Joli mois de mai, joli gouvernement

Le gouvernement Edouard Philippe, c'est surtout l'occasion de se prendre une pinte de bon sang devant l'explosion du spectre politique français...
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Edouard Philippe par Jonathan Blanc (CC BY-SA 3.0)

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Joli mois de mai, joli gouvernement

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 mai 2017
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Le Youpi™® continue ! Après le Youpi™® naturellement poussé suite à l’arrivée en fanfare d’un nouveau président très bon état général (très peu servi), voilà une nouvelle fois l’occasion de se réjouir avec la nomination d’un gouvernement resserré, de combat, efficace, jeune, frétillant et politiquement bien construit.

Et je dis ça sans ironie : reconnaissons à Macron d’avoir finement joué pour le moment puisqu’il a réussi là une belle synthèse. Du genre 1 et 2 à égale quantité, de l’énarque en bonne dose, une fine vapeur de société civile, une subtile dose d’ancien maoïste avec Gérard Collomb, une pincée d’ex-marxiste avec Jean-Yves Le Drian, du droitard bien tradi avec Darmanin, une louchée de droite molle pour Édouard Philippe, une giclée de vieux briscard Modem qui niait pourtant toute participation au gouvernement et même de l’anguille parfum Tout Ce Qui Passe avec Le Maire, vraiment, pas de doute, c’est habile.

Nicolas Hulot est aussi une belle prise, illustration rigolote qu’on peut très bien survivre à une incohérence idéologique complète, lui qui étrillait Macron il y a encore quelques semaines en estimant qu’il n’avait pas compris « que c’est bien un modèle ultralibéral qui est à l’origine de la crise écolo ». Caution people et personnalité aimée des Français qui adorent les jolies images des vertes prairies sabotées par les méchants capitalistes filmées depuis un hélicoptère éco-conscient cramant 50L de fossiles à l’heure, le petit Nicolas a finalement accepté de rejoindre la Dream Team, le tout avec un rang protocolaire qui frôle l’indécence, ce qui a le mérite évident de faire immédiatement taire toutes les cucurbitacées vertes des précédents gouvernements et des partis chlorophylophiles en complet désarroi.

Bref, il y a boire et à manger et encore une fois, Macron montre qu’il veut et sait, dans une certaine mesure, satisfaire quasiment tout le monde. Mais bien au-delà de ces constats d’usage, observons simplement le paysage politique français à la suite de ces nominations : c’est carrément une boucherie.

Pas un parti n’est épargné, pas une formation n’a survécu intacte à ce qui vient de se passer, et il y a pour cela toutes les raisons de se réjouir franchement.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il est encore bien trop tôt pour porter le moindre crédit à la brochette de nouveaux saltimbanques entrés dans l’arène du cirque Édouard Philippe. Il va falloir attendre un peu, et tout porte à croire que d’une part, les prochaines législatives pousseront à un remaniement (plus ou moins violent selon l’ampleur de la « victoire »), et d’autre part que la réalité, qui n’a pas bougé d’un chouïa, rappellera aux Français qu’un gouvernement et un État ne peuvent pas tout.

Mais en attendant, réjouissons-nous : depuis quelques jours, ce sont bien des couinements d’agonie qu’on entend de tous les côtés du spectre politique ; les manœuvres des uns et des autres pour tenter de sauver leur poste ou leur avenir sont particulièrement réjouissantes. Les contorsions des militants de tous bords, forcés de voter Macron au second tour et qui voient maintenant leurs partis se déliter en quenouille, sont tout aussi cocasses.

À gauche, il faudrait être vraiment bégueule pour ne pas goûter à la tête d’enterrement de Ségolène Royal qui se retrouve sans ministère ni mandat et veut tenter l’entreprenariat, sans doute pour goûter enfin aux joies d’une faillite rien qu’à soi. Cela lui changera des faillites distribuées aux autres. Difficile de ne pas se réjouir des grimaces de Najat Vallaud-Belkacem qui lâche enfin son travail de destruction méthodique de l’Éducation Nationale pour tenter de décrocher une place de député à Villeurbanne. Amis lecteurs qui votez encore, ne lâchez rien : l’échec de Najat est à portée de votre main. Je passe pudiquement sur le cas de Valls dont la gluance atteint maintenant des sommets et pour lequel, là encore, l’échec devient vraiment possible, quasi-palpable. Là encore, voter contre lui pourrait procurer un plaisir simple. Réfléchissez-y.

À droite, le constat est le même : les uns et les autres fuient un navire qui ne sait plus s’il coule, s’il rentre au port, s’il change de cap ou fait un peu tout ça en même temps. Moyennant quelques décisions catastrophiques que, soyons en sûr, la droite la plus bête du monde est parfaitement capable de prendre, une bonne déroute électorale, une jolie branlée de magnitude 9 est envisageable et d’ailleurs, Fillon, devenu précisément expert en dérouillée vigoureuse, y songe déjà. Il n’a pas tort puisque là encore, les électeurs pourront se payer quelques belles mises en orbites de cadors boiteux dont la droite s’encombre avec obstination, comme NKM par exemple.

Aux extrêmes, le bonheur est déjà plein : le Front National est déjà parcouru de soubresauts ridicules. Marion Maréchal-Le Pen, lucide, a judicieusement choisi d’abandonner la Marine qui s’était sabordée au cours d’un débat d’entre deux tours absolument minable. Philipipeau, idiotement sûr de détenir la clef des prochains scrutins, se lance dans son propre mouvement socialistoïde. S’il joue bien, il pourrait courageusement se mégretiser et débarrasser enfin le pays de sa pénible présence. De son côté, Mélenchon, le bourrichon tout remonté et le melon tout gonflé, continue de croire en sa bonne étoile alors que son aura commence déjà à montrer des signes évidents d’affadissement. Là encore, avec un peu de chance et grâce à des triangulaires voire des quadrangulaires torrides, son parti pourrait ne représenter qu’un petit croupion pittoresque à l’Assemblée nationale.

Mieux encore : depuis ce nouveau gouvernement, toute la droite et toute la gauche traditionnelles sont sidérés. On n’entend plus les hordes d’imbéciles socialistes de droite et de gauche tant ils ne savent plus sur quel pied danser. Le trotskysme, le bolchevisme et les bêtises communistes n’intéressent plus personne. Le Parti Socialiste est devenu un sujet de poilades à la machine à café (Cambadélis alimentant de surcroît de belles rafales de tweets photoshoppés pour les rieurs de tous bords), les Républicains parviennent presque à se faire oublier tant leurs dissensions internes empêchent de suivre qui est avec ou contre qui, les Verts ont disparu corps et biens et le reste n’existe plus qu’à l’état de traces, comme les gaz rares.

Non, vraiment, il n’y a pas à tortiller, Macron a réussi quelque chose de phénoménal : dissoudre à peu près tous les partis français dans leurs incohérences internes.

Le souci, bien sûr, est qu’il ne l’a pas fait en apportant une solution radicalement différente, mais en se contentant de profiter de ces incohérences. Il a formé un nouveau centre, attrape-tout, idéologiquement illisible puisque patchwork de pensées bigarrées, de volontés diverses, de compromis forcément foireux puisque construits sur des désirs antagonistes. Avec deux doigts de lucidité, on comprend que tout ceci ne durera qu’un temps et que très forte est la probabilité que Macron fasse un petit sirop de socialisme mou, que dans cinq ans la part de l’État dans l’économie soit supérieure à 57% du PIB, que les prélèvements obligatoires aient encore augmentés et que la législorrhée ait encore grimpé au profit d’une complexité administrative accrue.

Certes.

Mais en attendant, rien ne nous empêche de nous gondoler. Après tout, on paye pour.

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  • marlène schiappa , secrétaire d’état à l’égalité homme femme sous macron , ancienne adjointe du maire PS du mans veut interdire la messe et les cérémonies religieuses à la télévision publique sous prétexte d’infraction à la laïcité ; en revanche elle veut permettre le voile à l’école ( valeurs actuelles ) ; quand je lis ça , je me bidonne moins ;

    • @ véra

      Je l’ai découvert aussi ce matin: étrange logique!

      Mais pour elle comme pour tous les autres, c’est un mauvais procès de condamner un « politicien » (Ils le sont tous, même les nouveaux venus, si pas hier, certainement demain!), de condamner un politicien aujourd’hui pour des propos tenus hier: c’est une sorte d’anachronisme, hors contexte circonstanciel! (Et franchement, quel politicien dont le job est de « parler » tous les jours, n’a pas sorti une co…, un jour, dont il ne serait pas fier, maintenant?).

      Le choix (difficile) a été fait, et comme h16, je crois qu’un remaniement, après les législatives ne tardera sans doute pas.

      Ou bien E.Macron et E.Philippe exerceront une autorité de fer avec un gouvernement aux ordres (comme du temps de N.Sarkozy),

      ou bien cet ensemble hétéroclite voulu s’engagera dans un processus négociation-concessions-compromis et consensus final et univoque.

      Comme dans les autres social-démocraties européennes (le « standard » politique actuel!).

  • Ségo entrepreuse ! Ca va être fun ! Elle qui n’a vécu qu’avec la gamelle républicaine, comment va-t-elle vivre sans subventions ? Je plains ses « futurs » employés, qui feront grêve assez tôt, genre pour toucher leur paye !

    Bayrou Garde des sceaux, et ministre de la Justice… C’est drôle !
    @véra
    Encore une qui croit que son travail consistera à pondre des lois, et interdire tout ce qui ne lui sied pas.

  • La situation est jubilatoire effectivement.

    On sait qu’en profondeur la bête s’agite pour finir de bureaucratiser le pays, mais cette mini explosion des badernes, nous fournit, en plus modeste, un peu de cette dose de rire grinçant que nous trouvons quotidiennement dans les billets de h16.

  • Oui, on paye. Mais c’est cher payé pur ce merdier et celui à venir 🙁

    • @ MichelC

      À qui la faute si vous êtes toujours en France? À un moment, on accepte ou on refuse!

      • Si vous saviez ou je suis en ce moment, vous la fermeriez :mrgreen:
        À force de l’avoir grande ouverte, les mouches vont vous visiter la bouche 🙂

      • Quelle est la nature des travaux à proximité de la station Total à Pulvermuhl ❓
        Ou en sont les travaux du nouveau quartier à Pulvermuhl ❓
        Ou suis-je ❓

  • Sans la barbe le premier ministre ressemble à Jacques. Chirac…enfant cache?
    Un truc que vous avez oublié le génie marketing du président..son parti…LREM…très droite comment voulez vous que LR survive à ça…que de coïncidences…et ce n’est tout…3 présidents successifs de la même taille , petits ,ils pourraient porter les mêmes costumes d’ailleurs Macron porte déjà la cravate de travers et à le cheveux rebelle ?

  • Bonjour cher auteur,

    merci pour cette tirade qui m’a valu mon premier éclat de rire matudinal!

    Maintenant, imaginez que le nouveau président a vraiment la volonté de changer ce pays.
    Donc on a un type qui a mené une OPA sur une boite de 70 millions de personnes. Il doit mettre en place un nouveau Codir.

    Qui y a t il de compétent sur le marché pour faire le job? Sans doute pas mal de monde, plusieurs milliers, allez mettons 10000.

    Parmi ces compétents qui en a envie? Bon, on fait le tour et on en trouve 100.

    Sur ces 100, avec lesquels est il possible de former une équipe soudée, dans laquelle le courant va bien passer, qui va pouvoir tenir vents et marées? Et bien environ une dizaine.

    Bon, c’est pas mal, en terme de management ça doit pouvoir se mettre en marche. (tentative d’humour, haha!)

    Seulement le hic c’est que dans la boite y plein de « si t’es là c’est grâce à moi », de « si tu me prends pas je mets le bazar à la compta », de « nous les commerciaux on veux pas d’un tel sinon on part aux US », de « nous à la prod on pètes les bécanes si tu prends l’autre con ». (les mecs de la prod sont vulgaires, je le sais, j’en suis un!)

    Revenons au réel: qu’est ce que le nouveau président peut faire d’autre que ce qu’il a fait?

    Pas grand chose à mon triste avis!!

    @micalement

    • Et vu de ses antécédents comme conseiller économique et ministre, avec pour résultat 1,1% de croissance en 2016 et 1 million de chômeurs supplémentaires, j’ai des doutes plus que sérieux sur ses compétences! D’ailleurs ce qui distingue un énarque, passé par Science Po, c’est d’en être dépourvu, ce que confirme la réalité!

      • @ Virgile

        E.Macron a démissionné du gouvernement: c’est suffisamment rare pour être significatif!

        Il ne peut pas être considéré comme responsable du bilan à la place de M.Valls ou de Fr.Hollande (qui ont sans doute « corrigé » la « loi Macron » avant de la soumettre à l’assemblée!).

        Son élection en est une confirmation claire: « il est vizir à la place du vizir!

        Les cérémonies ont assez montré les « mamours » de Fr.Hollande pour E.Macron et pas la réciproque! (Qui cherchait « à se faire pardonner »?)

        Donc non, le passé ne prédit pas l’avenir, même si il peut aiguiser votre vigilance!

        C’est le culte de la sinistrose: je prédis que demain sera pire qu’aujourd’hui! Ce qui n’a jamais aidé personne!

  • Je dois à votre article un grand éclat de rire dont je vous sais gré.
    Sur le phénomène Macron, tout a été dit et on ne cessera de tout en dire et en rabâcher jusqu’aux législatives : même la très académique chaîne France-Culture prend part au matraquage.
    On en oublierait presque que Manu the Kid a été élu par défaut, au regard des abstentions, des votes blancs et des votes anti-FN – cette fois encore, le vieil outil mitterandien a bien rempli son office.
    L’exécutif était censé prendre un coup de jeune. Et voilà qu’on nous ressort le folklorique Bayrou ! Renvoi d’ascenseur prévisible s’il en est, quoique il aurait pu se traduire par un sous-ministère des graines et semences responsables, rattaché à l’agriculture, par exemple. Bayrou écope de la Justice, domaine qu’il est appelé à expérimenter de l’intérieur (rien ne vaut le terrain pour se faire la main), puisqu’il est poursuivi pour diffamation. Même si la clémence des juges lui est d’ores et déjà acquise, la crédibilité du Poulidor de la politique au sein de l’irréformable secte judiciaire et du public (si tant est qu’il lui en restait quelques milligrammes), prend un vieux coup dans l’aile.
    Niculat Hulot, ensuite. Gourou du sauvetage de la planète dont les documentaires étaient sponsorisés, si je me souviens bien, par EDF ou Areva. Statégie typique d’avant-législatives : comparable à l’épisode-pilote d’une série américaine, conçu pour accrocher le plus large public, où l’on voit défiler des guest-stars sur le retour.
    Ajoutons Christophe Castaner, inconnu de beaucoup, bien connu des riverains de la Durance. Aux dernières Municipales, il est réélu à 22 voix près à la mairie de la petite localité de Forcalquier. Il est de cette classe politique très, très locale qui a contribué par son immobilisme à la déchéance et à la dépopulation d’un département parmi les plus isolés et arriérés du territoire : les Alpes de Haute-Provence. Elu en 2004 au conseil régional PACA, son ami Vauzelle lui confie la délégation de l’aménagement des territoires. Réélu en 2010 à ce même Conseil régional, il est chargé d’une nouvelle délégation : emploi, économie, enseignement supérieur et innovation. Nous sommes en 2017 et les Alpes de Haute-Provence comptent une seule autoroute qui partant d’Aix, s’arrête en rase campagne sans que le dernier segment vers Gap ait franchi le seuil du projet verbal ; deux voies ferrées non-électrifiées dont l’une est métrique ; un taux de chômage impressionnant et un record de mises en liquidation d’entreprises ; une collection de coquilles vides (le collège international de Manosque, une préfecture-fantôme et un hôpital désert à Digne), et une dépopulation qui si elle continue, fera de ce département une annexe de la lune.
    Certes l’ami Castaner est cantonné au second rôle de porte-parole, renvoi d’ascenseur là encore pour ce personnage qui rêve sans doute d’un destin national qui l’arracherait à son fief par trop populeux, mais lorsqu’on nous parle de réunion de compétences au sein du gouvernement Philippe, et qu’on nous brandit les trois guignols précités, on est porté à nourrir quelques doutes…
    Sans doutes ces figures du passé retomberont dans l’oubli sitôt franchi le stade printanier des sourires et des congratulations, et que nous serons passés aux choses sérieuses.
    Si nous y passons quelque jour.
    Car l’enfant s’annonce mal, et son accouchement tourmenté.
    L’effondrement spectaculaire des partis politiques, le raz-de-marée que vous décrivez si bien, qui a envoyé par le fond tant et tant de caciques, il traduit à la fois un profond malaise au sein d’une population devenue si hétérogène qu’elle rend tout sondage, toute étude sociologique vaine, et des attentes qu’aucun programme conçu par les meilleurs cerveaux ne pourra combler, tant elles sont, là encore disparates.
    On nous parlera vraisemblablement d’austérité, puisque rien n’a changé, la dette est là, elle est l’envers du libéralisme et personne ne veut plus en entendre parler mais il en sera encore et toujours question, et la mise en place d’une politique de libre entreprise, seule échappatoire au chômage de masse et à la précarisation par les contrats jetables, se heurtera aussi vraisemblablement aux poids d’une bureaucratie, d’une fiscalité et d’une obsession du flicage qui sont inscrites si profondément dans l’ADN franco-français qu’il est à douter que cinq années et l’énergie de deux boxeurs suffisent à en venir à bout.
    Wait and see… donc!

  • Ce qu’il y a de merveilleux dans votre nouveau gouvernement, c’est qu’il est composé d’inconnus … qui seront vite oubliés.
    Ne cherchez pas à les appeler par leur nom. C’est pure perte de temps !!

  • Les commentaires sont fermés.

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