Législatives : les choses se compliquent pour Macron !

Couacs et désordre dans les investitures aux législatives du parti du Président élu : il semble bien que l’état de grâce soit terminé pour Emmanuel Macron.

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Législatives : les choses se compliquent pour Macron !

Publié le 14 mai 2017
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Par Nathalie MP.

La semaine a démarré comme toutes les semaines post élection présidentielle. Les journaux ont mis de belles photos du vainqueur en une de leur édition spéciale et les journalistes sont partis à la pêche de petites révélations mignonnettes et insolites concernant le nouveau Président. On nous a parlé de ses soirées karaoké quand il était à l’ENA et on nous a montré les « images émouvantes » de son mariage avec Brigitte. 

Malgré quelques calculs inquiétants montrant dès dimanche soir la faible adhésion dont Macron peut se prévaloir dans l’ensemble de la population, et malgré l’immensité de la tâche qui l’attend (et qui aurait attendu tout autre candidat), on s’est d’autant plus laissé bercer par ces gentils récits que les abandons et refondations à l’œuvre dans les partis concurrents évincés n’ont pas manqué de nous divertir grandement.

Avec les législatives, les affaires sérieuses commencent

Mais tout ceci, c’était avant, et ça a duré exactement trois jours. Jeudi dernier, La République En Marche (LREM) a présenté comme promis les 428 candidats qu’elle a investis en vue des législatives des 11 et 18 juin prochains, étant entendu que le reste du contingent sera dévoilé d’ici une semaine. C’est là que les affaires sérieuses ont vraiment commencé, et autant dire qu’elles ont commencé dans le plus grand désordre et pas mal de couacs.

Comme beaucoup de Français, j’ai regardé le documentaire « Les coulisses d’une victoire » sur la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron diffusé par TF1 lundi soir dernier. Et comme beaucoup de Français, je me suis fait la même réflexion que Yann Barthès :

Et moi qui pensais qu’une élection présidentielle, c’était du calcul, du cynisme et beaucoup de coups bas… Mais je faisais fausse route ! C’est tout le contraire : une campagne présidentielle, c’est avant tout de l’amour, de la bienveillance et du rire !

Imbroglio entre Bayrou et Macron

Dans ce film qui semble en effet n’avoir cadré que les instants les plus flatteurs d’une campagne dont on imagine mal qu’elle ait pu se dérouler en permanence de façon aussi lisse et potache, je retiens cependant trois éléments : Macron fait montre en toutes circonstances d’un calme olympien qui confine presque à la désinvolture calculée ; lors de ses déplacements, il a pu constater lui-même que « les gens sont à cran » ; et on voit François Bayrou lui susurrer confidentiellement à l’oreille : « Je suis là pour vous aider, rien d’autre. »

François Bayrou est soudain devenu une énorme pierre dans le jardin bien agencé qu’Emmanuel Macron tente de se cultiver jour après jour. Les investitures de LREM étaient à peine connues qu’il faisait part, bruyamment et chiffres à l’appui, de son mécontentement. Même si, dès le lendemain, les alliés semblaient s’être rabibochés ; mais pour combien de temps ?

D’après le Président du Modem – celui qui voulait « aider, rien d’autre » – il y aurait en fait un accord très précis entre son parti et celui du Président. Ce seraient exactement 120 sièges qui auraient été négociés, et voilà que le Modem se retrouve avec seulement 38 circonscriptions.

Second problème soulevé par le Modem, qui a pointé les listes avec beaucoup de vigilance, la part accordée au Parti socialiste dépasse tout ce qui était prévu. Selon ce décompte, outre la société civile qui est représentée par 197 candidats, ce sont 153 PS, ex-PS et PRG qui ont été investis, contre 38 Modem, 25 LR ou ex-LR et 15 UDI ou ex-UDI. Conclusion de François Bayrou :

L’accord que nous avions négocié depuis des mois a été foulé aux pieds. En tout état de cause, je ne participerai pas à une opération de recyclage du PS.

Certains dirigeants de LREM tentent de calmer le jeu et assurent qu’un terrain d’entente sera vite trouvé avec l’allié centriste, mais d’autres enfoncent le clou en disant que la commission d’investiture n’a retenu que les meilleurs candidats ou que le Modem ne peut pas bénéficier d’un « droit de tirage perpétuel ».

Pour sa part, Bayrou considère que sans son ralliement (annoncé le 22 février 2017), Macron n’aurait jamais pu décoller de 18 à 24% comme il l’a fait. Légère entorse à la réalité, cependant : fin janvier, Macron était crédité par un sondage Elabe de 22 à 23% des voix selon que Bayrou se présentait ou pas.

Surtout, malgré les déclarations de LREM sur le fait qu’il n’y a jamais eu d’accord d’appareils mais une entente sur des idées et des valeurs, Marianne indiquait dès le mois de mars qu’un accord législatif existait bel et bien et qu’il accordait 96 investitures au centre, dont au moins 80 au Modem.

Le flou a été très largement cultivé de part et d’autre avant la présidentielle pour ne pas trop ternir les concepts macroniens de politique autrement, renouveau et fraîcheur printanière, mais Bayrou réalise aujourd’hui à ses dépens que « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup », comme dirait Martine Aubry.

Bayrou a certes derrière lui une longue et belle carrière de revirements et ralliements politiques opportunistes qui interdit toute commisération à son égard. On se rappelle par exemple son vote pour François Hollande en 2012.

Il n’empêche que sa petite aventure jette une lumière plutôt blafarde sur tous les flous qui sont en quelque sorte, ça se confirme, la marque de fabrique du modus vivendi politique d’Emmanuel Macron.

Le méli-mélo des investitures

À l’affaire Bayrou, est venue se joindre une série de couacs qui font désordre. Alors que la publication des investitures devait constituer une opération de communication censée montrer l’engouement des citoyens pour LREM et le sérieux de la sélection pour assurer à la fois nouveauté et expérience (19 000 dossiers de candidature étudiés, entretiens, rencontres etc. ! voir schéma ci-dessous), plusieurs personnes figurant dans la liste publiée jeudi ont fait savoir assez rapidement qu’elles n’étaient nullement candidates, et d’autres ont du être retirées car ne correspondant pas aux critères voulus, celui des non condamnations notamment.

Jusqu’à présent dans la Vème République, le nouveau Président était toujours issu d’un parti politique qui, en plus de l’élan créé par son élection, pouvait compter sur un groupe de députés sortants importants pour reconstituer une majorité à l’Assemblée. Ce n’est pas le cas d’Emmanuel Macron, qui se voit obligé d’aller piocher un peu partout, et surtout au PS, les futurs députés de sa majorité présidentielle, dans des tractations qui ne sont pas sans rappeler les procédés de la IVème République.  Il serait plus exact de parler de coalition présidentielle avec tout le potentiel d’instabilité que cela comporte. En fait de renouveau politique, on a vu mieux.

La promesse de faire monter de nouveaux visages issus de la « société civile » est agréable sur le papier, mais n’est pas sans risque non plus pour le succès législatif du quinquennat. À lire le détail des investitures recensées par L’Opinion, on constate que la majorité présidentielle sera bel et bien « de droite et de gauche » comme se proclame Macron, mais on ne peut s’empêcher de se demander comment toutes ces personnes d’horizons aussi variés et souvent sans expérience juridique aucune vont pouvoir s’entendre et délivrer un travail efficace et cohérent.

On découvre par exemple le mathématicien Cédric Villani. Il a soutenu Anne Hidalgo lors des dernières municipales. Celle-ci était pro-Hamon et elle vient de co-signer avec Martine Aubry et Christiane Taubira une tribune de refondation du parti socialiste qui se positionne clairement contre Macron.

On découvre aussi Guy Salomon, coiffeur, qui a suivi Macron dans le cadre du ralliement du Modem. Ou Aude Amadou, ex-handballeuse de sensibilité centre droit qui pense que « participer à la vie publique, (…) c’est un devoir, comme celui d’aller voter ». On découvre – ah oui, c’est vrai, politique autrement ! – la belle-fille de Macron.

Sur quel programme s’engagent-ils exactement ? Derrière leur évident enthousiasme pour « changer la politique » – formule que tout le monde pourrait s’approprier et qui relève principalement du vœu pieux, il faut le reconnaître – parlent-ils tous de la même chose ?

En ce qui concerne les socialistes anciens ministres, Valls n’a pas été investi, mais il n’aura pas de candidat LREM en face de lui. Le Foll, Touraine et El Khomri pourraient bénéficier de la même mansuétude s’ils abandonnent l’étiquette PS. C’est une question de subventions publiques, mais politiquement, on s’interroge sur les contours d’une majorité qui ré-endosserait des éléments aussi marqués Hollande que ces trois ministres sortants qui n’ont pas spécialement brillé à leur poste. D’autant que plusieurs candidats de droite (Le Maire, Solère, Riester) sont également sans opposant LREM dans leur circonscription pour l’instant.

