Climat : tous contre Trump ?

En dénonçant les accords de Paris, Trump met les pieds dans le plat de la bien-pensance climatique et donne surtout de gros atouts à son pays.
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Climat : tous contre Trump ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 29 mai 2017
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Au G7, c’est la panique et la consternation. Malgré le beau temps, malgré les bons repas et les mets goûtus, malgré la bonne volonté de presque tous les membres du G7, Donald Trump a refusé la moindre concession au sujet du climat. C’est intolérable !

Tout le monde sait, pourtant, que la planète va mal. Tout le monde sait que les températures n’arrêtent pas d’augmen… de changer ! Tout le monde sait aussi que, lorsqu’on voit un ours polaire affamé qui erre sur une banquise en petits morceaux, c’est bien le début de la fin et que les années sont comptées pour l’Humanité !

Dès lors, il apparaît indispensable de tous faire groupe, de rappeler, régulièrement, les efforts que nous devons, tous, faire de façon impérieuse pour que la catastrophe soit évitée. Et l’une des occasions rêvées pour faire corps dans une belle ferveur, c’est justement le G7 où les dirigeants des principales économies de la planète se rassemblent pour prendre de fermes décisions.

Manque de pot, cette fois-ci, le président américain s’est montré intransigeant : Donald Trump a refusé la moindre concession au sujet de la lutte contre le réchauffement climatique.

Il faut dire qu’il était attendu au tournant : lors de sa campagne présidentielle, il avait clairement annoncé la couleur en expliquant, en vrac et plusieurs fois, que le réchauffement climatique était une calembredaine, que les accords économiques et énergétiques passés sous Obama étaient bien trop contraignants et qu’il entendait bien, une fois élu, dénoncer tout cela avec fracas. Dès lors, la position américaine officielle — qui peut maintenant se résumer à un détricotage massif de toutes les décisions climato-affolées prises depuis huit ans par Obama — a eu le don de faire instantanément sortir de ses gonds toute une presse délicieusement éco-consciente : depuis que le Donald est aux manettes, il ne se passe plus guère de semaine sans qu’on nous explique, par le menu, comment telle ou telle administration américaine écolo-centrée va se retrouver privée de fonds par les décisions présidentielles, pourquoi l’avenir de la planète est subitement plus en danger avec le nouveau président américain, et comment vient subitement d’exploser le nombre d’espèces animales passées au broyeur capitaliste.

Et là, c’est le pompon puisque Trump va même plus loin : il a clairement annoncé que, dans quelques jours, il décidera s’il doit sortir les États-Unis des Accords de Paris.

C’est affreux. C’est abominable. C’est catastrophique. C’est…

Mais au fait, c’est quoi, ces accords de Paris ?

Eh bien il s’agit essentiellement d’un pénible texte légal, écrit avec la précision diabolique propre à ce genre de gros traité multilatéral que chaque dirigeant d’un État quelconque doit pouvoir s’engager à appliquer sans gros souci devant son parlement, ce qui impose donc un niveau d’exigence extrêmement bas. Bien évidemment, ce n’est absolument pas décrit ainsi dans les médias qui ont semble-t-il pour objectif de présenter ces opérations de marketing politique comme une avancée majeure dans l’histoire de l’Humanité.

Plus prosaïquement, les Accords de Paris ont pour objectif vague de contenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C, ainsi que diminuer l’usage des énergies fossiles et faire preuve d’une contrition aussi large que possible (et surtout financièrement palpable) vis-à-vis de petits États insulaires qui sont évidemment des victimes dans cette histoire (ne discutez pas).

Comment comptent s’y prendre les participants ? C’est à la fois simple et parfaitement grotesque : outre l’utilisation assez généreuse de poudre de perlimpinpin et du concentré subtil de prouts de licornes, l’idée consiste essentiellement à déverser des tombereaux d’interdictions et de taxes sur ceux qui envisageraient de polluer, de favoriser certaines énergies au détriment d’autres (généralement sans aucun rapport avec l’efficacité), de montrer du doigt et de jeter l’opprobre sur ceux qui refusent de se conformer à la doxa en vigueur.

