Idées disruptives et management

Une bonne idée, pour devenir une bonne affaire, doit respecter plusieurs conditions et arriver au bon moment, ni avant, ni après. voici 5 critères pour vous permettre d’y voir plus clair.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Idées disruptives et management

Publié le 23 novembre 2017
- A +

Par Alain Goetzmann.

Ce sont rarement les idées qui manquent. Tous les groupes de travail fourmillent d’idées, toutes plus originales les unes que les autres. Mais l’important n’est pas tant d’avoir des idées que la possibilité de les mettre en œuvre, après avoir soigneusement sélectionné, dans le foisonnement créatif, celles qui le méritaient vraiment.

Vous n’avez ni le temps ni les moyens humains et financiers pour lancer concrètement tout ce qui vous passe par la tête, à vous et à votre équipe. Il vous faut donc choisir et renoncer. Voici quelques critères qui peuvent vous y aider :

1. L’idée à lancer doit vous stimuler personnellement

Si elle ne vous met pas sur des charbons ardents, si elle ne crée pas au fond de vous une grande exaltation, un enthousiasme débordant, méfiez-vous. Vous risquez de ne pas la poursuivre sur la durée, de ne pas la porter jusqu’à complète maturation. Or, il n’y a rien de pire qu’une idée arrêtée en chemin par ennui. C’est un gâchis de ressources et une distraction dans votre chemin vers le succès.

2. L’idée doit avoir un marché

Il est souvent difficile de savoir, surtout lorsqu’il s’agit d’idées innovantes, qui seront les acheteurs des produits ou services issus de votre imagination. Aussi, pour ne pas mettre en péril votre entreprise, faut-il vous en assurer.

Il y a beaucoup de moyens pour cela. En particulier, les techniques du lean-startup avec consultation régulière des utilisateurs au fil du développement et leurs pivots peuvent vous y aider. Cela vaut d’ailleurs aussi pour les grandes entreprises.

3. L’idée doit rester simple

Une idée qui crée la confusion ou qui reste incomprise de ses clients potentiels n’est pas une bonne idée. Si pour la développer, vous devez consacrer temps et patience à expliquer ses tenants et aboutissants pour que tout un chacun la comprenne, vous allez vous épuiser bien longtemps avant son déploiement.

4. L’idée doit avoir un fort potentiel de croissance

Les risques que vous prenez, les ressources que vous engagez, le stress qui sera le vôtre pendant sa mise en œuvre ne doivent pas déboucher sur un pétard mouillé. Ce serait un gaspillage d’énergie et une perte de temps.

5. L’idée doit devenir une affaire d’envergure et pérenne

Au-delà même du fort potentiel de croissance, il faut que votre idée puisse porter votre entreprise sur le long terme et qu’elle réponde à un marché de grande taille, susceptible d’évoluer positivement sur la durée.

Une fois le foisonnement intellectuel passé par le tamis de ces prérequis à la réalisation d’idées issues de votre créativité et de celle que vous aurez suscitée chez vos collaborateurs, il est probable qu’il n’en restera qu’un tout petit nombre. Ce n’est pas gagné pour autant !

Encore faut-il que votre idée rencontre son public au bon moment. Steve Jobs avait déjà lancé, en 1993, une tablette, la Newton, retirée du programme en 1998, faute de succès. Ce n’est qu’en 2010, avec l’iPad qu’elle a enfin trouvé son marché.

Une bonne idée, pour devenir une bonne affaire, doit donc respecter plusieurs conditions et arriver au bon moment, ni avant, ni après.

“Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue.” Victor Hugo

Sur le web

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Nous vivons dans un monde marqué par une forte incertitude et ponctué d’importantes surprises qui remettent en question bon nombre de nos croyances. Cette remise en question peut être très anxiogène tant il semble que nous ne puissions plus nous appuyer sur rien de stable pour avancer dans la vie. C’est particulièrement vrai dans les entreprises : la situation peut aller jusqu’à une forme de paralysie, causée par le sentiment que quoique l’on entreprenne, un événement imprévu viendra tout remettre en question. D’où un risque de démotivation. ... Poursuivre la lecture

Il y a deux façons d’affronter une crise : l’une est de refuser de voir la réalité des indicateurs qui en signalent l’arrivée et, surpris, se retrouver en position de survie, mal préparé, dirigeant au réflexe et à la peur ; l’autre, au contraire, est de l’avoir anticipée et conduire la sortie de crise avec difficulté, certes, mais en confiance et dans la sérénité.

Ne parlons pas de la première hypothèse ; elle est généralement fatale. C’est pourquoi chaque entrepreneur doit être convaincu de la nécessité de maîtriser l’évolution de se... Poursuivre la lecture

Il y a des questions que l’on n’ose poser qu’à un consultant. Une que j’entends souvent, et encore cette semaine, c’est « Comment faire changer les comportements et la culture de l’entreprise » ?

Pour certains, la réponse est évidente : on ne change pas la culture d’une entreprise, on doit faire avec et, au contraire, s’en servir comme levier pour imaginer, construire, et exécuter les plans de changement.

Pour d’autres, même évidence : mais bien sûr qu’il faut pouvoir changer la culture. Passer d’une culture de confort et de bur... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles