Mars, notre premier pas vers la liberté

Un jour nous pourrons construire des îles de l’espace comme en a rêvé Gerard O’Neill.

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nébuleuse ouverte NGC2818 (à environ 10.000 années-lumière de "chez nous"). Notre Soleil en fin de vie s'effondrera sur lui-même et rejettera gaz et matière en une coque plus ou moins sphérique qui se dilatera peu à peu autour de lui dans l'espace. Crédit NASA, ESA et l’équipe Hubble Heritage (STScl/AURA).

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Mars, notre premier pas vers la liberté

Publié le 4 octobre 2019
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Par Pierre Brisson.

Aller sur Mars n’est pas une fin en soi, c’est entreprendre de vivre en dehors de notre planète avec l’espoir que cela conduise notre espèce humaine à fleurir un jour partout dans l’Univers, repoussant au plus loin possible notre mort certaine. Nous le valons bien !

Beaucoup de critiques de l’exploration de Mars par vols habités disent que les robots feraient beaucoup mieux, ou pour les plus conciliants, aussi bien que l’Homme, le travail de recherche scientifique que certains partisans de cette exploration humaine mettent en avant pour justifier leur exigence d’aller sur place.

Ils ont tort car l’Homme avec le robot auraient beaucoup plus d’efficacité que le robot sans l’Homme. N’oublions pas le problème de la distance entre les deux planètes qui impose absolument, du fait de la finitude de la vitesse de la lumière, un décalage (time-lag) entre le moment où l’on donne un ordre à une machine et le moment où il est exécuté, et ensuite celui où l’on reçoit l’information sur ce qui a été exécuté.

Mais là n’est pas le vrai problème et la vraie motivation du vol habité car on est bien obligé pour les « Terres » plus lointaines que Mars de recourir aux seules machines. On obtient quand même des résultats intéressants même s’ils le sont moins et qu’on les obtient plus lentement que si ces machines étaient « accompagnées ».

Que l’Humanité sorte du berceau

Non, le vrai problème est que la seule exploration scientifique pour l’accroissement de nos connaissances ne nous fait pas nécessairement « sortir de notre berceau » comme le disait le fondateur de l’astronautique, Konstantin Tsiolkovsky au début du XXe siècle et que ce que nous voulons, nous les « Martiens-terrestres », c’est bien que l’humanité sorte de son berceau.

Cela ne veut pas dire que nous voulons demain que des hordes de Terriens en surnombre sur leur planète s’embarquent pour la planète Mars, la « terraforme » et la couvrent d’habitats, d’usines et de routes, pour le simple plaisir de continuer ailleurs ce que nous faisons sur Terre et de détruire Mars comme nous avons déjà pas mal endommagé la Terre (bien que la trajectoire semble aujourd’hui infléchie par une prise de conscience générale).

Ce n’est pas si simpliste et de toute façon ce ne serait pas possible car le transport coûtera toujours cher et les facilités de vie, absolument nécessaires compte tenu des conditions extrêmes imposées par l’environnement martien, ne seront pas si aisées à construire et qu’il faudra beaucoup de temps pour le faire.

Non ! Ce que l’on peut envisager c’est une lente progression de notre installation sur Mars et, au début du moins, une sélection très exigeante des candidats pour y participer. Il faudra en effet qu’ils soient d’abord compétents car le « support-vie » de toute vie sera extrêmement coûteux et le voyage sera payé uniquement pour ceux qui seront indispensables au fonctionnement de la Cité.

Il faudra qu’ils soient aussi ingénieux, adaptables et inventifs car ils devront faire face à toutes sortes de situations inévitablement imprévues avec des moyens limités sans pouvoir recourir à l’aide matérielle de la Terre. Il faudra aussi qu’ils aient un caractère d’acier, non parce qu’ils seront loin de la Terre mais parce qu’il sera capital de faire face avec sang froid à ces problèmes sans être inhibés par les difficultés ou les dangers qu’ils impliquent.

Le sens des responsabilités

Et il faudra encore que la personne qui bénéficie de la sélection ait un sentiment de responsabilité qui dans tous les cas la pousse à donner en retour un service aussi bon que ses capacités lui permettent ; ce sera absolument indispensable au fonctionnement de la colonie puisque, la population étant très réduite, très peu sinon lui seul, pourront le fournir.

Mais cette installation sur Mars ne pourra pas être simplement une prouesse technologique. Elle le sera indubitablement mais si elle n’était que cela, elle ne pourrait pas avoir de continuité sur une longue durée. C’est sans doute en partie la raison pour laquelle l’aventure lunaire a été sans lendemain à ce jour. Ce que nous voulons c’est que les Hommes que nous enverrons sur Mars soient des fondateurs avec une vision.

Cette vision c’est celle qu’avec Carl Sagan on peut faire germer puis cultiver dans son esprit en se retournant vers la Terre quand on s’en éloigne, en réalisant que toute l’humanité, passée et présente, est là sur ce pâle petit point bleu. Cela peut donner le vertige et générer sans doute de l’inquiétude si ce n’est de l’angoisse mais peut aussi donner fierté et force.

Comment ne pas être fiers de certains, nombreux, accomplissements de l’Homme et comment accepter que tout ce qu’on a créé de sublime sur Terre puisse disparaître un jour du fait de la vulnérabilité de ce petit point bleu ou plutôt de sa cognosphère1  qui sur une période très brève, quelques milliers d’années, infime fraction de temps au regard des 4567 milliards d’années de notre Histoire, s’est développée à sa surface.

Comment accepter qu’un jour personne ne puisse plus ressentir l’émotion et les sentiments suscités par la musique de Vivaldi, un poème de Baudelaire, une tragédie de Shakespeare, la lecture des Évangiles, celle de l’Odyssée ou simplement la beauté d’un coucher de soleil sur une dune plantée d’ajoncs au bord de la mer avec à ses côtés la femme qu’on aime ?!

Notre devoir d’être humain

C’est donc notre devoir en temps qu’êtres humains de porter cette flamme pour la conserver aussi longtemps que nous le permettrons nos forces, comme nos ancêtres préhistoriques portaient leurs braises dans un petit réceptacle de pierre et de bois dur qu’ils nourrissaient sans cesse de peur qu’elles ne s’éteignent. Ce ne sera pas facile et ne se fera pas sur un chemin rectiligne déjà tracé. À chaque époque cela dépendra des progrès de notre technologie et de notre envie de continuer à vivre.

Cela doit commencer par Mars parce que tout simplement c’est la seule planète où l’on puisse envisager aujourd’hui de le faire compte tenu de la distance accessible, malgré le danger des radiations et compte tenu des ressources qu’elle peut nous offrir. Mais cela ne doit pas s’arrêter à Mars. Un jour nous pourrons aller plus loin et il faudra aller plus loin.

Un jour nous pourrons construire des îles de l’espace comme en a rêvé Gerard O’Neill et il faudra construire ces îles. Un jour nous pourrons nous embarquer vers ailleurs, vers une autre planète orbitant une autre étoile dans la ceinture habitable de notre Voie Lactée et peut-être un jour, inimaginable aujourd’hui, encore plus loin et il faudra aller toujours plus loin.

Nous serons partout, toujours plus inventifs et plus créatifs. Il y aura des échecs et il y aura des drames mais il y aura aussi des merveilles et mille fleurs écloront dans l’espace. Nous avons un potentiel extraordinaire. Nous sommes sans doute ce que la Nature a produit de plus complexe, de plus intelligent et de plus sensible (et si ce n’est pas exact, nous devons faire « comme si »). Nous avons donc un devoir vis-à-vis d’Elle (certains la nomment autrement et je n’ai pas de problème avec ça) et vis-à-vis de tous ceux qui nous ont porté jusqu’ici. Nous devons absolument honorer cette obligation.

Pâle petit point bleu : photo de la terre prise en 1990 par la sonde Voyager 1, à environ 6,5 milliards de km (distance moyenne de Pluton), crédit NASA/JPL-CalTech. C’est cette photo qui a inspiré le titre du livre de Carl Sagan, « Pale Blue Dot : a vision of the human future in Space » (1994). Le point bleu se trouve dans la bande la plus claire, à 40% du bas de l’image.

