Managers, dirigeants, développez votre quotient émotionnel !

À développer son intelligence émotionnelle, le dirigeant gagne à se reconnecter à lui-même et aux autres, et in fine, à endosser plus élégamment son rôle dans l’entreprise.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Managers, dirigeants, développez votre quotient émotionnel !

Publié le 29 juillet 2017
- A +

Par Christophe Haag.
Un article de The Conversation

Le contexte dans lequel les managers et les dirigeants évoluent aujourd’hui est de plus en plus complexe. Il est marqué par des rythmes serrés, des zones d’incertitudes de plus en plus larges, des tensions sociales vives, et un devoir d’exemplarité de tous les instants, ce qui rend le quotidien plus difficile qu’auparavant.

Ainsi leur faut-il maîtriser des compétences « autres » que celles apprises traditionnellement sur les bancs d’écoles. Parmi elles, « l’intelligence émotionnelle » (IE, le quotient émotionnel représente sa mesure métrique).

L’intelligence émotionnelle, un pouvoir extraordinaire

L’IE est une forme d’intelligence que des centaines de chercheurs à travers le monde étudient sérieusement et essaient d’évaluer métriquement depuis la fin des années 80. Différents modèles d’IE sont apparus au fil du temps, certains plus fiables scientifiquement que d’autres (notamment celui des deux psychologues nord-américains Peter Salovey et John D. Mayer, pères conceptuels de l’IE).

Malgré leurs différences, tous ces modèles semblent converger vers un constat : l’IE aurait un impact positif sur plusieurs facteurs tels que la santé, la performance au travail, et le bien-être d’un individu. Même s’il ne s’agit pas d’en faire le seul facteur explicatif du succès d’un individu, il semblerait qu’il y contribue en (grande) partie et cela s’applique aussi aux managers et dirigeants d’entreprise.

Ainsi définissons-nous aujourd’hui l’intelligence émotionnelle du manager comme une forme d’intelligence qui suppose la capacité à diagnostiquer son propre état émotionnel ainsi que celui d’autrui et la capacité à mettre en place une tactique émotionnelle afin de favoriser l’épanouissement personnel et collectif et la performance managériale.

Il apparaît que les managers doués de cette intelligence sont dotés d’un pouvoir extraordinaire qui leur permet d’exceller dans leur métier, tout en conservant une équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Ces dernières années, de nombreuses études scientifiques ont révélé qu’un manager au quotient émotionnel élevé a plus confiance en lui, prend de meilleures décisions, est en meilleure santé psychique et physique (il gère mieux son stress et ses angoisses et est moins sujet au burn-out), se laisse moins déborder au travail, génère autour de lui/elle des relations sociales de meilleure qualité, est conscient des conséquences futures de ses actes, a une vie de couple plus harmonieuse, est moins dépendant à l’alcool, etc.

Une capacité mentale à développer

Les managers et dirigeants ont ainsi tout intérêt à développer cette capacité mentale, trop longtemps reléguée sur le banc de touche par notre système éducatif et professionnel. Car oui, passé un certain âge, il est possible de la développer, contrairement au quotient intellectuel (QI).

En effet, des chercheurs français et belges ont découvert que le cerveau émotionnel (et notamment certaines structures cérébrales mises en jeu dans la régulation émotionnelle) est élastique, malléable (on parle de plasticité cérébrale ou neurogenèse) et que l’on pouvait, sous certaines conditions, muscler son IE.

Ainsi vous suggérerai-je, comme l’ont fait Tristan Farabet, Virginie Adnet, Thierry Boiron, Catherine Noailly, Pierre Kosciusko-Morizet et d’autres dirigeants ou managers d’entreprise, de commencer par passer un test de QE (payant) fiable pour ensuite pouvoir agir, en identifiant notamment les dimensions de l’intelligence émotionnelle qu’il vous faut travailler.

À développer son intelligence émotionnelle, le dirigeant gagne à se reconnecter à lui-même et aux autres, et in fine, à endosser plus élégamment son rôle dans l’entreprise.

NB : notez que notre étude (menée sur une population de 1 035 managers : 500 femmes et 535 hommes) montre que les femmes ont des scores de QE significativement plus élevés que les hommes.


The ConversationDécouvrez l’audio-MOOC « Le manager émotionnellement intelligent » de Christophe Haag sur le site d’EM Lyon.

Christophe Haag, Professeur – Chercheur en psychologie sociale, EM Lyon

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Nous vivons dans un monde marqué par une forte incertitude et ponctué d’importantes surprises qui remettent en question bon nombre de nos croyances. Cette remise en question peut être très anxiogène tant il semble que nous ne puissions plus nous appuyer sur rien de stable pour avancer dans la vie. C’est particulièrement vrai dans les entreprises : la situation peut aller jusqu’à une forme de paralysie, causée par le sentiment que quoique l’on entreprenne, un événement imprévu viendra tout remettre en question. D’où un risque de démotivation. ... Poursuivre la lecture

cartels mieux recruter
0
Sauvegarder cet article

Comme tout le monde, vous vous trompez probablement une fois sur deux lorsque vous recrutez des collaborateurs. Lou Adler, consultant américain en recrutements performants, propose une méthode permettant d’éliminer un maximum d’aléas en mobilisant la partie analytique, créative et émotionnelle de votre cerveau quand vous interviewez des candidats.

Pour y parvenir, il faut d’abord se rappeler :

– L’hémisphère gauche du cerveau est davantage concentré sur l’analytique et les processus.

– L’hémisphère droit est plus créatif ... Poursuivre la lecture

À la suite des analyses portant sur les techniques de manipulation des masses dans une démocratie libérale puis sur un antécédent historique de manipulation réussie de la foule, il est possible de déterminer quel est le ressort de celle-ci au regard de la crise actuelle. Sans guère de surprise, l’irrationalité peut se déverser sans retenue une fois les digues morales et légales levées ou effondrées.

Les libertés, premières victimes expiatoires de la psychologie des foules

Dans toute situation d’urgence la première victime ce sont les l... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles