L’ouragan Irma va-t-il souffler Macron ?

La polémique enfle sur la gestion de l’ouragan Irma. De façon inattendue, Emmanuel Macron pourrait être mis en sérieuse difficulté sur un sujet régalien qui touche à l’empathie pour les victimes et à sa capacité à protéger les Français en cas de crise.

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L’ouragan Irma va-t-il souffler Macron ?

Publié le 12 septembre 2017
- A +

Par Éric Verhaeghe.

La polémique est un peu inattendue, mais elle enfle et, à l’image de l’ouragan qui lui en donne l’occasion, elle semble dotée d’un effet de souffle difficile à évaluer, mais manifestement très puissant. Elle porte sur la capacité du gouvernement à gérer une crise climatique et sanitaire.

Irma vue d’Athènes

Premier petit problème : pendant qu’Irma dévastait nos possessions caribéennes, le chef de l’État pérorait sur la Pnyx à Athènes. Inlassablement, le Président s’y est adonné à un exercice de prédilection, le discours grandiloquent qui le replace dans l’Histoire.

Le même discours rédigé dans un style sobre et moins poseur lui aurait probablement valu une moindre volée de bois vert. Mais les préoccupations égotistes de M. Macron au moment où ses compatriotes souffraient de l’autre côté de l’océan ont consolidé la perception diffuse des Français, celle d’un Président autocentré et sans empathie pour ses concitoyens.

La catastrophe des fainéants

Avec la jubilation d’un enfant, Macron en a rajouté une couche le lendemain devant les Français expatriés à Athènes. Il a glissé l’idée que les opposants aux ordonnances et plus généralement à ses réformes étaient des fainéants. Un tel mot dit un vendredi depuis l’étranger (alors qu’il s’était engagé à ne pas évoquer la situation française hors du territoire) laissait libre cours à la langueur du week-end pour faire écho.

À quatre jours de la première manifestation contre les ordonnances, la sortie paraît maladroite. Le Président prend-il la mesure des capacités de réaction de l’opinion ? Ou s’est-il laissé endormir par les courtisans dont il s’entoure, et qui lui expliquent que tout cela va passer comme une lettre à la poste ?

Une guerre de rumeurs sur Irma

Dans ce contexte dégradé, le week-end a donné lieu à une véritable bagarre de rumeurs. En boucle, sur les réseaux sociaux, des messages présentés comme provenant d’habitants de Saint-Martin ou de Saint-Barthélémy certifiaient que l’ouragan avait fait plus de 1.000 morts et que les rues des villes s’y étaient transformées en zones de violence absolue.

Aucun de ces messages n’était vérifiable facilement. Ils ont néanmoins fait leur oeuvre, relayée par les opposants à Macron. Le fait que Mélenchon lui-même demande la création d’une commission parlementaire sur la gestion de la crise dans les Caraïbes nourrit la conviction intime que, derrière la propagande officielle, se cache un désastre complet.

Macron peut-il protéger les Français ?

En réalité, nul ne connaît la situation exacte dans ces îles. La presse subventionnée commence à peine à aborder le sujet des pillages sur place. Le gouvernement en reconnaît tardivement l’existence et l’ampleur, à coups de petites déclarations qui donnent le sentiment que des faits gênants l’embarrassent.

Tout ceci nourrit une défiance qui risque fort d’ancrer un peu plus dans l’esprit des Français le sentiment qui se répand d’un Président au service des puissants, et sans attention pour les plus faibles. Cette image-là risque de jouer de bien vilains tours à Emmanuel Macron.

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  • au lieu De faire des polémiques sur des mots ….
    c’est de réduire les dépenses de L’ÉTAT.. .
    mais ça, c’est autre chose ….

  • pour ce qui concerne les fainéants et surtout les cyniques , macron devait parler ^pour lui sans doute , non ?

  • Monsieur Verhaeghe est de plus en plus clair : il déteste, il hait Macron ! Ca se comprend dans tous ses commentaires aussi devrait-il être moins publié, car ça devient gênant ?
    Je reconnais que Macron n’est pas un libéral pur souche : c’est un étatiste. Mais pour le moment, à voir comment tout s’agite, je crois que la réforme de la France va se faire, grâce à Macron, dans les larmes et les douleurs bien sûr mais on a trop attendu.
    On parlera de libéralisme dans un 2ème temps puisque de toute façons, celui qui est aux commandes, c’est lui !
    Quand à la gestion Irma, je ne vois strictement rien à redire. A Ouragan exceptionnel, difficultés exceptionnelles.

    • avez-vous lu l’article…? J’ai le sentiment diffus que votre commentaire passe complètement à côté…

    • croyez vous vraiment que la haine , l’amour , ou le fanatisme pour un macron soit de mise ? auquel cas , vous etes vous posé la question de savoir si macron aimait la France et ses citoyens ? j’ai un doute à ce sujet car macron a plus souvent l’insulte à la bouche pour les Français alors que comme ses prédécésseurs il vit sur le dos des contribuables , et ne les en remerciera jamais ……

    • @ Milrem
      Je suis d’accord avec votre commentaire qui me paraît calme et sensé.

      Je ne sais pas ce que pense, dans le fond, E.Verhaeghe même si son propos du jour, malgré des précautions oratoires, n’est clairement pas « neutre », ni flatteur!

      Il n’est pas le seul, semble-t-il, à n’avoir pas digéré qu’E.Macron ait gagné son pari contre la « Tradition » bien ancrée de clivage classique droite-gauche. Un « blasphème », en France, un usage banal ailleurs où une coalition n’a rien de choquant!

      On doit lui reconnaitre qu’il ne se revendiquait pas « libéral ».

      En politique, les bonnes solutions sont les plus critiquées comme étant « trop » pour 50% des commentaires, « pas assez » pour les autres. Mais même imparfaite, une décision vaut mieux que pas de décision. Ensuite on n’évitera pas ceux qui disent, « après », ce qu’il fallait faire « avant ». La critique est aisée mais l’art est difficile et si les chiens aboient mais que la caravane passe, c’est l’essentiel! Sinon, l’amour et la haine, en politique …?

    • @Milrem
      Bonjour,
       » Ca se comprend dans tous ses commentaires aussi devrait-il être moins publié »
      D’emblée vous lâchez une attaque directe sur la liberté d’expression pour la réduire
      !
      « Je reconnais que Macron n’est pas un libéral pur souche : c’est un étatiste. »
      Exact il est étatiste, donc à l’opposé d’un libéral.
      Il n’y aura aucun libéralisme plus tard ! Et vous avez raison, là aussi, c’est lui qui est aux commandes, malheureusement, puisque la démocratie est morte en France.
      « Quand à la gestion Irma, je ne vois strictement rien à redire. A Ouragan exceptionnel, difficultés exceptionnelles. »
      Voyez comment ont géré le tsunami de Fukushima les japonais, Comment a géré l’ouragan Katrina l’administration Bush (en intervenant 5 jours après, en envoyant la police et l’armée désarmer les citoyens). Ce que vous appelez une « difficulté exceptionnelle », est intolérable. L’exception aurait dû être d’envoyer moults personnes et moyens de secours, comme la Sécurité Civile par exemple, des régiments du Génie militaire, avant l’ouragan ou juste après, ou prévoir une évacuation. Malheureusement la médiocrité de notre caste dirigeante n’a plus rien d’exceptionnel.

      • @ STF
        Toujours la facilité critique de dire « après » ce qu’il fallait faire « avant »: c’est simplement minable pour un métropolitain dans son fauteuil qui pérore, « après »!

        • Rappelez-vous juste combien de temps après le séisme d’Haïti, la France a envoyé des équipes pour aider dans les recherches de personnes sous les décombres ? L’après catastrophe, normalement, et jusqu’à il y a peu, la France savait faire.