Quant aux entrepreneurs, ils écopent souvent de circonscriptions difficiles. Comme tout le monde ne sera pas élu, on se demande si les circonscriptions gagnables ont bien été dévolues aux personnes les plus qualifiées et expérimentées.

Emmanuel Macron n’est pas encore investi dans sa nouvelle fonction, mais il vient d’effectuer le premier mouvement crucial de sa présidence.

Même à supposer qu’il réussisse en juin à réunir une majorité présidentielle qui lui permettrait peut-être de gouverner, on ne peut que s’inquiéter de la façon dont se déroulent les investitures de son parti. Loin de lever les ambiguïtés, elle semble au contraire les entretenir dans un mélange de désordre incontrôlé et de roublardise assumée qui pointent plus vers une coalition instable façon IVème que vers une majorité cohérente. L’opération « recyclage du PS » est dénoncée par Bayrou qui y perd des plumes, mais aussi par la droite qui y gagne une nouvelle occasion de se légitimer en opposant.

Dans les constats de Macron, une chose est vraie : « les gens sont à cran ». Il semblerait bien que l’état de grâce, qui aura eu un semblant d’existence pendant trois jours, soit complètement terminé.


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  • Non mais parce qu’il y a des gens qui ne croient pas encore que Macron est une bouée de sauvetage du PS.

    Sincèrement si il faudra voir le conseil des ministres pour en vérifier l’exactitude.

  • Pour en revenir aux Couacs du nouveau parti et la réaction de son chef.
    Vous ne voyez pas là une certaine réminiscence du Hollandisme :
    « C’est pas ma faute !!! »

    Et puis splendide soutien de ses troupes.
    Sans sanctions … donc la décision venait bien de lui,

    • Bonjour :
      Il y a peut-être du Hollandisme chez Macron, mais il y a surtout, je rois, du Macron pur jus depuis le début : Quand il y a un pb, il n’a jamais dit ça, on l’a mal compris etc..
      Dans un précédent article sur lelancement de son mouvement En Marche !, j’écrivais :
      « On reconnait bien là celui qui s’était déjà fait remarquer par ses remises en cause intempestives et successives du bien-fondé des 35 heures et du statut à vie des fonctionnaires (MAJ du 22 avril 2016 : et de l’ISF récemment), non sans s’attirer les foudres des gauches frondeuse et extrême ainsi que les recadrages sans aménité du chef Manuel Valls. Emmanuel Macron nous avait alors donné un échantillon de ses aptitudes diplomatiques en affirmant à chaque fois qu’il n’avait jamais dit ça et qu’on l’avait mal compris. D’ici à ce qu’il nous explique prochainement qu’il n’a jamais créé ce mouvement …. » (20 avr 2016)

  • recyclage du ps : c’était courru ; bayrou s’est fait avoir et ceux qui ont voté macron également ;

  • Comment peut ont encore être surpris aujourd’hui qu’En Marche est une machine à recycler les Hollandistes du PS ?

  • Un parti nouveau est obligé de piocher dans l’existant…en fait tout devient de plus en plus simple pour Macron ,si on ne fait pas partie de son mouvement on est mort politiquement parlant.
    On assiste à un mattracage médiatique et celui ci portera ses fruits , c’est une certitude comme il semblera ringard de voter PS LR pour la majorité des français.

  • Tout Français ayant un tant soit peu de jugeote avait bien compris que Macron serait un Hollande bis (si ce n’était pas Hollande, l’incapable, qui était un petit Macron). Il fallait donc s’attendre à ce qui se passe. Cependant l’idée de tenter de faire élire un maximum de candidats de la société civile me parait sensée, car rien ne prouve qu’ils seront moins bons que nos hommes politiques de carrière, soit-disant expérimentés. Les résultats de la gouvernance française depuis 40 à 50 ans ne prêche pas en faveur de ces derniers. Le hic est de les faire élire: combien le seront sur les 197 investis à la candidature ?

    • Ah bon, parce que c’est de la faute des hommes politiques ? Parce qu’un plombier ou une prof d’art P feront mieux ?

      La France est dans cet état à cause du socialisme délirant qui dirige ce pays.

      • C’est à peu près ce que je voulais dire

      • Vous faites fausse route ! La droite ET le PS sont tous deux fautifs de l’état dans lequel se trouve notre pays qui est en décadence depuis plus de 40 ans, durant lesquels la DROITE a beaucoup plus gouverné que la gauche – La seule raison de ce désastre étant que les gouvernants successifs se sont beaucoup plus investis pour valoriser leurs carrières de que se préoccuper du devenir de la France et de ses habitants – Par ailleurs,comme le disait C. de Gaulle, la plus grosse entreprise de notre pays se nomme « la France », hors pour diriger une entreprise, il faut des gestionnaires aguéris, hors tous ces énarques dont nous héritons ne sont QUE des fonctionnaires et non rien d’ENTREPRENEURS – Ça ne peut donc absolument pas marcher, car il ne savent pas de quoi il en retourne… sauf à augmenter les prélèvements pour combler leurs incompétences… Ne disait-on pas Hollande grand spécialiste de la fiscalité ? ! – Je le confirme, car nous avons vu !

    • La société civile…..ça n’existe pas en dehors du cercle médiatique, associatif et politique,.un autre cercle existe ,celui des entreprises,des fois en dedans en dehors ou enchevêtré. Si ta société civile correspond au peuple des anonymes celle ci sera toujours ignorée.

      • « celle ci sera toujours ignorée », c’est bien ce que je reproche à notre démocratie française, qui n’a en fait de démocratie que le nom !

      • @ reactitude

        Je ne comprends pas le pessimisme des commentaires (ni de l’article) alors qu’il faut bien reconnaitre que cette élection présidentielle gagnée, dans les règles, est tout à fait atypique et donc vraiment en rupture avec le passé.

        Bon, la base du journalisme politique, en France et ailleurs, c’est bizarrement de « prédire » (?) l’avenir par l’interprétation (réimprétation ?) de souvenirs du passé, sensés rassurer et conforter le journaliste sur le bien-fondé de son avis et de sa démarche, mais dans le cadre de l’opinion générale (objective?) du moment et de « l’esprit » de sa rédaction, en restant donc « couleur locale », « courageusement ».

        On ne trouvera donc pas là, ceux qui chercheront de nouvelles perspectives répondant aux indices « lâchés » par celui qui a ses projets en tête mais évite soigneusement de révéler ses intentions et les moyens utilisés pour les réaliser, « mentant » au moins par omission, afin de ne rien saboter, lui-même.

        Le journalisme n’ignore pas que prévoir des risques et dangers, même très hypothétiques, est plus puissant (= donneur de pouvoir et de crédibilité en climat pessimiste) et payant qu’un enthousiasme même raisonnable qui fait « vendu » et suspect!

        J’ai confiance en des personnes bien plus que dans des partis-amalgames apparemment univoques et en déliquescence, à droite comme un gauche, à cause de ces faux-semblants unanimes, avec discipline de parti lors du vote, selon qu’on est dans la majorité ou l’opposition.

        Je crois donc, c’est ma liberté, que l’aventure commencée avec E.Macron doit enfin être tentée en France qui « pédale dans la même semoule » depuis 30 ans.

        Un pouvoir global au centre (au lieu de l’opposition caricaturale gauche-droite désuète), politicienne « professionnelle » mais aussi à représentation civile: une majorité libre et variable suivant les projets discutés, et donc des coalitions comme les social-démocraties européennes, habituées à ces dialogues, aboutissant à une décision consensuelles plutôt que satisfaisant une 1/2 contre l’autre 1/2: il est plus démocratique d’avoir l’assentiment de 60 à 70 % ou plus, que de juste 50 % des votes parlementaires.

        Il est caricatural de voir un J.L.Melenchon, tribun habile, donc dangereux, imposant son avis (souvent simpliste), à prendre ou à laisser (avec répression), qui aura tout le loisir de critiquer comme « scandallllle » (G.Marchais) toute décision.

        Cette gauche-là est bien plus dangereuse que des socialistes déboussolés!

        Et faire le procès du passé de l’UMPS, facilité politicienne favorable pour les rentes du même nom des carriéristes.

        Un changement était inévitable et absolument nécessaire et un E.Macron sera plus crédible dans le rôle qu’un A.Jupé ou que B.Hamon!

        Mais, sans faire de prévision, on verra à « l’autopsie ».

        N.B. Il n’est pas temps de contester la représentativité d’E.Macron: c’est le résultat du vote majoritaire (plus autoritaire que démocratique, que la proportionnelle) et Fr.Hollande n’a pas gagné son mandat avec une majorité plus large comme candidat favori: Donc un faux procès, signature de Nathalie M.P., plutôt contre E.Macron! Conclusion obligatoire!

    • A mieux regarder, la fameuse « société civile » est faite surtout de personnel politique de second plan (collaborateurs de vieilles pontes, militants), voire d’héritiers (outre la belle-fille du nouveau président, il y aurait sur la liste, entre autres: beau-fils Perben, fils Barrot, fille Lasserre, fille Vanlerenberghe, fils de Sarnez…)

      • Oui, encore une fois, le monde des entreprises privés ne sera pas représenté à l’Assemblé, et pourtant c’est bien ces entreprises privés qui font vivre l’état.

  • Après le capitaine de pédalo, le radeau de la Méduse.

    Soit Macron est aussi potache que dans le doc, soit il est aussi machiavélique que les deux François réunis.

    Dans les deux cas, c’est une catastrophe : le socialisme ne marche pas, et ben il faut encore plus de socialisme !

    Et le recycler en version 2.0 à la sauce bobos (la société civile, ça n »existe pas dans un pays où l’Etat fait vivre plus de gens que l’économie) ne changera rien : c’est toujours du bon gros socialisme avec toutes sa clique de connivence, de fric gratuit, de copinages, d’incompétence, de refus de la réalité, de morale angélique, de social baveux de subventions détournées …

    An marche vers une assemblée de bobos godillots.

  • Et encore, vous oubliez la partie la plus croustillante de l’affaire des investitures. Il y a déjà trois candidats qui ont été retirés ou suspendus suite à des basses accusations d’antisémitisme un peu trop voyant, voire de connivence trop affichée avec l’islamisme le plus intégriste. « En même temps », quand le secrétaire général s’appelle Richard Ferrand, qui finance avec de l’argent public une association qui fait de la publicité (avec cet argent) d’un mouvement de boycott interdit par la justice française (le BDS), il n’y a pas trop de quoi s’étonner.
    Leurs noms: Christian Gérin (Charente Maritime), Latifa Chay (Drome), Haouaria Hadj-Chikh (Bouches-du-Rhône).
    Pour un « mouvement » censé combattre « la bête immonde », c’est un peu immonde, ne trouvez-vous pas?
    Il y a aussi le cas bien cocasse de Gaspard Gantzer, parachuté à Rennes, qui a jeté l’éponge.
    Décidément, entre ce qu’on nous a vendu et ce qu’on nous sert, il y a un monde…

  • J’écoutais il y a peu sur You Tube une conférence de Stéphane Courtois, qui expliquait comment les « jeunes » apparatchiks de l’URSS, en voulant un renouvellement trop rapide de dernier, ont finalement accéléré la faillite de cette puissance totalitaire.

    Les jeunes énarques qui entourent Macron me font penser à cela : ils veulent remplacer la vieille nomenklatura française non pas pour sauver le pays, mais uniquement par ambitions personnelles.

    Cela va-t-il donc accélérer le processus de faillite de l’Etat Français, comme se fut le cas entre 1985 et 1991 en URSS ?

    Telle est la question…

    • Sauver le pays…encore heureux que nos ambitieux ne tentent pas l’impossible. L’époque n’est plus à la nation mais à l’individu…étonnant que l’on parle de cela alors que la mondialisation à abolie les frontières et sans frontière point de nation…d’ailleurs cette incohérence est présente chez Macron et symbolisée dès son premier jour par son mini défilé à la gloire de nos armées..se voudrait il Napoléon ?

  • Napoléon Macron va vite se heurter à son Koutouzov et aux affres de la Bérézina

  • Le problème avec les candidats de la société civile de Macron s’est qu’une bonne partie de ces candidats ne viennent pas réellement de la société civile. Il y a par exemple des collaborateurs de députés ou des membres de cabinet ministérielle. Ces gens sont considérés comme faisant partie de la société civile alors qu’en vérité ce n’est pas du tout le cas.

  • SI je puis me permettre le réel travail dans le privé est essentiellement quand on a le courage d’investir son propre argent dans son entreprise. Etre employé d’Aréva, de Danone etc… est extrêmement proche d’être fonctionnaire excepté l’éventuelle incertitude sur la pérennité de son CDI…

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