Essai sur le mode de vie européen

Il existe un « mode de vie européen » qu’il faut impérativement « protéger ». Pas une suite finie de comportements culturels ponctuels répertoriés mais plutôt le primat de la personne sur le groupe et le respect non négociable des droits naturels.

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Image taken from page 16 of '[Outlines of Geography for the use of lower and middle forms of schools and of candidates for the Army Preliminary Examinations ... With numerous maps.]' By: British Library - Flickr Commons

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Essai sur le mode de vie européen

Publié le 14 septembre 2019
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Par Nathalie MP.

« Protéger notre mode de vie européen » – tel est le titre inhabituel du poste dévolu à l’un des 26 commissaires européens désignés cette semaine par la future1 Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. D’après la lettre de mission correspondante, il s’agit plus concrètement de prendre en charge les questions de formation, d’emploi, de migration et de sécurité.

Dans cette perspective, cet intitulé évoque immédiatement l’idée que les instances européennes cherchent à rassurer des Européens intensément chamboulés socialement et politiquement depuis 2015 par la pression migratoire d’outre-Méditerranée, perçue bien souvent comme un risque économique et culturel, et par le terrorisme islamique, qui a porté ces dernières années une atteinte mortelle à notre sécurité.

Chamboulés à tel point qu’hormis la dimension écologique et climatique, le critère de l’ouverture ou de la fermeture des frontières aux migrations est pratiquement devenu le seul qui compte en politique aujourd’hui, même s’il déborde plus généralement sur l’idée que le localisme, jugé mignon, sain, solidaire, écologique et tout ce que vous voulez, doit l’emporter sur la mondialisation, résolument rangée au rayon des systèmes qui tuent les travailleurs (gauche) et brisent les peuples (droite).

Soulager les angoisses européennes

Donc soulager les angoisses européennes face aux migrants en faisant la promesse que l’Europe gardera son identité, que ses frontières seront protégées et que son mode de vie sera préservé. C’est ainsi que j’ai compris l’intitulé du poste et c’est ainsi que cela a été entendu par la plupart des observateurs, qu’ils soient de droite – et pour la plupart dubitatifs – ou de gauche – et pour la plupart indignés face à une rhétorique qui semble calquée mot pour mot sur les discours de Marine Le Pen.

À voir cependant avec quels soins paritaires2 les futurs commissaires ont été choisis, je pense qu’une telle dénomination est beaucoup plus politicienne que politique. Elle traduit surtout les délicats équilibres à respecter entre les pays et les forces politiques en présence, ainsi qu’une opération de communication très étudiée en direction des opinions publiques européennes. Beaucoup de quotas à respecter dans cette affaire et peut-être pas autant de compétence et d’intégrité qu’on le souhaiterait (mais c’est un autre sujet…)

Sans oublier que Mme von der Leyen arrive sur la scène européenne avec une réputation de « progressiste » qui n’a pas spécialement brillé à la tête du ministère allemand de la Défense. Il était temps de corriger le tir ; va pour la « protection de notre mode de vie européen ». Une opération en tous points gagnante qui lui permet de bénéficier du soutien de deux dirigeants a priori aussi peu compatibles politiquement que le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le Président français Emmanuel Macron.

Mais indépendamment des circonstances particulières de la formation de la prochaine Commission européenne, je trouve que l’arrivée inopinée de l’expression « Protéger notre mode de vie européen » dans l’actualité est une excellente occasion de se reposer la question de ce que signifie le libéralisme dans un monde qui ne s’articule plus uniquement – et simplement – sur l’opposition entre le monde libre qui reconnaît la personne et le monde soviétisé qui la dissout dans les impératifs arbitraires du groupe.

L’Europe a une histoire, une longue histoire, c’est une évidence. Mais cette histoire est-elle uniquement ou majoritairement chrétienne, comme voudraient le croire les partisans de l’inscription des racines chrétiennes de l’Europe dans la Constitution européenne ? Lorsqu’on parle de christianisme, il semble difficile d’oublier l’héritage de l’Ancien Testament et l’on se retrouve déjà avec une double tradition judéo-chrétienne.

Un monde en mouvement

De la même façon, lorsqu’on évoque la France, on en vient forcément à penser à Clovis et aux Francs qui venaient du nord, puis, avant ça, à la Gaule et aux influences gallo-romaine. Et nous voici à Rome. De Rome, nous voici en Grèce et de Grèce nous voici en Mésopotamie et même en Perse avec Alexandre.

L’histoire de l’Europe, c’est au minimum tout cela. L’histoire de l’Europe jusqu’à aujourd’hui, c’est un monde en mouvement, c’est un monde de grandes découvertes, c’est un monde d’art et de sciences et, par-dessus tout, c’est un monde qui est venu progressivement à l’idée de liberté parallèlement à l’émergence de l’individualisme fondamental que nous avons hérité puis approfondi à travers les apports de la Grèce, de Rome, de l’universalisme chrétien, de la Renaissance puis des Lumières.

Et c’est en suivant ce chemin d’émancipation des personnes individuelles par rapport aux obligations (religieuses, familiales, politiques, économiques…) imposées « d’en haut » par les gouvernants ou par des groupes sociaux que l’histoire de l’Europe s’est élargie à l’histoire du monde occidental.

Ce sont bel et bien les hommes qui font l’histoire. Le déterminisme historique et le sens de l’Histoire chers aux marxistes n’existent pas. Pour l’individu qui se voit agir au jour le jour, l’histoire ressemble à l’empilement puis la succession sans intention de l’ensemble de tous les micro-agissements de tous les Hommes. Elle n’a pas de sens particulier et on ne peut que la constater a posteriori. Dans cette optique, l’histoire est un ordre spontané. Comme disait Raymond Aron (de mémoire) :

Les hommes font l’Histoire, mais ils ne savent pas quelle Histoire ils font.

On peut y discerner des récurrences, car les Hommes ont malgré tout des similitudes psychologiques, ils connaissent l’histoire – celle qui a été étudiée – et ils ont amassé à la fois expérience personnelle et héritage culturel familial et éducatif, mais rien n’est vraiment écrit d’avance. Chaque nouvel Homme qui naît sur Terre entend mener lui-même sa recherche du bonheur et invalide l’idée qu’on serait arrivé au bout du chemin.

L’histoire ne s’arrête pas

Or il me semble que prétendre « protéger notre mode de vie européen » est justement une façon de fixer le bout du chemin et de décréter la fin de l’histoire de l’Europe – à la date d’aujourd’hui et même, si je lis bien tout ce que je lis, notamment sur les réseaux sociaux, de préférence 60 à 80 ans en arrière (c’est-à-dire grosso modo avant la fin des empires coloniaux).

L’histoire de l’Europe ne s’arrête pas aujourd’hui, elle continue. Et si l’on tient à ce que ce mouvement (spontané) vers l’avenir reste le plus fidèle possible au mouvement (spontané) qui a rendu possible l’éclosion des libertés civiles et la reconnaissance de l’initiative individuelle, on peut, on doit considérer que l’héritage européen est comme le Code de la route par opposition au plan totalement construit de A à Z qui dicterait à chaque conducteur le parcours suivant lequel il doit obligatoirement circuler.

C’est précisément l’exemple que prend Friedrich Hayek dans La Route de la Servitude, au chapitre VI consacré à la Rule of law ou État de droit par opposition à toute forme de planisme :

On peut soit établir un code de circulation, soit dire à chaque automobiliste où il doit aller.

Le code de circulation (État de droit) est élaboré a priori, pour une longue durée et n’implique pas une préférence pour des fins ou des individus particuliers. Tandis que la seconde solution (planisme) donne au législateur tout pouvoir sur les individus et lui permet de favoriser certaines catégories aux dépens d’autres.

Il en résulte que toute personne, migrante ou autochtone, qui respecte le Code de la route est à coup sûr fidèle aux valeurs libérales européennes contrairement à toute personne, migrante ou autochtone, qui l’enfreint. Or ce Code de la route est simple : il consiste à ne porter atteinte ni à la vie, ni à la liberté, ni aux biens des autres personnes.

À l’État de veiller à ce que ce code soit universellement respecté – et, oui, je l’accorde volontiers, le respect des biens et des personnes devrait être non négociable et il est pourtant fort mal garanti, en tout cas en France.

Mais, me direz-vous, admettons que la question de la sécurité des biens et des personnes soit enfin prise au sérieux ; cela ne changerait rien au fait que l’arrivée massive de migrants attirés par nos nombreuses allocations sociales soit totalement incompatible avec notre situation économique caractérisée par un chômage élevé et crée en conséquence une angoisse économique et sociale compréhensible !

L’État-providence que nous entretenons en France à grands frais entraîne effectivement des distorsions sur le marché de migrations, lesquelles ne devraient dépendre que du jeu de l’offre et de la demande sur les marchés de l’emploi et des études. Mais l’État-providence n’est pas un problème des immigrants, c’est un problème de la France. Il concerne d’ailleurs tous les Français qui se retrouvent baignés tout autant que les migrants dans l’illusion d’un système économique où prix et salaires sont faussés.

Le label trompeur du libéral-conservatisme

De plus, à supposer que le point ci-dessus soit résolu, il est inexact de penser que l’arrivée de main-d’œuvre peu qualifiée comme c’est le cas depuis quelques années a pour effet de faire baisser les salaires des travailleurs locaux. La raison en est simple : un migrant qui arrive dans un pays ne va pas seulement y travailler, il va aussi y consommer pour lui et pour sa famille, et il va éventuellement y monter sa propre petite entreprise.

Pour toutes ces raisons, il serait dommage que le libéralisme, dont la gauche américaine a déjà subtilisé le terme liberals pour mener à bien dans la loi son agenda constructiviste égalitariste et progressiste, soit maintenant préempté par des constructivistes de droite sous le label trompeur de « libéral-conservateur » dans lequel le libéralisme se limiterait à quelques baisses d’impôt ciblées tandis que le conservatisme (au sens européen) serait juste l’occasion de mettre en place un certain nombre d’actions (comme les crèches dans les halls d’accueil des mairies) et d’interdictions (comme la fermeture des frontières sur la base de la nationalité d’origine) afin de préserver non pas l’esprit du « mode de vie européen », mais son image d’Épinal.

Dans l’esprit libéral, toute personne qui arrive sur Terre a le droit de mener sa vie comme elle l’entend, dès lors qu’elle respecte aussi ce droit pour les autres. Considérée comme responsable et capable de discernement, elle est libre de ses choix, aussi bien dans les domaines économiques et politiques que culturels ou religieux et elle a le droit de les exprimer ou de manifester pour eux, sans pour autant vouloir les imposer aux autres.

C’est exactement ce que nous dit la Déclaration d’indépendance des États-Unis (1776) très largement inspirée de l’esprit des Lumières qui s’est développé en Europe au XVIIIe siècle – et ce sera ma conclusion :

Tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur3 de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés.


Pour compléter cet article, je vous invite à lire aussi : Pourquoi, comme Hayek avant moi, « I am not a conservative » (14 janvier 2018)

Sur le web

  1. La nouvelle Commission doit entrer en fonction le 1er novembre prochain. Elle devra d’abord être approuvée par le Parlement européen.
  2. Un commissaire par pays, 13 hommes et 14 femmes ; 10 conservateurs, 10 socio-démocrates, 5 libéraux (rebaptisés Renew Europe dans la ligne Macron, ce qui les rapproche des socio-démocrates) et 2 « autres ».
  3. Je précise que la nature ou l’existence d’un créateur est un sujet distinct qui importe peu pour la portée universelle de ce texte.
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  • « il en résulte que toute personne, migrante ou autochtone, qui respecte le Code de la route est à coup sûr fidèle aux valeurs libérales européennes contrairement à toute personne, migrante ou autochtone, qui l’enfreint. Or ce Code de la route est simple : il consiste à ne porter atteinte ni à la vie, ni à la liberté, ni aux biens des autres personnes. »
    ce code le la route est simple mais il n’est pas compatible avec certaines religions,ou idéologies qui ont une conception différente de la liberté de la femme dans la société..par exemple ou qui s’illustrent dans nos prisons (ou les statistiques sont interdites),ou qui pratiquent des mutilations sur les petites filles.désolé
    Pouvons nous nier cela? non
    A partir de là tout le raisonnement deviens caduc..car pour qu’il soit cohérent il faudrait interdire l’accès au continent aux porteurs de cette idéologie qui s’oppose a notre vision de la société..et/ou rejeter systématiquement hors les murs les fauteurs de troubles..et çà ce n’est plus possible dés on leur accorde la nationalité et./ou le droit de circuler dans l’espace shenguen..
    humain oui , naïf non, et les peuples qui s’y opposent le font peut etre a regret mais ils le font.. la preuve ? La chute « en marche » de la social democratie en europe

