Mémoire des cellules, de Marc Agron

L’histoire d’une relation ambiguë sur fond d’art et d’expositions.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Mémoire des cellules, de Marc Agron

Publié le 23 août 2017
- A +

Par Francis Richard.

Le pavillon représentant l’oeuvre de R. à la Biennale, retenait entre ses murs 200 000 litres d’eau. Un bassin vert pâle, style piscine olympique d’eau stagnante nauséabonde accueillait les visiteurs pantois.

Cette oeuvre est intitulée L’autonomie croissante des humains sur leur corps et l’immortalité du numérique. Il y a de quoi rester pantois, même lorsque, comme Maximilien, on écrit des textes sous pseudo pour un journal d’art.

Seul dans la vie

Maximilien est seul dans la vie. Alma est repartie. Alors l’écriture, tout juste alimentaire, lui convient très bien : c’est la seule activité qu’il pouvait accomplir en solitaire, où l’inexactitude n’était pas immédiatement jugée et sanctionnée.

Son journal l’a envoyé à la Biennale parce que tous les autres journalistes étaient occupés par des affaires autrement plus sérieuses que l’art à Venise… Le fait est qu’il est effondré qu’une telle installation représente son pays…

De retour ici, il entreprend des recherches sur R., la soi-disant artiste, avec l’envie de commettre des actes radicaux (à l’explosif…) contre ses œuvres, ce qui ne lui ressemble guère, car il est d’un naturel plutôt timide et sans éclat.

Une femme sous un autre jour

Une exposition des œuvres de ladite R. a lieu dans la ville voisine. Il se rend au vernissage et fait sa connaissance : il lui obéit quand elle lui demande de la raccompagner et découvre qu’elle n’est pas celle qu’il imaginait :

Comment cette femme arrogante, vindicative, mondaine, artiste capable des pires atrocités dans le domaine de l’art contemporain pouvait être aussi cet être fragile et raffiné ?

Au lieu d’interroger Pamela (le prénom de R.) sur son art, de visiter son atelier et de rassembler des éléments pour composer son article, mal à l’aise, prétextant un mal de tête, Maximilien préfère quitter des lieux qui lui donnent le tournis.

Contre les criminels de l’art

Ce départ précipité étonne Pamela, sans doute la déçoit : elle pensait que Maximilien s’intéressait à elle… Elle lui envoie donc un message explicite auquel il ne répond pas. Et pour cause, son téléphone n’a plus de batterie…

Maximilien n’a plus de nouvelles de Pamela : il sait qu’elle est partie pour Tokyo et qu’au retour elle rendra visite à Rome, à son oncle, le cardinal. Il a alors la velléité d’entrer en résistance contre les criminels de l’art, telle que R.

A l’évidence il y a des atomes crochus entre Maximilien et Pamela. Mais le lecteur ne peut imaginer qu’il y ait autre chose, ce que Marc Agron, dans ce livre un peu vache, mais finalement tendre, appelle la Mémoire des cellules

Marc Agron, Mémoire des cellules, L’âge d’homme, 128 pages. Disponible le 9 novembre prochain.

Sur le web

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

J'ai découvert ce jeune homme fascinant et extraordinaire qu'est Mahmud Nasimi en le voyant dans l'émission La Grande Librairie de François Busnel, lui-même fasciné à juste titre (de même que les autres invités sur le plateau) par l'itinéraire et la personnalité hors normes de cet auteur. Aussitôt j'ai eu envie d'acheter son livre.

Un homme qui ne parlait pas un mot de français en 2017

Il faut bien imaginer (et on a peine à le croire en le lisant et en l'entendant) qu'après avoir été contraint de fuir son pays du jour au lendemain en 2... Poursuivre la lecture

guerre civile
0
Sauvegarder cet article

Par Frédéric Mas.

Le décor planté, c’est celui de la France d’aujourd’hui, dans toute sa décrépitude. Dans certains quartiers qui jouxtent la capitale, les tensions entre la police et les caïds sont plus que palpables. Les signes d’avant-guerre civile brouillent les cartes, le climat se dégrade et le cœur de Paris n’est pas épargné.

Pour Fred Baumont, journaliste à La Ligne, les problèmes commencent quand disparaît sa collègue dans un de ces quartiers pourris où il ne fait pas bon se promener en jupe quand on est une femme. Scar... Poursuivre la lecture

Last part of us
0
Sauvegarder cet article

Par Corentin Luce.

« L’art est la plus sublime mission de l’homme, puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre ».

Auguste Rodin vient peut-être de définir ce que l’on entend par être humain. Ou plutôt ce qui le distingue et le distinguera sans doute à jamais de l’animal et des machines, aussi sophistiquées soient-elles.

Dans le flot incessant de productions cinématographiques et vidéoludiques fades, rompues au risque zéro, certaines œuvres réussissent tant bien que mal... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles