L’écologisme : origines intellectuelles et cognitives

Analyse de l’évolution de l’écologisme, et de sa vision fantasmée du rapport entre l’Homme et la nature.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Photo by Todd Cravens on Unsplash

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’écologisme : origines intellectuelles et cognitives

Publié le 16 juin 2019
- A +

Par Arnaud Demion.1

L’écologisme professé par les partis écologistes tels que le parti EELV repose en grande partie sur un fantasme toujours croissant de « décroissance », de retour nostalgique à une société agrarienne telle qu’elle avait pu apparaître avant la Révolution industrielle. Cette société aurait été en harmonie avec la nature, humble face aux catastrophes naturelles et à la maladie et économe en ressources naturelles, surtout envers celles qui nécessitent des technologies pour les extraire.

Nous nous proposons ici d’examiner l’origine plurielle de cette vision fantasmée du rapport entre l’Homme et la nature, en l’abordant aussi bien sous l’angle historique, celui de l’histoire des idées, que du point de vue des ressorts cognitifs qui structurent le discours écologique actuel.

Histoire de l’écologisme

Aujourd’hui l’écologisme se rencontre un peu partout dans les sphères de la société. Particulièrement bien implanté dans l’univers politique, il est également présent dans les discours marketing, au cinéma, dans l’audio-visuel public ou subventionné, ainsi que dans un nombre considérable de domaines.

Son aspect protéiforme le rend particulièrement difficile à analyser : il est massivement démocratisé et implanté dans les esprits (en témoigne l’écrasante majorité des partis politiques qui en ont fait un argument électoral lors des élections européennes de 2019), et ses racines idéologiques sont nombreuses et rhizomatiques, ce qui rend le mouvement très difficile à critiquer et à saisir dans sa constitution intellectuelle. Ainsi, avant d’être massivement investi par la gauche à partir des années 60/70, l’écologisme regroupait un ensemble disparate de courants d’idées, dont les courants d’extrême droite germanophones des XVIIIe et XIXe siècles, intimement liés au développement des idées socialistes et conservatrices, constituent une influence majeure.

Vers la fin du XVIIIe siècle, Herder, un des premiers relativistes culturels, critique des Lumières et chantre de l’Esprit du Peuple qui nourrira plus tard le nationalisme, fit le lien entre philosophie de la culture et philosophie de la nature. En 1799, le philosophe Schelling est l’initiateur d’une nouvelle approche de la nature qu’il nomme Naturphilosophie, un courant de pensée associé au romantisme philosophique et à l’idéalisme allemand, dont la prétention est d’expliquer la nature dans sa totalité, en ramenant les phénomènes physiques à leur dimension esthétique et spirituelle.

De la Naturphilosophie, qui identifiait la nature au Cosmos, à une réalité fondamentalement harmonieuse, organisée, ordonnée et belle — naîtra l’idée d’un principe unique régissant la nature, idée développée au sein d’un courant de pensée proprement allemand (ou de langue germanique) : le « monisme allemand ». L’un de ses représentants les plus notables, avec Eduard von Hartmann, et Wilhelm Ostwald est Ernst Haeckel, qui forgera le terme « écologie », désignant une économie de la nature — dans la tradition intellectuelle de la Ligue moniste allemande dont les idées inspireront ensuite certains fantasmes de race aryenne et l’eugénisme national-socialiste.

Le philosophe du mouvement néoromantique et psychologue Ludwig Klages fut également un précurseur des mouvements écologistes européens. Il développa l’idée selon laquelle l’intelligence s’oppose dans son développement à la vie et à l’âme, et inventa le concept de logocentrisme, repris plus tard par l’intellectuel postmoderne Jacques Derrida. Klages promouvait une écologie vitaliste et un retour à une existence plus proche de notre état naturel. Dans L’homme et la terre il exposait une critique de la modernité et du progrès — responsables selon lui de la détérioration de la nature — qu’il associait à une rupture entre l’Homme et le cosmos provoquée par le logos, et dont l’Occident serait le principal coupable.

L’un des derniers représentants remarquables de cette mouvance réactionnaire est Martin Heidegger, incontournable en ce qui concerne l’héritage intellectuel qu’il a légué à la gauche contemporaine par sa critique de la technique et son exaltation d’un peuple enraciné à un terroir. Sa pensée tribale, régressive et technophobe, exprimée en un langage abstrus, a profondément influencé le courant postmoderne par l’intermédiaire d’intellectuels français tels que Jacques Derrida, Emmanuel Levinas, ou encore Jean-François Lyotard. Notons que la transmission et la transformation de la pensée de Heidegger ont également été opérées par des penseurs de l’école de Francfort comme Herbert Marcuse, lesquels ont entrepris de rapprocher heideggerianisme et marxisme.

L’évolution politique

L’écologisme politique moderne prend forme dans les années 60 et 70 en renouant avec le socialisme. Les désillusions du communisme amènent les intellectuels à se tourner vers une nouvelle idéologie. En 1971, l’énarque Philippe Saint-Marc publie Socialisation de la nature, où il oppose une économie fondée sur la propriété privée responsable de la destruction de l’environnement par la recherche de profit et une « économie d’épanouissement » basée sur un « socialisme […] organisant une forme nouvelle de développement qui réconcilie l’homme et la nature ». En 1974, le technocrate agronome René Dumont, désabusé par les conséquences des plans agricoles français, se présente aux élections présidentielles en prononçant un discours particulièrement apocalyptique.

Au-delà de la filiation des idées, il nous faut remarquer que les artefacts holistiques, dont la vision écologiste de la nature fait partie, sont une constante dans l’espèce humaine. La dénonciation des dégâts causés par l’Homme à la nature est un invariant de l’écologisme et de nombreuses autres idéologies et religions. Or cette dénonciation est particulièrement entachée de biais anthropomorphiques et de projections axiologiques.

En effet, il est impossible de définir la notion de dégât sans faire référence à une axiologie : qu’est-ce qui différencie un simple changement comme la colonisation de la Terre par la vie il y a près de quatre milliards d’années d’un dégât (matériel, environnemental, etc.) ? La différence entre les deux se situe au niveau de la perception de ce qui est considéré comme bon ou mauvais. Ceci nous amène à la réflexion suivante : si les changements provoqués par l’activité humaine sont mauvais, cela signifie que la pensée écologiste dissocie l’être humain et la nature… Car si l’être humain fait partie de la nature, alors ses actes et les conséquences de ceux-ci sont également une manifestation naturelle. Pourtant, les écologistes nieront le plus souvent ce dualisme, et expliqueront que la place de l’Homme est dans la nature, de même que le monisme replaçait l’Homme dans l’unité du cosmos.

Cette contradiction n’est qu’apparente, puisque l’écologisme n’est pas seulement un cadre axiologique, il est également un cadre normatif : la place de l’Homme est certes dans la nature, mais à « la bonne place », en harmonie ou en union avec elle. Il y a donc bel et bien un dualisme qui s’opère dans la pensée écologiste, dualisme qui ne se situe pas sur le plan de l’ontologie mais bien sur celui de l’axiologie.

Le rejet écologique de la modernité et de la technique prend racine dans l’inculture scientifique et économique, mais aussi dans une série de biais cognitifs se matérialisant par le bio-conservatisme2 : biais téléologique, biais de statu quo et biais d’anthropomorphisme. Ces biais déforment la représentation que nous avons de la nature et lui donnent des propriétés humaines — elle est considérée comme un être vivant blessé par notre activité, une mère nourricière capable de se venger et de « reprendre ses droits » — allant même jusqu’à lui accorder le statut d’écrin destiné à l’humanité, que nous n’avons pas su préserver par prétention prométhéenne. Nous pouvons en effet remarquer que la place où l’Homme devrait être est fantasmée comme étant proche de ce que son état naturel initial était, avant que ses facultés de raison ne lui permettent de transformer son environnement.

Le mythe selon lequel la nature serait un jardin d’Eden — qui nous est ou non destiné, suivant les mouvances — que l’Homme corrompt par son activité économique et technique se retrouve dans toutes les branches de l’écologisme, scientifique ou non. Peu importe que la science nous prouve que la nature est chaotique, et a donc une dynamique imprévisible sur le long terme, qu’il s’agisse des écosystèmes ou du climat3, même des spécialistes se laissent séduire par cette intuition qui a l’avantage de permettre, à celui qui l’accepte comme dogme, de se draper dans la vertu du discours eschatologique consistant à dénoncer l’activité humaine supposée mener « à la fin du monde ».

