En France, l’égalitarisme a entraîné l’inégalité des chances

C’est l’égalitarisme qui a créé paradoxalement l’inégalité des chances. La France a choisi la redistribution, mais elle ne donne pas d’opportunités économiques à sa population.

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En France, l’égalitarisme a entraîné l’inégalité des chances

Publié le 16 juillet 2018
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Par Vladimir Vodarevski.

L’actualité est sévère avec la France. En effet, le pays apparaît comme le parangon de l’inégalité des chances. C’est d’abord l’OCDE, qui écrit :

Il semble en effet, qu’en France, le statut socio-économique se transmette largement d’une génération à l’autre. Compte tenu de la mobilité des revenus d’une génération à l’autre ainsi que du niveau d’inégalité des revenus en France, il faudrait ainsi six générations pour que les enfants nés dans une famille au bas de la répartition des revenus atteignent le revenu moyen, contre 5 dans l’OCDE en moyenne.

(Source : OCDEL’ascenseur social en panne ?)

La France surclassée par les États-Unis

L’OCDE a publié un graphique qui a quelque chose d’humiliant pour la France : il montre qu’elle est surclassée par les États-Unis, et par le Royaume-Uni, deux symboles d’inégalitarisme et de libéralisme, en matière d’égalité des chances.

Déterminisme social des inégalités

L’organisme gouvernemental France Stratégie confirme : le déterminisme social est très fort en France.

(…) la France, qui par ailleurs parvient à contenir le creusement des inégalités de revenus, accuse des inégalités de chances importantes importantes, notamment aux deux extrémités de la distribution sociale. Un enfant de cadre supérieur a ainsi 4,5 fois plus de chances qu’un enfant d’ouvrier d’appartenir aux 20% les plus aisés. L’origine sociale a un effet très discriminant sur l’accès à un niveau de vie élevé mais aussi sur le risque de faire partie d’un ménage pauvre.

(France Stratégie, Né sous la même étoile : origine sociale et niveau de vie )

La note de France Stratégie ajoute :

Le niveau de vie médian de la population considérée est proche de 1800 euros par mois. Mais, à sexe, âge et origine migratoire identiques, l’écart moyen de niveau de vie entre un enfant de cadre et un enfant d’ouvrier non qualifié s’élève à 100 euros par mois. Par comparaison, l’écart moyen toutes choses écales par ailleurs (en particulier à origine sociale identique) entre une personne descendant d’immigré d’Afrique subsaharienne ou du Maghreb est de 150 euros.

On constate que l’ascendance migratoire joue très peu dans l’inégalité des chances en France.

La note de l’OCDE précise aussi :

Les personnes du quintile inférieur de revenu (les 20% des personnes ayant les revenus les plus faibles) ont peu de chances de gravir l’échelle des revenus sur une période de quatre ans, 64 % restant bloqués en bas. Cette immobilité a augmenté depuis les années 1990.

Un résultat logique

En présentant la note, France Stratégie s’étonne :

Alors qu’elle figure parmi les pays les moins inégalitaires en termes de revenus (après redistribution), la France accuse paradoxalement un niveau élevé d’inégalité des chances.

La dernière publication de l’INSEE sur les inégalités en France souligne que, malgré la crise, les inégalités ne se sont pas accrues en France. Cependant, les chiffres de cette publication soulignent aussi le manque de dynamique de l’économie française : ils montrent que le PIB par unité de consommation a diminué depuis 2008, et que le revenu médian, donc le niveau de vie, a diminué.

Une étude de l’OCDE a quant à elle souligné l’importance des travailleurs pauvres en France. Malgré les arguties développées pour minimiser cette étude, elle reflète malheureusement une réalité française : les gens sont obligés d’accepter des emplois ne correspondant pas à leurs besoins. Patrick Artus souligne ainsi, dans un article sur le site du journal Le Monde :

Voilà pourquoi les inégalités de revenus avant redistribution sont plus élevées en France qu’aux États-Unis (…).

Enfin, on peut souligner le taux de chômage plus élevé en France qu’au Royaume Uni ou qu’aux États-Unis. De même pour le taux d’activité.

Touts les études concordent : l’économie française offre moins d’opportunités. Elle exclut. Les inégalités sont ensuite corrigées uniquement par la redistribution. L’égalitarisme s’oppose ainsi à l’égalité.

La note de France Stratégie souligne ce travers français :

La France constitue donc un contre exemple à la règle générale selon laquelle inégalité de niveau de vie et inégalité des chances dans une société sont liées («The Great Gatsby curve»).

Tous ces éléments soulignent le problème de la France : une économie qui n’offre pas suffisamment d’opportunités. L’OCDE indiquant que la situation se détériore depuis les années 1990. Comme par hasard, après une décennie de socialisme. Comme par hasard, quand la France s’engage dans une politique d’augmentation de la dépense publique, dans une politique de relance budgétaire continue avec un déficit important, et alors que l’interventionnisme dans l’économie augmente, notamment avec la complexification des règles et normes auxquelles sont soumises les entreprises.

France Stratégie ignore ce problème d’opportunités économiques. L’organisme préfère se focaliser sur les diplômes. Il est vrai que là aussi la mobilité sociale est réduite. Il est vrai que là aussi c’est un échec de la politique menée depuis des années en France.

Jean-Baptiste Noé, dans son livre Rebâtir l’École : Plaidoyer pour la liberté scolaire en décrit l’ampleur et en explique les raisons. Mais toutes les données, études, statistiques concordent vers un manque d’opportunités économiques en France.

La France a fait le choix de l’égalitarisme. C’est-à-dire qu’elle ne cherche pas à multiplier les opportunités économiques pour sa population. Elle égalise les niveaux de vie par la redistribution. Ce faisant, elle augmente l’inégalité, en entravant l’égalité des chances.

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  • Et le grand foutoir partout. Le malheur de ce pays est que notre bande d’incapables de lâches et d’irresponsables qu’ils soient au gouvernement, au parlement ou dans les collectivité locales continuent dans la même voie à la solde des grandes organisations de pression et des associations d’extrémistes dans tous les domaines et tous aussi mafieux les uns que les autres en terme d’organisation et de méthodes pour obtenir quelques voies aux élections. Et si d’aventure toutes ces bandes mafieuses n’étaient pas aussi des voleurs en puissance tout pourrait bien mieux aller.

  • Nos politicards ne connaissent que le racket : prélèvements, taxes, impôts etc….. Pendant ce temps là ils vendent la France , le niveau s’effondre, le pays est surendetté….

    Pauvre France !

  • Extraordinaire, cette article démontre que le « Socialisme » s’auto-entretien, il crée les problèmes qui justifient son existence.

  • « l’économie française offre moins d’opportunités. Elle exclut. Les inégalités sont ensuite corrigées uniquement par la redistribution. »
    Et si l’on supprime/diminue la redistribution, qui nous garantit l’apparition d’une meilleure égalité des chances ?
    Dit autrement, l’égalité des chances dépend elle uniquement du taux de prélèvement ? Quid en Suède, au Danemark ?

    • Suède, Danemark ne redistribuent pas comme nous. Ils prélèvent pour fournir des services public en mode concurrentiel donc très performants pour le prix(on note entre autre à la quasi l’abolition du statut de fonctionnaire).
      D’autre part, quand une politique ne marche pas, cela signifie que c’est mieux sans elle, on l’arrête, et il est moral que les fonctionnaires dont la fonction était nuisible subissent les conséquences de cet arrêt si la collectivité y gagne.

      • Votre réponse confirme le sens de ma question.
        Ce n’est pas : redistribution OU BIEN égalité des chances. L’affaire est plus complexe que cette vision manichéenne.
        D’autres facteurs entrent en ligne de compte, comme vous le soulignez : le type de services publics en Suède, la flex-sécurité danoise, le statut du fonctionnaire, les politiques de retour à l’emploi, et j’en passe…
        Il faut donc craindre qu’en France, si on se contente de baisser les impôts et de diminuer le niveau des prestations sociales, on soit encore loin du compte pour retrouver cette égalité des chances qui nous fait défaut aujourd’hui.
        Certains vont dire que la fin d’une politique fortement redistributive est un pas dans la bonne direction. Au vu des exemples danois et suédois, j’ai tendance à penser, en bon logicien, que ça n’a pas grand chose à voir.

        • Si on baisse les prélèvements insensés et les règlements débiles l’économie repartira, créera des emplois et les inégalités diminueront. Il suffit de regarder la Suisse!

    • Si on supprime la redistribution, rien ne nous garantit que ça ira mieux. En revanche, si on la maintient, tout nous garantit que ça n’ira pas mieux. Sauf que France Stratégie, je n’ai pas les moyens de faire la recherche là, mais de mémoire c’était l’ancien Commissariat au Plan, il n’y a donc aucune chance qu’ils tirent de leur rapport les préconisations qui permettraient de redresser la barre, ce serait se désavouer !

      • Tout à fait. On a remplacé Plan par Stratégie. Ca fait plus « in », mais France stratégie a toujours le statut de Commissariat général.

        Pour votre « pari » sur la suppression de la redistribution, voyez ma réponse à Wakrap. Même si ce genre de pari enchante, à l’avance, les partisans du « toujours moins d’impôts pour moi », je ne me fais aucune illusion, car je suis convaincu que le problème français est bien plus profond que ça, et qu’il n’a en réalité qu’un très lointain rapport avec le niveau de nos prélèvements (qui sont plus une conséquence de notre incapacité à proposer une économie performante offrant une véritable égalité des chances qu’une cause).
        Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas baisser drastiquement notre dépense publique. Mais il importe, pour réduire les inégalités de chance, de se poser les vraies questions, au delà du seul aspect fiscal.

        • Les taux de prélèvement élevés seraient une conséquence d’une économie défaillante? (comme si l’économie était un gateau trop petit pour notre ogre d’état)

          Et pourquoi pas la relation inverse: les taux confiscatoires font fuir les plus entreprenants; la redistribution fait rester les moins courageux. Une sorte de darwinisme à l’envers.
          La fiscalité pourrait très bien être une des causes principale du mal français.

          • C’est la cause du problème!

          • « pourrait »…
            Comme dit plus haut, d’autres pays tout aussi fanas que nous de fiscalité s’en sortent bien mieux.
            Faire un peu de benchmark politico-économique permet de comprendre que la fiscalité n’est probablement pas une des causes principales du « mal français » (si ça a un sens de parler de mal français pour la 5ème ou 6ème économie mondiale)…

        • Il y a également l’éducation nationale qui ne remplit pas son rôle, se contentant de bourrer le crâne des enfant de propagande socialiste! Avec un bac qui ne vaut rien ils ne vont pas loin.

          • La télé prend le relais en dehors des heures de cours. Il n’y a qu’à voir n’importe quelle série B française … le patron est toujours un salaud exploitant ses employés. L’enrichissement d’une personne est toujours au dépend d’une autre (les socialistes avec leur gâteau de taille unique)…
            Baisser la fiscalité est une bonne chose mais cela fera amplifier la rancoeure des assistés qui verront « les inégalités » se creuser. Ils ne pourront pas concevoir que cet argent pris de force aux productifs ne leur soit plus distribué.

            • A ce compte-là, dans 5 min, quelqu’un viendra nous expliquer que s’il y a des violeurs, c’est à cause de la pornographie et des criminels à cause de Tarantino…

      • Toute décision, toute loi, doit être suivie d’un examen des conséquences dans le temps, sur la durée, tous changements même très nobles dans leurs motivations peuvent avoir des effets pervers. quelle est l’intérêt d’une règle dont les causes qui lui ont donné naissance ont disparues ou ces sont inversées ?
        Les primes de charbon pour des conducteurs de TGV, les primes de nuit pour les jardiniers du sénat, le doublement des salaires de fonctionnaires hors métropole qui fait monter le coup de la vie pour les populations d’outre-mer, etc… etc.
        La France n’est plus qu’un amoncellement de textes de merdes.
        La moitié de nos lois sont a abrogées, le plus brutalement sera le mieux !

    • à la base l’idée de donner aux gens des chances égales au départ est une des raisons qui font que le socialisme ne marche pas..car en façade on peut dire et mais en vérité les gens font un max pour donner plus de chances à leur gamin… bal des hypocrites..
      ALors un socialistes vous dira qu’il n’est pas d’accord avec les principe d’égalité des revenus pour des raisons de pragmatisme… pourtant..dans toute situation il sera révolté de l’inégalité de revenu existante…
      en réalité , il faut d’abord être capable de dire aux gens qui vont souffrir des politiques socialistes quel bénéfice ils vont obtenir des dites politiques sociales… a mon opinion la vraie raison c’est de calmer les pauvres qui sont jaloux et peuvent voler et commettre des crimes… je doute que la grandeur d’âme explique tout.

  •  » Der Sozialismus — als die zu Ende gedachte Tyrannei der Geringsten und Dümmsten, der Oberflächlichen, der Neidischen und der Dreiviertels-Schauspieler — ist in der Tat die Schlussfolgerung der modernen Ideen und ihres latenten Anarchismus: aber in der lauen Luft eines demokratischen Wohlbefindens erschlafft das Vermögen, zu Schlüssen oder gar zum Schluss zu kommen.  »
    Nietzsche ( Fragments,1885)

    Le socialisme, en tant que pensée menée à terme de la tyrannie des minimalistes et des imbéciles, des superficiels, des jaloux et des acteurs incomplets, est en réalité le résultat des idées modernes et de leur anarchisme latent; mais dans l’air tiède du confort démocratique se dissous la possibilité de parvenir à des résultats, et- plus encore celle d’ atteindre son but.

  • Rien ne change avec Macron bien au contraire . On vient de le voir encore avec les débordements sur les Champs après la coupe du monde de football. Chuuut….Tout va bien ! ! !

  • Un article intéressant qui résume bien le mal français chronique, l’égalitarisme forcené, qui consiste à vouloir compenser les écarts de revenus via prestations sociales massives (rappel = budget social de la France record du monde avec plus d’1/3 du PIB) alors qu’elles ne réduisent en rien, sinon aggravent, l’inégalité des chances.. dont celle de pouvoir sortir un jour de la misère.

    Tout simplement parce que cette redistribution sociale se fait au détriment et sur le dos de ceux qui la financent et tentent de créer de la richesse (contribuables dits « riches » et entreprises) , l’ensemble ce ce système conduisant progressivement à un appauvrissement généralisé… mais égalitaire (baisse continue du PIB par tête depuis 20 ans).

    Le grand rêve socialiste ? tous pareils, tous pauvres !

  • «Les hommes n’étant pas dotés des mêmes capacités, s’ils sont libres ils ne seront pas égaux, et s’ils sont égaux c’est qu’ils ne sont pas libres. »
    Alexandre Soljenitsyne

  • Si je regarde mon parcours je ne peux pas cracher dans la soupe, la redistribution a du bon, je suis fille de facteur et de femme de ménage et après prépa et école d’ingé je suis cadre. J’ai bénéficié de l’enseignement supérieur gratuit et des bourses sur critère sociaux couvrant logement, transport, alimentation et frais divers… aux US je me serais endettée pour cela. J’aurais trouvé légitime, par l’impôt de reverser ce qui m’a été donné mais je n’ai pas pu, sur le marché de l’emploi, après avoir couru les entretiens j’ai du m’expatrier pour trouver du travail dans ma branche. Je suis en Belgique mais pas pour des raisons fiscales, loin de là. Maintenant j’ai un appart et un travail qui me plaît, je n’ai pas envie de rentrer.
    Quand je cherchais de l’emploi j’ai entendu « pourquoi tu ne te trouves pas un mec ? Il te fait 2 gosses, tu seras occupée et en plus tu auras droit à toutes les allocs », je suis restée bouche bée, j’ai l’impression qu’en France on veut que les gens restent à leur place. La personne qui m’avait dit ça était banquier avec 3 enfants dont 2 en questionnement par rapport à leur orientation scolaire/professionnelle, m’accusait-on de « voler » la place des enfants de cadre ?

    • et quel bénéfice ont obtenu ceux qui ont financé cette politique? politique qui a un coût et que votre réussite personnelle ne saurait justifier…
      et si vos parents avaient ou bien fait des emprunts pour vos études et combien de fric gaspillé pour donner des cours à des étudiants qui ne foutent rien, persuadés que c’est gratuit.

      il y avait aussi des ingénieurs et des cons en urss…

      • vous avez bénéficié du système, il est normal d’Éprouver une forme de reconnaissance…MAIS rien ne prouve que vous n’auriez pas réussi dans un système alternatif non plus..cette reconnaissance est indue bien souvent… pire..sauf à imaginer que ce système est la CAUSE d’une élévation générale des qualification il est possible que vous avez juste pris la place d’un autre…

        mais ne vous torturez pas l’esprit…posez vous la question de savoir si c’est juste et ce que ce système apporte à ceux qui le finance de fait..

      • Parce que vous croyez que ses parents auraient obtenu un prêt suffisant , voire un prêt tout court , en étant facteur et femme de ménage ? C une blague ?

        • Si les parents avaient pu toucher le salaire complet, ils auraient eu suffisamment d’argent pour financer directement les études de leur progéniture.

    • Vos études ne sont pas gratuites.
      Vous avez emprunté combien pour acheter une voiture ? Et certainement sans sourciller.
      Emprunter pour faire des etudes c est bien aussi, et ça motive, et ainsi les glands n en font pas.

      • Un prêt de voiture ( à moins d’avoir la folie des grandeurs ) coûte bien moins cher qu’un prêt pour des études comme aux States

      • Rien, je n’ai pas de voiture. Etudiante je ne pouvais pas payer pour des leçons de conduite. J’ai essayé de passer le permis avec l’argent gagné lors de mon stage de fin d’études (en Suisse), j’ai payé de ma poche, j’étais motivée mais j’ai échoué plusieurs fois à l’examen pratique. Maintenant je me satisfait des transports en commun.

    • Bof vous savez la banquière était en fait employé de banque , conseillère de clientèle au plus …vous n’avez pas eu affaire à la gestionnaire de patrimoine , vous vous en doutez bien …en général ce sont des diplômées exploités . j’en connais je sais de quoi je parle . Salaire de départ 1400 net et moins de 2000 en fin de carrière , avec des primes certes mais une pression énorme . Je gagne bien plus au prorata de leurs diplômes…

    • Quant à comparer aux States , c certain , vous n’auriez pas pu ! D’ailleurs vos parents n’auraient jamais eu le prêt en étant facteur et femme de ménage . Et si le prêt vous avez été accordé à vous , vous auriez fini de le rembourser à 60 ans et auriez donc vécu comme une pauvre jusque là . Parce que vous vous doutez bien , la mens à rembourser c pas 500 dollars mais bien plus !

    • C’est bien ça. L’establishment veille à ce que les ploucs soient incapables de concurrencer leurs enfants. Raison pour laquelle l’EN leur en apprend le moins possible et surtout ne les cultive pas. Sans la culture adéquate vous n’avez aucune chance de vous élever dans la société. C’est le marqueur de classe!

    • Attention à la comparaison avec les US. Les prêts étudiants sont garantis (donc en gros subventionnés) par l’état, ce qui fait gonfler les frais de scolarité.
      Cette garantie profite aux banques, qui prêtent « sans risque », et aux écoles, qui peuvent augmenter les frais sans trop perdre d’étudiants.

      Et donc, cela se fait au détriment des étudiants, qui trimeront toute leur carrière pour rembourser, et du con-tribuable, qui va devoir payer les garanties.

      C’est un exemple typique du « capitalisme de connivence »

      • A voir. Le remboursement, pour un bon étudiant, est loin de demander toute la carrière. En revanche, en France, le paiement par le contribuable dure toute sa vie, et paie pour les mauvais étudiants. Aux USA, comme dans une certaine mesure en France, l’aisance des parents permet de garantir les études de l’enfant, même en l’absence de mérite. Mais la motivation et le mérite permettent à peu près toujours de pallier la plus grande partie de la pauvreté des parents. Vous n’aurez peut-être de bourse que pour une université de standing très moyen, et alors ? Une université de standing très moyen vous donne bien là-bas autant de perspectives qu’une université française de pointe (soi-disant)…

  • Donc en somme, ce qu’il nous faut comme politique intérieure, c’est un Trump : moins d’impots, moins de normes.

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