Cessons de confondre l’Europe et l’Union européenne

On peut parfaitement adorer "l'Europe" et détester "l'Union européenne". Or, il y a confusion systématique entre ces deux termes.
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Cessons de confondre l’Europe et l’Union européenne

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 25 mai 2019
- A +

Par Charles Boyer.

Le terme « Europe » est utilisé indifféremment de celui d’ « Union Européenne », sans distinction. C’est une grave erreur qui trouble fort tout débat digne de ce nom.

Il est devenu presque systématique de dire « Europe » quand on évoque l’ « Union européenne ». C’est bien entendu une erreur, loin d’être sans conséquences. Tous les pays d’Europe ne font pas partie de l’Union européenne : la Norvège, la Serbie, la Suisse, mais aussi la Russie et la pointe occidentale de la Turquie. Plus important encore, le Royaume-Uni n’y sera bientôt plus, qu’on le veuille ou non. Une fois le Brexit réalisé, deux des plus grandes puissances européennes seront hors de l’Union. C’est loin d’être anecdotique.

Confondre Europe et Union européenne n’est pas neutre dans le débat politique autour des élections européennes ; celui qui n’est pas favorable à l’Union européenne est facilement présenté comme n’aimant pas l’Europe, l’usage abusif du mot haine n’étant jamais loin. Ce n’est pas la réalité, loin de là.

Je suis Français, Européen, j’ai vécu dans 3 pays d’Europe, ma conjointe est issue d’un autre pays européen, je parle couramment 4 langues européennes que j’ai utilisées dans mon activité professionnelle. J’ai fait des affaires dans la majorité des pays de notre petite région du monde. Mieux encore, je vis désormais depuis 6 ans hors d’Europe et ce contraste m’amène à apprécier encore davantage notre pointe ouest du continent eurasiatique.

Je n’aime pas l’Europe, je l’adore. J’ai eu la chance de la visiter, de Syracuse à Stavanger et de Cardiff à Tcherepovets, en passant par Kazincbarcika. Notre continent est une terre de liberté (surtout depuis 1989, année de la chute du mur et du rideau de fer), d’histoire, de culture, mais aussi de science et de technologie. Ce qui ne gâte rien, son climat est assez tempéré, ses paysages fort variés pour une si petite portion du monde.

Or, je suis eurosceptique, c’est-à-dire, en fait, UEsceptique. L’objectif officiel de l’UE est une union toujours plus poussée, et c’est un mauvais projet auquel je suis opposé. Je n’approuve pas le fonctionnement de l’Union européenne, son manque de responsabilité et sa corruption systématique, en particulier les fonds structurels, fort indésirables. J’adore l’Europe et c’est en fait pourquoi je souhaite le Frexit, et vite ; même si je comprends fort bien qu’on puisse être en désaccord avec mon point de vue.

À mon sens, ce qui caractérise puissamment l’Europe, c’est une tension fondamentale entre son union et ses rivalités. Par union, j’entends non pas une quelconque bureaucratie supra-nationale mais une histoire culturelle commune ; voyagez de Budapest à Brest et vous serez frappés de retrouver la même histoire architecturale un peu partout : traces romaines, styles roman, gothique, baroque, classique, puis moderne. On ne peut échapper, avec des variations régionales qui en augmentent le charme, à cette unicité esthétique qui découle de notre histoire commune.

Mais à ce patrimoine commun ne correspond pas une union politique. Il s’est construit au contraire dans une région du monde où l’on n’a pas cessé de se faire concurrence et se battre, où toutes les tentatives d’empire sur l’ensemble de l’Europe ont échoué. Nul besoin ici de lister toutes ces guerres.

Une interprétation historique nous explique que cette concurrence entre les États européens est ce qui nous a permis, pour le meilleur ou pour le pire, de conquérir le monde. Cette théorie est partagée par Jared Diamond dans De l’inégalité parmi les sociétés : la Chine était partie à la conquête du monde un siècle avant les Européens, et était fort en avance sur eux, avec sa formidable flotte de jonques géantes de l’amiral eunuque musulman Zheng He. Les Chinois étaient implantés en Afrique et auraient pu arriver chez nous avant que l’inverse ne se produise. Que s’est-il passé ? La Chine était unie politiquement, sous l’autorité d’un seul homme, l’empereur. L’un d’eux s’est soudain senti mal à l’aise avec la conquête du monde et a décrété qu’elle devait cesser. C’en était fini.