Ainsi, l’ornithologue Jean Dorst écrivait par exemple que « l’Homme et la nature seront sauvés ensemble dans une heureuse harmonie, ou notre espèce disparaîtra avec les derniers restes d’un équilibre qui n’a pas été créé pour contrecarrer le développement de l’humanité, mais pour lui servir de cadre. » Produire en aussi peu de mots un discours aussi messianique, culpabilisant et apocalyptique constitue en soi une performance qui mérite d’être applaudie.

Je me permettrais en conclusion de donner mon modeste avis. Si l’être humain en est arrivé où il est aujourd’hui, en transformant son environnement, c’est d’abord parce qu’il en a les facultés et ensuite parce qu’en tant qu’animal sentient, social et moral, il cherche à diminuer la souffrance inhérente à son existence en améliorant son confort. Si l’on tient à conserver une vision holiste de la nature, gardons-nous de lui attribuer des sentiments et une morale, et souvenons-nous que ces facultés de raison sont toutes autant « naturelles » que notre irrationalité. Refuser le progrès technique et économique revient à condamner les plus pauvres à cette souffrance que nous connaîtrions tous sans les progrès déjà accomplis depuis le début de notre ère, et que tous les idéologues de l’écologisme tendent à oublier depuis leur confort d’homme moderne soigné et mangeant à sa faim.

  1. Je tiens à remercier Nadji Lahcène pour les discussions que nous avons eues et pour son extraordinaire travail de rédaction d’une bonne partie des articles Wikipedia décrivant les courants intellectuels germanophones.
  2. Notons que le rejet de la mondialisation, de l’intensification des échanges et de la concurrence mondiale trahit quant à lui l’aspect tribal et xénophobe de l’être humain, qui était une composante centrale des courants d’idées germaniques dont nous avons exposé plus haut quelques représentants.
  3. S’il est possible d’entrevoir ponctuellement la direction que peut prendre l’évolution d’une espèce en fonction de la modification des caractéristiques de son habitat, l’exercice global et à long terme tient plus de la voyance tant le système considéré est complexe. Le climat suit également une dynamique chaotique et ne réagit pas seulement au CO2 (par effet de serre, ce qui entraîne mécaniquement un réchauffement) rejeté par l’activité humaine, mais subit à très long termes l’activité solaire, la précession des équinoxes, et les mécanismes chaotiques de stockage et relargage des différents gaz à effet de serre par les océans, le pergélisol et la vie elle même par l’intermédiaire de la flore.
Voir les commentaires (20)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (20)
  • « Sa pensée tribale, régressive et technophobe, exprimée en un langage abstrus, a profondément influencé le courant postmoderne par l’intermédiaire d’intellectuels français tels que Jacques Derrida, Emmanuel Levinas, ou encore Jean-François Lyotard »
    Oui, enfin, trois intellectuels qui le trouvaient bien trop nazi à leur goût. On a sans doute connu meilleure influence…

  • La vision écologiste est en effet typiquement conservatrice, voire réactionnaire. La nostalgie du paradis perdu, à l’extrême limite. Ou d’un temps où nous n’avions ni automobile, ni centrale nucléaire, ni machine à laver… où donc nos femmes revenaient du lavoir communal avec du linge qui sentait bon le savon… et où on ne s’interrogeait guère sur les saloperies qu’on avait laissé dans le cours d’eau…

    De la même manière, l’écologiste du 21eme siècle est persuadé, à tort, que l’air de nos villes est plus pollué qu’il y a 30 ans…

    Mais combien aujourd’hui accepteraient de vivre comme on vivait au moyen age ou tout simplement au debut du 20eme siècle ? Où d’ailleurs objectivement parlant, la pollution était pire que maintenant.

    L’écologiste moderne est surtout un égoïste qui ne veut plus de voiture dans SA ville ni de nucleaire dans SON pays. L’égoïsme étant une vertu à la mode, peut être faut il y voir là l’explication de l’enracinement de la « pensée » écologiste dans nos sociétés.

    • On retrouve déjà cette nostalgie du Paradis perdu chez certains auteurs de l’Antiquité. Comme quoi c’est une manie chez les intellectuels. Quant à l’égoïsme vous avez tout à fait raison.

      • Viens de lire un excellent article dans le Point « repentez-vous, le châtiment climatique est proche » sur les accents millenaristes des mouvements écolos radicaux. Theologie apocalyptique… Dévastation… Renaissance… Et gloire au royaume quasi-celeste pour les élus (ceux qui auront suivi les enseignements des prophètes)…
        L’article ajoute que l’histoire ne se finit jamais comme prévu et cite au hasard quelques épisodes recents obéissant à ce schéma : nazisme, communisme, maoisme, Pol Pot…

  • bon texte…qui je le crains ne fera pas se poser la moindre question à un tenant de cette idéologie.
    tous les concepts sont arbitraires…les définitions absentes..

    ce que j’ai noté est que un écolo change rarement quand il est placé en face de ses contradictions, il s’en va… nous avons atteint chez beaucoup un comportement qui tient au religieux et la crainte de critiquer le groupe auquel on appartient.
    la pensée(?) écolo est devenue si forte que les gens refusent même de se poser des questions..ils préfèrent digérer la contradiction évidente que de défier le groupe.

    en tant qu’idéologie, l’écologie ne tient pas debout…car elle ne peut aboutir qu’à la négation entière de l’humanité et non seulement d’un groupe de destructeurs de la nature..

    les chrétiens ont la bonne idée ne ne pas jeter la pierre à ceux qui ont péché… ça leur évite de se prendre une pierre dans la figure..

    les défenseurs de l’environnement n’ont pas cette sagesse élémentaire, et c’est un plaisir sans cesse renouvelé de leur retourner systématiquement tous les projectiles qu’ils vous envoient…

    on pourrait imaginer qu’il suffirait que cette idéologie évolue vers une philosophie individuelle qui fasse l’apologie de la « sobriété ».. sauf que ça ne veut rien dire non plus..

    la seule façon que les idéologues verts qui pensent un peu plus que les autres de ne pas sombrer est le calcul affligeant de consommation de planète…seul espoir de définir le niveau de vie acceptable dans l’absolu…mais là encore il repose sur l’idée que la planete ne doit pas changer…

    • @jacques lemiere : Vous oubliez la nature (sic) trotskiste de leur « pensée », majoritaire chez les pastèques et qui peut se résumer par la phrase : « C’est moi qui détiens la vérité, et je vais vous faire ingérer cette vérité en changeant votre comportement, à grands coups de marteau si nécessaire. »
      Mais les trotskistes reconvertis ne se trouvent pas que chez les pastèques. Les exemples en abondent, tel Philippe et son 80 km/h.

  • L’écologie n’est pas tout !

    Ben déjà qu’en ce qui concerne le jardin d’Eden, c’est bien parce qu’ Ève a croqué une pomme bio que l’humain en a été viré comme un malpropre….

    A propos Adam et Ève, ce pourrait il qu’à l’époque ‘ être dur de la feuille’ ait pu avoir une autre signification ?

    • « A propos Adam et Ève, ce pourrait il qu’à l’époque ‘ être dur de la feuille’ ait pu avoir une autre signification ? »

      Ben oui, du second degré.

  • Un article extrêmement utile. Il serait en effet grand temps de chercher a comprendre Les mécanismes, les techniques manipulatoires qui fond que l’écologisme politique est entrain d’abrutir la planète. Cet article s’il n’est qu’un début, tant cette idéologie perverse, l’écologisme politique, est incrustée et sournoise. Cette analyse
    est indispensable. La compréhension de cette escroquerie idéologique est le préalable a sa destruction et son éradication.
    La destruction de l’ écologisme politique peut, seul, permettre a l’humanité d’envisager son avenir et son influence sur la terre de façon rationnelle. Petite parenthèse René Dumont seulement évoqué dans l’article a apporté une notion essentielle volontairement occultées par les écolos, la démographie est le paramètre essentiel, le facteur principal des interactions humanité /planète. L’écologisme Politique nie la rationalité et ment sur la réalité, il ne sert pas l’écologie, il l’empêche.

    • Servir l’écologie consiste à contribuer à augmenter notre champ de connaissance des relations entre les êtres vivants et leur milieu de vie.

      Utiliser le terme écologie pour tout et son contraire est effectivement un contresens majeur. Ramasser et traiter les déchets n’a rien à voir avec l’écologie par exemple. Entretenir une forêt non plus. Sauver les ours blancs encore moins. Economiser l’énergie ou procéder à une transition énergétique n’a strictement aucun rapport avec l’écologie. Autrement dit, l’action écologique se limite à l’acquisition de connaissances, pas à s’agiter frénétiquement dans tous les sens au nom de Gaïa.

      En tout état de cause, l’écologie en tant que science ne peut concerner les humains puisqu’ils ont pour capacité (ou fonction) de soumettre, de transformer et d’améliorer leur environnement, en le mettant à leur service. Bien sûr que les humains interagissent avec leur environnement, mais pas au sens où en l’entend pour les animaux, au sens d’une relation intangible qui s’impose. Les humains ne jouent pas au jeu écologique, ils le créent, ils en redéfinissent les règles quotidiennement.

      N’étant pas que des animaux mais bien plus, les humains sont au-dessus de l’écologie. Réifier les humains au nom de l’écologie est un anti-humanisme qui comporte les germes d’un nouveau crime contre l’humanité. Il est par exemple triste d’entendre le Pape se soumettre à cette mode néfaste, en trahison manifeste du message qu’il s’est pourtant engagé à défendre.

  • Je trouve l’article «chronologie de l’écologisme» de wikipedia plus factuel. Parce que la filiation par des idées très conservatrices principalement germanophones me paraît pour le moins curieux.

    On ne peut pas dissocier le développement de l’écologisme, du souci environemmental, de l’industrialisation (surtout les accidents : pollutions diverses comme les marées noires, etc) et de l’évolution des connaissances scientifiques de la nature (inventaire, classification, systémique..). Bien souvent ce sont les couches sociales les plus pauvres qui subissent davantage les conséquences (les travailleurs vievent près des sites de production voire dans les ateliers). Le lien entre préoccupations environnementales et socio-économiques se fait naturellement pour certains. Puis le cadre de ces préoccupations s’étend du local à la planète après les décolonisations, puisque de nombreux progrès ont amélioré la situation en occident, en raison du ressentiment post-colonial et de l’externalisation d’une partie de la pollution. Les plus pauvres et les moins développés ailleurs sont les nouvelles victimes négligées du progrès et du capital.

    On pourrait penser que les (certains) écologistes sont conservateurs mais en réalité je les vois d’abord égalitaristes : il est injuste de voir des populations victimes du confort d’autres populations. Or comme le progrès contient en lui des effets indésirables comme des impacts sur l’environnement (il y en a aussi des positifs il faut le souligner), il vaut mieux limiter celui-ci. C’est une vision défensive et pessimiste.

    Il faut noter que tous les écologistes ne sont pas dans cette vision, et certains sont favorables au nucléaire et aux technologies. Bon ça ne fait pas d’eux des libéraux pour autant quoique dans le lot..

    • Si certains écologistes ne sont pas dans cette vision, ils sont inaudibles malheureusement. Or, l’urgence est de se débarrasser des écologistes qu’on entend, fauteurs de pauvreté, de misère et de guerre, parce que ceux-là sont réellement dangereux pour leurs contemporains.

      • Les abrutis n’ont toujours pas compris le lien entre la croissance et le chômage. Notre niveau de vie dépend entièrement de l’économie, car nous travaillons tous pour elle et en dépendons exclusivement quel que soit notre métier. Même si apparemment il n’a rien à voir. Ce sont les entreprises qui créent richesses et emplois. Décroissance c’est une explosion du chômage et de la pauvreté, comme le montrent les crises économiques où de nombreux acteurs se retrouvent hors jeux à cause de la consommation restreinte. Et effectivement cela favorise les guerres!