Alors un jour « nos descendants » qui ne seront sans doute plus « humains » au sens où nous l’entendons aujourd’hui, car à chaque génération l’évolution empoigne nos gènes, animée par l’ardente nécessité de survivre et de transmettre, les triture et les transforme dans ce processus complexe sinon étrange que l’on comprend mieux maintenant avec la prise de conscience de la force homéostatique qui l’anime ; mais « nos descendants » tout de même dans la mesure où ils auront gardé l’aptitude aux sentiments que nous leur aurons transmis et qui auront essaimé sur une multitude de planètes, chacune devenue autonome et différente, se retourneront vers leur passé qui se perdra dans les brumes du Temps ; et, à la lueur du magnifique spectacle de notre Soleil transformé en géante rouge et enflée au maximum avant de se transformer en nébuleuse planétaire, ils auront une pensée pour leur planète d’origine disparaissant dans son enfer et ils nous diront merci pour leur vie et leur Liberté.

NB : Maintenant que nous connaissons mieux notre environnement spatial (qu’il y a, disons, une cinquantaine d’années) on peut dire qu’il y a sans doute des planètes-B (et que Mars pourrait faire l’affaire), mais qu’il n’y a pas d’« Humanité-B ».

  1. Ensemble des individus conscients et communicants.
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  • Du reve a la realite il se passera une eternite !
    Jusqu’a present l’homme consomme sur terre et tout reste sur terre et est recy clé….coloniser mars ne pourra se faire qu’avec des materiaux martien et envoyer la haut des millions de tonnes de materiaux (pour extraire raffiner etirer etc )…devenus tres rares sur terre !

    • Il n’est pas prévu d’envoyer des « millions de tonnes » sur Mars; quelques 2000 tonnes sur 20 ans suffiraient (nous avons fait les calculs). On utilisera beaucoup les matériaux martiens, l’atmosphère et l’impression 3D. On ne renverra pas de métaux rares vers la Terre. L’exportation coûterait trop cher; ce ne serait pas rentable.

      • L’exploitation des astéroïdes est l’avenir, puisque pas de gravité à combattre!

      • Pourtant il va en falloir du materriel pour construire le dome de protection ,pas de champs magnetique sur cette planete morte ,la duree de vie d’un cosmonaute ne devrait pas etre tres longue ,un aller sans retour !
        Comme quoi on ne colonisera pas cette planete ave des hommes mais des robots taupe qui creuseront a la recherche d’un filon….

        • Bien sûr qu’il faudra du matériel pour construire les dômes de protection (il y en aura plusieurs car compte tenu du différentiel de pressions, on ne pourra guère construire de dôme de plus de 30 mètres de diamètre et ce sera plutôt 20). Mais on trouvera toutes les matières premières sur Mars et la progression de la population sera forcément limitée par la capacité que l’on aura à construire. Compte tenu du fait qu’on ne pourra pas transporter plus de 100 personnes dans un seul voyage (et qu’on transportera en fait moins car on devra aussi transporter des équipements) et compte tenu du fait qu’on ne pourra envoyer plus de 6 vaisseaux tous les 26 mois (configuration des planètes), il faudra compter une vingtaine d’années pour permettre de vivre à un millier de personnes (et la quasi totalité de ces personnes voudront revenir sur Terre au bout de 18 ou de 40 mois de séjour).
          Par ailleurs, il n’y aurait aucun intérêt à « coloniser » Mars avec des robots pour rechercher des « filons » vu que le coût de transport de matières premières vers la Terre sera totalement prohibitif. La seule exportation possible seront des données digitalisées et des services aux personnes qui y feront des séjours (de plus en plus longs) dont des services de résidences.
          Pour ce qui est de la protection contre les radiations, l’atmosphère martienne même ténue procure une protection de l’ordre d’une colonne de 20 cm d’eau, ce qui n’est pas négligeable. En fait dans le cratère Gale la dose de radiations reçues ne serait pas supérieure à celle reçue dans l’ISS. Pour le long terme on peut très bien concevoir des habitats recouverts de régolite qui donnera une protection aussi bonne que sur Terre.