L’Europe, par contraste, n’était pas unie politiquement. Sa conquête du monde s’est  faite dans la concurrence : d’abord les Portugais, puis les Espagnols, les Hollandais et les Flamands, puis bien sûr les Britanniques, les Français, les Russes et même les Allemands. Aucun souverain n’aurait pu à aucun moment y mettre fin. C’est la désunion et la concurrence qui a permis à l’Europe de dominer le monde.

Il en résulte qu’il paraît légitime et raisonnable de défendre l’Europe en tant qu’union spontanée, culturelle, historique, commerciale, scientifique, universitaire, entre États consentants ; mais pas l’Union européenne en tant que bureaucratie supra-nationale de plus en plus centralisée.

De plus, je trouve douteuse la version selon laquelle nous devons la paix à l’Union européenne, comme je l’ai déjà développé par le passé.

La conclusion est fort simple : on peut parfaitement adorer l’Europe et souhaiter sortir de l’Union européenne. Il n’y a rien là d’incohérent. Or, la confusion systématique entre ces deux termes a entre autres pour but de faire croire le contraire. Ne nous laissons pas prendre à cet argument bon marché.

Non, l’Union européenne n’est pas l’Europe. L’Europe a connu sa gloire avant l’Union européenne, qui tend plutôt à la ternir. L’Union europénne n’aura à mon avis qu’un temps, et l’Europe pourra très bien connaître une renaissance sans elle.

Voir les commentaires (27)

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  • qui ne dit mot, consent : de plus, en ce cas , pas la peine de geindre , ni de critiquer ….

  • Ah! Kazincbarzika, petite ville au nord de Miskolc en Hongrie où j’ai de la famille -très- éloignée.
    Ceci dit, je préfère Pécs.

  • La petite bête
    25 mai 2019 at 13 h 14 min

    Mise au point indispensable: les politiciens abusent de cette confusion pour tromper les électeurs en faisant disparaître le point de vue développé dans cet article.

  • A l’inverse l’UE n’a pas de limites géographiques réelles…
    L’UE, c’est le monde de TINA.

  • Excellent article. La puissance de l’Europe est née de la concurrence entre les pouvoirs, pas de leur monopolisation. Cette leçon historique ne doit jamais être oubliée.

  • Une mise au point salutaire dans un article magnifique ! Comme l’auteur, j’ai vécu et séjourné dans divers pays européens et j’ai toujours été frappé par extraordinaire unité architecturale de l’Europe, témoin intangible d’une unité culturelle qui s’est forgée malgré les guerres, l’extrême lenteur des déplacements séculaires, la multitude des langues dialectes locaux, et, surtout, sans unité politique. Ce ciment culturel qui a uni les européens pendant des siècles, c’est évidemment le christianisme, assis sur l’héritage gréco-romain. L’union européenne, bureaucratie parasitaire, inutile et nuisible, est née exclusivement de la volonté des dirigeants européens et elle ne perdure que parce qu’elle sert leurs intérêts. C’est un cartel d’États dont l’objectif principal est, comme celui de tout cartel, de limiter la concurrence entre ceux-ci.

    • Meme parcours, meme constat. Votre notion de cartel d’état est excellente. Meme si la culture d’état est radicalement différente entre l’Allemagne et la France par exemple (servir ou se servir)!

  • « C’est la désunion et la concurrence qui a permis à l’Europe de dominer le monde. » Certes mais l’auteur a oublié la fin de la phrase « et qui lui a également permis de déclarer deux guerres mondiales, de mettre au pouvoir le communisme et le nazisme ».
    Franchement il faut etre sacrément gonflé pour oublier ce qu’a été l’Europe au 20°siècle. la désunion s’est transformé en rivalité , la concurrence en conflits ouverts.
    L’auteur oublie que nous sommes au 21° siècle que, « la conquete du monde » par l’Europe est bien finie et que les états nations européens ont bien réussis à détruire l’Europe et que nous en payons encore le prix. Non, « l’Europe des nations  » ca ne veut plus rien dire. Un processus d’unification est souhaitable, au dessus des états nations qui ont faillis.

    .

    • jacques lemiere
      26 mai 2019 at 7 h 18 min

      et cette période de paix de quelques decennies vous la mettez sur le compte de la commissions européenne..forcement…
      en tant que telle l’horreur de a seconde guerre mondiale, la guerre froide la dissuasion nucléaire ou autre..zéro.?

      • +1000 sans la destruction mutuelle assurée via nukes, nous aurions sans nul doute écopé d’une 3ème guerre mondiale. Le bidule européen n’a rien à voir avec le schmil.

    • @Lesuisse
      Personne ici n’a oublié les horreurs que vous rappelez à juste titre. Vous oubliez cependant les 99 ans de paix européenne de 1815 à 1914 (à l’exception de la guerre de 1870), période la plus libérale de toute l’histoire européenne. C’est parce plusieurs États ont commencé à basculer dans le socialisme à la fin du 19e siècle que cette période de paix a pris fin. Le premier État social démocrate du monde fut l’Allemagne. Ce qui s’en est suivi n’est nullement le fruit du hasard. Le socialisme mène inévitablement à la guerre, non pas entre peuples mais entre dirigeants des États, les peuples ne servant que de chair à canon (lire Ludwig von Mises, « Le Gouvernement Omnipotent » https://www.institutcoppet.org/ludwig-von-mises-le-gouvernement-omnipotent-1944/). Quel a toujours été le but de tous les conquérants depuis la nuit des temps ? Exactement ce que vous préconisez : « un processus d’unification », sous leur propre domination, bien entendu. Dans la plaquette de « La régression en marche » de Macron, il est explicitement proposé que « l’union européenne » s’en prenne aux États membres récalcitrants à se soumettre à sa politique. Comme on peut se douter que les dirigeants des dits États ne se laisseront pas forcément faire sans résistance, on doit envisager le pire, comme la guerre et l’appel au secours de protecteurs comme la Russie, la Chine ou les USA, dont les dirigeants ne seront que ravis de mettre un pied en Europe occidentale (quand ils ne l’ont pas déjà). Aujourd’hui, la « désunion européenne » n’est qu’un facteur de conflits et d’affaiblissement des peuples européens, y compris vis a vis des autres États du mondes.

      • La principale raison de la première guerre mondiale a été le nationalisme exacerbé des états Européens, non le socialisme, je ne pense pas que ce soit discutable. En 1914 l’Allemagne était un empire et n’avait rien de socialiste, la Russie non plus. Quant à la Grande Bretagne elle ne l’était pas plus que l’Autriche Hongrie. Certes le socialisme s’est fort bien accommodé du nationalisme et l’a meme renforcé on l’a bien vu par la suite, mais ce sont bien les rivalités, notamment coloniales, entre états Européens qui ont menés l’Europe à la guerre, et à son déclin.
        Effectivement la période du 19° siècle, surtout la deuxième moitié, a été une période de croissance économique pour pratiquement tout les pays d’Europe. Mais de là à dire qu’il y a eu 99 ans de paix en Europe entre 1815 et 1914 c’est aller un peu vite en besogne.
        Quelques rappels :
        1823-1829 Guerre Franco Espagnole appelée également « expedition d’Espagne ».
        1853-1856 Guerre de Crimée (France et Angleterre contre Russie) : 700.000 morts.
        1859 Guerre Franco Autrichienne (Indépendance de l’Italie). Batailles sanglantes de Magenta et de Solferino.
        1866 Guerre austro-prussienne (Bataille de Sadowa).
        1870-1871 Guerre franco-allemande
        1885-1986 Guerre serbo-bulgare.
        Le nationalisme n’est pas mort en Europe, pas plus, hélas, que le socialisme dont la France est aujourd’hui un éminent représentant.
        Il est heureux qu’il y ait actuellement d’autres voix , un peu plus libérales, en Europe. Qu’elle s’exerce sous une forme une autre n’a pas grande importance. Mais les états nations Européens , qu’on le veuille ou non, sont responsables de son déclin global, UE ou pas.

        • @Lesuisse
          Pour un petit aperçu des guerres européennes depuis 1945, voir le commentaire de Tintincan 16h40 ci-dessous. On peut y ajouter les interventions soviétiques en Pologne et en Hongrie. Par ailleurs, quand vous soumettez à l’oppresseur, il n’y a pas de guerre. Absence de guerre ne signifie pas paix.
          Sur l’origine socialiste du nationalisme lisez Ludwig von Mises et on en reparlera après.