          • Une critique se fait toujours après coup. C’est normalement comme cela que l’on s’améliore. On ne peut pas faire un débriefing sur un match perdu que l’on a pas encore joué. Si nous, pauvres gueux que nous sommes, voyons ce qui a cloché, et que nos grands pontes ne le voient pas, il est de notre devoir de nous en défier et de le critiquer. Surtout quand on a des exemples de bonnes réactions.
            J’ai parlé de la réaction de la police de la Nouvelle-Orléans, ici, et en commentaire dans un autre article, et bien , notre bon Macron, lui, a fait la même : il veut désarmer St-Martin. (https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/emmanuel-macron-veut-d%C3%A9sarmer-saint-martin/ar-AArQrdZ?li=BBoJIji)

        • Le rôle de l’État c’est d’anticiper, gouverner c’est prévoir, d’autant plus qu’il est parfaitement informé.

  • concernant les fainéants , macron s’est ressaisit en disant qu’il parlait de l’ancien gouvernement….( ceux qui dorment sur les bans de l’assemblée ou font de l’absentéisme un job bien rémunéré ?…)mais là c’est prendre les gens pour des imbéciles ; macron s’écoute beaucoup trop parler et se focalise sur lui même ; autant dire qu’il sera dans l’incapacité de protéger les Français en cas de coup dur ; il vient d’en donner une preuve éclatante suite à l’ouragan IRMA ;

  • Les pillages, que personne ne nie, qui ont eu lieu à St Martin donne une idée de la nature humaine d’aujourd’hui. Dans une île réputée « paradisiaque », on constate qu’elle contient bon nombre de voyous sans aucun scrupule. Ceci n’aurait pas dû échapper à des dirigeants dignes de ce nom. Et partant, il eut fallu envoyer des légionnaires AVANT le passage de l’ouragan. En leur donnant carte blanche, je vous assure qu’il n’y aurait pas eu le moindre pillage et que l’ordre eut été respecté partout.
    Seulement voilà: il eut fallu prévoir, c’est à dire gouverner.

    • « il eut fallu envoyer des légionnaires AVANT »
      Pour les mettre où ?
      Sur l’île détruite ?
      Fokon Yaka.

      • Vous ne connaissez manifestement pas les légionnaires. Positionnés avant le passage de l’ouragan, ils auraient su se protéger et agir dès la fin du passage d’Irma.

        • @ Gerald555
          Des Légionnaires? Combien? Déjà 1 000 personnes avaient été envoyées avant et 1 000 autres après, en gros, tous inefficaces, pendant! Et la densité des forces de l’ordre sur place dépasse celle de la métropole! Cet ouragan était prévu, toutes ses conséquences, évidemment non! Et le relevé n’en est pas terminé contrairement à ce qui se dit sur internet! Voir:
          http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/09/11/irma-attention-aux-rumeurs-sur-la-situation-a-saint-martin_5184022_4355770.html
          Vous avez le droit de critiquer ma source, pas de contester que Le Monde a un journaliste-témoin sur place!

          Et, franchement, qui avait l’expérience d’une telle catastrophe naturelle à ce niveau 5? L’urgence est de « réparer »!

          • Bonjour, l’ile de la Reunion a cette experience, pire: Hyacinte en 1972: le cyclone a fait demi-tour et l’oeil est passé deux fois sur l’ile au stade 5.
            Efectivement ici a la Reunion on halucine un peu du manque de préparation prealable et de l’effondrement de l’Etat.
            Nos hopitaux sont des bunkers et bcp construise bien au dessus des normes des guignoles du CSTB…

            • @ Piwy

              Oui, j’ai vu avec une certaine incrédulité que les bâtiments de la (sous)préfecture étaient rayées de la carte, la prèfet (pas d’équivalent féminin suivant Larousse) était bien restée à son poste! mais avec un vent e près de 300 km/h, vous ne tenez pas debout: à part tenter de s’abriter comme on peut, on ne peut empêcher la « furie » de tuer qui elle trouve: c’est forcément le bordel, après! Avec ou sans E.Macron!

          • Il y avait aussi des gendarmes, voici un témoignage qui en dit long.
            Quand au journal le monde, il temporise pour protéger Macron.

            https://www.dreuz.info/2017/09/09/a-saint-martin-un-gendarme-dit-aux-francais-jespere-que-vous-avez-des-armes-tirez-leur-dessus/

        • Vous sous entendez que, parce qu’ils sont légionnaires, Irma ne les aurait pas atteint ?
          Critiquer le gouvernement, quand il est critiquable (et il l’est), oui. Mais raconter n’importe quoi…

          • Les légionnaires sont des professionnels de la crise extrême, la guerre. Ils auraient été capables mieux que quiconque de se protéger le temps du passage d’Irma. Quand on sait qu’un légionnaire vaut dix militaires et qu’un militaire professionnel vaut dix policiers ordinaires, on conçoit mieux l’efficacité de ces hommes. mais il ne faut pas être naïfs. Ils savent se servir d’une arme avec efficacité, sans attendre les ordres d’en haut (ce dernier point est capital).

            • @ Gerald555
              La « légion », oui pour tuer sans foi ni loi et sans jugement, en violant au passage, comme au Mali, mais la France courageuse envoie d’abord ses mercenaires étrangers mais qui sont ces légionnaires et où se cachent-ils? Toujours, cette main d’oeuvre de la « Défense » (assez agressive) Française, cachée maintenant dans plusieurs unités: misssion? des exigences. Méthode? Genre « article 15 africain: tu te déme… et tu vis sur le terrain et ce que vous faites, je ne veux pas le savoir!

              Typique Français!

              Mais non, la « Légion » contre Irma, c’eut été 0 contre 10! Légion ou pas!

              • Ce qui est reproché au chef de l’État ‘ce n’est pas la vitesse du vent’ mais de ne pas avoir anticipé pour assurer la SÉCURITÉ des citoyens. et puis ne mélangez pas tout, respect pour ce corps d’élites qu’est la légion. Votre commentaire est une insulte à l’intelligence.

      • Sur la zone Hollandaise de Saint Martin, la gestion de la crise s’est faite avec professionnalisme, la comparaison avec la zone Française n’est pas flatteuse pour l’exécutif Jupitérien.

  • Quelle que soit la gravité de la situation sur place, cet épisode d’anarchie a révélé au plus grand nombre l’incompétence crasse de l’Etat dans son domaine de prédilection, le régalien.

    Les images de pillards armés, les bras chargés, courant devant des gendarmes impuissants sont dévastatrices, au moins autant que la rumeur de la sous-préfète paniquée, incapable de la moindre réaction. Le contraste qu’on nous décrit avec la partie néerlandaise de l’île restée sous contrôle est saisissant.

    Ah certes, pour piéger les automobilistes pacifiques avec des radars, là, il y a du monde. Pour harasser les honnêtes citoyens d’impôts tous plus iniques les uns que les autres, là, il y a du monde. Mais pour assurer un minimum de sécurité aux populations en détresse, pour rétablir la légalité, il n’y a plus personne.

    L’Etat socialiste obèse est devenu incompétent à force de vouloir être omnipotent. L’Etat socialiste obèse est devenu un objet de scandale permanent.

    • @Cavaignac
      Bonjour,
      « cet épisode d’anarchie a révélé au plus grand nombre l’incompétence crasse de l’Etat dans son domaine de prédilection, le régalien. »
      Ca doit être ce qui arrive quand on consacre 25% de son budget à la seule Education Nationale, et des miettes au régalien. L’épisode anarchique montre aussi que l’Etat ne protège pas ses habitants/contribuables et que malgré les interdictions, ces habitants, laissés sans protection ni moyen de défense, doivent faire face tout seuls.

      • @ STF
        Soyez réaliste 1 minute: c’est un événement strictement exceptionnel auquel l’homme confronté à la furie des éléments parvient cependant à rester en vie, dans la majorité des cas: c’est déjà un magnifique résultat!

        Par contre, profiter de ce fait tout-à-fait exceptionnel pour glisser votre critique partisane ne vous grandira pas!

        •  » l’homme confronté à la furie des éléments parvient cependant à rester en vie, dans la majorité des cas: c’est déjà un magnifique résultat »
          Un magnifique résultat à mettre au crédit de ces gens attachés à leur survie, certainement pas à l’Etat !
          A part ça, tout à fait d’accord avec l’article.
          Et consterné par le commentaire qui dit « pas libéral pur jus mais c’est le seul président que nous ayons ». D’une, parce qu’il n’est pas libéral du tout (sauf dans les deux acceptions dévoyées que nos médias en promeuvent : favorable au capitalisme de connivence, et libertaire sur les moeurs) mais étatiste technocrate. De deux, parce que certes c’est le président que nous avons, mais si ça doit empêcher de critiquer son verbe et son action autant acter officiellement que nous sommes en dictature et que la liberté d’expression a vécu.

          • @ humpty-dumpty
            Oui, les gens ont réussi à se sauver, eux-mêmes, leurs proches, peut-être même leurs voisins ou d’autres: le monde n’est pas intrinsèquement mauvais (ni bon!).
            Mais comme dit plus bas, l’état ce sont aussi les citoyens! N’attend-on pas trop de « l’état »? Sans compter ce qu’on en exige!
            Je pense bien être de tendance libérale, ce qui ne signifie pas un repli égoïste, d’accord! Il doit donc exister un fragile équilibre entre la liberté individuelle et une solidarité (désolé:) « sociale » et/ou nationale. C’est d’ailleurs souvent spontané: qui va dire que ces gens qui ont « essuyé » l’ouragan n’ont, maintenant, qu’à se débrouiller? Ces îles sont la France!

            Et critiquer peut attendre, aider est urgent! Donc « pinailler » ou un procès en responsabilité, ce n’est sans doute pas le moment! C’est ce que je voulais exprimer. Pour le reste, oui E.Macron est président, évidemment critiquable comme tout un chacun, donc libre à vous de vous exprimer! Mais si vous vous inquiétez pour votre pays (ce qui serait légitime), il faudra surtout travailler et, de préférence ensemble dans une direction largement commune: ce sera déjà suffisamment difficile comme ça et pas forcément amusant! Toutes les idéologies peuvent attendre!

            • Et bla bla bla.
              Albert Einstein à bien raison quand il dit : il n’y a que deux infinies, l’Univers et la bêtise humaine, mais pour ce qui est de l’Univers je n’ai pas de certitude absolue.

        • @mikylux
          Bonsoir,
          Evénement exceptionnel, certes. Comme le dit humpty-dumpty, l’Etat n’a rien fait pour la survie des gens sur place et les a abandonnés. Ces personnes paient des impôts et des taxes pour cela en raison première raison.
          Vous ne vivez plus en France, d’après ce que vous avez déjà dit, donc vous avez peut-être échappé aux plaquettes rarement fournies avec les consignes à adopter en cas de crise/catastrophe. La dernière en date, concernant « l’attaque terroriste », montre que l’on doit se cacher et appeler les secours.
          C’est aussi parce que cet événement est exceptionnel, que l’Etat nous serine avec son omniprésence, sa providentialité, son poids (administatif et fiscal) et là, son râté honteux, que j’en profite pour le critiquer.
          L’Etat a un besoin absolu de nous pour exister, cet événement montre que ce n’est pas réciproque.

          • Je vais rappeler que l’Etat est vite débordé quand la machine est grippée : l’exemple type est le black out de New-York dans les années 70.

          • @ STF
            Je suis d’accord avec vous, bien sûr. Mais l’état n’est pas une personne! Et changer de président ne change pas l’état. Il faut donc se résigner à réformer et, comme vous savez, en économie, on ne peut toucher à un élément sans conséquences sur tous les autres éléments, ce qui ne facilite pas la tache. Est-ce que les citoyens peuvent se désolidariser de l’état? C’est compliqué! Mais la réponse est non! Donc chacun peut se dire victime alors qu’il est aussi acteur et que rien n’empêche les mécontents de faire de la politique. Ce n’est donc pas simple! Vous vous souvenez certainement de cet hiver où la France attendait une épidémie de grippe de pied ferme avec des millions de vaccins, masques … et l’épidémie n’a pas eu lieu! Cette fois-là non plus les critiques n’ont pas manqué et on a jeté les vaccins (pas tous, mais beaucoup). Pas simple! Alors « gouverner, c’est prévoir », mais qui peut dire l’avenir?

            • @mikylux
              Bonsoir,
              « Oui, le black out a eu pour effet un pic des naissances, 9 mois, plus tard! »
              Quand l’Homme craint pour sa survie, il se reproduit, c’est l’instinct de conservation de l’espèce.

              Quant aux vaccins, pourquoi diable est-ce L’Etat, au travers du ministère de la Santé et de sa ministre de l’époque, Mme Bachelot, qui s’est empressé de les acheter ces vaccins ? Pourquoi ne pas laisser les pharmacies le faire et s’approvisionner, en s’appuyant sur les tendences et autres prévisions ? C’était juste pour brasser de l’air après le raté de la canicule de 2003.
              Vous avez parlé d’économie, et votre exemple montre combien notre caste dirigeante n’y comprend rien. Si les officines les avaient commandés ces vaccins, pour les mettre au rebus plus tard au final, on aurait rien dit, les pertes étaient pour elles, car il ne s’agissait pas de nos impôts. Ces officines auraient revendu leurs stocks là où ils auraient pu ête utiles.
              Dans le cas récent de l’ouragan, il est aussi question de nos impôts, de la dette faramineuse, et des taxes qui sont en cours, et de celles qui vont nouvellement être pensées. 1200 milliards de budget national ! Rendez-vous compte ! A quoi sert-il ce trésor public si ce n’est pas pour envoyer tout ce qu’on a pour secourir des citoyens en détresse ?

              « Est-ce que les citoyens peuvent se désolidariser de l’état? » ‘Le réponse est non ! »
              Bien sûr que si ! Les citoyens peuvent très bien se débrouiller sans état. Les citoyens ont besoin de Justice qui défende leurs droits, juge et punisse si besoin ceux qui outrepassent les droits de chacun, d’une force armée qui les protège d’éventuels ennemis étrangers, d’une force publique qui garantisse leurs droits, leurs biens et leurs personnes. Si un état ne le fait pas, rien n’empêche des personnes de s’en charger eux-mêmes. C’est ce qui se fait quand l’Etat se volatilise.

              • Exemple :
                W. Churchill n’a pas attendu 3 jours pour envoyer tous les bateaux qu’il pouvait, afin de récupérer les soldats coincés sur la plage de Dunkerque. Les équipages militaires et civils savaient qu’ils risquaient une risposte aérienne.

                « Qu’est-ce qu’il nous faut en priorité ? Qu’est-ce qu’on a ? Où l’a-t-on ? Où en a-t-on besoin ? Qu’est-ce qu’on n’a pas ? Quand l’aura-t-on ?De quoi aura-t-on besoin plus tard ? »
                Je n’ai géré que des rushs de restauration rapide, ces questions sont le minimum pour se sortir du bouillon côté cuisine, s’informer, et informer les caissiers qui eux aussi sont dans le jus.

        • @mikylux
          C’est un événement exceptionnel auquel l’homme a appris à faire face partout où il lui arrive –rarement, oui, mais pas jamais– de survenir sauf dans ces îles sous administration française. L’administration française a le défaut majeur de croire qu’il est inutile de prévoir de solution de secours au cas où seraient dépassés les seuils de résistance des constructions réalisées suivant ses normes et réglementations : ce serait un miracle de survivre dans ces conditions. Vous vous mettez dans les pas de cette administration conformiste et bornée, alors que face aux risques exceptionnels mais loin d’être nuls, il importe de se comporter avec pragmatisme. Oui, l’île peut être rasée, oui l’usine de dessalement peut être démolie, oui la centrale électrique peut être mise en botte. L’administration doit l’admettre, et comprendre qu’il coûte bien moins cher de prévoir une solution de récupération rapide qui fonctionne même après un ouragan de catégorie 5 et d’accepter qu’à partir de 160 km/h seuls les abris dédiés — construits en nombre simplement suffisant — survivent plutôt que de tout concevoir pour des vents de 240 km/h.

