Venezuela : premiers coups de boutoir contre le régime de Maduro

L’opération « liberté » entre dans une phase décisive au Venezuela. Soutenu par une partie de l’armée, le principal opposant au président Maduro a lancé un appel solennel au peuple. Des heurts ont éclaté, au terme de cette première journée d’affrontements.

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Juan Guaidó

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Venezuela : premiers coups de boutoir contre le régime de Maduro

Publié le 1 mai 2019
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Par Ludovic Delory.

La première salve a été tirée, hier, contre le régime de Nicolas Maduro. Menée par le chef de l’opposition Juan Guaidó, elle a fait au moins 69 blessés, dont deux par balle.

Caracas a connu une après-midi d’émeutes : jets de pierre, gaz lacrymogènes. Plus tôt dans la journée, des affrontements violents avaient opposé des milliers de manifestants pro-Guaidó aux forces loyalistes à proximité de la base militaire de La Carlota. L’image spectaculaire d’un blindé fonçant sur les protestataires a fait le tour des réseaux sociaux. Plusieurs personnes ont été blessées dans cet assaut.

L’épilogue de « l’opération liberté »

Reconnu par une cinquantaine d’États comme le président ad interim du Venezuela, Juan Guaidó (centre-droit) défie depuis trois mois le pouvoir de Nicolás Maduro. « L’opération liberté » a connu une coup d’accélérateur hier, avec le ralliement de « courageux soldats » reconnaissables à leur ruban bleu.

Dans la foulée, le président colombien a annoncé, sur Twitter, son soutien au mouvement de révolte :

Nous lançons un appel aux soldats et au peuple du #Venezuela pour qu’ils se placent du bon côté de l’histoire et rejettent la dictature et l’usurpation du pouvoir par le président Nicolas Maduro ; s’unir en quête de liberté, de démocratie et de reconstruction institutionnelle, à la tête de l’assemblée vénézuelienne et du président @jguaido.

La Colombie a en outre convoqué une réunion urgente, vendredi, des 13 pays d’Amérique latine et du Canada, regroupés au sein du Groupe de Lima.

D’autres réactions internationales sont venues de Madrid, qui a lancé un appel solennel à éviter « toute effusion de sang » et à « la convocation immédiate d’élections ». Quant aux États-Unis, ils soutiennent ouvertement l’opposition. John Bolton, conseiller à la Sécurité nationale, refuse de parler de « coup d’État ». Mais il a lancé un avertissement sans équivoque à l’entourage du président Maduro : « Votre heure a sonné. C’est votre dernière chance », a-t-il déclaré sur Twitter.

Moscou, par la voix de sa porte-parole du ministère des Affaires Étrangères, juge « l’ingérence » des États-Unis comme « pouvant déboucher sur un désastre ».

Suite des manifestations ce 1er mai

La tension est restée palpable toute la nuit, dans la capitale vénézuélienne. Juan Guaidó a lancé un appel à la poursuite des manifestations ce mercredi. Parlant de « rébellion pacifique », il a assuré que la fin du gouvernement était proche.

Demain, nous poursuivrons l’exécution de l’opération Liberté. Nous commençons la phase finale et nous serons maintenus dans la rue jusqu’à la fin de l’usurpation. Allons-y pour tout, avec plus de force et de détermination !

Quant à Nicolás Maduro, il s’est aussi exprimé durant la nuit. Dans une courte apparition à la télévision, il a remercié les forces loyalistes pour avoir « mis en échec le petit groupe qui comptait répandre la violence à travers cette escarmouche putschiste ». Dans la foulée, il a annoncé des « poursuites pénales pour rébellion » contre les militaires qui se sont ralliés à son opposant.

Coup de grâce au socialisme bolivarien ?

Venezuela
Coro Venezuela by Carlos Adampol Galindo(CC BY-SA 2.0)

La révolution bolivarienne portée par le président Hugo Chavez en 1999 et poursuivie à sa mort en 2013 par son successeur Nicolás Maduro, a ruiné l’économie vénézuélienne, dans un pays qui dispose pourtant de l’une des plus grandes réserves pétrolières de la planète.

Inflation stratosphérique, pénuries générales, black out électriques, exil des forces vives… Selon les Nations Unies, 3,4 millions de Vénézuéliens ont choisi de quitter leur pays.

Depuis l’instauration du socialisme réel, la population vénézuélienne vit un enfer quotidien dont la seule issue semble être un renversement de régime. Reste à voir si celui-ci prendra le chemin du bon sens et de la pacification. Les prochaines heures seront importantes pour l’avenir du Venezuela et de sa population.

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  • Euh comme en France ?

  • Y a pas besoin du socialisme pour ruiner un pays en amerique du sud, arreter avec cet alibi du petrole rendant un pays riche alors qu’au contraire c’est la source de toutes les corruptions. Ce pays est pauvre comme les autres et un peu plus a cause de son petrole..comme l’afrique .,tous victimes du colonialisme.
    La repression est violente , c’est la vie qui est violente dans tout ces pays et ce n’est pas un changement de leader,surement aussi ,ou plus, corrompu que l’autre qui changera quelque chose.

    • Je suis allé au Venezuela avant le socialisme
      Ce pays était un des plus prometteur de la zone… On voit
      Ou le communisme l’a mené..
      Oui le Venezuela est un pays riche (la fille de Chavez est multimilliardaire né le dites pas à melanchon il a faire une calcite)
      Ce qu’ y a de terrible avec la manne pétrolière, c’est la facilité de corruption des élites… Ça se vérifie partout.
      Le pire étant dans les pays socialistes parce que la c’est la gabegie…
      Sortir du socialisme, ce n’est pas facile, mais le Venezuela va y arriver, et Cuba suivra…. Malgré les soutiens de maduro

      • Bah , le socialisme est la legalisation de la corruption de l’etat.
        Si le venezuela allait bien avant ce n’est pas satisfaisant pour des corrompus ,c’est un manque a gagner.

    • J’habite Hong kong, colonisé pendant 99 ans par les anglais.
      Et bizarre, Hong kong est en tete de tous les classements économique.
      Les hongkongais ayant fuient la Chine communiste de mao, n’ont pas envie de retourner dans le socialo-communisme.

  • Maduro soutenu par les répugnants de LFI, ces soit soit disant grands démocrates qui se sont enrichis sur le dos des pauvres.

  • Le socialisme est une plaie, certes. Mais certaines ingérences au nom de la « liberté » peuvent être pire encore.
    Combien de guerres pour la « bonne cause » ont été menées par les Etats-Unis (et leurs alliés) depuis 1945?
    http://arretsurinfo.ch/chronologie-des-interventions-des-etats-unis-dans-le-monde/

    • Sans les usa on parlerait russe

      • On se tairait en Russe, plutôt…

      • La géostratégie américaine a utilisé le communisme (que je ne défends pas!) pour servir ses intérêts hégémoniques pendant toute la guerre froide, y compris avec des moyens peu recommandables comme les réseaux stay-behind de l’OTAN. Depuis 1990, il y a eu une réorientation qui s’est cristallisée sur la « guerre contre le terrorisme international » mais avec toujours la même finalité.
        Toute notre information est orientée et fltrée par les USA, via des organismes comme l’IISS ou le CAPS, avec en arrière-plan la Trilatérale pour le premier et l’OTAN pour le second. Notre opinion publique en dépend fortement.
        Ça ne veut pas dire qu’en face, la Russie ait toujours raison, mais c’est propagande contre propagande. Il faut réaliser que, dans ce monde de rivalités de blocs, nous ne sommes plus du tout indépendants.

        • si vous voulez mas qu’entendez vous par hégémonie américaine? en pratique? les usa ont ils imposé leur hégémonie à la france d’après guerre? avec des ministres coco ou de gaulle? le seul problème avec une hégémonie américaine serait plutôt du côté de crony capitalisme mais Ils défendent les interets américains et encore souvent quand le droit ou l’usage est bafoué..il y pire comme grand satan.

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