Sanctions américaines : l’Europe prise au piège d’un mauvais Shakespeare

Tout comme le roi Lear, Donald Trump est inconstant, sensible aux flagorneries et prompt aux coups de sang. En choisissant la voie des sanctions unilatérales, le président américain a trahi l’Europe comme le monarque a trahi son fidèle allié.

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London, William Shakespeare Bust By: Martin Pettitt - CC BY 2.0

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Sanctions américaines : l’Europe prise au piège d’un mauvais Shakespeare

Publié le 29 août 2018
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Par Antoine Thirion.

Dans la guerre commerciale que Donald Trump entend mener contre le monde, l’Europe est la première à payer les pots cassés. Dernier maillon de la chaîne alimentaire du commerce international, les PME européennes sont les premières victimes de la politique américaine, dictée par un aveuglement tout shakespearien.

Dans la littérature classique, les exemples de hubris ne manquent pas. Ainsi en est-il du drame shakespearien du roi Lear où, dans un accès de colère et de vanité, le protagoniste souverain bannit son fidèle allié, le comte de Kent. Une décision de courte vue qui entraînera la ruine d’un empire.

Tout comme la célèbre pièce, les États-Unis et l’Europe vont-ils être amenés à se séparer, emportés dans le tourbillon de folie que l’administration Trump a déclenché ? Tout porte hélas à le croire.

En faisant le choix de sanctionner l’Iran et la Russie début août, l’administration Trump a présenté à l’Europe un marché clair, mais non moins immoral : choisir entre les États-Unis ou le reste du monde. Et dans le cas (bien improbable) où le vieux continent choisirait la deuxième option, subir les foudres de l’Empire.

Ni demi-mesures, ni alternative, dans ce qui s’apparente plus à un racket qu’à une négociation diplomatique. La position est éminemment confortable pour « l’ami » américain, qui jouit de son statut de première économie du monde. Elle l’est moins pour les entreprises européennes, prises entre le marteau et l’enclume.

Coup dur pour la France

Car ces sanctions touchent toutes les entreprises, de la plus petite à la plus grande.
C’est le cas de la PME bretonne Mauviel 1830, qui produit du matériel de cuisson. Si les sanctions américaines ne lui ont fait perdre qu’une commande ou deux par an, le coût économique est énorme. « On parle tout de même de 50 000 euros », expliquait sa dirigeante au micro de France inter. À une toute autre échelle, pour les grands constructeurs automobiles comme PSA, c’est la Bérézina. Plus de 15% des volumes mondiaux de vente de la marque au lion devraient être impactés. À l’heure où les chiffres du commerce extérieur font grise mine, les sanctions contre Téhéran sont un coup dur pour la France.

Et le phénomène ne se limite pas à la théocratie chiite. Les entreprises européennes de l’aluminium subissent également les contrecoups d’autres sanctions, portées cette fois-ci à l’encontre de Rusal, le géant de l’aluminium russe. En plaçant le groupe sur sa « liste noire », l’administration Trump a entraîné dans la tourmente une foule d’entreprises européennes qui se reposaient sur Rusal, qui produit à lui seul 6,5% de l’aluminium mondial et assure 20% de la demande européenne.

Aluminium Dunkerque, première fonderie européenne, craint ainsi des lendemains qui (dé)chantent avec la perte de son premier fournisseur d’alumine – un composé chimique, issu de la bauxite, dont l’aluminium est tiré. Bilan prévisionnel : quatre à cinq mois d’arrêts d’activité.

Les sanctions américaines pourraient aussi inquiéter les quelques 250 000 emplois directs du secteur en Europe, dont 1 500 en France. Ou les quelques 100 000 emplois indirects que représente la transformation d’aluminium dans l’Hexagone.

La trahison américaine : l’aveuglement comme doctrine Trump

C’est là où Shakespeare rejoint l’économie. Tout comme le roi Lear, Donald Trump est inconstant, sensible aux flagorneries et prompt aux coups de sang. En choisissant la voie des sanctions unilatérales, le président américain a trahi l’Europe comme le monarque a trahi son fidèle allié. À ce jour, il est difficile de savoir si la diplomatie américaine reviendra sur ses positions ou si elle demeurera ferme.

Quelles options reste-t-il dès lors à l’Europe, confrontée à une succession de sanctions aussi erratiques qu’imprévisibles ?

La première reste celle de la diplomatie : comme le fidèle Kent, il s’agit d’orienter vers la raison le dirigeant de la première économie du monde. C’est le sens de la rencontre Juncker – Trump et la possibilité d’un vaste accord commercial, qui n’est pas du goût de Paris.

La seconde est celle de la défense : brandir le bouclier européen qu’est la « loi de blocage », ressortie de derrière les fagots à l’occasion des sanctions contre l’Iran, et le renforcer, en l’appliquant au reste du monde et à tous les secteurs.

Négocier et se défendre, voilà à quoi l’Europe est réduite. Mais il faudra bien cela si elle souhaite éviter le funeste destin que connaissent, comme souvent, les personnages shakespeariens.

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  • Les sanctions contre l’Iran et la Russie sont du protectionnisme déguisé. L’extraterritorialité du droit américain est une entrave à la liberté. Avec comme effet secondaire d’empêcher l’Iran de progresser politiquement.

  • la Russie et la Chine font des pieds et des mains pour contrer les décisions de trump qui vont à l’encontre des intérêts de leur pays respectifs ; est ce que les pays de l’UE , qui sont divisés sur tellement de sujets seront capables de s’unir pour en faire autant ? that is the questions ;

    • Pour sa il faudrait considérer que le problème n’est pas Trump en tant que telle et se dire qu’il ne fera qu’un mandat et qu’il suffit juste de patienter mais considérer dans ce cas que les États-Unis en tant qu’entité du système internationale (politique étrangère, commerciale, de sécurité) sont devenu problème pour l’UE et que par conséquent elle se doit de traiter les américains aux mieux comme des rivaux, aux pires comme des adversaires voir des ennemis.

      Ne nous leurrons pas: les guerres commerciales entre alliés cachent souvent en toile de font un éloignement de vue sur des sujets beaucoup plus sensible:

      – Les USA et l’UE ont ils aujourd’hui un ennemis commun en dehors du terrorisme?

      -Les USA doivent-ils continuer d’être considérés comme un allié inconditionnel par l’UE?

      -Qu’est ce qui rassemble Washington et Bruxelles à l’heure actuelle en matière de politique étrangère, de défense et de sécurité, voir de vision stratégique?

      Il faut avoir le courage de répondre clairement et de manière assumée à ces questions pour que l’Europe s’affirme.

  • Le roi Lear n’a t’il pas perdu ses trois filles, son fidèle ami et son royaume ?
    Peut être devrait il lire cet article …
    mais contrairement à la morale de la pièce, les flatteurs qui accompagnent Trump dans son délire ne l’accompagneront pas dans sa chute…

    • Pour le moment le seul à délirer c’est vous puisque vous pérorez et dénigrez sans même savoir ce qui se passe réellement!

  • «La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. […] Il ne faut pas se laisser faire, il ne faut pas se laisser impressionner.»

    «En fait je suis le dernier des grands présidents. Enfin, je veux dire le dernier dans la lignée de De Gaulle. Après moi, il n’y en aura plus d’autres en France… À cause de l’Europe… À cause de la mondialisation… À cause de l’évolution nécessaire des institutions… Dans le futur, ce régime pourra toujours s’appeler la Vème République… Mais rien ne serra pareil. Le président deviendra une sorte de super-Premier ministre, il sera fragile.» (extrait du testament politique du Président François Mitterrand dans le livre de G-M. Benamou)

    • C’est bien de Mitterrand cela. Arrogant, vaniteux, fat et sot. Le plus mauvais Président, même devant Hollande, l’homme politique le plus pourri qu’est eu la France, qu’il a ruiné en 2 ans. 3 dévaluations, contrôle des changes, et 2 millions de chômeurs supplémentaires à la fin de son mandat, alors qu’il avait promis de créer 1 milllion d’emplois. Il reconnaissait d’ailleurs ne rien connaître à l’économie, mais en plus il n’y comprenait rien. Pourtant Thatcher montrait l’exemple en Grande Bretagne et Reagan aux USA. Le pire est que même en politique étrangère il n’était pas plus futé. Rainbow Warrior, acceptation du coup d’état contre Gorbatchev, et refus de la réunification de l’Allemagne. Bref, toujours à côté de la plaque!

    • Mitterrand l’homme qui a détruit la France. Il n’est pas le seul mais c’est le président qui a la plus grande part de responsabilité.
      on notera que beaucoup de choses qui font du mal à la France ont été mises en place sous Mitterrand.
      Mitterand a lui même été un ardent défenseur du processus de la construction européenne. Donc difficile d’accuser l’Europe quand c’est lui qui a donné ce pouvoir à l’Europe.
      Mitterrand est tout sauf un grand président. Comme Virgile je préfère encore Hollande (et pourtant je le déteste) à Mitterrand.
      Mitterrand était un génie politique, un homme de plume, il était très cultivé mais cela ne change rien au fait que cela a été le fossoyeur de la France.

  • Je suis toujours déçu quand je tombe, dans contrepoints, sur un article de ce genre. Si je veux de l’anti trumpisme primaire, je lis Le Monde. Je suis fasciné par les gens suffisamment arrogants pour s’imaginer que, ne comprenant pas ce que fait quelqu’un, ils décrètent cette personne stupide. Amusant paradoxe… M. Thirion, auriez-vous l’amabilité, avant de pondre (ou commettre) un article aussi creux que celui-ci, d’aller vous renseigner sur les raisons de la guerre commerciale (qui n’en n’est pas une) engagée par Trump contre l’Europe, en particulier sur la forte dissymétrie de tarifs douaniers pratiqués par l’Europe envers les États-Unis (avec des alliés comme cela, les Américains n’ont plus besoin d’ennemis commerciaux). Pas besoin d’aller chercher loin M. Thirion, vous pouvez consulter un excellent site dont je vous donne l’adresse : http://www.contrepoints.org. Par contre, si votre alpha et votre oméga s’appelle Libé, l’Obs ou Le Monde, allez commettre ailleurs s’il vous plaît.

  • Faudrait cesser de raconter n’importe quoi. L’UE fait du protectionnisme acharné, les frais d’import des produits américains sont bien plus élevés que ceux des USA.
    Quand j’achète sur ebay un produit des USA les frais de douane sont de 39%
    Donc Donald a une fois de plus raison. Il n’y a aucune raison pour qu’ils soient plus élevés que les siens!

    •  » Even if I seem to rave and I don’t understand anything, I spent a lot of time searching, on the spot or on the internet, parts for my american collector cars; so the customs fees, the containers blocked in Le Havre or even the quarantine to identify pieces from ‘junkyards’ in case I would underestimate their value, followed by a ‘wet finger estimation’, I’m aware off…
      Trump did not improve anything, and some of my suppliers feel rather pessimistic for their business outside the US.
      But he seems to have fans out of the Appalachian rednecks …  »

      Figurez vous que même si je délire et n’y comprend rien, je passe pas mal de temps à chercher, sur place ou sur internet, des pièces pour mes voitures de collection américaines; alors les frais de douane, les containers bloqués au Havre ou même la mise en quarantaine pour identifier des pièces issues de ‘junkyards’ au cas où je sous-estimerais la valeur, suivie par une estimation au doigt mouillé, je connais…
      Trump n’a rien amélioré, et certains de mes fournisseurs sont plutôt pessimistes pour leur business hors USA.
      Mais il semble avoir des fans hors des ‘rednecks’ des Appalaches…

  • L’Amérique est un pays destructeur de richesse des pays occupé par celui-ci ..et quand il n’y a plus à tirer ,ils s’en vont… ceux qui se passe au Moyen-Orient est révélateur..les sanctions de l’Iran,Syrie de réduire la vente de pétrole dans le seul but de vendre leur propre production qui a moins de 50 dollars est à perte …si les arabes ne réduise pas leur production de pétrole il vont imposé des restrictions !!! tant que le dollar sera la monnaie d’échange cela restera comme çà…quand notre Jupiter veut une EUROPE DE DEFENCE ,c’est du baratin dans le traité européen les pays doivent appartenir à L’OTAN alors que la France l’avait quitté, sous la présidence de Sarkozy qui réintroduit la FRANCE dans l’OTAN ..sur injonction de de L’EUROPE,, Jupiter pipeau !!!

  • L’auteur est tellement « pro-européiste » qu’il en vient à confondre l’Europe et l’union européenne.

    Pour le reste on nous sert un anti-américanisme (bientôt constitutionnel) et un Trump épouvantail habituel.

    Je vous laisse avec l’homme à la sciatique et Super Mario le roi du bonneteau pour gérer l’argent des autres..

