. Les histoires de commerciaux à qui ils faisaient faire 8h de route, pour les recevoir le vendredi à 17H (mais au final à 22H après les avoir fait poireauter dans une salle surchauffée sans eau), ça me révulse.
        La grande distribution n’est peut-être pas pire que d’autres mais elle est certainement pas le bon exemple des « gentilles » relations producteurs-vendeurs.

        • Bonsoir Pantone,
          Pourquoi voulez-vous que les relations producteurs-vendeurs soient gentilles?
          Les uns veulent vendre le plus cher possible et les autres acheter le moins cher possible pour augmenter leur marge à la revente. Les négociations sont toujours rude dans ce type d’échange sauf si le vendeur à absolument besoin de ce que produit le producteur. Offre/demande c’est tout.
          Le discours de « U » qui axe sa pub sur le respect des producteurs est risible: il est tenu aux mêmes conditions d’achat que ses concurrents sinon ses prix de ventes ne seront pas attractifs.
          Simplement « U » surfe sur les aprioris et l’ignorance des français en matière d’économie.

          • Cessez de mépriser les Français svp. Et ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas. Système U était un client relativement sympa, qui collaborait avec ses fournisseurs dans une relation gagnant-gagnant. Carrefour était un mastodonte mal géré mais pas trop mal dans les relations. Le pire était Leclerc… Aldi était très correct. Etc…
            Là où l’un daignait laisser de quoi vivre, l’autre comprenait que nous devions vivre et investir pour progresser.

            • Mais il n’est pas question d’être sympa ou pas sympa. Chacun essaie de maximiser ses profits, c’est comme cela que ca fonctionne. C’est ni bien ni pas bien. Je suis d’accord que dans votre position c’est éreintant. J’ai fait la même chose dans un autre secteur. Je sais ce que c’est.

              Mais, s’attendre à ce qu’un client soit gentil ou non, ne rentre pas dans l’équation. Si un fournisseur espère que le client sera sympatrique pour faire de la marge, c’est perdu.

              C’est le produit qui guide la relation client-fournisseur. Si votre produit est bien conçu, que l’utilité est prouvée, … alors, vous pouvez négocier sur un pied d’égalité. Si ça n’est pas le cas vous êtes à la merci d’un acheteur qui vise sa propre marge.

              C’est une réalité intangible. C’est celle qui nous guide depuis des siècles et qui nous permet de prospérer collectivement.

              • Le profit est bien sûr le point numéro 1, mais il n’est pas le seul; j’ai vu un client nous punir pour une bourde sur un autre produit en nous enlevant un marché, j’ai vu une acheteuse nous défendre et nous faire garder un marché malgré un prix plus élevé car nous proposions qqch de différent.
                Si l’argent était l’unique moteur du commerce, HEC et autres écoles de commerce, les étudiants en marketing, les superettes du coin et tout ça n’existeraient pas.
                Quand je vais chez l’épicière qui est plus chère que le Carrefour qui est à la même distance de chez moi, chez qui il faut attendre, chez qui le choix est moindre, ya une raison :-).

                • C’est vrai. L’utilité est la clef. Dans le profit, il n’y a pas que le prix. Il y aussi l’utilité. Si vous allez chez votre marchande c’est que l’utilité que vous y voyez est plus grande. le service que vous percevez est plus grand.
                  C’est grâce à cela que votre marchande vous vend un produit plus cher…. On en revient donc au produit et son utilité.

                  • Point d’utilité ou de service ! Juste que l’épicière est sympa, et que j’aime papoter avec elle 3 minutes. Ya aucun service supplémentaire, aucune utilité ou plus-produit, rien qu’une relation interpersonnelle non monnayable.

            • @Pantone
              « Et ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas. »
              Petite crise d’autoritarisme?
              Ma foi, s’il faut avoir travaillé dans tous les secteurs d’activité qui font l’objet d’articles sur CP pour avoir le droit d’émettre un avis dessus, nous n’aurions plus la joie de lire vos multiples posts… 🙂 🙂

              Cela dit, au vue de votre conception des relations économiques idéales, vous avez très bien fait de changer de voie…
              La réalité n’est jamais très bisou avec la Théorie!

              «  »One day, I’ll go live in ‘Theory’! Because in Theory… EVERYTHING is fine! »» Dicton anglais

              • J’avoue que pour une fois votre réponse est classe. Et j’avoue que j’ai hésité à écrire cette phrase car ça fait argument d’autorité.