    • En plein égarement Claude. La dame vous explique que la loi doit défendre la propriété et le droit de la personne, et que lEtat providence, oui, celui que vous aimerez tant lorsque votre chef sera à sa tête, est le responsable de ces migration avec ses politiques débiles. Elle ne vous dit pas qu’il faut être laxiste, laissé les migrants s’établir ou l’islam faire sa loi. Les prisons sont pleines de personnes de couleurs. Et alors ? Vous en déduisez que toutes les personnes de couleurs sont certainement des délinquants ou que ceux d’une religion donnée ne peuvent vivre ici. Vous avez des problèmes de logique.

      • @aerokid

        D’abord , moi je n’ai pas de chef ,deja , et ne n’appartiens a aucune formation politique quelle qu’elle soit.. et en ce qui concerne l’etat providence j’appartiens a la confrérie des « cochons de payants »qui finance la gabegie.. deja là vos jugements s’avèrent foireux car ils se basent sur des impressions . Moi je traite de faits vérifiables
        Votre interprétation de mes écrits , par votre « logique » se suffit a elle meme pour illustrer ce que j’ai tenté d’exprimer ..vous portez des propos qui ne sont pas les miens , je vous en laisse la responsabilité et quand l’indigence de l’argumentaire le dispute a la médiocrité des jugements hâtifs ad hominem, on se perd en conjectures..
        la « logique » n’a rien a voir avec la vérité, et la vérité a pour avantage d’être évidente a un esprit libre de toute influence,ce qui ne semble pas etre votre cas

      • Je trouve pour ma part totalement logique la relation entre des prisons remplies fortement de personnes d’ origine étrangère et les problèmes d’ imigration/intégration.

        • Qu’il y ai un lien, ne nous renseigne pas sur les responsabilités. Les noirs sont sur-représentés dans les prisons américaines et on ne l’explique pas par une immigration récente mal intégrée. Il y a plusieurs facteurs qui penchent vers une responsabilité partagée. Par exemple pour l’Europe, la situation au moyen orient (Irak, Syrie, Lybie) a généré plus de violence et de crispation sur le continent pour des raisons de frustration identitaire qui dépasse le problème d’intégration dans un pays donné. Ce que je veux dire c’est d’éviter de tomber dans les raccourcis. Et oui on n’accepte pas les déviants à notre système de valeurs. C’est évident !

          • Vous avez parfaitement raison. Les pays qui financent et diffusent la charia à tous les étages de la cité devront un jour rendre des compte.

          • C’est pourtant bien une histoire de culture et d’intégration le fait qu’il y aie à priori une surpopulation des prisons par les noirs… Le nier est assez naïf… Surtout maintenant avec les victimisations à tout va contre les « blancs cisgenre »…

      • « Vous en déduisez que toutes les personnes de couleurs sont certainement des délinquants ».
        Certes, il s’agit d’une déduction osée. Mais en dehors des déductions il nous reste l’observation.
        Et celle-ci nous apprend que « la plupart des délinquants sont des personnes de couleur ».
        Il n’est pas très honnête de pratiquer l’inversion des arguments.