        • @Lesuisse suite
          Les rivalités coloniales sont aussi le résultat de conceptions erronées, de type socialiste, de l’économie.
          Dès l’instant qu’on est convaincu qu’il n’y a pas de profit des uns sans perte des autres, la guerre, qu’elle soit « civile », larvée (soumission plus ou moins volontaire) ou « internationale » est inévitable.
          Si on est libéral, on se pose la question suivante : pourquoi coloniser, pourquoi entrer en rivalité avec les États coloniaux quand il suffit d’acheter paisiblement ce qu’on convoite ? 1) C’est conforme au Droit et à La Morale. 2) Ça coûte bien moins cher. La colonisation et les guerres coloniales sont des entreprises étatistes (ce que vous ne contestez pas). l’UE est l’émanation des (dirigeants des) États européens dont elle porte et amplifie toutes les tares que vous dénoncez.

        • Avant d’être une doctrine, le socialisme est une pratique politique qui tend à centraliser, mutualiser et normaliser le gouvernement sur un territoire toujours croissant, ce que j’appelle ailleurs l’impérialisme centralisateur (c’est un peu un pléonasme de ma part). Le seul gouvernement efficace c’est une confédération libérale avec un maximum de subsidiarité.

    • Faux, c’est l’impérialisme centralisateur des nations du XIXe qui est à l’origine des désastres du XXe avec comme moyens la montée du capitalisme de connivence et du protectionisme.

  • Et le président du parti au pouvoir en Pologne de rappeler que son pays n’est pas en Europe depuis 15 ans mais depuis mille ans.

  • jacques lemiere
    25 mai 2019 at 22 h 17 min

    mon dieu que cette confusion est pénible, je suis aussi évidemment UESceptique d’une façon similaire à mon scepticisme vis à vis de tout échelon de pouvoir;.

    si l’ue c’était une déclaration solennelle et lisible par tous disant que c’est un espace ou les libertés individuelles seront garanties…je vote pour..au lieu de ça c’est un machin…

    voir les bureaucrates européens se réjouir d’avoir pris la grande bretagne dans leurs rets paperassiers devrait faire réfléchir.

    • L’UE actuelle n’est surement pas la solution. Je ne sais pas quelle sera la forme mais il faudra que l’Europe se fasse. Ca ne se fera pas en un jour c’est évident.

  • Quel article!
    J’aurais aimé savoir écrire/décrire aussi bien cette distinction, capitale.
    Anecdote: lors d’un séjour en Grèce/ Macédoine, les fonds structurels EU ont principalement pris la forme d’une magnifique autoroute (Berlusconi, de mémoire). Complètement vide, bien sur. Moult projets se sont succédés, de villages en villages. Avec des panneaux EU de partout. Des lampadaires en fer forgé le long de routes non revêtues…Bref, des milliards cramés, de la corruption en pagaille. Ce ne serait pas si tragique si en arrière plan, il n’y avait pas nombre de tags violemment hostiles aux Allemands.
    Ce continent que je d’adore, mon chez moi, va très très mal.

  • Que dire ?
    En regardant par la fenêtre la nuit, je vois les lumières des villages au milieu des vignes à flanc de coteau du Pays de Bade;
    lorsque le brouhaha du quotidien se calme, j’entends du fond de mon lit l’écho du grondement sourd des péniches hollandaises remontant le Rhin vers Bâle.

    Mon père venait de Vénétie, mon épouse est née en Bourgogne de parents réfugiés d’Allemagne de l’Est, du coté de ma mère on cultive la vigne en Alsace (et en alsacien) depuis le moyen âge.

    Moi même je n’ai travaillé en tout et pour tout que 3 ans en France.

    Mon Europe est là, dans mon quotidien, au fond de mon âme, et je ne sais que dire à tous ces politiques qui me l’expliquent, je me dis juste que je ne peux compter, comme je l’ai toujours fait, que sur moi même.

    I’m sad, so sad…

  • Cet article est purement théorique, sans aucune portée pratique, sinon de rejeter l’UE, qui nous a permis de vivre en paix depuis plus de 70 ans, la plus longue période de paix qu’ait jamais connu l’Europe. On peut toujours prétendre qu’on adore le bonheur, la paix, l’altruisme et …l’Europe. Une Europe qui n’existe que géographiquement et dans les rêves de Charles Boyer.
    La problématique actuelle, que personne ne rejette sauf quelques penseurs totalement en marge, est la suivante : faut-il construire en Europe un ensemble politique capable de peser sur le destin du monde, d’avoir un véritable rôle géopolitique ? On peut répondre non, bien entendu. Mais il faut en tirer la conséquence évidente : d’autres (États-Unis, Chine, principalement) décideront pour nous. De quoi ? De la guerre ou de la paix dans le monde, des grandes orientations de la recherche, des traités commerciaux et environnementaux, etc.
    Notre vie, plutôt celle des européens de l’avenir, sera déterminée par des puissances auxquelles nous n’appartiendrons pas. Nous serons totalement dépendants. Quelle belle conception de la liberté !
    En vérité, la liberté est rude, austère. Elle exige constamment de se battre pour être préservée. Dans un monde des grandes puissances collectives, elle ne peut être réduite à une problématique individuelle. La liberté est à la fois individuelle et collective aujourd’hui. Pour être libres, nous devons défendre nos libertés individuelles, y compris contre les États, mais aussi construire une entité politique capable de faire entendre avec efficacité notre parole sur la scène internationale. Nous en sommes loin.

    • Consternant. C’est la couleuvre que les heureux habitants des pays satellites de l’URSS ont du avaler.

    • @Arnolphe
      Voir réponse à « Lesuisse », ci-dessus ».

    • Votre point de vue peut se défendre si seul l’objectif compte.
      Si tous les moyens sont bons, effectivement, vous pouvez vous comparer a la Chine. Parti unique, dictature, coercition et privation de liberté.
      Si vous pensez au contraire que nous devrions tendre vers le modele fédéral américain, les fondamentaux de sa constitution : la liberté, l’égalité en droit, et le droit de se soulever face à la tyrannie, alors les moyens utilisés jusqu’ici sont inacceptables et nous faisons fausse route.
      Votre perception historique en revanche est confuse. D’une part, la CEE puis l’EU n’ont absolument pas empêché les conflits. Pèle mêle, Chypre, Liban, Ex Yougoslavie, Géorgie, Lybie, Syrie, Crimée, Ukraine. La sécurité du continent dépend en premier lieu du contribuable américain et de l’OTAN. Si votre objectif est de vous en affranchir, cela suppose des ajustements sismiques. Comme vous le dites si justement, la liberté se défend et cela a un prix, que nous n’avons jamais payé, même de loin, depuis 70 ans. En d’autres termes, c’est la fin de la sociale démocratie telle que nous la connaissons. Il faudrait sacrifier la sacro sainte sécurité « sociale » au profit de notre croissance économique. Chiche ?
      L’affirmation selon laquelle « la problématique actuelle, que personne ne rejette sauf quelques penseurs totalement en marge, est la suivante : faut-il construire en Europe un ensemble politique capable de peser sur le destin du monde, d’avoir un véritable rôle géopolitique? “ mérite d’être étayée. Sources ?
      La réalité, c’est que nous ne sommes même pas capables de définir une stratégie et sécurité énergétique en 2019. Notre commission était occupée a définir les normes des fours a micro onde (ou plus exactement, a significativement augmenté le cout de mise en conformité du marché, rendant le ticket d‘entrée inabordable pour tout nouvel entrant, comme d’habitude)) lorsque les Russes ont envahi la Crimée. Dans ce contexte, votre remarque est juste hors sol. Ou plutôt, digne d’un énarque. Convaincu que la société doit être améliorée par le constructivisme d’une minorité, élite auto proclamée, sans comprendre que sans responsabilités et libertés individuelles, il n’y a pas de société, et encore moins d’impôts et de taxes pour financer le schmilblick .

  • Le projet européen: uniformiser la diversité.

  • L’Europe n’a pu exister que grâce au capitalisme de concurrence. Aujourd’hui l’UE veut s’imposer par le capitalisme de connivence : le résultat est connu voir la Chine ou les USA actuels. Quand on nous vends l’UE comme seule possibilité pour résister face aux USA ou la Chine je me marre parce que la centralisation de ces empire contient les germes de leur chute sans parler de leur démographie. Donc à l’avenir je veux bien envisager une Europe confédérale type Suisse mais rien de plus. L’UE actuelle c’est la vérole pour le continent. De ce point de vue, la recomposition politique en Europe suite aux élections européennes est une petite bonne nouvelle avec la chute du PSE et du PPE et seulement 3 groupes au dessus de 100 députés. On peut espérer la fin du machin. Mention spéciale à LREM qui rejoint les libéraux ADLE : ça va être sportif pour s’entendre dans ce groupe.

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