On le comprend : dans ce cadre, l’Amérique de Trump est à la fois un coupable tout désigné et un bouc-émissaire parfait puisqu’en définitive, c’est bel et bien le capitalisme et l’industrialisation qui sont directement responsables de tous les maux subis par l’Humanité ou, quand ce n’est pas elle, le reste de la Nature. Et le refus du président américain de faire la moindre concession dans le sens voulu par les autres membres du G7 constitue donc une véritable déroute en rase campagne pour les élites de la planète.

Pourtant, il fallait s’y attendre.

D’une part, comme je l’ai mentionné, Trump n’a pris personne par surprise : il avait clairement annoncé qu’il n’entendait pas poursuivre les efforts américains comme sous l’administration Obama. La mine outrée de la pauvre Angela ne devrait rien y changer : au moins le dirigeant américain est-il cohérent, puisqu’il fait ce qu’il dit.

D’autre part, il semble nécessaire de rappeller que du point de vue américain, les accords n’ont pas été ratifiés par le Congrès et ne sont que le résultat d’un décret présidentiel signé par Obama. Trump a donc toute latitude pour les annuler, n’en déplaise aux politiciens français comme Ségolène Royal qui persiste à croire, dans son incompétence habituelle, que son morceau de papier serait contraignant.

Enfin, Trump rappelle à peu de frais avec ce genre de décision que personne, en Europe ou ailleurs, ne peut imposer quoi que ce soit aux Américains. La différence essentielle est ici diplomatique : Trump a surtout le mauvais goût de se comporter de façon fort impolie, voire presque rustre, là où Obama faisait toujours preuve de politesse et d’onctuosité pour envoyer balader ses alliés. Mais dans les deux cas, le résultat est le même : les intérêts américains passent toujours avant les petites manœuvres politico-politiciennes des Européens.

En pratique, comme je l’écrivais lorsque les accords de Paris furent proclamés urbi & orbi en 2015, ces accords sont un simple morceau de papier sans grande valeur. Mais jusqu’à présent, ils avaient l’avantage politique assez considérable de représenter une façade, celle d’un front de dirigeants « unis pour sauvegarder notre planète ». Avec ces accords, Obama pouvait continuer de passer pour cet Afro-américain cool et progressiste, aux idées larges et pleines de bon sens que la presse, notamment européenne, encensait régulièrement.

En rejetant ces accords, en les renvoyant dans les limbes de paperasseries inutiles qu’ils n’ont jamais cessé d’être, Trump met les pieds dans le plat et se comporte comme un gros malpoli : il refuse de jouer au jeu, de prétendre, comme les autres dirigeants, faire quelque chose pour la planète. Il a le mauvais goût de rappeler à tout le monde que ces accords ne sont pas contraignants. Mais il y a pire : en refusant de suivre ces accords, Trump retire potentiellement de gros boulets artificiellement écologiques à l’économie américaine. Parallèlement, d’autres pays, malins, feront exactement de même (la Chine ou l’Inde en particulier). En revanche, l’Europe (de Merkel à Macron), drapée dans ses certitudes et son besoin d’unité à n’importe quel prix, va continuer exactement sur la même ligne ; et lorsque l’Amérique de Trump tirera son épingle du jeu, lorsque la Chine, l’Inde ou la Russie s’affranchiront discrètement de ces accords qui, de toute façon, ne mènent à rien, l’Europe persistera.

Finalement, ce n’est pas tant l’impolitesse et l’obstination de Trump qui mortifient à ce point Merkel et les autres dirigeants du G7. Non, c’est bien l’évidence que le président américain assume complètement faire fi d’une opinion publique internationale construite de façon artificielle, et surtout qu’à terme, ce choix donnera un atout économique considérable à son pays. L’Allemagne, la France ou le Canada ne peuvent vraiment pas en dire autant…
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  • Trump a dit qu’il réfléchissait……après tout , c’est peut être bon pour l’Amérique que l’Europe imprime des milliards d’euros dans des moulins à vent ,cela permet d’imprimer des tonnes de dollars ?