    • Non pas du tout, il est réaliste, si il faut passer par une guerre commerciale pour que l’UE et les USA se rendent compte qu’ils n’ont plus grand chose en commun sur le plan de la politique étrangère, commerciale, de défense et de sécurité et bah soit!

      Que la guerre commerciale continue!

      Trump assume parfaitement le discours que l’UE soit devenue un problème pour les USA et l’OTAN.

      Que l’Europe assume ouvertement que Trump (mais de manière plus large les USA car Trump n’est q’un guignole au milieux de sacrés stratèges et idéologues ) et les USA sont devenu un problème pour l’UE et que l’OTAN est devenu également un problème pour l’UE.

      • Non, vous confondez vos convictions avec la réalité !
        et vos convictions…

        • Je n’ai développé aucune de mes convictions sur le sujet.

          Trump dit lui même que l’UE est un problème pour lui et son pays et par dérivatif pour l’OTAN ce n’est pas moi qui l’invente ça sort de sa bouche quand il parle dans ces discours officiels.

          • Mêmes ces alliés d’Europe centrale et de l’Est ne sont pas rassurés.

            Mais j’attends avec hâte votre exégèse sur l’actuel diplomatie de Trump et de son administration.

            Je paris que vous faîtes partie de ceux qui considèrent que le Canada devra signer le nouvelle accord traité bilatéralement entre les USA et le Mexique sans qu’il ait à donner son avis nan?

            J’attends votre exégèse sur la diplomatie et politique étrangère de l’administration Trump mais au vue de la qualité de vos commentaire je peux patienter longtemps…

            • Je répète
              Vous confondez vos convictions avec la réalité !

              Visiblement vous vous comportez comme un endoctriné étatiste et ne parler qu’à vous-même.
              En conclusion, vos propos ne m’intéresse nullement.

              • Ouah mais qu’elle argumentaire!

                Expliquez mois cette réalité si complexe je suis curieux

                « Endoctriné étatiste », c’est pas le nouveau terme pour qualifier son contradicteur de nazi quand on a pas d’arguments sérieux à opposer?

                Je suppose que vous avez des posters de Salvini, Orban, Kurtz et Farrage dans votre chambre?

                L’Attaque Ad Hominem est tellement facile quand on a rien de pertinent à opposer.

                Trump est étatiste par excellence est vous l’êtes aussi mais vous l’ignorer…

                • Ah, la pipelette étatiste est de retour…

                  Vous vous gonflez tel un crapaud, faites attention, vous pourriez vous blesser !

  • C’est marrant mais les admirateurs de Trump rentrent dans le rang tels des pantins lorsqu’il est question de défense et de sécurité.

  • Article nul.
    Je me souviens d’une discussion pendant un voyage Paris-Nice (époque Clinton) avec une canadienne ayant une responsabilité quelconque à Ottawa.
    Elle me narrait avec enthousiasme et joie l’ALENA, formidable, génial etc.
    Mais si c’est formidable pour le Canada, le Mexique et Bélize, est-ce le cas pour les USA ? Mais oui, bien sûr ! J’ai douté en lui envoyant une pique pour Belize – Je reconnais bien là les ricains, un petit pays bien manipulable pour garder le contrôle. Oh, la tronche !

  • Ce problème protectionnisme est d’une complexité sans nom, surtout pour les découvrir, les mettre en évidence. Prenez la brochette kebab qui n’est plus produite qu’en Allemagne, satrapie turque. Les producteurs (turcs) se précipitent à Bruxelles pour demander des mesures drastiques en ce qui concerne l’hygiène : Un labo pour ceci, un labo pour cela… La France applique immédiatement les nouvelles contraintes et les derniers producteurs mettent la clef sous la porte, mauvaise allocation du capital. En satrapie turque, no problem, on n’impose rien, de temps en temps un contrôle sanitaire à la sortie du labo et on valide. C’est une forme de protectionnisme.

  • Très, mais vraiment très décevant cet article sur Contrepoints. Pour ne pas faire de message trop long, je vous suggère d’aller écouter Mathilde Lemoine aux Experts ici: à 2mn et 13mn https://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/nicolas-doze-les-experts-12-2606-1085557.html
    Il est établi comme un fait par ceux qui étudient ces dossiers commerciaux que la Chine et l’Europe sont autrement plus protectionnistes que les USA. Le comportement et les méthodes de Trump sont un autre sujet. Le fait est qu’il y a un fond réel sur lequel il agit à sa manière.

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