5 choses à savoir sur la Constitution des États-Unis

La Constitution rédigée il y a 232 ans est toujours pertinente aujourd’hui pour garantir les droits du peuple américain.

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New York City, Lower Manhattan, Financial District, 26 Wall Street : Federal Hall National Memorial, J.Q.A. Ward's 1882 statue of George Washington By: (vincent desjardins) - CC BY 2.0

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5 choses à savoir sur la Constitution des États-Unis

Publié le 2 octobre 2019
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Par Ben Johnson.
Un article de la Foundation For Economic Education

Il y a quelques semaines, de nombreux Américains ont célébré la Fête de la Constitution (Constitution Day) qui commémore chaque année la signature de la Constitution américaine par les Pères Fondateurs le 17 septembre 1787.

Cinq choses à savoir

Voici cinq éléments marquants à connaître à propos de la Constitution américaine :

1 – Thomas Jefferson et John Adams n’ont pas signé la Constitution et ni l’un ni l’autre n’était présent lors de la Convention constitutionnelle car le premier était ambassadeur des États-Unis en France et le second avait le même rôle en Grande-Bretagne. Tous deux sont décédés le 4 juillet 1826 (NdlT : cinquantenaire de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis).

2 – Le compromis des trois-cinquièmes ne signifie nullement que dans l’esprit des Pères Fondateurs, les Africains-Américains valaient trois-cinquièmes d’une personne, ainsi que l’a soutenu la radio publique NPR (aux frais des contribuables). Une motion proposant de compter les esclaves sur un pied d’égalité avec les personnes libres avait été déposée par Pierce Butler de Caroline du Sud. Or Pierce Butler était un ardent partisan de l’esclavage et l’auteur de la Clause sur les esclaves en fuite. Les États du Nord souhaitaient exclure les esclaves du décompte de la population… afin de réduire le pouvoir politique des États esclavagistes. Ils ne voulaient pas que ces derniers tirent avantage de leur nombre d’esclaves pour avoir plus de représentants au Congrès.

3 – Il existe un lien entre la Fête de la Constitution et Thanksgiving (en français : Action de grâce). La première Proclamation de Thanksgiving de George Washington faisait du 26 novembre 1789 « un jour officiel d’action de grâce et de prière » pour reconnaître « les nombreuses faveurs de Dieu Tout-Puissant, en particulier celle d’avoir offert au peuple américain la possibilité d’établir pacifiquement une forme de gouvernement pour assurer sa sécurité et son bonheur ». Autrement dit, la Constitution des États-Unis.

Soulignant qu’il « est du devoir de toutes les Nations de reconnaître la providence de Dieu Tout-Puissant, d’obéir à sa volonté, d’être reconnaissantes de ses bienfaits et d’implorer humblement sa protection et sa bienveillance », Washington recommande notamment de rendre grâce :

« Pour les interventions favorables de sa Providence dont nous avons fait l’expérience au cours et à la fin de la dernière guerre, pour le grand degré de paix, d’union et d’abondance dont nous jouissons depuis, pour l’esprit pacifique et rationnel dont nous avons été dotés pour établir des constitutions de gouvernement favorables à notre sécurité et notre bonheur – notamment la Constitution nationale instituée récemment, pour la liberté civile et religieuse dont nous sommes bénis. »

4 – Dans le discours qu’il prononça le 18 juin 1787 lors de la Convention constitutionnelle, Alexander Hamilton proposa un modèle radicalement différent pour l’État fédéral. Il demanda la création d’une législature bicamérale : l’Assemblée, dont les délégués seraient élus tous les trois ans au suffrage direct, et le Sénat, dont les membres seraient choisis par les grands électeurs (eux-mêmes élus par le peuple) et siègeraient à vie sous réserve de « bonne conduite ».

Le Président serait élu « par de grands électeurs choisis par d’autres grands électeurs choisis par le peuple ». Lui aussi resterait en fonction à vie sous réserve de bonne conduite. Le gouverneur de chaque État serait « nommé par le gouvernement fédéral » et tous les soldats seraient également placés sous le contrôle direct du gouvernement fédéral. Enfin, pour Hamilton, la Cour suprême devait être composée de 12 juges. Le lendemain, James Wilson objectait que ce plan « avalerait entièrement les gouvernements des États ».

5 – Environ 11 770 amendements de la Constitution ont été proposés depuis sa rédaction initiale, dont 71 lors de la dernière session du Congrès. Seuls 27 amendements ont été adoptés, ce qui représente un taux de réussite virtuellement nul. Ceci signifie que la Constitution rédigée il y a 232 ans conserve encore aujourd’hui toute sa pertinence pour garantir les droits du peuple américain.

 

Traduction de Nathalie MP pour Contrepoints.

Sur le web

 

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  • La constitution américaine est basée sur les droits inaliénables des individus, pas de l’appareil administratif sensée la diriger..

  • Il est clair que si les Français pouvaient bénéficier des deux premiers amendements de la constitution US (liberté d’expression & détention d’armes), notre situation serait bien différente. Mais nous n’avons plus ni l’une ni l’autre…

    • A noter que le premier amendement protège l’expression des atteintes de l’état, pas d’entreprises comme Google, Facebook ou Twitter…

      • Parce-que dans l’esprit des hommes de l’époque de telles entreprises n’existaient pas. Mais d’un autre côté, est-il nécessaire d’avoir une Constitution qui protège contre l’arbitraire d’une entreprise comme Google (exemple au hasard) ? Après tout, il ne s’agit que d’une entreprise. Qui à ce titre n’a pas la capacité de faire créer et appliquer des lois sur mesure, et n’a pas légalement la capacité de vous envoyer en prison.
        Le seul moyen pour Google d’acquérir un pouvoir exhorbitant serait que le législateur soit à sa botte, et puisse lui pondre des lois sur mesure. Je crois que les institutions des États-Unis sont assez bien protégées contre ce type de dérive, en posant la méfiance vis-à-vis du pouvoir au centre du fonctionnement de l’État fédéral. On ne peut pas en dire autant en France…

  • En France c’est la Constitution qu’on adapte à la volonté politique du Président.

    • exact! et a terme cette constitution crée tous les éléments d’une dictature

      • De Gaule l’avait voulu ainsi, sauf qu’il ne comptait pas le faire puisqu’il a démissionné. Mais Mitterrand opposé à cette constitution en a largement profité! Ainsi que ses successeurs.

      • Pour en revenir aux USA, il suffit de voir ce que la nomination du juge Kavanaugh a provoqué comme réaction de la part des dems pour comprendre que c’est une maladie gauchiste vraisemblablement incurable que d’essayer par tous les moyens de changer les règles du jeu quand elles ne leur permettent pas d’imposer leurs imbécilités à ceux qui n’en veulent pas

  • « Ceci signifie que la Constitution rédigée il y a 232 ans conserve encore aujourd’hui toute sa pertinence pour garantir les droits du peuple américain. »

    D’où la supériorité du Conservateur !

  • Les commentaires sont fermés.

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