    • un produit de meilleure qualité à des prix inférieur..
      surtout si la premier des qualité est que ce soit local..

  • C’est tout le problème de la pub. Ce sont des fictions à mille lieues des réalités. Et après l’état veut des lois anti fake news … mais la comm n’est qu’une monstrueuse fake news

  • Comme expert en super hyper et mini marché je peux dire sans rougir de honte que superU est le top ,rien a voir avec les autres ,ils s’intéressent a leurs clients. cette pub n’est en rien mensongère.

    • Tu as remarqué que cette pub ne parle à aucun moment des clients ?

      • Ben si,elle parle uniquement aux clients,elle leur raconte des conneries comme toutes les pubs,et eux les avalent,sauf moi évidemment

      • Normal ,on ne parle que de ce que l’on connait le mieux .

        • C’est de la pub centrée sur l’équipe du magasin , c’est la meilleur façon de faire ..contrairement aux politiques qui ne parlent que des électeurs et ne font que des déçus de la politique.

    • Ouaip, comme la fois où ils annonçaient fièrement d’éliminer les produits dits « problématiques » comme les OGM et les produits carcinogènes.
      Moquage de figure: ils ne sont jusqu’à aller supprimer le rayon alcool: l’éthanol est un agent carcinogène certain…

    • @réac 😀 ! vous êtes un « bon client » des publicitaires 😉

  • Une autre pub vantant les mérites intrinsèques d’un assureur, dont le cœur de clientèle était représenté par les fonctionnaires, m’avait affligé.
    Le fond du message était que cette compagnie était destinée aux seuls « bons », ceux du service public.

  • Excellente analyse. Les publicitaires sont des maîtres en manipulation. Ils s’entraînent sur le terrain économique avant de diriger nos pensées et nos goûts dans le domaine politique.
    Il faut apprendre à débusquer les messages cachés derrière les images et les slogans qui, la plupart du temps, nous enferment dans une vision manichéenne de la réalité.
    Le manichéisme est une plaie: il empêche la réflexion en évacuant les nuances et la complexité du réel. Il présente un objet – ou une personne, ou un groupe – comme détestable pour nous assigner dans le camp opposé, supposé représenter le Bien. Toutes les alternatives à ce choix binaire sont effacées.
    C’est bien un problème de liberté, de notre liberté de penser…

    • Bien , et on fait comment pour attirer le chaland ?
      Même en amour on fait en sorte de se maquiller pour attirer le client !

      • personnellement je « blacklist » tous les produits ou sociétés qui font de la pub..
        parce que la pub c’est payé avec mon pognon si j’achète.. donc la pub m’emmerde je n’achète pas

        il y a certaines offres dont la pub représente 70% de la valeur réelle du produit…( comme pour perdre du poids par exemple)

        • Avez-vous quelques noms d’entreprises qui ne font pas de pub ? J’extrapole que vous n’achetez pas de voiture, pas de voyages, pas d’électroménager, pas de…

          • si j’achete des voitures… d’occasion .. Electroménager ? oui marques allemandes , les voyages je les compose moi meme , de a a Z..
            voila pas de probleme

    • Mais….
      Cette PUBLICITE utilise tous des moyens appris par des gens en école de marketing.. c’est du marketing. Du bête et simple marketing…
      L’auteur s’en offusque parce que cette pub ne vante pas les choses qu’il aime, c’est tout (et il n’a jamais dû voir une ferme et des fermiers au travail lui…)
      Ya pas de messages cachés dans cette pub, juste l’utilisation d’images, de représentations.
      Vous pouvez décortiquer n’importe quelle pub de la même manière.
      La pub pour le fromage Chaumes ? Enfants, côté nature, les blés frais qui poussent, la musique nostalgique, éclairage étudiée, etc…
      Les pubs pour les yaourts ? Famille, enfants, maman s’occupe bien de la santé de l’enfant, elle « sait ce qui est bon pour lui », avec les « experts » nutrition, caution scientifique,…
      Ya rien de foufou là-dedans, même si je trouve le discours de Système U un peu trop « chevalier blanc », ça reste une pub qui vogue sur l’air du temps.

      • Les pubs visent le subconscient de ceux qui les entendent sans les écouter. Il s’y mêle autant de propagande, malheureusement, que dans les discours des journalistes. Vous savez, ceux qui affirment sans rire que l’attractivité française s’envole, parce que celle de l’Allemagne qui était devant s’est encore plus effondrée…

      • C’est juste. Elle vogue sur des poncifs pour vendre. Malheureusement, elle participe à encrer encore un peu plus les Français dans des stéréotypes. Tant pis pour nous.

