Votre épargne, c’est votre liberté

Le capital représente la liberté et la dette représente la servitude. Curieusement les communications officielles tentent de nous faire oublier ces principes.

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Votre épargne, c’est votre liberté

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 22 mai 2017
- A +

Par Simone Wapler.

Jamais on n’a créé autant d’argent ou de crédit dans l’histoire. Plus de 9 000 Mds$ depuis la crise financière de 2008.

Jamais on n’a vu autant de gaspillages, de mauvaises allocations de capital. Les États-providence captent en moyenne 40% des économies et la croissance s’étouffe sous le poids de la dette. Même l’OCDE a récemment admis que trop de « redistribution » et « dépenses sociales » étaient nuisibles à l’expansion économique.

L’épargne, garante du progrès économique

Comme le rappelle Bill Bonner : « le progrès économique dépend de l’épargne et non des dépenses ». Il dépend de la bonne allocation de cette épargne vers des actifs productifs. Ce sont les détenteurs d’épargne qui sont les mieux à même de juger de ce qui est véritablement productif. S’ils se trompent, ils sont punis et par conséquent ils apprennent de leurs erreurs, contrairement aux grands planificateurs étatiques et à la bureaucratie. C’est ainsi que le monde avance…

Pourquoi ces grands principes sont-ils si importants et pourquoi nous les ressasser tous les jours ? Parce que le capital représente la liberté et que la dette représente la servitude. Parce que la première et préférable à la seconde. Mais aussi parce que toute une communication institutionnelle souhaite nous faire oublier ces principes…

Les gouvernements des États-providence ont intérêt à nous faire croire que leurs dépenses sociales sont la panacée qui nous soulagera de tous les maux. Ils ont intérêt à décourager l’épargne pour mieux organiser la dépendance. C’est le but même des politiques monétaires.

Stocker l’épargne sous forme d’or

Face à cela,  faute d’opportunité d’investissement productif, stockez une partie de votre épargne en métaux précieux. L’or coûte actuellement 1 230 $ l’once (soit environ 1 120 €)

Un phénomène étrange se produit : alors que des milliers de milliards de monnaies factices sont créés, les métaux précieux ont beaucoup moins progressé que les actions, les obligations et même les crypto-monnaies comme le bitcoin.

Il est même possible qu’au cas où une récession s’officialise aux États-Unis, l’or baisse encore, exactement comme cela s’est produit en 2008. Lorsque la crise des subprimes avait éclaté, de l’or avait été vendu pour couvrir des pertes, provoquant une chute des cours avant une hausse qui a culminé en 2012 à 1 900 $ l’once. En 2012, le bilan des banques centrales se montait à moins de 9 000 Mds$. Il a depuis augmenté de 50%.

L’or est aujourd’hui une opportunité contrarienne rare. Il peut encore reculer en cas de crise financière, mais faites confiance aux banquiers centraux pour à terme détruire l’épargne et la monnaie-crédit.

Comme le dit l’auteur libéral Daniel Tourre :

Une pièce d’or, trouvée au fond de l’eau dans un galion naufragé, a conservé sa valeur pendant 400 ans, sans banque centrale, sans experts et sans ministres de l’Économie. Les crustacés sont manifestement plus compétents pour garder une monnaie saine, moins arrogants et moins coûteux qu’une banque centrale.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici.

Voir les commentaires (12)

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  • le capital représente la liberté…….ben c’est justement ce que la banque centrale veut détruire : et notre capital et notre liberté ;

    • @ véra

      Cet article est un serpent qui se mord la queue!

      Le capital (l’or en particulier) n’a, « en soi », qu’une valeur potentielle qui ne devient effective qu’en investissant ou en dépensant! (« l’or ne permet pas de manger! »)

      L’économie a besoin d’argent qui « tourne »!

      Un investissement productif ne vaut que par la vente du produit!

      Si le capital est la liberté, la liberté est limitée a un pouvoir d’investir ou de consommer!

      La liberté ne sert à rien tant qu’on ne « l’exerce » pas!

      On ne « jouit » pas d’un « potentiel » mais bien de ce qu’il permet d’en faire.

      Cela est évident tous les jours: le capital est aussi un droit à pouvoir s’endetter! Avec? L’épargne des autres, évidemment! Qui va vous permettre peut-être de produire et de vous enrichir.

      Entre les 2, là, il y a création de richesse grâce à un « travail humain », valeur nettement plus rentable que la possession d’un capital stagnant!

      Dieu sait que je n’apprécie pas trop la vision socialiste! Mais j’avoue volontiers que les états qui consomment du PIB, « redistribuent » (mal) à des populations à qui la communauté permet de (mal) vivre!

      C’est une vue assez commune dans les pays européens, même si les systèmes sont de droite (couverture des risques par assurances auprès de sociétés privées) ou de gauche (l’état (dés)organise tout lui même avec des millions de fonctionnaires).

      L’humain exige ces 2 aspects, en société:
      – la liberté de vivre et l’acquisition de biens
      – la volonté d’un minimum de solidarité humaine

      Je vois là clairement une contribution essentielle de l’Europe au « patrimoine de l’humanité »!

      Et cette dualité (souci du capital et souci du social), où l’un justifie l’existence de l’autre, est une valeur universelle (d’origine européenne, même si elle se retrouve sous des formes spontanées ailleurs) défendable, sachant que « vivre » (et manger) passe avant de « posséder »!

      • l’or ne permet pas de manger!

        Vous avez des idées pourtant étranges pour un ex-médecin : de l’or j’en ai dans la bouche, et cela me permet de manger, ce qui n’a pas de prix. Cela me permet même d’éternuer sans exploser la couronne, ce qui est fort appréciable. Donc voyez-vous, non seulement l’or dure, mais en plus il vaut … de l’or 🙂

  • Excellente citation : banquiers et ministres de l’Economie moins compétents que des crustacés ! Très drôle et très pertinente !
    Les banques françaises sont-elles nationalisées ? Si oui, à quel niveau (%) ? Je me vois mal poser cette question à mon banquier !

    • @ STF

      Non, les crustacés sont incapables de faire quoi que ce soit avec une pièce d’or!
      Personne non plus si ce n’est la vendre ou la transformer, la posséder jusqu’à votre propre mort ne vous avance pas à grand chose, non plus!

      Les banques sauvées par les états après avoir perdu « au jeu » ne m’apparaissent plus crédibles (elles jouent encore!). Et je leur confie le moins possible!

      Qu’elles soient nationalisées ou pas ne change rien: elles sont internationales, pas nationales, jouent sur tous les tableaux, la preuve en est qu’elles sont présentes dans tous les paradis fiscaux!

  • Oui, l’épargne, c’est la liberté d’investir comme on le souhaite! C’est bien pour cette raison que les étatistes et prétendus redistributeurs sont contre. Je dois dire que ce n’est pas facile de faire passer ce point de vue.

    • @ Mariah

      Les « étatistes » veulent, comme tout le monde une économie, qui « marche » (et qui ne « stagne » pas)

      (l’économie active crée des revenus imposables, de l’emploi, avec des salaires imposables, donc de la consommation, avec TVA etc…) Les lingots d’or dans un coffre ne sont pas imposables si pas connus!). Donc l’état a intérêt a créer l’activité de l’économie.

      – La richesse accumulée chez soi ne sert à rien;
      – à la banque, l’épargne permet à la banque de prêter: c’est mieux,
      – investir en action dans une entreprise, c’est encore mieux
      – et dépenser en consommant justifie et rentabilise les outils de ceux qui produisent

      Il faut de tout pour faire un monde. Et l’argent est fait pour changer de main!

      La redistribution peut être injuste, mal organisée, coûteuse par ses intermédiaires et donc peu efficiente.

      Elle reste nécessaire d’une manière ou d’une autre,
      1) si nous ne voulons pas laisser crever de faim les moins chanceux et
      2) pour garder des clients pour les « produits »!
      3) des billets ou de l’or, dans un tiroir, ça ne sert à rien et à personne!

  • L’or des fous!
    Vivement que l’on taxe la possession d’or et que tout ces Picsou se jettent du haut de leur buldingue
    Une seule chose a de la valeur ,le travail humain et tous les entrepreneurs le savent.
    Tous les états font cette erreur il taxe le travail , il taxe les revenus du capital mais oublient l’or…pourtant ils n’oublient pas la pierre !

    • Ah, vous avez plusieurs guerres de retards. Auriez-vous été congelé pendant plusieurs siècles comme Oetzi ❓ En France, l’or est lourdement taxé … Mais peut-être n’êtes vous pas en France ❓

  • mykilux il n’ est pas question ici de capital dormant ou de capital en mouvement, il est question du respect de la volonté des individus.
    Mais si je veux accumuler du capital à partir d’un moment t1 pour pouvoir m’ en servir à un moment t2, c est dans un but précis. le capital sera dit dormant entre t1 et t2 mais une fois atteint le capital requis a t2 je le dépense pour ce dont j ai envie, pour mes projets, à ce moment mon capital est en mouvement. C est le principe de l épargne quoi, on accumule pour faire face à des dépenses élevées. je préfère de loin passer par l’ épargne que par le crédit car comme le dit l’ auteur, je garde ma liberté. le problème c’est qu’ on nous force à passer par le crédit, pour pouvoir nous asservir plus facilement

    • @ erima

      Rien n’empêche qu’entre t1 et t2, l’accumulation soit active plutôt que dormante, ne fut-ce que pour compenser au moins l’inflation (principe d’une caisse d’épargne).

      Le crédit est à utiliser quand une grosse dépense impayable à t1 rapporte plus que les intérêts à payer (tout ce qui vous permet de travailler: exemple classique).

  • Les commentaires sont fermés.

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