Législatives : les grands losers du PS

J-C Cambadélis mars 2015-Parti Socialiste(CC BY-NC-ND 2.0)

Les législatives ont peu mobilisé les Français et ont surtout révélé l’échec cuisant de plusieurs anciens membres du gouvernement socialiste.

Par la rédaction de Contrepoints.

Tremblement de terre au sein des partis : le PS et Les Républicains redoutaient que le parti d’Emmanuel Macron ait la majorité absolue :  La République En Marche atteint les 32,9%. Une vague « ni rose, ni bleue » ?

7877 candidats se présentaient. La fonction de député semble susciter des vocations. Rappelons que 15 députés sont au minimum nécessaires pour former un groupe parlementaire à l’Assemblée.

Dans tous les cas, le taux de participation est faible : 49%. L’abstention augmente inexorablement depuis 1993. Et il n’avait jamais été si haut depuis 1958.

Le PS pourrait perdre 90% de ses députés. Le PS arrive en effet derrière LREM, LR, le FN et La France Insoumise.

Plusieurs anciens membres du gouvernement échouent dès le premier tour. C’est  une claque.

Benoît Hamon, candidat à Trappes dans la 11ème circonscription des Yvelines termine troisième. France Info parle d’une « deuxième claque électorale en l’espace de deux mois pour Benoît Hamon ».

Aurélie Flipetti est éliminée elle aussi dès le premier tour en Moselle.

Enfin, Jean-Christophe Cambadélis était en concurrence avec Mounir Mahjoubi, actuel secrétaire d’État chargé du numérique, candidat de la majorité présidentielle dans la 16ème circonscription de Paris. Il est balayé dès le premier tour avec moins de 10% des voix.

Le taux de participation a été ici de 32% seulement. Toujours alarmiste, puisqu’il avait déjà annoncé qu’il faudrait en cas de grosse défaite, vendre le siège du PS rue de Solférino, il a déclaré

Il n’est ni sain ni souhaitable qu’un président de la République… bénéficie du monopole de la représentation nationale.

Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Éducation nationale, se présentait dans la 6ème circonscription du Rhône. Créditée de 19% des intentions de vote avant le 1er tour, loin derrière les 30% du candidat En Marche Bruno Bonnell, elle ira finalement au second tour, mais elle est à 20 points du candidat En Marche.

Bref, la Bérézina. Et c’est sans compter la défaite financière qui accompagne inéluctablement cette défaite électorale : en effet, selon Le Point, cette défaite fera perdre au PS une grande partie de son financement public.