          • Ok ,vous avez bien reflechi sur le sujet ,il ne reste plus qu’a trouver les personnes volontaires pour s’enmarser a moins que comme pour l’amerique on n’y envoit…les chomeurs et autres  » parasites  » de notre société !

            • Je ne crois pas qu’on enverra « n’importe qui », la sélection sera très rude car le voyage + séjour sera cher (entre 4 et 6 millions par personne pour 30 mois dont 18 de séjour et deux fois six mois de voyage) et on n’enverra que ceux que l’on paiera pour faire fonctionner la colonie, ou ceux qui pourront se payer ou se faire payer le séjour.

  • Le spaceship peut multiplier par mille notre capacité spatiale: nous allons passer de 200 tonnes à 200 000 tonnes par an en orbite basse.

    • Le spaceship dont vous parlez n’existe pas et rien ne l’annonce. Le Starship d’Elon Musk ne pourra emporter une charge utile de 100 tonnes + . Evoquer 200.000 tonnes est complètement « farfelu ».

      • Alors pourquoi envisager la production d’un raptor par jour?

        • Attention un « raptor » est un moteur. Il en faudra 35 pour le premier étage (« Super-Heavy ») et 6 pour le second étage, c’est à dire le vaisseau spatial (« Starship »).
          Par ailleurs Elon Musk veut aller sur Mars dès 2024, il faut donc constituer une flotte dès cette date (au début au moins deux Starships et 4 Superheavy car une partie de ceux ci seront des tankers permettant le réapprovisionnement de carburant en orbite basse terrestre avant l’injection en orbite interplanétaire)…et on aura besoin d’au moins un lanceur et un vaisseau spatial de secours, sans compter plusieurs vols d’essai!

      • A la cadence d’un raptor par jour
        10 lanceurs au bout d’un an
        charge utile 150 tonnes
        1 lancement par jour donne déjà plus de 50000 tonnes
        Vous n’aimez pas Elon Musk?

        • On ne peut lancer de masse vers Mars que dans le créneau d’une « fenêtre d’environ un mois tous les 26 mois. Votre remarque n’a donc pas de pertinence.
          Quant à savoir si SpaceX construira ou non un raptor par jour cela m’ étonne beaucoup. Il faudrait connaître le contexte et sur quelle durée. De toute façon la logique d’édification d’une base est qu’il faut non seulement exporter des équipements qui utiliseront des matières premières martiennes mais qu’il faut aussi des hommes pour les piloter et du temps pour les réaliser, donc là aussi vos observations ne sont pas pertinentes.

          • Vous avez raison ma remarque était sans intérêt: diviser par 100 le prix de la mise en orbite ne va rien changer dans la conquête spatiale assurément.

  • Un mars et ça repart !

  • De toute façon ca se fera. C’est inévitable. La seule raison pour laquelle Mars pourrait ne pas être colonisée est une extinction de l’espèce humaine.

  • nous avons déjà pas mal endommagé la Terre

    Ah non. Transformé, pas endommagé, sauf pour le mercure ou il faudrait plus d’efforts.

    • Hé oui, on transforme Mars, c’est bien, mais grâce à la propagande écolo, quand on transforme la terre, c’est mal . Cherchez l’erreur… Merci quand même pour cet article plein d’espoir, de temps en temps ça fait du bien …

      • Je ne vois pas où vous lisez qu’on « transforme » Mars. Figurez-vous que bien que chaud partisan de l’établissement de l’homme sur Mars (comme vous l’avez peut-être constaté), je suis résolument hostile à la terraformation de Mars. Je pense qu’une petite population humaine pourrait très bien s’installer sur cette planète dans des bulles viabilisées, sans pour autant recréer une atmosphère planétaire et y faire couler des fleuves. Quand l’homme est parti d’Afrique pour coloniser l’Europe, il n’a pas apporté avec lui son environnement, il s’est adapté à l’environnement de l’Europe.

    • Et n’oubliez pas le cuivre dont les écolos bio font un large usage pour boycotter les pesticides.