          • @ MichelO
            Oui, votre solution est bonne, certainement. (C’est un peu comme au Japon: des maisons légères en bois dont on sait qu’elles peuvent s’écrouler mais qu’on peut facilement et rapidement reconstruire et des abris sous-terrains ou construits pour résister où on peut attendre la fin du danger. Ça fait penser aussi aux abris anti-atomiques suisses obligatoires lors de toute construction de maison (à une époque en tout cas).

            Bon quand la population est à l’abri, c’est le moment où les pillards se réveillent! Rien n’est parfait!

            • @mikylux
              Bonsoir,
              « Bon quand la population est à l’abri, c’est le moment où les pillards se réveillent! Rien n’est parfait! »
              Si la population est toujours à l’abri, c’est que ça souffle toujours. Même les pillards ont l’instinct de survie, ils ne sortent pas quand ça souffle. Ils sortent dès l’accalmie en profitant de la dévastation pour semer le chaos. Heureusement que notre bon MacManu est sur place : il va prendre aux méchants citoyens leurs armes afin qu’ils ne tirent pas sur les pillards. Ce sera facile pour lui, il aura une belle liste de noms.

    • Bravo et encore vous êtes gentil :ces images de pillages révèlent surtout ce qu’on savait déjà : les antilles françaises et la Guyane sont la seine saint dénis puissance dix sous les tropiques en terme de délinquance, d’assistanat, d’argent publique gaspillé depuis trop longtemps…sans parler du racisme anti métropolitain (pour rester politiquement correct)… une seule solution la cessetion/indépendance forcée….et qu’ils se démerdent entre eux et ne s’avisent pas de venir en masse en métropole comme d’autre il y a plus de 50 ans.

  • Presse, télés au service du prince…?
    On en a eu un bel exemple hier soir au 20h de TF1….
    Une « journaliste » s’est fendue d’un plaidoyer lamentable de l’action gouvernementale…Selon elle tout était parfait….
    Alors que sur la même chaine, 3 minustes pares on voyait un gérant de supermarché se faire piller en présence d’une patrouille militaire qui est passée sans rien voir, ni intervenir….
    Et puis on apprenait que tous les taulards s’étaient évadés….
    La chaine qui se fout des français, sa journaliste, péripatéticienne de l’information, et mauvaise (très)dans sa com. devraient étre poursuivis et sanctionnés (fermeture d’antenne, taxe à 100% sur les recettes publicitaires….Au profit des sinistrés.

  • Vous savez, c’est pas mieux au Canada. Justin Trudeau aussi se fait critiquer.

  • Ces épisodes d’anarchie et de pillages révèlent surtout ce qu’on savait déjà : les dom tom sont la seine saint dénis puissance dix sous les tropiques en terme d’assistanat, de racailles et d’argent publiques foutu en l’air depuis trop longtemps….sans parler du racisme anti métropolitain (pour rester dans le politiquement correct!).indépendance immédiate….qu’ils se démerdent !

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Ce n’est pas Macron, aujourd’hui, c’est la démocratie qui est en marche. Depuis l’heureuse surprise du deuxième tour de l’élection législative, nous retrouvons enfin un équilibre des pouvoirs tel que l’avait défendu Montesquieu dans L’Esprit des lois.

C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser, et pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.

C’est chose faite depuis le 19 juin.

Malgré la position privilégiée que ... Poursuivre la lecture

53,7 % de Français ont refusé de participer au second tour des législatives. Le message est on ne peut plus clair et limpide : 53,7 % des Français ne s’intéressent pas à la désignation du pouvoir.

On pouvait donc penser que le message soit entendu, que le pouvoir fasse preuve d’humilité, réfléchisse, se remette en question… Que nenni ! À peine le chiffre a-t-il été constaté qu’aussitôt, la fureur politicienne a repris le haut de l’affiche.

Il vient pourtant de se prendre une sacré claque, le « en même temps », le « dire une chos... Poursuivre la lecture

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