        • Quand on est un adepte, comme le sont de nombreux racistes, de la « logique floue », la distinction entre concomitance, corrélation et relation de cause à effet est une opération mentale quasi impossible.
          Et sans vouloir porter de jugement sur qui que ce soit ici, quand une personne affirme : « la plupart des délinquants sont des personnes de couleur », l’observation nous enseigne qu’elle pense surtout l’inverse…

  • C’ est aux gouvernants d’ être conservateurs, dans le sens où tous les grands principes de droits individuels sont déjà là, connus, débattus. Ils n’ ont pas à créer les conditions du désordre en nous imposant des changements dont personne ne veut hormis des BHL ou Attali…etc. C’ est exactement cela qui crée des inégalités de droit de nos jours.

  • Article fort intéressant (comme souvent chez NMP) qui manie tant de concepts qu’il est difficle de tout évoquer.
    Certes, nous avons des racines greco-latines, notamment dans notre droit (romain) et dans les idées (grecques). Cependant, à partir de la chute de l’empire romain, c’est bien l’église qui a pris le dessus, faute d’une autre structure capable d’organiser la société . Sur tout ces sujets, je ne saurais trop recommander le livre de Larry Siedentop « Inventing the individual », un des dix livres majeurs, imho, des 50 dernières années (avec les Taleb et « Thinking fast and slow » de Daniel Kahneman.
    Actuellement, alors qu’américains et chinois investissent des dizaines de milliards dans l’AI et le monde de demain, en Europe, nous avons des droits sociaux que chacun veut défendre bec et ongle, au risque de mettre le pays en faillite et nous voulons « sauver la planète » une des inepties majeures de l’histoire. L’europe se tire un obus de mortier dans chaque pied.
    Comment ne pas croire que, en empruntant une expression bien connue ici, elle ne soit pas foutue?

    • Il ne faut pas oublier la féodalité qui a structuré la vie locale et quotidienne, l’église a maintenu un esprit commun à plus grande échelle.

  • « le mode de vie européen » est une mauvaise traduction de la phrase allemande « was, Europa ausmacht », « ce qui fait l’Europe ». Et pour la Commission, ce qui fait l’Europe, c’est surtout l’accueil inconditionnel de l’Autre. Ceux qui espéraient

  • « toute personne, migrante ou autochtone »
    Cette comparaison avec le code de la route est-elle destiné à nier la citoyenneté ? Merkel approuvera… L’Allemagne est bien connu pour prôner la vertu et garder un code de la route qui favorise ses intérêts.

    « un système économique où prix et salaires sont faussés. »
    Faussé ? Kezako ? Qui ne serait pas juste ? En fait, il faudrait plutôt parler de confiance relative en une grandeur. Hors la classe moyenne « autochtone » française se trouve de plus en plus abandonnée par sa représentation qui n’assure plus ce socle où les « somewhere » peuvent capitaliser.

    La migration ou l’externalisation du travail en Chine serait selon l’auteur une bénédiction. Voila les contradictions libérales : Louer le mondialisme, mais critiquer l’étatisme chinois (sans laquelle le mondialisme n’aurait pas réussi), louer la consommation, mais reprocher aux états de servir de caution à la création monétaire sans laquelle il n’y aurait pas de consumérisme, revendiquer les succès sans en assumer les échecs.

    Live and let die.

  • Il est déjà trop tard. Heureux temps où les européens étaient blancs et chrétiens; aujourd’hui ils redeviennent païens, athées, ils changent de couleur, ils font (certains) constamment repentance depuis 1945 ( même les non allemands c’est un comble!) Ils sont prêts à transformer nos églises en mosquées, ils créent un nouveau dictionnaire pour modifier le sens des mots pour ne plus dire les choses en face, des techniciens de surface , en somme, qui utilisent leur outil pour chasser tout notre patrimoine culturel.

  • De toute les façons de prendre le probleme on arrive a une seule conclusion: ils sont tarés.
    Pas totalement, toutes leurs decisions sont basées sur un critère financier , combien ca me rapporte ?.
    Et ne jamais oublier le but du jeu ,accroitre le nombre d’esclaves en europe pour subvenir aux besoins infinis de nos princes ..qui se verraient bien emir !

  • S’ il est « inexact de penser que l’arrivée de main-d’œuvre peu qualifiée a pour effet de faire baisser les salaires des travailleurs locaux », on peut penser néanmoins que le signal migratoire envoyé par Mme Merkel visait à ce que lesdits salaires n’augmentent pas trop en Allemagne pour cause de dénatalité.
    En réalité, les migrations actuelles sont en grande partie organisées par les donneurs d’ordre des dirigeants européens. Pour des raisons économiqes et politiques. D’ailleurs, le « remplacement de population » est explicitement évoqué (avec chiffres à l’appui) dans les textes de l’ONU pour un certain nombre de pays. Dont la France.

  • « Protéger notre mode de vie europeen »… Pur exercice de calinothérapie !
    Les « constructivistes de droite » (j’adore !) qui croient encore au Père Noël en seront pour leur frais. Ainsi que, plus généralement, tous ceux qui souhaiteraient que le code de route europeen limite notre vitesse d’évolution à 10 km/h !
    Entre les progrès en génétique, l’IA, les crypto-monnaies, le contrôle social (dont la Chine nous livre une version extrême), les questions énergétiques, etc, notre Europe ne restera pas longtemps à se contempler le nombril ou à tenter de ralentir la flèche du temps.
    Je suis en phase avec Nathalie MP sur ce qu’il convient réellement de préserver : l’individu (vis à vis du groupe) et sa liberté (vis à vis des constructivismes de droite ou de gauche et des hygienismes de tout bord). Hélas, je n’ai rien vu dans l’agenda européen qui ressemble de près ou de loin à une telle envie.

  • Cet article montre parfaitement pourquoi un certain libéralisme est devenue une idéologie groupusculaire.

  • Grâce à De Gaulle et le nucléaire, la France, compte tenu de ses maigres ressources énergétiques naturelles reste encore depuis longtemps le pays le moins producteur de CO. Elle ne peut mieux faire que d’attendre que tous les autres fassent aussi bien qu’elle, ce qui est l’inverse d’être le cas ! En effet même si la France réduisait zéro ses émissions de CO2, en tuant aujourd’hui toutes les activités humaines et animales pour transformer son territoire en désert, couvert d’éoliennes, de panneaux solaires, et de centrales thermiques à combustibles fossiles ou verts, pour assurer coute que coute la continuité de la fourniture électrique dont les déchets nucléaires sont réutilisables très longtemps, cela ne ferait même pas baisser la température du globe d’un centième de degré ! Sans compter que personne (même pas sainte Greta !) n’a pu prouver scientifiquement que le CO2 réchauffe et refroidit le climat à sa guise, même après une série scandaleuse de mensonges grossiers, que l’on fait vite semblant d’oublier officiellement ! Faut-il rappeler aux incultes inconscients qu’après des frais énormes et l’arrêt de quelques réacteurs nucléaires l’Allemagne n’a pas diminué ses émissions de CO2 et n’a connu comme seul résultat, outre la dégradation de son réseau et l’achat de notre courant nucléaire pour sauver le réseau européen, le doublement du prix de l’électricité pour les particuliers, … mais pas pour les industriels ! En France tout a été fait pour mettre EDF, la première de toutes les entreprises françaises publiques comme privées, qui vendait son courant moins cher que ses collègues étrangers, en faillite avec l’aide frauduleuse d’Areva dont on attend toujours le jugement…Alors que l’on va encore découper en deux le peu de ce qui reste d’EDF alors que l’électricité nucléaire, seule énergie d’avenir connue redémarre en force dans le monde, même au Japon, après avoir sauvé tant de vies ! Après la propulsion des sous-marins et porte-avions, son utilisation va par bonheur gagner les gros transports maritimes, terriblement polluants. Les Russes étudient déjà les moteurs atomiques dépassant la vitesse de la lumière, nécessaire pour joindre les planètes habitables hors du système solaire…quand les derniers écolos auront détruit la nôtre et regagné leurs cavernes…

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