  • A supposer que le risque climatique soit aussi dramatique que certains le prétendent, la bonne solution est d’investir chez nous, pas de faire des cadeaux aux autres. Et l’investissement c’est un gros effort de recherche couplé à des économies de bon sens (isoler mieux, réduire le besoin de déplacement futiles de marchandises en réparant et en fabriquant le pièces de rechange sur place-via 3D par ex-). Arrêter la course au rendement agricole en revenant à des modes de culture moins exigeants en énergie…
    Enfin, tous les problèmes dérivant en fait de l’accroissement de la population, il faut stopper cet accroissement en arrêtant l’immigration dans les pays les moins surpeuplés et en expliquant à ceux qui sont surpeuplés qu’ils doivent combattre ce problème et ne pas espérer exporter leur surplus de population.

    • La révolution verte que vous appelez agriculture énergivore a permis de nourrir la planète et éradiquer les famines! D’ailleurs je doute que la culture biologique, cette escroquerie, soit moins énergivore!

    • « Arrêter la course au rendement agricole en revenant à des modes de culture moins exigeants en énergie… »
      si ce sont ça, vos idées de « bon sens »…parce que, par exemple, que signifie « revenir » à des modes de cultures…si c’est faire bosser les enfants ou trimer à arracher à la binette les mauvaises herbes. J’en parle parce que j’ai encore en mémoire un maraicher en « bio » qui a suivi ce type de recommandation: à 45 ans, il en paraissait 60 au moins.
      Cassé de partout pour faire plaisir aux consommateurs.
      Et votre couplet malthusien sur l’accroissement de la population: seul le développement économique permet la transition démographique. Donc, l’accès à l’énergie bon marché peut y pourvoir, certainement pas les moulins à vent et autres PV.

      • Bravo Nevez, très justes vos remarques!

      • Qui a dit qu’il fallait revenir à l’agriculture du passé ? On peut parfaitement faire le tri dans les évolutions (variétés adaptées, meilleur équilibre écologique plutôt que profusion d’engrais et de pesticides…). Et sans aller jusqu’à arracher les mauvaises herbes une par une, serait il si dramatique d’avoir un peu plus de paysans et un peu moins de chômeurs ? Enfin il est exact que la transition démographique est une conséquence du progrès mais du progrès généré localement. Le progrès importé dans des populations non prêtes génère des déséquilibres brutaux. Enfin, je ne défend pas les moulins à vent, je penche beaucoup plus vers le nucléaire !

        • serait il si dramatique d’avoir un peu plus de paysans et un peu moins de chômeurs ?

          Là pour le coup ce n’est même plus un raisonnement malthusien, mais mélenchonnien 😀

        • « serait il si dramatique d’avoir un peu plus de paysans et un peu moins de chômeurs ?  »
          C’est vrai, et puis, on pourrait remettre à la mode les poinçonneurs de ticket de métro, ça serait tellement plus chic que les portillons pour les touristes et on aurait moins de chômeurs…

        • JCB: serait il si dramatique d’avoir un peu plus de paysans et un peu moins de chômeurs ?

          Vous allez forcer les chômeurs à travailler la terre comme dans les pays communiste ?

          Il n’y a pas de chômage dans le pays libre d’à coté et une caissière y gagne 3,5 fois plus qu’en France.

          Indice liberté économique – Classement des pays

      •  » Et votre couplet malthusien sur l’accroissement de la population:  »

        Quand l’Inde était le symbole de la famine il y avait 2 fois moins d’habitants qu’aujourd’hui.

  • Heureusement que nous avons au moins un homme réaliste à la tête d’un état de premier plan. Avec Clinton, l’escroquerie des énergies renouvelables auraient permis à Al Gore, et ses commanditaires, de se faire des fortunes incroyables!

  • Ce qui mortifie le plus la pragmatique Merkel c’est qu’elle se demande comment elle devra annoncer aux citoyens allemands et aux autres pays européens qu’elle aussi se retire de ces billevisées écolo… Oui, je pense bien que c’est cela qui la gène le plus : on vous a menti pour vous plumez fiscalement et maintenant on fait machine arrière !!!

    • Pauvre Merkel ,elle coupe la branche sur laquelle elle est assise.elle appauvrit l’Europe en croyant enrichir l’Allemagne mais à long terme , c’est du suicide.

      • En êtes-vous sûrs? Comment pouvez-vous affirmer que c’est la position européenne qui est suicidaire, et non la position américaine? Qui peut dire quelles seront les conséquences du réchauffement climatique dans 10 ou 20 ans? Vous, apparemment.

        • Il faudrait commencer par démontrer qu’il y a un réchauffement climatique et ensuite qu’il est essentiellement dû à l’activité de l’homme.

          Autant je suis d’accord que le climat change, la terre n’étant pas figée dans le temps et l’espace, ça semble logique qu’elle évolue, autant je ne comprends pas cette obsession pour les émissions de CO2. Comme si nous pouvions résumer le climat à cette seule variable, alors que nous en savons très peu sur le fonctionnement de ce dernier.

          • @ Eric
            Vu le nombre d’équipes scientifiques qui ont collaboré de façon multidisciplinaire à la partie scientifique du rapport du GIEC (partie politique sans doute plus discutable), ni vous, ni moi (ni D.Trump) ne sommes compétents pour répondre aux questions d’un réchauffement climatique, sa réalité, ses causes et la part anthropique dans le phénomène.

            Donc le doute raisonnable est la réponse actuelle. Il faut continuer « l’enquête à charge et à décharge ». (Et il est probable que les équipes U.S. soient nombreuses, dans ces chercheurs).

            L’admiration du personnage parce qu’il conforte ces partisans de Contrepoints, pro-nucléaires et anti-renouvelables, alors qu’il a bien des projets de repli national, de limitation des échanges commerciaux (du marché) et de menaces contre les délocalisations industrielles, est au moins ridicule et contradictoire.

            À propos du CO2, je crois qu’il s’agit d’un indice pratique, facilement mesurable, mais aussi un interprète de tous autres gaz, (d’origine anthropique) toxiques ou à effet de serre (dont NO, micro-particules, dérivés soufrés, nitrés …)

            • mikylux: À propos du CO2, je crois qu’il s’agit d’un indice pratique, facilement mesurable

              Non, rien n’est « facile » dans la mesure d’émissions de gaz à l’échelle d’une planète.

              L’échantillonnage est ridicule, un capteur en moyenne tout les 510 millions de m2, et les marges d’erreur sont énormes. Les satellites ne mesurent qu’une des facettes du cycle du CO2 sans avoir de discrimination vraiment précise avec, là encore, des marges d’erreurs énormes. On ne parle même pas des « reconstructions » des données du passé, encore moins fiable.

              Tout ce flou laisse largement la place au doigt mouillé, à la louche, en bref, aux biais humains.

              Ce qui explique que tous les modèles sont aux fraises : On ne comprend pas encore bien le climat et les données en entrées sont moisies:
              https://curryja.files.wordpress.com/2015/12/christy_dec8.jpg

              ni vous, ni moi (ni D.Trump) ne sommes compétents pour répondre aux questions

              N’importe qui peut voir que les modèles sont aux fraises et que la théorie n’est absolument pas confirmée actuellement.

              mikylux: Vu le nombre d’équipes scientifiques qui ont collaboré de façon multidisciplinaire à la partie scientifique du rapport du GIEC (partie politique sans doute plus discutable), ni vous, ni moi (ni D.Trump) ne sommes compétents

              On parle d’une planète entière, d’un système chaotique par définition avec des cycles à la fréquence variable des battements et des rétroactions à la dixième décimale.

              mikylux: L’admiration du personnage parce qu’il conforte ces partisans de Contrepoints

              Personne ici ne « l’admire » et il ne conforte rien du tout, un type aussi détesté ne peut être que préjudiciable à la vraie position scientifique.

  • Et de rappeler qu’en seulement huit ans Obama a doublé la dette déjà faramineuse des États-Unis pour un résultat nul.

    9 mille milliards de dollars (9 trillions) claqués en pure perte, c’est 50 fois le coût de la transition énergétique allemande, 100 fois le coût de la totalité du programme nucléaire français depuis 1945, de quoi payer 23’985 années de consommation d’uranium en France.

    Les journalistes sont vraiment des imbéciles. Censés analyser rationnellement les choses pour en exposer les réalités ils tombent dans tous les biais possibles.

    • Les journalistes …ne sont pas des imbéciles,ils ont compris que les gens ne veulent plus du sérieux mais de l’humour de la joie et du people…..seules choses qu’ils sont encore capables de comprendre et encore ,ce n’est pas sûr !

      • ls ont compris que les gens ne veulent plus du sérieux mais de l’humour de la joie et du people

        On parle des vendeurs de peur… rien à voir.

        • La peur est une émotion aussi forte que la joie, ce sont deux émotions complémentaires qui s’enrichissent mutuellement. Est considéré comme malade ceux n’ayant pas en équilibre ces 2 émotions . C’est un peu la même chose que la carotte et le bâton ,trop de l’un ou l’autre n’est pas bon pour la santé.

  • si il y a un problème c’est que les gens ne peuvent plus dire « tout le monde est d’accord pour…. »
    Avant il y avait le confort d’imaginer que , certes il est possible qu’on fasse des conneries..MAIS..comme tout le monde fait pareil…c’est moins grave..moins grave bien sur pour les dirigeants (ou décideurs) , pas pour les dirigés (ou décidés?).. Penser comme tout lemonde est confortable…

  • les seuls à pouvoir faire quelque chose pour la planête , ce sont les citoyens du monde entier ; à charge pour eux de moduler leur façon de vivre s’ils estiment que ça peut changer l’avenir de l’humanité ; les dirigeants , quoi qu’ils décident , quoi qu’ils fassent , ne le font généralement que pour une histoire d’argent à récupérer ;

  • Votre argumentation est bien construite, mais malheureusement on ne peut s’empêcher d’avoir l’impression d’être manipulé. Vous me faites penser à cette itw de Carla Bruni Sarkozi dans laquelle elle expliquait qu’elle avait du mal à apprendre à compter à son petit garçon car elle-même ne savait pas très bien compter. C’est là un message des plus populistes que l’on puisse entendre : « c’est pas grave si vous ne savez pas compter, on peut quand même s’en sortir, regardez-moi! ». Vous vous faites pareil : « c’est pas grave le réchauffement climatique, on va trouver une solution, ne vous en faites pas… » En clair, ne vous sentez pas coupable, continuez à polluer, consommer, nous enrichir, et tout ira bien, tout ça c’est des c….ies, après nous la fin du monde… J’ai rarement lu un propos aussi irresponsable !

    • SIDA, vache folle, grippe aviaire, réchauffement climatique, nucléaire, météorites, perturbateurs endocriniens…
      Laquelle de ces fins du monde devons nous traiter en priorité?

    • Un petit coup d’oeil dans le rétroviseur et vous verriez que c’est le froid qui est plus à craindre que une hausse des températures. Les périodes chaudes ont toujours coïncidé avec des développement économiques et culturels (période romaine, optimum médiéval). Les températures plus élevées, conjuguées avec des taux de CO2 élevés permettent une production de biomasse plus importante (le Sahel reverdit depuis plusieurs années). Comme le fait remarquer Patrick Moore (cofondateur de Greenpeace), pourquoi y a t il beaucoup plus d’habitants aux US qu’au Canada? (idem pour les pays scandinaves vs l’Europe du sud).
      Je peux comprendre votre angoisse car à force d’être abreuvé par les mêmes images, on finit par y croire. Cependant, cela fait maintenant plus de 30 ans que j’entends ces annonces apocalyptiques et pour l’instant, aucune prédiction ne s’est avérée juste. La faute à la nature dont la dynamique est très loin d’être modélisable dans sa complexité, au génie humaine (merci Norman Borlaug).
      Enfin, désolé, mais l’auteur n’a jamais dit de « continuer à polluer ». En général, le désir d’avoir un environnement « propre » va de pair avec le développement économique, donc la création de richesse.

      • Selon les cycles de Milankovitch, la prochaine période glaciaire n’interviendra pas quelques milliers d’années. Ce qui laisse le temps de voir venir. Et la différence des temperatures normales avec la période glaciaire n’est que de 5° environ (on parle de moyenne).

        Si l’augmentation de température genere une amélioration economique a travers une amélioration agricole, il n’en a pas la meme conséquence partout dans le monde: l’embellie climatique qui a permis l’emergence des vikings est la meme qui a causé la disparition de la civilisation maya.

        Quand au rapport entre la biomasse et le CO2, il est avéré. En revanche, nous ne mangeons pas que des salades. Notre alimentation est principalement consituté de céréales, et la, il y a une stagnation des rendements dans les pays développés, qui n’est pas vérifiée en produciton en température controlée (cad, que l’amelioration des semences se poursuit, il s’agit d’une autre cause) :
        http://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/stagnation-des-rendements-resistance-aux-maladies-que-fait-la-recherche-217-91262.html
        http://www.lapresse.ca/environnement/201301/03/01-4607973-stagnation-de-la-production-mondiale-de-riz-et-de-ble.php
        https://experts.umn.edu/en/publications/recent-patterns-of-crop-yield-growth-and-stagnation
        http://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/11/3/034003
        https://www.sciencedaily.com/releases/2012/12/121218133149.htm
        il s’agit bien evidemment d’une introduction, il y en a plein d’autres.

        En revanche, par le passé (humain), il n’y a jamais eu autant de CO2 dans l’atmosphere, et nous sommes donc en terre inconnu. Tout rapprochement historique apparait dès lors douteux.

        • il y a une stagnation des rendements dans les pays développés

          C’est un ralentissement de l’augmentation des rendements, ils augmentent moins vite que par le passé. En quoi est ce bizarre ? Il n’y aurait pas de maximum à ce qu’un quintal de terre peut produire avec des méthodes raisonnables d’autant plus que la productivité industrielle est très mal vue depuis des décennies ?

          En revanche, par le passé (humain), il n’y a jamais eu autant de CO2 dans l’atmosphere

          Il y a un capteur de CO2 pour 510 millions de km2, l’Afrique, le Moyen-Orient, la Chine, la Russie, l’Inde, le nord du Canada ne sont virtuellement pas couverts, le CO2 « historique » a été déduit en partant de quelques échantillons représentant un simple point sur notre immense planète séparée parfois de plusieurs siècles sans qu’on puisse réellement étalonner ces « déductions ».


          Un décuplement du CO2 ne représente toujours que 0.000001 partie, vous faites comment pour atteindre cette précision de mesure en examinant un stomate fossile et en quoi cette valeur prise sur un fossile du Lubéron représente réellement le CO2 planétaire à cette époque ? Les indices pointent effectivement vers une augmentation qui n’a strictement rien de surprenant, quant à avancer des valeurs précises, c’est une autre paire de manche qui sépare la science du doigt mouillé.


          Par exemple pour « l’acidification de tous les océans de la planète », les résumés des « études scientifiques » avancent un pH des océans précis au centième sous Louis XV, 140 ans avant que la notion de pH soit connue et 220 ans avant l’invention d’un instrument fiable et des campagnes de mesures.


          Mesure-t-on réellement les données de notre planète, dans ces études « sélectionnées » ou les biais de gens convaincus d’avance de ce qu’ils doivent voir ?

    • continuEZ à polluer..et vous? vous faites quoi? on peut avoir un aperçu de votre mode de vie qui ne pollue pas…tiens au fait.. un peu dans le sujet…
      bon la vertueuse Allemagne elle rejette combine de CO2 d’origine fossile ( car dans ce monde merveilleux brûler de la biomasse n’émet pas de CO2..
      bon…en gros je vois des gens qui parlent ,remuent des bras et des pales me prennent des sous pour ne pas consommer et produire de l’energie gratuite…et ça m’intrigue un peu.

  • Quand j’étais au collège au début des années 70. De gentils enseignants de gauche nous alarmaient sur le refroidissement climatique ayant pour cause le capitalisme et l’industrialisation. Des prévisions annonçaient New-York congelé et mourant en 1980 . La congélation ne venant pas, les memes pour des raisons identiques nous annoncèrent le péril du réchauffement …

  • C’est affreux. C’est abominable. C’est catastrophique. C’est…

    J’ai trouvé la solution : c’est catastratosphérique ?

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