        • Stéréotypes ? Ya quelques jours, j’ai argumenté avec une tenante la gauche progressiste qui soutenait qu’il ne fallait pas plus parler du « panier de la ménagère » mais du « panier du ménage » pour éviter les stéréotypes genrés.
          Nous aurons peut-être bien cette discussion 🙂

  • Article intéressant, merci.
    C’est exactement ce qui est mis en application dans tous les différents mouvements activistes.

  • Et en plus le mec dans son avion devant son clavier, il ressemble à Macron…

  • Très sérieusement, je pensais que c’était Macron devant l’ordi!
    Fait exprès ou non? Ça donne un autre ton au pub.

  • Cette pub est en accord avec la mentalité de la majorité des Français. C’est donc une stratégie payante pour les magasins U qui l’ont bien compris et jouent le jeu. C’est de bonne guerre…
    Celà devient donc la règle. Remarquez qu’il est de plus en plus difficile de trouver de la bouffe avec OGM, nitrates ou des fruits et légumes cultivés avec pesticides. Sans parler de l’envahissement du bio.

    • Pas de la bouffe mais de la bonne nourriture saine qui ne saurait être sans pesticides et de préférence ogm…la mal bouffe n’est pas chez Mac Do mais chez Victor le jardinier .

    • les pesticides sont utilisés dans toutes les cultures y comprit le BIO. Il n’y a que ceux qui n’ont jamais essayé de faire pousser des légumes qui peuvent imaginer obtenir une production raisonnable sans pesticides.

      • Oui ca fait 3 ans que je cultive mon potager, sans aucun pesticides, et franchement heureusement que je ne fais pas ca pour vivre, sinon je serais à la rue, certains légumes se font ravager….

  • J’ai pour ma part beau coup aimé cette analyse qui me semble factuelle sans jugement

  • Excellente analyse de cette pub que je ne connaissais pas.
    La pub favorise la vente, et le profit permet de mesurer si les clients sont satisfaits.

  • Un décryptage précis des techniques des publicitaires… Mais je m’en fous, je fais quand même quelques courses chez Super U 🙂

  • Certains ont découvert la publicité hier ma parole. Ces gens, qui malgré un certain age, n’ont jamais entendu l’expression pléonastique :
    « Publicité mensongère », il la découvre en 2020 ! ?
    Toujours est-il que cette PUB tranche totalement avec ce qui existe, tant au niveau du style, des commendataires, et la largeur de la cible. L’analyse faite dans l’article n’est pas tout a fait au premier degré, juste un peu en dessous. Il faut savoir qu’une PUB Vidéo ne s’adresse pas a l’individu dans son aspect cartésien, au cerveau rationnel, mais a l’inconscient, au second et troisième degré, elle est toujours, toujours manipulatoire. Si ça peut apprendre a lire et déchiffrer la pub a quelques uns ce sera déjà très bien

  • Quand on joue avec le feu de la démagogie, on prend le risque de brûler sa réputation au moindre accroc, mettant en péril une entreprise déjà fragile au sein d’un secteur en difficulté (grande et moyenne distribution).

    Ils feraient mieux de s’abstenir.

  • Bof c’est juste du greenwashing qu’on retrouve dans toutes les pubs des grands groupes industriels qui essai de se faire bien voir de l’opinion publique.

  • Vu sous l’angle de M. Silberzhan, dont j’apprécie vivement l’ouvrage « Augmentuse, le personnage dans l’avion est nécessairement quelqu’un qui ajoute de la valeur, en aucune façon un joueur qui fait travailler son argent sans ajouter quelque valeur que ce soit. Ah bon, il y a des gens qui s’enrichissent sans produire de richesse ? Il y a des gens qui s’enrichissent en faisant suer le burnous ? C’est pas possible !
    Perso, j’ai plutôt vu un type genre SOROS qui s’est enrichi en jouant contre les monnaies… mais on ne voit que ce qu’on veut voir, je sais…

    • Soros s’est enrichi en montrant au monde les défauts cachés de monnaies aux cours trompeurs. Qui est le plus à condamner : Soros, ou ceux qui vous faisaient croire à leur grand profit personnel que la livre valait ce qu’elle cotait ?
      Combien mérite-t-on d’être payé pour révéler une vérité, ça se discute, mais on ne mérite certainement pas d’être assimilé à un pillard destructeur de richesses…

  • Les commentaires sont fermés.

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