    • @Michel, @Babizou, @Virgile: Il n’y a pas que le mercure! Je n’aime pas beaucoup (euphémisme) les plaques de déchets plastiques flottant sur l’Océan. Je déteste la déforestation dans la zone intertropicale (et pas seulement au Brésil!). Je trouve lamentable le bétonnage des bords de mer pour y accueillir le tourisme de masse, je trouve scélérate la tuerie des grands mammifères en Afrique et en Asie et notamment des rhinocéros pour satisfaire les fantasmes de riches Chinois libidineux.
      Je comprends les anti-écologistes mais il ne faut pas être aussi dogmatique que ceux auxquels on s’oppose. Que vous le vouliez ou non la planète a pas mal souffert de l’homme et l’explosion démographique que nous vivons et qui à la base en est la cause, n’est malheureusement pas terminée.

  • Vous ne pourriez pas cesser de nous sortir ces poncifs ridicules sur la planète? C’est la pauvreté qui endommage la planète, les pays riches la préservent.

    • Je n’ai rien contre les pays riches!? Je suis bien d’accord pour dire que les pays pauvres sont largement responsables de la détérioration de notre environnement. L’effet négatif est notamment visible sur la forêt intertropicale et la détérioration est, selon moi, largement due aux « besoins » d’une population dans la prolifération est actuellement incontrôlée.

  • Pas mal de poncifs dans intérêt dans cet article…

    L’auteur parle de « la Cité ». Pourquoi une majuscule. Une cité céleste ? Sérieusement, si l’auteur ne veut pas coloniser Mars pour éviter de refaire ce que nous avons fait sur terre, que veut-il y faire alors ? Uniquement exploiter des ressources ? Je dois dire en passant que le coût d’envoi de ces ressources entre Mars et la Terre, rendra non rentable une exploitation de la plupart des ressources martienne… Il faudra que ce soit pour des éléments extrêmement rares sur terre, et déjà raffiné et non des matériaux bruts…

    Bref, en dehors des aspects scientifiques et du prestige que ça apporte, un voyage sur Mars demeure quelque chose d’inintéressant économiquement parlant !

    • Oui, on peut parler de cité avec un C majuscule car vraisemblablement il n’y en aura qu’une seule. On aura en effet intérêt à concentrer toutes les capacités de support-vie et de production (In Situ Resources Utilization, impression 3D) à un seul endroit, le reste de la planète étant exploré ou exploité par moyens robotiques sous commande en temps réel (ce qui est impossible de puis la Terre à cause de la vitesse, limitée, de la lumière.
      Il ne sera jamais question d’exporter des masses vers la Terre (transport beaucoup trop cher) mais on pourra exporter des logiciels et surtout vendre des services sur place comme celui de location de résidences pour toutes sortes de personnes (scientifiques, ingénieurs, chercheurs en technologies divers, touristes…).
      Ne vous inquiétez pas nous avons beaucoup travaillé le sujet et une rentabilité est possible, avec les technologies d’aujourd’hui.
      Changez vos paradigmes!

    • Sauf si ce n’est qu’une étape…

    • Attention , une fois que la colonie est autonome ,le cout d’envoi des materiaux est nulle, pas d’argent sur mars ,pas d’impots ,pas de casinos ..c’est comme ca que ca marche une colonie ou un pays colonisé !

      • Acquérir l’autonomie sera très long car produire sur Mars sera possible mais pas facile et si l’on veut que la colonie prospère il faudra la faire grandir (et au début aussi vite que possible pour faire baisser les coûts unitaires par économie d’échelle). Il faudra aussi renouveler pendant assez longtemps des équipements très difficiles à produire comme les réacteurs nucléaires ou les panneaux solaires.
        Ensuite bien sûr qu’il y aura des échanges avec la Terre. Ce n’est pas parce qu’on est autonome qu’on n’échange pas. Mars sera comme un autre « pays » terrestre, la différence et elle est importante, et qu’en ce qui concerne les produits ou équipements ayant une masse, la Terre ne pourra exporter que ce qui est strictement indispensable à la vie sur Mars et que Mars ne pourra exporter vers la Terre probablement que des logiciels ou des données immatérielles…mais on peut vivre avec çà. Un avantage annexe c’est que la production martienne naissante sera très protégée, ce qui permettra un développement local plus rapide.

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