Déréglementations, libéralisation, baisse des impôts : le cocktail économique qui marche

La politique économique de Trump profite beaucoup plus aux travailleurs que celle d’Obama : déréglementations, libéralisation, baisse des impôts. Un cocktail économique qui marche.

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Déréglementations, libéralisation, baisse des impôts : le cocktail économique qui marche

Publié le 5 août 2019
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Il devait forcément être le « président des riches ». Une formule largement utilisée en France mais reprise fidèlement et à satiété aussi par les Démocrates américains qui s’opposent à la politique économique du président Trump.

Or, presque trois ans après son élection, Trump semble devenir, selon le Wall Street Journal qui publie les données économiques les plus récentes, non pas l’élu des riches mais bien celui des… pauvres. Ce sont les indicateurs et les statistiques économiques qui le montrent.

Il y a d’abord le taux de chômage à 3,7 %, le plus bas depuis 50 ans. Le Labor Department vient d’annoncer la création de 225 000 emplois en juin, largement au-dessus des prévisions, ce qui prouve qu’il n’y pas vraiment de ralentissement sur le marché de l’emploi. Les revenus ont augmenté de 3,1 % en moyenne depuis un an.

Le taux de chômage des Noirs est de 6,2 %, ce qui ne représente que 2,9 points de pourcentage de plus que pour les Blancs, par rapport à un écart de 4,6 points avant le début de la récession de 2008. Le chômage a diminué deux fois plus vite chez les Noirs que chez les Blancs depuis décembre 2016.

Les minorités encore plus gagnantes que sous Obama !

Près d’un million de Noirs et deux millions d’Hispaniques de plus sont employés par rapport à la fin de la présidence d’Obama. Les minorités représentent plus de la moitié des nouveaux emplois créés pendant la présidence Trump. Le chômage chez les femmes noires a oscillé autour de 5 % au cours des six derniers mois, son plus bas niveau depuis 1972, et à peine 3,5 % des diplômés du secondaire sont au chômage. Contrairement aux critiques, seulement 5 % des Américains cumulent plus d’un emploi, et ce taux est resté relativement constant depuis 2010. Et 1,3 million d’Américains de moins travaillent à temps partiel par rapport à la fin de la présidence Obama.

Concernant les revenus, les salaires horaires moyens des ouvriers du secteur manufacturier ont augmenté de 2,8 % par an sous la présidence de Trump, contre 1,9 % au cours du second mandat de Barack Obama. Des États industriels comme l’Ohio, la Pennsylvanie, le Michigan, l’Indiana… ont enregistré des hausses de revenus beaucoup plus importantes que sous Obama. La hausse des salaires des ouvriers en Virginie-Occidentale a été en moyenne de 5,1 % par an pendant la présidence Trump, contre 1,2 % au cours du second mandat d’Obama.

Déréglementations et liberté de choisir son assurance santé

Les politiques de déréglementations et de baisse des impôts mises en place par Trump ont libéralisé l’industrie et ont soulagé les chefs d’entreprises. Résultats : fortes augmentations des investissements et des créations d’emplois, croissance plus rapide, moins d’inégalités. Les bénéfices des entreprises ont d’ailleurs augmenté quatre fois plus pendant les deux premières années du président Trump que pendant le second mandat de M. Obama. Les employés en ont été les grands gagnants.

Comme ils le seront après une nouvelle déréglementation adoptée par l’administration Trump. Il s’agit d’étendre les avantages fiscaux dont bénéficient les employés qui prennent l’assurance santé offerte par leur propre employeur dans les petites entreprises (de 3 à 24 employés) à n’importe quelle assurance santé privée.

La nouvelle règle a pour effet d’étendre l’avantage fiscal des soins de santé des employeurs aux personnes qui contractent leur propre assurance. Cela contribuera à corriger une injustice dans le Code des impôts, qui favorise l’assurance de l’employeur. Ainsi, plus de 11 millions d’employés auront la liberté de choisir leur assurance santé.

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  • Le cocktail économique décrit dans cet article n’est pas complet dans cette analyse, il y manque le protectionnisme voulu par Trump qui est essentiel dans sa politique.
    Mais le protectionnisme économique de Trump n’est pas « la tasse de thé » de l’auteur et donc il ment par omission.

    • Le protectionisme de trump est un simple retour de baton face aux protectionisme des autres, oeil pour oeil ,dent pour dent.

      • « Le protectionisme de trump est un simple retour de baton face aux protectionisme des autres, oeil pour oeil ,dent pour dent. »


        @reactitude : Reformulons votre propos afin de rendre bien flagrante l’erreur qu’il comporte :
        L’administration Trump décide de devenir protectionniste (ne plus respecter les règles du libre-échange) pour sanctionner la Chine parce que cette dernière est protectionniste (ne respecte pas les règles du libre-échange.)

        Ou pour le dire autrement :
        Le gouvernement américain décide de nuire aux consomateurs américains (en restreignant leur liberté de choisir certains produits chinois qu’ils apprécient davantage que certains produits américains) pour sanctionner le gouvernement Chinois parce que ce dernier nuit aux consomateurs chinois (en restreignant leur liberté de choisir certains produits américains qu’ils apprécient davantage que certains produits chinois.)

        Ou pour encore le dire autrement :
        Les USA décident de se tirer une balle dans le pied pour sanctionner la Chine parce que cette dernière se tire une balle dans le pied.

        • Il faut voir l’ensemble pa le cas particulie du protectionisme. Trump a baisser les impots et changer les reglementations,ca implique une augmentation du pouvoir d’achat americain..qui ne profiterait qu’aux chinois ?…autant ne rien faire et aller a la peche en attendant son bon alimentaire.

    • La politique économique de Trump est globalement favorable aux Américains malgré le protectionnisme qui leur est évidemment défavorable.

    • Bienvenue sur Contrepoints Lapaladine 🙂
      C’est très fréquent vous verrez. Mais chuuuut. Ya que les socialos-écolos qui mentent par omission, c’est bien connu.

    • Cela n’a rien d’un protectionnisme mais d’un rééquilibrage, car les tricheurs exportent vers les USA, dont les droits de douanes sont faibles, mais par contre pratiquent des droits de douanes élevés pour empêcher les importations. Le libre échange doit être appliqué par tout le monde! Mais l’UE triche et les Chinois encore plus, ils font tout pour limiter les importations!

    • Le protectionnisme de Trump est sans nul doute important, mais quels éléments avez-vous pour prétendre que ce serait un facteur essentiel de sa réussite économique ? On peut aussi attribuer cette réussite à son usage des tweets, à ce compte-là…

      • Le rausonnement de Trump est assez simple: dans la mesure du possible, éviter d’importer (ou décourager les importantions) de biens que les USA peuvent produire eux-mêmes.
        Et cela peut se défendre.

    • Le protectionnisme de Trump pour, par exemple, les automobiles, c’est 2,5% de taxes pour l’entrée des véhicules européens; quand la taxe européenne pour les véhicules américains est de 10%.

      • Les taxes de 2,5% dans un sens et 10% dans l’autre ont été négociées ensemble au sein de l’OMC, et doivent être prises de manière globale avec les autres secteurs.

        Extrait du journal Le Point du 12 avril 2019 : « L’UE applique en moyenne des droits de douane de 4,3 % sur les biens industriels en provenance des Etats-Unis. Washington impose, à l’inverse, un taux moyen de 3,8 %.
        L’objectif des négociateurs est de ramener tous les taux, déjà très bas sur la plupart des secteurs concernés, à zéro.
        Ces taux moyens cachent des pics tarifaires supérieurs à 15 %: les Etats-Unis imposent de tels taux sur 244 produits européens; l’UE sur 151 produits américains, selon la Commission. »

        • Vous êtes comme une pendule : vous donnez l’heure juste 2 x par jour 😉

        • Donc, Trump n’est pas protectionniste, il veut seulement rétablir la balance qui penche plutôt du côté Europe pour les taxes. Merci pour vos précisions.

