Par la rédaction de Contrepoints, depuis Bruxelles.
En novembre dernier, Baudoin Collard a été élu à la tête du Parti Libertarien de Belgique. Il est ainsi devenu le troisième président du mouvement, après Patrick Smets et Pierre-Yves Novalet. Contrepoints l’a interrogé au sujet des grands objectifs de son mandat.
Contrepoints : Après cette élection, quelles sont vos impressions ?
Baudoin Collard : Je suis fier d’avoir été choisi pour représenter le Parti Libertarien et de la confiance que les membres m’ont accordée. J’espère me montrer à la hauteur de leurs attentes !
Pour ceux qui ne vous connaissent pas, que pouvez-vous nous dire de vous ?
J’ai 34 ans et je suis originaire de Jambes, près de Namur. J’habite la région bruxelloise depuis environ 5 ans. Après des études d’ingénieur civil, j’ai effectué un doctorat en cryptographie à l’UCL.
C’est au cours de mes études que j’ai découvert les idées libertariennes, notamment par l’intermédiaire des mouvements crypto-anarchistes. C’est aussi à la fin de ma thèse que j’ai découvert les crypto-monnaies comme le Bitcoin, qui sont aussi largement inspirées des idées libertariennes. Je travaille actuellement dans le domaine de la sécurité informatique.
Quels sont les auteurs qui vous ont le plus influencés ?
C’est évidemment impossible de dresser une liste exhaustive de tous les auteurs qui m’ont le plus marqué. Si je ne devais en citer que trois :
- Frédéric Bastiat : un auteur classique dont les textes sont plus que jamais d’actualité, plus de 150 ans après sa mort.
- Ludwig Von Mises : un des chefs de file de l’école autrichienne d’économie. L’action humaine, son œuvre majeure, est une des réflexions les plus rigoureuses sur l’économie que j’ai eu la chance de lire, même si le texte est parfois un peu indigeste.
- Murray Rothbard : L’éthique de la liberté décrit de façon détaillée (et parfois provocatrice) les solutions pratiques à des problèmes concrets qui pourraient être appliquées dans une société libertarienne.
Quels sont vos premiers objectifs en tant que nouveau Président ?  Â
Un des points de mire sera de mieux faire connaître le mouvement et les idées libertariennes auprès du grand public. Les idées libérales sont trop souvent méconnues et caricaturées en Europe. Les gens doivent savoir qu’il existe une alternative crédible aux partis traditionnels, un parti qui défend des idées plutôt que des intérêts.
À côté de cet aspect de sensibilisation, notre objectif principal sera la préparation des élections communales de 2018 où le Parti Libertarien sera présent dans plusieurs communes en Wallonie et à Bruxelles.
Enfin, plus généralement, nous allons tirer profit de cette année riche en projets pour recruter de nouveaux membres et renforcer notre équipe !
Quels changements les membres du parti peuvent-ils attendre de vous ?
Plutôt que de grands bouleversements, j’ai l’intention de poursuivre l’excellent travail commencé par mes prédécesseurs. Il s’agira de continuer à développer le parti en restant fidèle à la philosophie libertarienne, en mettant la priorité sur la défense des libertés individuelles. Je veillerai également à maintenir l’indépendance du Parti Libertarien vis-à -vis des autres partis et groupes d’intérêt.
Comment vous voyez-vous jouer le rôle de Président dans le mouvement libertarien ?
En tant que président, mon rôle principal consistera à représenter le parti auprès des médias et lors d’autres événements.
En interne, une grande autonomie est laissée aux membres pour l’organisation et le développement du parti. Avec les autres membres du bureau fédéral, notre mission consistera à coordonner les différentes initiatives lancées par nos adhérents.
Que pensez-vous de la situation politique actuelle ?
Nous vivons une époque assez paradoxale : au niveau mondial, l’humanité n’a jamais été aussi prospère. Le développement du commerce et les progrès technologiques ont permis de sortir des millions d’humains de la pauvreté extrême.
Pourtant, en Occident, de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer une plus grande intervention de l’État, plus de contrôle aux frontières, plus de redistribution, une restriction des échanges commerciaux…
En Belgique également, on assiste à une montée inquiétante de l’extrême gauche, alors même que les solutions prônées par des partis comme le PTB sont en train de montrer leurs conséquences catastrophiques au Venezuela.
Face à ces menaces qui planent contre les libertés individuelles, le Parti Libertarien entend rester vigilant et promouvoir des solutions pacifiques aux sources de conflit.
Etonnant que ce monsieur s’inquiète de la poussée de l’extrême-gauche, qui relève plus du fantasme en Europe, et pas de la poussée de l’extrême-droite, qui elle, est bien une réalité, et qui représente pour le liberalisme et les libertés individuelles un danger au moins aussi grand.
Extrême gauche, extrême droite on s en moque un peu, ce sont tous des étatistes collectivistes, de là à dire qu ils sont tous Socialistes…
Je pense que cela s’explique parce que ce monsieur est wallon, une magnifique région où le PTB (communiste stalinien) est à 20% d’intention de vote et où l’extrême-droite est inexistante à force de divisions. Ajouter à cela un PS local qui est loin de s’être réformé, un parti Ecolo à sa gauche, un CDH (ex-démocrate chrétien) à peine à sa droite, et un MR (supposé libéral) qui réunit tout ce qui est à sa droite mais est vaguement macroniste dans son positionnement, et vous aurez une idée du paysage politique de cette riante région où – suprise – il y a beaucoup de chômage et de misère.
Merci Bruno, je n’aurais pas pu mieux répondre 🙂
C est par ce que les mecs d extrême droite se ridiculisent tout seul avec leur idées à la noix, pas besoin de lutter contre eux.