Une femme armée vaut deux agresseurs : 3 leçons à retenir

In Bologna Italy by Todd Mecklem(CC BY-NC-ND 2.0)

Comment une femme peut-elle se défendre contre deux agresseurs ? La réponse avec cet exemple.

Par Jeff Anderson1, depuis les États-Unis.
Un article de Reason

« J’ai ça… et je n’ai pas peur de m’en servir ! » C’est ce qu’a crié Dinah Burns, 62 ans, alors qu’elle brandissait son arme à feu dissimulée en direction de deux mastodontes, dont l’un armé d’une batte de baseball. Ce qui s’est passé ensuite est une bonne leçon pour tout citoyen armé de manière responsable.

Tout a commencé un lundi soir. Dinah promène son chien Gracie sur un sentier près de l’école primaire locale de Lancaster, dans l’Ohio, comme elle le fait depuis plus de 26 ans. Soudain, deux hommes font irruption et disent : « Toi tu viens avec nous ! »

Heureusement, Dinah ne dépend pas de son chien pour la protéger de ces agresseurs. Elle vient tout juste d’obtenir son permis de port d’arme. Et ce soir-là, elle l’avait sur elle !

Tout en parlant aux deux hommes pour les distraire, Dinah glisse la main dans sa poche, sort son arme à feu et en déverrouille la sécurité. L’homme à la batte n’imagine pas qu’elle puisse avoir le cran d’appuyer sur la détente et commence à s’approcher d’elle.

Tandis que Dinah donne son dernier avertissement à ces criminels, ils réalisent qu’elle est sérieuse, et s’enfuient. Cette tentative d’enlèvement s’est bien terminée pour Dinah.

Sa terrible mésaventure révèle trois conseils à retenir.

Dinah a pris la bonne décision pour s’en sortir saine et sauve, mais elle est davantage l’exception que la règle… même parmi les propriétaires d’armes soi-disant expérimentés !

Prenez note de ces conclusions étonnantes. Dans un récent sondage mené auprès de propriétaires d’arme à feu dissimulée, à la question : « À quelle fréquence portez-vous une arme à feu ? », un pourcentage stupéfiant de 47% a répondu « occasionnellement » ou « pas du tout ».

Étant moi-même du genre gardien protecteur, j’ai trouvé ce chiffre difficile à croire. Mais ce n’est pas le pire. Le plus intéressant, ce sont les motifs pour lesquels ils ne les portent pas :

  • « C’est inconfortable ! »
  • « Je ne le fais que lorsque je pense en avoir besoin. »
  • « Notre quartier est plus sûr que la plupart. »
  • « J’ai besoin de plus d’entraînement pour me sentir en confiance. »

Soyons honnête : ai-je déjà pensé la même chose dans le passé ? J’avoue que oui.

Mais où serait Dinah si elle avait quitté sa maison ce soir-là sans son arme à feu ? Dissimulée dans un buisson quelque part ? Violée ? Battue ? En sang ? Agonisante… sans aucune aide sur son parcours ?

Voici trois leçons à tirer de l’expérience de Dinah ; j’espère que vous en tiendrez compte avant de quitter à nouveau votre domicile sans votre arme.

1. La première règle de la défense armée

Comme l’a dit le célèbre Jeff Cooper : « la première règle de la défense armée… c’est d’avoir une arme. »

Si vous en possédez une, obtenez votre permis pour la porter. Si vous avez un permis de port d’arme dissimulée, portez-la ! Fin de la discussion.

2. Les endroits les plus familiers peuvent être les plus dangereux

Les gens baissent naturellement la garde dans des lieux qui leur sont familiers. Après tout, c’est tranquille depuis 10 ans, pourquoi ce soir serait différent ? Jusqu’à ce que ce soit différent !

Dinah promenait son chien comme à son habitude depuis plus de 26 ans, sur un parcours familier, et sans jamais un seul incident. Sur 26 années il a suffi d’une seule soirée qui aurait pu la traumatiser à tout jamais – ou lui ôter la vie en un instant.

3. Ne comptez pas sur un avertissement

Dans cette histoire, les deux hommes ne craignaient pas la confrontation avec une femme. Ils ont considéré Dinah, plus âgée, seule, et physiquement plus faible, comme une cible facile, ce qui lui a donné le temps d’atteindre son arme à feu.

  • Si vous êtes une femme, ne pensez pas que vous obtiendrez toujours ce genre de possibilité.
  • Si vous êtes un homme, il est fort probable que vous n’en obtiendrez jamais.

Les criminels ne cherchent pas à se battre, c’est pourquoi ils déambulent à deux, ou en meute, et jailliront de nulle part pour vous tendre une embuscade sans avertissement. Quand ça arrivera, mieux vaut être formé, et prêt.

Malheureusement, la majorité des enseignements de tir ne porte pas sur des scénarios de vie ou de mort.

C’est pourquoi nous avons étudié plus de 200 fusillades réelles et établi un rapport gratuit sur la réalité, brutale et sans concession, de ce qu’il convient de faire vraiment pour stopper avec votre arme un agresseur violent.

Si vous ne suivez pas ces principes, vous vous préparez à un réveil potentiellement traumatisant… et qui pourrait vous coûter la vie.

Traduction par Dominique pour Contrepoints de Woman’s Gun vs. Two Kidnappers: Three Concealed Carry Tips You Should Know.

  1. Étudiant permanent de ce qu’il nomme les « arts de survie »,  Jeff Anderson a une formation militaire qui l’a amené à rechercher des stratégies permettant non seulement de se protéger sur le champ de bataille, mais aussi d’assurer l’autonomie de sa famille en cas de catastrophe, de crise ou d’effondrement. Après 10 ans de formation militaire dans des unités d’infanterie d’élite partout dans le monde, Jeff a commencé à travailler comme consultant en sécurité et spécialiste de la protection des cadres supérieurs pour des clients privés et l’industrie du divertissement. Spécialisé dans le combat à mains nues et le combat à mains nues de style militaire, Jeff dispense des cours et des séminaires basés sur la pratique et l’efficacité sur le champ de bataille.