        • Je n’ai plus le document, mais il y avait une liste d’une vingtaine de produits assez « basique » du quotidien avec les droits de douane entre us/ue. La différence était assez important d’après ce que je me souviens (du même ordre à chaque fois que l’auto).
          Si l’Europe souhaiterait vraiment faire du libre échange, elle mettrait ses droits de douane à 0 et demanderait de même avec ses partenaires. Et plus de problème de « ramener tous les taux à 0 », argument fumeux en quelque sorte car fait sur un package de produit et non pas les produits eux même (donc avec des différences de prix, de volumes échangés, etc.)

  • Comment , ce milliardaire ,comme l’appelle les journalistes francais, aide les pauvres sans pour autant taper sur les riches ..c’est de la folie ,manquerait plus que cela soit contagieux !

    • Ils lui tapent dessus justement pour empêcher que le monde s’en rende compte et ainsi éviter la contagion!

    • « aide les pauvres sans pour autant taper sur les riches. »


      @reactitude : Généralement, quand un politicien ne tape pas sur les riches, c’est qu’il tape sur les immigrés. Inversement : quand un politicien ne tape pas sur les immigrés, c’est qu’il tape sur les riches. L’écrasante majorité des politiciens dans le monde ont besoin de « diviser pour mieux régner. » Les seuls politiciens capables de régner sans excessivement monter les gens les uns contre les autres sont les politiciens libéraux ( « libertariens » aux USA ), or malheureusement ces politiciens libéraux se comptent sur les doigts de la main et ne gagneront vraissemblablement jamais assez d’élections réellement significatives.

  • Ce qui donne un relief particulier au cocktail anti-économique que la France a choisi depuis bien longtemps déjà.
    En France on montre tous les jours ce qu’il ne faut pas faire au plan fiscal. Ce fisc qui étouffe lnéconomie. À l’évidence nos énarques ne savent pas lire… entre les lignes de notre histoire économique.
    Jusqu’où faudra-t-il descendre dans le déclin économique avant qu’un dirigeant de bon sens ne stoppe cette spirale infernale ?
    Laffer n’était pas un doux rêveur quand il a sorti sa courbe. Le progrès est pourtant la conséquence directe d’une économie florissante.
    Qu’attendre de bon d’une économie anémiée comme l’est l’économie française ?

  • Intéressant de lire des mots et des chiffres permettant de situer le niveau de la presse mainstream, qui persiste et signe la mort de l’économie et la destitution de Trump.
    Le nouvel Oncle Sam, promis aux fers les boulets aux pieds, démontre jour après jour qu’avec ses mains libres, il parvient à faire avancer l’Amérique.
    En 2020, si les électeurs lui remettent les clés, des économistes et des journalistes vont devoir trouver un autre métier.

  • Avec les chiffres ont peut dire ce qu’on veut par exemple en retenant certains plus que d’autres, etc..
    Trump lui-même dénonçait le caractère bidon des chiffres sur le chômage, enfin ça c’était avant. Il est probable que le taux réel de chômage fléchit légèrement sous Trump mais la réalité semble moins reluisante :
    – si on tient compte du taux de participation (population active/population en âge de travailler)le taux réel de chômage serait le double voire plus. Le taux de participation est le plus bas depuis 1972. De plus en plus d’américains ne sont plus dans le marché du travail. Ils leur restent à se shooter aux opioĩdes. Profiteront-ils vraiment de la politique de Trump ?

  • Trop simpliste comme analyse. D’autant plus que la tendance vers la baisse du chômage aux US avait commencé sous Obama et on pourrait pensé qu’elle se serait aussi poursuivie sous Clinton (si elle avait été élue). Ceci dit Trump me va très bien… L’or monte… et c’est parti pour que cela dure… et qui sait les européens vont se concerter plus ou vont être obligés de travailler encore plus en commun (mais là c’est plus un doux espoir).

    • Pourtant c’est ce genre d’analyse qui est utilisé pour tous les pays du monde. Ca donne une référence commune donc.
      Chez nous aussi le taux de chômage est faux d’ailleurs, car plus élevé en réalité (quand on cumule les gens en formation ou ceux radiés)

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