      • Ils n’on toujours pas réussi à comprendre que nous dépendons tous de l’économie pour notre niveau de vie. Ce sont les entreprises qui créent les richesses et les emplois, même ceux qui n’ont pas de rapport direct. La décroissance verrait une explosion du chômage et de la pauvreté, comme l’ont montré les crises économiques, où de nombreux acteurs sont déclassés par les restrictions de la consommation. La misère pousse effectivement à la guerre.

        • Il n’y a d’ailleurs que dans un monde d’abondance qu’on peut songer à la décroissance comme une (fausse) solution.

          • Les miséreux du Tiers monde et les pauvres du nôtre ne le peuvent évidemment pas, seul un bobo crétin peut avoir une solution aussi débile!

      • Les plus virulents crient et bataillent toujours plus fort, ils sont mus par une force à sens unique incroyable.

  • Effectivement l’écologie est bonne et défendue par ceux qui ont le déjà le confort, ceux qui sont riches, les bobos des villes mondialisés, la France d’en haut.
    Les Gilets jaunes sont venus nous rappeler qu’ils avaient besoin de leur voiture pour aller travailler et que donc un prix de l’essence prohibitif ne leur convient pas.
    Mais pour toute réponse, on assiste à l’envolée du prix de l’essence, à la suppression des voitures à essence et diesel d’ici 2040, la hausse du prix de l’électricité et du gaz, la promotion des produits bio qui du fait de leur mode de culture coûtent beaucoup plus cher, la hausse des billets de train, une agriculture et un élevage qui vont en décroissance, cf à un de mes derniers mails à ce sujet, etc..
    Et nos écolos, bobos des villes viennent expliquer sur les plateaux télé qu’ on imposera l’écologie qu’à coup de toujours plus de taxes!!! Jamais ils ne remettent en question la “société de consommation”, la durée de vie programmée des^produits comme les frigidaires, machines à laver, aspirateurs, etc. et l’impossibilité de les réparer en cas de panne, ou ces éoliennes et panneaux solaires qui devraient remplacer selon eux l’énergie atomique, on voit ce qu’il en est en Allemagne qui a dû rouvrir des centrales à charbon et qui nous achète de l’électricité d’origine nucléaire, je pourrais continuer ainsi longtemps pour démontrer les contradictions des écolos, des “verts” ce parti pastèque, vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur..

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
dames conduisant une voiture près de la mer
5
Sauvegarder cet article

D’article en article sur Contrepoints, de nombreux auteurs ont largement argumenté sur les dérives de  l'idéologie écologiste et comment elle dessine peu à peu les contours d’un avenir dystopique, comme on dit maintenant. Même aseptisé ce mot semble presque irréel, relevant d’un cinéma d’anticipation dont les cauchemars ne pourraient « bien évidemment » pas se réaliser, tentons-nous de nous convaincre pour nous rassurer.

Dimanche, longeant la mer sur la Côte d’Azur, par une belle et plutôt douce journée automnale, je pensais à tout ce ... Poursuivre la lecture

L’une des croyances les plus solidement ancrées est que la résolution des grands problèmes du monde ne peut provenir que d’une élite qui posséderait à la fois la connaissance, la volonté et la capacité de concevoir les solutions et de les mettre en œuvre pour faire advenir le « monde d’après ».

Bien que ces tentatives d’établir un Paradis sur Terre aient à chaque fois donné des résultats catastrophiques, la croyance persiste. Pour comprendre pourquoi, il faut se tourner vers un mouvement philosophico-religieux appelé la gnose. Né au to... Poursuivre la lecture

Greta Thunberg
3
Sauvegarder cet article

Cet automne, dans toute l'Europe, les soi-disant activistes climatiques ont mené des actions qui non seulement ont enfreint la loi mais ont également consisté en des actes de vandalisme et de violence physique.

À la National Gallery de Londres, deux femmes ont jeté de la soupe sur un tableau de Vincent Van Gogh ; dans un musée allemand, d'autres activistes ont badigeonné un tableau de Claude Monet avec de la purée de pommes de terre ; et bien sûr l'activiste belge Wouter Mouton a sévi l'été dernier à la fois à Bruges, sur une œuvre de ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles